Ce titre un peu provocateur n’a nullement pour but de provoquer ou de choquer, c’est tout simplement la problématique de mon mémoire de fin d’études. L’analyse approfondie du CE permet de se poser de nombreuses questions sur le plan économique, marketing, social, mais aussi tout simplement sur le plan personnel. Quelques unes des questions soulevées par la problématique CE seront donc évoquées dans cet article qui n’a pas du tout la prétention d’être exhaustif.
Pas d’inquiétude donc, que vous soyez anti Commmerce Equitable, pro-Max Havelaar, soutien de Minga, ou tout simplement que vous n’ayez pas assez de connaissances sur le sujet pour avoir un positionnement clair, toutes les opinions sont exploitées dans mon mémoire et cet article n’est donc ni à charge, ni une publicité pour le CE ! ... vous lisez mon tout premier article, merci pour d’avance pour votre indulgence !
Le Commerce Equitable est un "mouvement-concept-tendance"
ou une mode selon les plus cyniques- dont la notoriété a évolué à grands pas...
S’il y a une dizaine d’année, la notion de « Commerce Equitable » était floue,
c’est parce que le mouvement en était encore à ses balbutiements.
« Le commerce équitable
est un partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le
respect, qui vise plus d’équité dans le commerce international. Le commerce équitable
contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions
commerciales aux producteurs marginalisés, essentiellement dans les pays du
Sud, et en sécurisant leurs droits. »
Définition officielle FINE 2001
Mouvement de charité, de solidarité, politique... Le CE a beaucoup évolué et continuera dans cette voie tant que les échanges commerciaux ne permettront pas de produire des marchandises et d’échanger des ressources sans se soucier de l’ensemble des Hommes qui agissent sur l’ensemble des filières. Le commerce équitable tente de changer les modalités des échanges entre les hommes : il s’agirait idéalement de mettre le souci de l’homme au centre des négociations et non le seul profit.
Aujourd’hui encore, on a des difficultés à exprimer clairement ce qui se cache derrière le terme mais pour d’autres raisons...
Les pionniers du mouvement comme Artisans du Monde en France ont été "rattrapés par leur succès" et c’est désormais des géants comme Max Havelaar qui apparaissent comme les principaux acteurs du CE. Certains, comme MINGA, s’opposent à la l’approche que l’on appelle « produit » de Max Havelaar. Ils y opposent une approche « filière » qui est explicitée un peu plus bas.
Une nouvelle manière d’envisager les échanges commerciaux internationaux intéresse donc désormais à la fois les acteurs traditionnels du commerce équitable (issus du monde des ONG), les jeunes créateurs d’entreprises, les enseignes de la grande distribution et les milieux gouvernementaux... sans oublier les consommateurs, ou « consom’acteurs » comme ils sont appelés par certains.
L’objectif premier est plus que louable : améliorer les conditions commerciales et les droits des petits producteurs du Sud et sensibiliser les consommateurs du Nord qui paient un peu plus leurs produits « certifiés » équitables. Depuis quelques années cependant, des tensions sont apparues entre les acteurs principaux du mouvement.
Les différents acteurs de commerce équitable ne se
positionnent pas tous de la même façon.
Voir labelethique.org
Max Havelaar, labellisateur autoproclamé, se positionne surtout par rapport aux petits producteurs, sur une aide au développement pour les populations du Sud les plus défavorisées. Dans cette optique, il met l’accent sur l’importance d’accroître les volumes de vente au Nord afin que les producteurs du Sud soient nombreux à bénéficier de revenus plus élevés, d’où son engagement critiqué en faveur de la distribution des produits en hypermarché.
Récemment, le livre de Christian Jacquiau « Les Coulisses du Commerce Equitable, mensonges et vérités sur un petit business qui monte » aux Editions Mille et Une Nuits a fait beaucoup de bruit car il a mis en lumière de nombreux paradoxes et contradictions plus ou moins inhérentes à la pratique du CE à grande échelle. Il a été considéré par certains comme étant un livre à charge contre Max Havelaar et par d’autres comme un éclairage pertinent et argumenté sur le fonctionnement et les limites du Commerce Equitable.
La fédération Artisan du Monde est sur la même logique que Max Havelaar, mais sur le terrain les militants gardent souvent une vision politique privilégiant la dénonciation des mécanismes du marché. La fédération Artisans du Monde mène aussi un travail de lobbying pour des règles internationales plus justes.
MINGA défend une rémunération juste et de meilleures conditions de travail pour tous les acteurs du commerce équitable, au Sud comme au Nord. Limiter l’action aux transactions Nord /Sud et aux producteurs les plus pauvres présente pour l’organisation le risque d’un retour à une démarche de type caritatif. En outre, le commerce équitable n’est pour ses adhérents qu’un moyen parmi d’autres de favoriser le développement des pays du Sud, développement entravé par un faisceau de causes complexes qu’il faut analyser en même temps qu’on agit.
- Au niveau européen, FINE regroupe les quatre structures suivantes (initiales des 4 organisations) :
FLO organisation européenne de 3 « labellisateurs » qui se
sont mis d’accord sur des critères de commerce équitable. Ils reprennent le « prix
juste », « la durabilité des relations entre producteur et importateur », « la
transparence ».
IFAT regroupe les producteurs du Sud,
NEWS réseau des magasins du Monde (ex Artisans du Monde en
France),
EFTA regroupe les importateurs exclusifs de commerce équitable.
- Au niveau de la France
Plate forme de commerce équitable (PFCE) rassemblait en 1997 les grands acteurs (dont des ONG) et des sympathisants. Ce ne sont pas les acteurs qui se sont fédérés tout seuls mais le gouvernement qui le leur a demandé afin d’avoir une lisibilité plus importante. Ils ont établi une charte. Très vite, il y a eu des dissensions entre les acteurs sur la définition du commerce équitable. L’adhésion à la PFCE est assez fermée, de nombreux critères sont demandés. Cela peut donc être considéré un élément de garantie pour les structures adhérentes vis-à-vis des consommateurs. Max Havelaar et la fédération Artisans du Monde sont membre de la PCFE.
MINGA a été créée sous l’impulsion d’Andines, suite aux désaccords
au sein de la PFCE, elle regroupe des structures qui ont une vision large du
commerce équitable. Ils sont pour un développement économique de toute la filière
où il n’y a pas de place pour le bénévolat et les subventions publiques. Aujourd’hui,
ces principes sont assouplis, les petites structures du CE ne faisant pas assez
de vente pour vivre sans financement public. 80 structures adhèrent
actuellement à MINGA qui se présente comme un lieu d’échange, de discussion.
Contrairement à la PFCE, l’adhésion est simple, tout le
monde peut adhérer.
Par ailleurs, certaines critiques sont adressées au « concept général » du CE :
- il ne garantirait pas aux producteurs un niveau de rémunération
et de protection sociale identique à celui des consommateurs
- il favoriserait la concurrence déloyale
- il ne prendrait pas en compte les dégâts qu’il provoque
indirectement sur l’environnement
- il appauvrirait la biodiversité par la course à la
production
- il susciterait la disparition des cultures locales de la même
façon que le libéralisme classique
- il détournerait l’attention des consommateurs de la
responsabilité des Etats
- il s’allierait aux réseaux de la grande distribution
- il participerait de la mondialisation des échanges
- il s’apparenterait à du néocolonialisme
- il développerait, enfin, une idéologie de soumission chez
les consommateurs.
Vers une économie solidaire ? ou davantage solidaire...
Au-delà des divergences d’opinions, des clivages et des critiques, il est clair que les consommateurs sont en train de prendre conscience (en partie grâce au CE) qu’ils peuvent avoir un impact, qu’ils peuvent faire la différence simplement en consommant de manière réfléchie. Certes, ils ne peuvent changer le monde, mais ils peuvent le rendre un peu plus juste en « levant le tête du guidon » si vous me permettez l’expression. Et c’est déjà un bon début...
Pour aller plus loin, l’économie solidaire apparaît dans un contexte marqué par la crise économique et le chômage, alors que le capitalisme ne parvient plus à assurer le plein-emploi, moteur du processus d’intégration sociale des décennies précédentes.
On peut regrouper sous ce terme :
- le Commerce Equitable
- l’insertion par l’activité économique,
- l’épargne solidaire,
- mais aussi des structures qui oeuvrent en faveur d’un développement
durable (exemple : énergies renouvelables, production et commercialisation de
produits bio).
Il rassemble un ensemble diversifié de pratiques économiques qui ont pour but de renforcer le lien social et d’établir une plus grande équité entre les participants à l’échange.
Entre élan de solidarité, prise de conscience collective, phénomène de mode gonflé à grand coup de marketing moralisateur (slogan « Un café qui vous permette de dormir tranquille ! » de Max Havelaar), le Commerce Equitable est quoiqu’on en dise bien plus qu’un épiphénomène et l’engouement qu’il suscite met en lumière des conséquences du commerce mondialisé que l’on préfère tous plus ou moins ignorer.
Quelles perspectives pour le commerce équitable ? Le débat est ouvert...
NB. Les sources grâce auxquelles je réalise ce mémoire sont
nombreuses et c’est donc une synthèse que je vous ai présentée en essayant de
rester la plus objective possible.
équitable pour qui ? il semble peut vraisemblable que ses produits fortement markétés puisses être équitables envers ceux qui les produisent ou les fabriquent. Cela ressemble plus a du capitalisme honteux qui cherche a se donner bonne conscience, tout en créant un nouveau débouché , achetant a des prix légèrement supérieur au marché, puis au travers d’un marketing de culpabilisation, afficher des prix ventes très supérieur au même marché. Pour tenter de répondre " Commerce équitable : utopie ou pompe à fric ? " essayons pompes a fric
Jak : c’est votre sentiment, ou bien avez vous des infos pour confirmer votre rejet du commerce équitable ?
Quand à ce très bon l’article, dans un souci (abusif selon moi) d’objectivité, il ne relève pas suffisamment que pour le citoyen-consommateur lambda, l’achat de produits issus du commerce équitable est avec le boycott de produits issus d’entreprises voyoutes une des rares armes qui lui reste pour exprimer ses désaccords en matière d’exploitation humaine par le commerce international.
Et puis, sur le fond de l’affaire, j’ai vu des reportages effectués auprès des agriculteurs travaillant pour le CE : ça n’a pas l’air si idiot que ça...
Je vous remercie pour ce commentaire qui met en lumière un défaut de mon article. Etant en Ecole de Commerce, il est vrai que j’ai des difficultés à déterminer quelle "angle" choisir.
C’est pourquoi je suis restée relativement factuelle, les "consom’acteurs" sont selon moi libres de se forger une opinion. D’où l’intérêt d’informer de d’aller vers un maximum de transparence sur l’ensemble des filières commerciales.
Je vous remercie encore pour votre commentaire :-)
L’article a le mèrite, en restant factuel, de proposer une réflexion.... ma reflexion est un peu plus large, comment gérer l’écart entre le discours ("bio", "équitable", "vert"....) et la réalité, généralement économique et capitalistique ? Le même problème se pose avec les "bio-carburant" à l’éco bilan désastreux, et dont les conséquences de production extensive vont assassiner un peu plus la planète.
Comment manifester notre consom’action autrement que par le soutien d’un mal "moindre" en apparence.... Fait-on involontairementle jeu des entreprises "pompes à fric" ou avons-nous encore les moyens d’exprimer un réel choix de consommation (qui reflète un choix pro-Vie) ? Je ne sais... Les petites structures, à l’évidence hors du champs d’accumulation capitalistique me paraissent plus tentantes.... mais un Max Havelar qui n’a plus les moyens de ses ambitions (effet de taille, dérive ?) a quand même permis une prise de conscience.... Existe-til d’autres alternatives ? Vraiment je ne sais...
Qui de la poule ou de l’oeuf ? Lorsque j’entends parler d’ "entreprise voyoute", je ressens toujours un malaise. Car qui, sinon le consommateur, réclame toujours d’elles plus de prix bas (c’est d’ailleurs le slogan d’une grande marque de supermarché) au détriment de producteurs confrontés à des centrales d’achat toutes puissantes dont les marges, elles, progressent.
C’est aux consciences d’évoluer si nous voulons que les comportements des entreprises changent. Si demain (je rêve, je sais), à grande échelle, chaque consommateur devenait consom’acteur en fonction de ses moyens, mêmes minimes (je ne suis pas millionnaire) et prenait conscience que les achats d’aujourd’hui sont les investissements de demain et les emplois d’après-demain, peut-être pourrions nous faire pression sur ces centrales d’achat afin qu’elles respectent les conditions de vie et les tarifs de productions des biens que nous achetons. Il nous faudrait veiller à ce que les quelques centimes que nous ajouterions aux prix d’achat ne tombent pas encore dans l’escarcelle des intermédiaires. Peut-être alors pourrions-nous préserver quelques emplois en France ou alors en développer de plus décents dans les pays pauvres.
Tout le monde réclame d’être payé décemment pour le travail qu’il effectue. Je ne vois pas pourquoi nous refuserions ce droit aux travailleurs des pays sous-développés sous prétexte que notre propre pouvoir d’achat passe avant tout.
Je sais bien que cela se fera tôt ou tard à force de luttes sociales, d’éducation et de développement commercial mais il se passera des décennies, peut-être des siècles (si le réchauffement climatique ne nous tue pas tous avant) avant que chaque humain ne bénéficie d’un niveau de vie et de développement égal. Raccourcir ce délai par tout moyen me semble la meilleure manière de s’approcher d’un peu plus de bonheur. Et pour ce faire, rien de tel qu’une meilleure redistribution des richesses à grande échelle par une consommation intelligente.
Je ne vois pas en quoi le commerce équitable serait une pompe à fric tant qu’il garde le cap qu’il s’est fixé. C’est à nous d’y veiller et d’y contribuer. A mon sens, le pb du commerce équitable, c’est qu’il est encore trop restreint, ne concerne pas tous les acteurs de la chaine (production, transport, distribution) et surtout pas les producteurs de tous les pays, même européens.
Illustrant brillamment ce sujet de l’inéquité du commerce et des raisons de ces disfonctionnements, je vous conseille de visionner le reportage "une journée dans la vie d’un pneu" (explication de la mondialisation à travers l’industrie pneumatique) disponible en peer to peer.
Il s’agit là d’une grosse industrie, mais après l’avoir vu, vous connaitrez le nom du coupable. suspens...
Je suis "d’accord" avec vous messieurs et/ou mesdames personne :-)) Ces questions là, il faudrait que tout le monde se les pose. Y réfléchir n’apporte pas de solution miracle mais je pense qu’on peut prendre conscience de certaines choses.
Certes, l’impact de chacun ("consom’acteurs", entreprises, groupes de lobbying...) est infime mais toutes ces petites réflexions peuvent conduire à une prise de conscience plus générale... je l’espère.
Quant à la vidéo, où l’obtenir ? Le suspence reste entier... :-o
La vidéo, comme une multitude d’autres, est disponible sur internet par l’intermédiaire des réseaux peer to peer (p2p). Il faut pour en profiter installer eMule (ou autre) sur son ordinateur. Je vous invite à chercher sur google pour obtenir plus d’explications.
(je souligne au passage, pour les craintifs, que le téléchargement n’est pas illégal. Ce sont certains fichiers soumis à copyright qu’il est interdit de télécharger. Mais pour en avoir une définition exacte c’est plus difficile. A-t’on le droit d’échanger une vidéo enregistrée sur la télévision ? Personne n’a encore pu répondre de manière sûre).
Le commerce est toujours equitable, car il n’est regi que par l’offre et la demande.
ah ah ah ah je rigole doucement... Et lorsque la demande ne provient que de grosses societés comme les centrales d’achat des chaines d’hypermarchés qui s’entendent plus ou moins sur les prix qu’elles vont pratiquer auprès des producteurs et que ces producteurs n’ont pas d’autre choix que de céder sous la pression de peur de ne pouvoir écouler leur production avant qu’elle ne pourrisse (par exemple) ou risquer, en cas de refus, d’être banni de toute négociation ultérieure, comment fait-on ? La main invisible du marché est très efficace pour tenir le flingue du marché sur ta tempe.
Tu devrais te renseigner sur les pratiques de la grande distribution.
Bonjour,
une petite contribution à votre réflexion :
http://www.quatre-mats.org/article....
Emmanuel Antoine
Merci.
La consultation d’articles mis en ligne sur des sites tels que Quatre Mâts développement mais aussi Alternatives Economiques (pour n’en citer que 2 parmi tant d’autres sources très "enrichissantes"...) m’a permis de forger ma propre opinion quant à l’avenir du commerce équitable.
Plus généralement, c’est l’économie solidaire et le développement durable qui m’ont poussé à approfondir ma réflexion.
