La ministre du Logement, Christine Boutin, a lancé son
projet de "Maison à 15 euros par jour", reprenant l’idée, lancée en
2005 par Jean-Louis Borloo, de "Maison à 100 000 euros", dont le
marketing était bien trouvé mais l’application a tourné au fiasco.
Les effets d’annonce continuent donc. Et pourquoi par la maison à 62 centimes d’euros par heure ?
Génération Ecologie avait déjà émis des réserves à l’époque des maisons BORLOO. Nous réitérons
les mêmes pour les maisons BOUTIN.
Nous constatons, en premier lieu, que ce projet présente
un risque en terme d’étalement urbain : des maisons dites pas chères
loin des villes, ce qui entraînera le développement du transport
particulier.
Génération Ecologie relève, en outre, que le dispositif fait l’impasse
sur l’efficacité énergétique. Or, le bâtiment contribue largement à la
production de gaz à effet de serre. La politique dans ce domaine
appelle donc des normes très strictes. Il aurait ainsi été souhaitable,
dans l’esprit du Grenelle de l’environnement, que le gouvernement
assortisse ses propositions sociales d’un label très haute performance
énergétique. Au contraire, la maison BOUTIN apparaît comme une nouvelle
occasion manquée pour le développement durable.
Finalement, les maisons BOUTIN ne coûteront certes pas chères à l’achat
(450 euros par mois quand même), mais très chère à entretenir, un
gouffre énergétique pour le porte-monnaie des occupants.
En cela, Génération Ecologie réitère son souhait de voir l’impact
environnemental pris en compte dans ce plan social pour le logement. Le
recours au label très haute performance énergétique permettrait de faire baisser
les coûts de production, liés à une fabrication en série. On
démocratiserait et standardiserait ainsi ces équipements pour,
finalement, assurer leur accès à tous.
Crédit photo :
AFP/OLIVIER
LABAN-MATTEI.
Vue d’un lotissement du quartier du
Val-Fourré à Mantes-la-Jolie, en octobre 2005, dans le cadre du programme de "la maison à 100 000 euros".










