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Sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique : l'heure du bilan

Article publié le 22 décembre 2009

Que reste-t-il du Sommet de Copenhague 2009, porteur de tant d’espoirs chez les militants et populations sensibilisées aux effets du réchauffement climatique ? Des intentions. Et la confirmation que le dialogue entre Etats-Unis et Chine sera primordial dans les années à venir. Aux dépens de l’Europe, porteuse de bonnes intentions.

Sommet de Copenhague sur le réchauffement climatique : l'heure du bilan
Une intention : hausse des températures globales limitée à 2 °C.

Dans une vaste perspective, les dirigeants prévoient de limiter le réchauffement planétaire à 2 °C d'ici à 2050 par rapport aux niveaux pré-industriels, l'objectif affiché de la conférence sur le climat.
Selon un calcul des Nations unies, l'addition des promesses faites à ce jour publiquement par les différents pays conduirait à une hausse de la température moyenne de la planète de 3 °C, bien au-delà de l'objectif souhaité des 2 °C. Une proposition annexée à l'accord appelle la communauté internationale à conclure un traité contraignant d'ici la fin de l'année prochaine.


Aucun objectif de réduction des émissions de CO2

L'accord de Copenhagen 2009 ne fixe pas d'objectifs chiffrés de réduction d'émissions de gaz à effet de serre à l'horizon 2050. Pour les pays industrialisés, les objectifs de réduction d'émissions de CO2 d'ici à 2020 ne seront fixés qu'en janvier. L'objectif de l'Union européenne reste de maintenir son objectif de réduire ses émissions de 80 % d'ici 2050. L'UE ne reverra pas à la hausse son objectif de réduction à l'échéance 2020, qui restera de 20 %.


30 milliards de dollars pour les pays les plus menacés

L'engagement collectif des pays industrialisés au Sommet de Copenhague est d'apporter des ressources à l'aide au développement d'un montant total de 30 milliards de dollars. L'Union européenne avait déjà promis de verser 10,6 milliards de dollars sur les années 2010, 2011 et 2012 et le Japon a annoncé à Copenhague 11 milliards de dollars sur les trois ans.


Pas d'Organisation mondiale de l'environnement

L'accord du Copenhagen Summit ne prévoit pas la création d'une Organisation mondiale de l'environnement qui aurait pu vérifier la mise en œuvre des engagements de chacun. Rattrapage possible lors d'une assemblée européenne pour préparer la conférence sur le climat de Mexico, fin 2010. Le texte précise que les économies émergentes doivent faire le bilan de leurs efforts et en rapporter aux Nations unies tous les deux ans. Des contrôles internationaux sont prévus pour répondre aux exigences occidentales de transparence mais le texte garantit le "respect de la souveraineté nationale".


Protection des forêts : une incitation vague

Le texte de l'accord de Copenhague "reconnaît l'importance de réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts, et la nécessité d'améliorer l'élimination de gaz à effet de serre par les forêts". Il prévoit des mesures "incitatives" pour financer la protection des forêts avec des fonds des pays développés.


Une leçon sur le nouvel ordre mondial

Alliée pour la circonstance au Brésil et au Japon, l'Europe n'a pas fait le poids face au duo Etats-Unis/Chine et aux réticences de la majorité des pays en développement. Une confirmation que l'impulsion politique au niveau mondial se déplace de plus en plus vers un axe Pacifique.Temps fort de la visite de Barack Obama à Copenhague : sa rencontre avec le premier ministre chinois, Wen Jiabao. L'entretien de 55 minutes portait sur les garanties de vérification, le financement de la lutte contre le réchauffement et le niveau des émissions. Le Président américain a également rencontré le Brésilien Lula et le Russe Medvedev, sur les questions de désarmement. Mais aucun dirigeant européen. D'après Le Figaro, Obama "a seulement échangé quelques mots avec les premiers ministres grec et bulgare durant le déjeuner". Voilà qui nous remet à notre place, nous Européens porteurs théoriques du nouvel ordre environnemental.

L'Accord de Copenhague 2009 n'est pas chiffré, donc, mais pouvait-on vraiment l'espérer ? Au moins, les Etats-Unis ont reconnu à la fois l'effet de serre et la nécessité de le combattre, ce qui n'était pas le cas sous la Présidence précédente.


Alors, on est fichus ?!