Je suis ravie de voir que le sujet Vous fait réagir et que vous m’aidez dans l’élaboration d’une synthèse à ce sujet ;-)
Bonjour à tous,
Merci pour cet article synthétique et intéressant qui éclaire un peu mieux les enjeux du commerce équitable. Pour ma part, je trouve dommage qu’une fois de plus, l’on se limite à une réflexion qui dépasse rarement notre nombril. Pour critiquer le commerce équitable de manière objective, il ne faut pas seulement en relever les limites et les dysfonctionnements ici, du "bon" côté de la barrière, mais je pense qu’il est également nécessaire de voir son impact de l’autre côté. Les divergences d’opinions ou d’organisations, le marketing poussé ou poussif, les labels autoproclamés ou les organisations acceptant tout un chacun sans aucun critère, tout cela, finalement, importe peu... L’intérêt majeur, pour moi, réside dans le fait de voir si ce commerce a un impact sur la vie sociale et professionnelle des artisans et producteurs défavorisés. La réponse est "oui". Et ce type de commerce est beaucoup plus équilibré que le commerce classique pratiqué par les grosses entreprises. Le commerce équitable ? Un commerce perfectible mais qui a le mérite d’offrir un choix différent au consommateur, faisant de lui un consomm’acteur. Les détracteurs du marketing à tout va sont peu crédibles ; la réalité économique défendue par les acteurs du commerce équitable est malheureusement implacable : pour soutenir les artisans, il faut vendre. On critique le marketing poussé de certaines associations en fustigeant en même temps la non visibilité de petites associations qui se battent pour relancer leurs ventes avec les moyens du bord. Je ne suis pas persuadé que le commerce équitable ait le même impact si les produits proposés étaient vendus sur un imprimé polycopié distribué dans la rue.
Soyons sérieux : Il reste encore beaucoup de choses à améliorer dans le fonctionnement, l’approche et l’efficacité du commerce équitable mais il a de l’impact, il fait réellement évoluer les choses dans la vie des artisans et producteurs (c’est tout de même le plus important !) et représente une alternative crédible aux démarches commerciales abusives des multinationales. Utopie ou pompe à fric ? Ni l’un ni l’autre, juste un moyen pour des milliers d’artisans et de producteurs de vivre enfin dignement du travail de leurs mains sans être exploités et sacrifiés sur l’autel du rendement.
Mon opinion est très proche de la vôtre et je vous remercie donc d’expliciter aussi clairement des idées qui sont argumentées et réfléchies.
A l’heure actuelle, j’en suis à un stade où je tente de trouver des actions concrètes qui prouveraient qu’au-delà des belles paroles, il y a un "Espoir". En gardant les pieds sur Terre, on peut tout de même envisager l’avenir sans se voiler la face et avec un minimum d’optimisme.
C’est le message que j’essaie (humblement, cela va sans dire...) de faire passer avec cet article qui je vous l’avoue a eu des conséquences qui dépassent ce que j’avais imaginé.
Comme je l’ai dit plus haut, comment savoir ce que nous réserve l’avenir... ? Si on le savait, la vie aurait sans doute beaucoup moins de valeur à nos yeux :-)
Merci pour votre article qui m’a aidé à y voir plus clair à ce sujet. Beau sujet de thèse.
Bonjour, Le commerce équitable est un moindre mal mais n’est, pour moi, sûrement pas une solution en soi ! ça me fait grimper aux murs de voir que max havelaar produit des fleurs, par exemple, des fleurs réfrigérées pour rester fraîches, traitées par pesticides et ensuite transportées en avion. Max havelaar se soucie-t’il du coùt écologique de ses marchandises aussi ??? J’achète commerce équitable, mais voir que ses entreprises soient gérées comme des grosses multinationales privées, de voir que les boss de ses boîtes font le tour du monde 15 fois par an en avion etc... me fait poser beaucoup de questions ! Ma réflexion est partie de cet article "10 objections majeures au commerce équitable" : http://www.decroissance.org/index.p...
Bonne lecture !
Je prends connaissance aujourd’hui, que la marque Ben&Jerry’s commercialise un pot a la vanille labellisé Max Havelaar, qui garanti que le sucre et la vanille proviennent du commerce équitable. Le concept semble pour le moins bancale, mais lorsque l’on sait que Ben&Jerry’s appartient a la multinationale anglo/hollandaise Unilever, plus de doute l’équité est pour les actionnaires.
Bonjour,
Un peu de publicité éhontée mais le sujet s’y prête : la revue Interdépendances (vendue uniqt sur abonnement) que nous publions consacre un dossier à ce sujet dans son dernier numéro (avril 2007). Si vous n’êtes pas pressés, il sera consultable gratuitement en ligne après la sortie du prochain numéro (juillet-août). http://www.interdependances.org
Et pour continuer le débat avec les acteurs, n’oubliez pas le forum national du commerce équitable, qui se tient à la Cité des Sciences à Paris les 27 et 28 avril. http://www.forumequitable.org
Fin de la coupure pub ;-)
Je m’étonne de ce que pas une seule fois on n’évoque le problème majeur du commerce équitable : le coût du transport sur des longues distances.
Or, quels que soient les bons sentiments pour "aider" les paysans du sud, si vous voulez consommer exotique, le coût du transport est incontournable et incompressible. La marge des revendeurs non plus, les taxes non plus.
En définitive, ce sont toujours les mêmes qui s’en mettent plein les poches : les intermédiaires. Et en plus l’échat de produits exotiques, qu’il s’agisse de la filière standard ou de la filière "équitable" est toujours une énorme source de pollution.
Militons pour la décroissance et la simplicité volontaire, notamment en privilégiant la production locale : ça ce sera vraiment du commerce équitable, en s’affranchissant des intermédiaires, des transporteurs et de la mafia de la grande disribution.
Message pour Vous :
J’ai lu avec attention vos messages.
Kakou, Audrey, Jak, merci d’exprimer votre avis et de me tenir au courant des dernières "nouvelles".
Damien Ravé, j’ai consulté le lien que vous conseillez. Je vais essayer de me procurer la revue pour voir de quelle manière vous abordez la question.
"Liberté planétaire", je parlerai du transport (en particulier longue distance) dans mon mémoire ; il est en effet indispensable de traiter ce sujet. Je compte aborder le transport des personnes par la même occasion. Par contre, je n’utiliserai par le terme "crime contre l’humanité" (votre Titre), il me semble excessif. Votre réflexion a mis en lumière un aspect que j’avais omis de traiter.
A bientôt. :-)
Bonjour,
Après lecture de votre article j(aurais été intéressé celle de votre mémoire si vous n’y voyez pas d’inconvénient ?
N’hésitez pas à me contacter.
Jordan Obry
Message à destination de Joe et de tous les autres qui ont un intérêt quelconque pour le sujet :
Je compte attendre quelques temps pour donner des détails beaucoup plus explicites sur le contenu de mon Mémoire de fin d’Etudes.
Comme dirait Nicolas Hulot, dans ce domaine, même si je veux que le plus de monde se rassemble, je souhaite aussi "Rester Indépendante".
Par contre, dès que possible, je mettrai en ligne les principaux points abordés dans le document que je dois soumettre en Juin.
Quoiqu’il en soit, cela me touche d’avoir pu toucher certaines personnes en abordant ce sujet qui me tient à coeur :-)
@ très bientôt.
Miliec
Bonjour à tous ;-)
Certains ont pu penser que je me faisais la porte-parole d’un mouvement, de personnes ou de "je ne sais quoi"...
Il n’en est rien. C’est ma seule parole que j’engage.
Aujourd’hui, mon seul et unique message est : SVP, Votez.
En toute connaissance de cause, c’est ce que je vais faire aussi.
Et je vous avoue, quitte à être critiquée ou à ne pas être prise au sérieux, qu’il m’a fallu du temps pour me décider.
Quoiqu’il en soit, c’est mon indécision qui m’a permis de me poser des questions importantes donc tant pis si je suis passée pour une "girouette". Je n’en suis pas une !
Bonne fin de we et @ bientôt.
"Miliec"
Bonjour,
L’actualité du Commerce Equitable est très chargée.
Si vous souhaitez des renseignements ou vous faire une idée : http://www.quinzaine-commerce-equit...
Quant à la solidarité et au développement durable, je pense qu’il faut rester vigilant même s’il est important de traiter les choses les unes après les autres.
The baltimore ravens jersey have used a Draft pick in the Supplemental Draft before, selecting RB Bobby Humphries in the first round of the 1989 Supplemental Draft.
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