Article publié le 23 mai 2007
Une des préoccupations de base de l’être humain est de se nourrir. Peut-être est-ce maintenant trop évident pour beaucoup d’entre nous. Peut-être que nos modes de vie nous ont éloigné de plus en plus de la production de nourriture et nous avons oublié d’ou viennent nos aliments. Nous avons en parti perdu ce lien direct avec la production de nourriture qui existait il n’y a pas si longtemps.
Est-ce le résultat de notre système économique capitaliste et libéral faisant la part belle aux profits. Est-ce la faute de la mondialisation... Peut-être est-ce aussi un peu notre faute.
Révolte contre la marchandisation
Dans notre monde mondialisé, de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer la main mise de grands groupes sur l’agriculture, la privatisation de l’eau et l’exploitation des paysans pauvres des pays en voie de développement. Sur ce sujet, J’ai lu deux articles sur AgoraVox à propos du film, ‘We Feed the Wolrd’ qui m’ont interpellés. Les responsables étaient les multinationales et la recherche du profit.
A côté de ces réactions, je voudrais développer l’idée que l’on peut par des actes simples combattre cette dérive capitalistique, sans rejeter l’idée de commerce. Au contraire en lui rendant tout son sens : local. personnel. ‘durable’ (dans le sens développement durable)
Think Global Act Local
Je relevais un commentaire à un de mes articles sur AgoraVox sur la mondialisation. Le Venezuela et Hugo Chavez était pris en exemple, je cite - son modèle de gauche passionnée, patriotique et populiste (dans le sens vrai et noble du terme) pourrait inspirer le monde entier - fin de citation.
Il est peut être louable de partir en croisade contre les multinationales. Un soulèvement, une prise de conscience de gauche est peut être en marche afin de sauver la planète. En attendant le grand soir, je trouve que la richesse des initiatives locales est source d’optimisme car, sans révolution, simplement, elles tissent un nouveau lien économique de proximité respectueux de l’homme et de son environnement. Un lien économique, social, à taille humaine.
Le challenge essentiel pour la planète est l’environnement. J’ai déjà exprimé dans un post que je suis opposé au protectionnisme mais, l’autonomie alimentaire me semble essentielle. A la fois pour des raisons écologiques mais aussi pour garantir une certaine indépendance. Pour ces raisons, il faut aborder l’alimentation sur un plan de plus en plus local.
La bonne nouvelle est que de nombreuses solutions existent. On peut parler de commerce équitable local.
Abonnez vous aux fruits et légumes
Un exemple très répandu : les associations pour le maintien de l’agriculture paysanne (AMAP). L’idée est simple, produire et consommer localement. Ces associations permettent un partenariat de proximité entre un groupe de consommateurs et une ou plusieurs fermes. La vente est directe, pas d’intermédiaires. Le consommateur signe un contrat s’engageant à acheter un panier de fruit et légumes chaque semaine pendant une durée déterminée (6 mois par exemple). Le producteur s’engage à fournir chaque semaine ce panier et s’engage sur la qualité de production. Les gains sont multiples
Gains sociaux :
Il
y a une personnalisation de la relation entre consommateur et
producteur, souvent on peut visiter la ferme. Cela développe un lien
social forcément local.
Éducation en redonnant des notions de saisonnalités, en expliquant les modes de production et ses aléas ou fluctuations.
Gains écologiques
Production souvent bio, non extensive, respectueuse des saisons et des cycles naturels
Production locale, peu de coûts de transport
Peu d’emballages
Gains économiques
Adéquation offre demande. Moins de gaspillage
Prix équitable et revenu équitable pour le producteur.
Pas
de phénomènes de rapport de force avec un distributeur qui serrerait
les marges du producteur pour mettre ses produits en rayon. Le paiement
va directement du consommateur au producteur.
Le producteur a une source de revenu stable et prévisible et peut planifier beaucoup plus aisément.
C’est donc un système intelligent et innovant, économiquement viable et écologiquement sain. C’est une forme de commerce équitable local. Peut être est ce peu face aux défis mondiaux, mais le dynamismes de ces initiatives est une source d’optimisme, a l’intérieur de notre système capitaliste peuvent émerger des solutions viables. Elles nous redonnent le pouvoir d’agir.
Thèmes
Ecologie Développement durable Alimentation Environnement Agriculture Consommation Commerce équitable Société Economie
Bonjour. Effectivement concilier l’économique, le social et l’environnemental est l’objectif fondamental. La photographie me parait etre un vecteur intégrant. (Cf mon site http://Images-4D.org) Par ailleurs je me permets de vous joindre un lien qui illustre sympatiquement ces associations AMAP
http://site.voila.fr/galerie.photo7...
J’utilise quelques photos de Laurent Combe, photographe lyonnais, sur le site Images-4d.org
A bientôt ?
merci pour les liens ! je vais explorer votre site plus en details. le concept d’utiliser la photo comme outil est interessant. les images parlent tres belle photos de L Combe. celles du tiers monde a Lyon vallent beaucoup de discours.
Clair, lisible, concret : bravo JIMD j’adhère à 100% aux idées que vous exprimez dans cet excellent article, loin des théories fumeuses qui encombrent si souvent la littérature de certains rédacteurs d’AV.