L'Accord de Copenhague pouvait-il, devait-il "sauver le monde" et les générations futures ? Oui, si on résume les troubles de la planète au réchauffement. Pas forcément si on indentifie d'autres sujets d'inquiétude : inégalités persistantes, modèle économique qui favorise la création de classes moyennes minoritaires censées entraîner le reste de la population des pays en développement, démographie non maîtrisée là où la production de ressources est la plus faible, dissémination nucléaire... à chacune et à chacun de compléter sa liste (ce que vous éviterez peut-être en cette période pré-Noël).

Nous aurions de toute façon intérêt à nous pencher dès maintenant sur le compensation des effets du réchauffement. Même si nous arrêtions ce soir de produire des gaz à effet de serre (improbable), la montée de la température n'en serait pas moins d'1,3 °C, d'après l'étude "Avoid : Avoiding dangerous climate change" récemment publiée par le Met Office, le Service météorologique britannique.
 

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CO2 Réchauffement climatique Copenhague

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commentaires
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par Pierre William Johnson (IP:xxx.xx4.27.46) le 23 décembre 2009 à 00H30

Bravo pour cet article, qui traduit bien une situation réelle.

La difficulté, c’est qu’il faut répondre à la plupart de ces autres inquiétudes en même temps. Pour Mexico, je conseille aux militants écologistes plus de réalisme, et la prise en compte des préoccupations notamment économiques des populations.

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par José Diaz (IP:xxx.xx0.130.133) le 2 janvier 2010 à 02H01

Encore ce mot qui tue, dans la bouche de Pierre William Johnson : des préoccupations "économiques". L’économie devrait-elle avoir le dernier mot ?, et derrière cette économie il y a la dictature des puissances de l’argent. Parce que ce qui rend les conditions de vie de certains difficiles, c’est cette difficulté à relever la tête, et pas le besoin matériel derrière lequel ils se réfugient. Beaucoup préfèrent crever à petit feu en servant de carpettes qu’avoir enfin un sursaut de dignité. Ce réalisme que vous prônez, d’autres l’appellent la vaseline.

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par José Diaz (IP:xxx.xx0.130.133) le 2 janvier 2010 à 02H10

Thierry Follain écrit :"L’Accord de Copenhague pouvait-il, devait-il "sauver le monde" et les générations futures ? Oui, si on résume les troubles de la planète au réchauffement. Pas forcément si on indentifie d’autres sujets d’inquiétude" C’est déjà dans ce type de démarche, qui consiste à considérer les problèmes comme multiples et indépendants, qu’on commence à se fourvoyer. Parce qu’en réalité, on ne pourra pas résoudre les problèmes d’environnement par exemple sans s’occuper des problèmes sociaux. Le problème est systémique, et changer les eenjoliveurs n’y changera rien : c’est le moteur en surchauffe qui risque d’exploser (ce qui nous permettrait au moins de changer de véhicule).

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par Hitherto (IP:xxx.xx2.87.188) le 2 janvier 2010 à 11H33

Si on cherche la "racine" des divers maux qui accablent la planète, je pense que le réchauffement climatique seul a bon dos. Je n’en conteste pas la réalité, mais me pose la question légitime de savoir si c’est l’unique entrée pour un monde futur "durable". Sur ce seul critère, souvent réduit, qui plus est, à l’émission de CO2, il serait urgent de couvrir la planète de centrales nucléaires, ce que suggère avec enthousiasme l’industrie de l’atome en France, Allemagne, Etats-Unis, Japon ou Corée...

Quant à attendre d’un sommet que 193 pays votent à l’unanimité une déclaration radicale sur les solutions économiques et sociales au réchauffement, c’était peut-être quelque peu irréaliste...

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par Moussa Konaté (IP:xxx.xx1.100.188) le 30 décembre 2009 à 07H46

Le réchauffement de la planète Le Nigéria mène un combat acharné contre le réchauffement de la planète Par : Moussa Konaké

Le rejet des gaz brulés dans l’atmosphère

Chaque année, environ 150 milliards de m3 de gaz naturel partent en fumée dans l’atmosphère, à travers la pratique du rejet du gaz brûlé issu de la production pétrolière. Ce volume correspond à un quart du volume du gaz utilisé aux États-Unis en un an, à 30 % de la consommation annuelle de gaz de l’Union européenne, ou encore à 75 % des exportations de gaz de la Russie. