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Bio, équitable et durable

Article publié le 28 août 2007

Bio, équitable et durable

Agriculture biologique, commerce équitable, développement durable. Voilà des termes à la mode... Et si on se penchait un peu sur leur raison d’être. Pourquoi a t-il fallut créer ces expressions ? Regardons leur définition.

Agriculture biologique (prise sur wikipédia)
L’agriculture biologique est un système de production agricole, basé sur la gestion rationnelle de la fraction du sol, dans le respect des cycles biologiques et de l’environnement, tenant compte des connaissances en écologie, pour une production de qualité, équilibrée, plus autonome, plus économe et non polluante.

Commerce équitable (prise sur le site max havelaar)
Le commerce équitable est un partenariat commercial, basé sur le dialogue, la transparence et le respect, qui vise plus d’équité dans le commerce international. Le commerce équitable contribue au développement durable en proposant de meilleures conditions commerciales aux producteurs marginalisés, spécialement dans le Sud, et en sécurisant leurs droits.
Les acteurs du commerce équitable, soutenus par les consommateurs, s’engagent à appuyer activement les producteurs, à sensibiliser le public et à se mobiliser pour des changements dans les règles et les pratiques du commerce international conventionnel.
Développement durable (définition officielle)
un développement qui répond aux besoins des générations du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs.
A lire ces définitions, on ne peut qu’être d’accord, et nous sommes nombreux à y adhérer. Seulement voilà, ces expressions ne sont pas nées par hasard, elles sont nées parce que, l’agriculture n’a plus rien de biologique, le commerce est de moins en moins équitable et le développement n’a rien de durable...

Si l’agriculture n’est pas biologique, cela sous-entend qu’elle est chimique, car si l’on n’y mettait pas de produit chimique elle pourrait prétendre au label bio. Mais plus encore, si l’agriculture n’est pas biologique, cela sous-entend également qu’elle pollue, qu’elle ne tient pas compte des cycles de la nature et appauvrit les sols etc...

Pour le développement durable, c’est pareil... Dès l’instant que notre développement n’est pas jugé durable, cela veut dire qu’il compromet de fait le développement des générations futures.

Quant au commerce équitable, vous l’aurez compris, si un produit n’est pas estampillé commerce équitable, ça sous-entend inévitablement que quelqu’un s’est fait exploité...

Pourquoi ces précisions ? Tout simplement parce qu’en tant que consommateur, nous faisons des choix. Et de nos choix dépendent beaucoup de choses. Par exemple lorsqu’on a le choix entre un produit estampillé commerce équitable et un produit sans label, il se peut que nous préférions prendre le produit sans label car forcement moins cher. Notre objectif étant simplement de dépenser le moins possible. Notre choix n’a qu’un critère : l’argent. J’imagine assez bien qu’après avoir dit cela, les habituelles remarques viennent à l’esprit “oui mais tout le monde ne peut pas s’acheter du bio ou de l’équitable !”

C’est évidemment plus cher d’acheter bio ou équitable, mais au final sommes nous vraiment perdant ? Par exemple, l’eau du robinet devient de plus en plus chère, car elle demande de plus en plus de traitement pour être débarrassée des pesticides, fongicides, herbicides et nitrates en tout genres dû à l’agriculture intensive destinée à produire des légumes moins cher. Chaque année, les doses d’engrais et de produit phytosanitaires doivent être augmentées pour compenser les dégâts occasionnés au sol par les produits répandus la saison précédente. Les coûts indirects de notre légume bon marché sont loin de se réduire au seul prix de l’eau. Peuvent y être rajouter le surcoût des assurances, des énergies, une détérioration des emplois dans le monde agricole, de la pollution et bien d’autres choses encore.

Tout comme l’agriculture, le commerce non équitable engendre des coûts cachés que nous ne mesurons pas forcement au moment de l’achat, mais que nous finissons par payer un jour ou l’autre. En plus, nous pouvons nous demander si nous sommes coupables d’exploitation en achetant des produits non estampillé “équitable”. Sommes nous les complices d’une exploitation humaine en préférant acheter un produit un peu moins cher et non équitable ?

Alors oui c’est plus cher d’acheter bio et équitable, mais l’argument qui consiste à dire que tout le monde ne peut pas se le permettre, est-il vraiment légitime ? Car malgré ce qu’on pourrait croire, bon nombre de gens aux revenus modestes achètent bio et équitable. Certes ils n’achètent pas que ça, ni beaucoup, mais ils le font avec leurs moyens. Comme le colibri, ils font leur part... C’est bien connu, ce sont souvent les plus modestes qui sont les plus généreux. Et c’est parce que de plus en plus de gens achètent équitable et bio, que petit à petit les choses changent. Faire le choix du bio et de l’équitable, c’est surtout faire un choix d’avenir. Ce n’est pas dépenser plus mais investir pour une vie meilleure.

On peut acheter avec pour seul critère le prix, car à l’instant T on aura l’impression d’être un peu plus riche, mais si nous raisonnons à long terme, on se rendra compte qu’on a simplement différer nos dépenses... Et lorsqu’il faudra payer, les intérêts ne seront pas oubliés... Pour illustrer mon propos, je vais faire un parallèle avec l’époque où les auto-radio se faisaient régulièrement voler. Et certainement quelques uns d’entre nous ont connu des gens “bien sous tout rapport” qui n’hésitent pas à acheter le dernier modèle d’auto-radio sous le manteau pour le payer moins cher. tout le monde savait que l’auto-radio été volé, mais celui qui l’achète avait vite tendance à l’oublier. Là où ça devient “risible”, c’est lorsque notre brave homme découvre qu’il vient à son tour de se faire voler l’auto-radio qu’il venait d’acheter sous le manteau. Bien sûr, dès l’instant que le vol le concerne il trouve cela injuste et anormal, que la police ne fait pas son travail, mais reste persuader qu’acheter un auto-radio sous le manteau en s’efforçant d’oublier d’où il provient n’a rien de malhonnête. Notre brave homme ne voulait qu’une chose, dépenser le moins d’argent possible, ce qui a entretenu un commerce dont il fini par être victime.

Le parallèle est un peu osé, je vous l’accorde, mais au final, nous sommes un peu dans le même type de cercle vicieux. Ce que nous voulons payer le moins cher possible finira par engendrer un surcoût que nous n’aurions jamais eu si nous avions acheté notre produit au “juste” prix dès le départ. Il n’est pas question de jeter la pierre à qui que ce soit, mais de réaliser à quel point nos choix, nos actes achats n’ont rien d’anodins et influencent grandement notre environnement et notre économie.

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commentaires
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par Baloo76 (IP:xxx.xx3.12.99) le 28 août 2007 à 10H30

Débat contradictoire : http://ecolo.asso.fr/textes/2002031... Histoire de mettre les argumentaires en perspective

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par terry (IP:xxx.xx7.154.207) le 28 août 2007 à 15H17

Ne rangeons pas tout le commerce équitable dans l’escarcelle de Max H.

Et pour réponses aux "objections" : voir ce lien : http://www.laisseznousvivre.com/mh_...

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 28 août 2007 à 16H27

S’il faut choisir, l’économie locale me semble plus importante que le commerce équitable, pour les raisons évoquées par les commentateurs qui m’ont précédé. Et re-localiser sa consommation me semble aussi utile que consommer bio, en égard au transport des produits.

Pour le reste, on peut poser la problématique ainsi : comment réagirions-nous si un serviteur nous servait avec diligence et efficacité, mais que pour ce faire il commettait les pires crimes ?

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par Baloo76 (IP:xxx.xx3.12.99) le 28 août 2007 à 17H37

...Terry, c’est bien ce que j’exposais dans mon lien juste avant vous.. !


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