Ce type de commerce de proximité que pratiquent certains petits producteurs gagne aussi du terrain en Afrique, paraît-il : si ça se confirme, c’est une bonne nouvelle, car c’est la-bas que le problème de "se nourrir" reste la problème N° 1 !
Bien à vous.
Oui, d’accord et même bien comme d’habitude.
Vous dites :"de nombreuses voix s’élèvent pour dénoncer la main mise de grands groupes sur l’agriculture..."
Ne s’agirait il pas plutôt "sur l’Agro Alimentaire" ?
je n’ai pas d’exemple de champs d’agriculture aux mains de grands groupe, au Brésil peut être mais ailleurs ?
en effet, l’agro alimentaire. merci pour la correction.
Bravo Jimd de nombreux articles produits par vous (2 aujourd’hui) toujours bien profonds. Je suis suffisament agé pour vous parler de mon village d’il y a 35 ans mais je ne le ferais pas , il y avait alors de tout pour la production de légumes et viande sur place ainsi que des moulins des usines etc bref une petite autarcie au niveau cantonal. Aujourd’hui il ne reste que quelques bistrots et des supermarchés plus ou moins loin et des norias de 38T autour.
Merci Jako interessante reflection. je trouve que nos villes s’americanisent de plus en plus, il reste bien sur des centres historiques mais autour c’est autoroutes et voies rapides, centre commerciaux, zones pavillonaires, multiplexes, panneaux publicitaires a tout va. et on ne dispose pas de la place qu’ont les americains....
Gains écologiques [...]peu de coûts de transport [...]
Gains économiques Adéquation offre demande. Moins de gaspillage [...]
C’est donc un système [...] écologiquement sain.
Permettez moi de vous contredire :
Au lieu d’aller à pied au marché acheter ses victuailles apportées jusque là par un seul et unique camion, il faut que chaque acheteur (10, 100, 1000,... ???) prenne sa voiture qui pollue pour aller à la ferme : Bilan CO2 et autre pollution (particules, marées noires,...) en hausse !
Bref, ecologique = bof, gaspillage = en hausse, pollution en hausse,...
Encore une "bonne idée" complètement irréfléchie comme par exemple les biocarburants qui affament le tiers monde et qui polluent énormément plus (engrais, pesticides, combustion toxique...)
le fonctionnement est un peu different car il y a en general un point de livraison pour les paniers ou les consommateurs viennent s’approvisionner. c’est souvent proche de chez soi et en tout cas pas beaucoup plus loin que le super marche.
@Jimd
1) trouve moi une ferme à Paris, Lyon, Marseille,...
2) même si c’est pas plus loin que le supermarché ça rajoute quand même un trajet car à la ferme tu trouveras difficilement du PQ...
pour Rdlm vous pourriez trouver vous-même votre ferme, non ? a lyon allez sur le site de Laurent Combe que j’ai déja indiqué
@jimd Je suis très heureux de voir que vous collaborez également pour cet excellent site. Je ne pense pas que le coût écologique soit réel (et vous le savez, ce qui rends votre intervention plus trouble encore). Cela multiplie les déplacements. Ce n’est qu’un leurre pour faire entrer un semblant d’authenticité dans les villes. De plus ces produits sortent de petites exploitations d’où un coup écologique plus élevé que s’ils provenaient d’une grande. Tout ceci n’est qu’une mode pour Bobo. Mais vous le savez mieux que moi et connaissez les vrais responsables. N’hésitez pas à les dénoncer au fils de vos écrits, nous ferons corps. Bien à vous. EV
bonsoir eric, je me demandais si vous etiez absent aujourd’hui ;-)
@JIM Je suis en pleine forme. merci. :-) Vous n’êtes pas d’accord avec mon analyse (brève je le concède). Au plaisir de vous lire. EV
Ouais, le commerce équitable, on le fait déja, localement : fonctionnaires que s’appel les bénéficiaires. On a même amélioré le procédé, car maintenant, tu payes (trés chére) pour des services dont personne ne veut, super, non ? Et pour être sur que n’aille pas ailleur, on bride le secteur privé avec des quota, comme pour l’enseigement, et des interdiction, comme pour les université ou le rail. Super génial comme systéme !
Alors c’est super pour le développement économique des fonctionnaire, la preuve, on en a plein plein ! 27% de la population ! record mondial ! Ca prouve que ca marche super ! Youpi, vive le commerce équitalbe local !
Bonjour, je suis commerçant, et souhaite vendre des produits du commerce équitable ; comment puis-je faire ? En vous remerciant, Raymond Chorvot 13 rue de Rans 39700 Fraisans 03.84.80.13.73
Bonjour Heureux de faire partie de ce forum d’échanges illimités ; je souhaite recueillir des informations sur la vente de produits exotiques tels que le sésame pour commencer notamment : -les éventuels acheteurs (pme ;industries agroalimentaires ;parfumeries etc...) -la tarification -...des informations complémentaires ne seraient nullement de trop ; je suis content de faire partie du club des echanges fructueux ; Je vous remercie et à bientot







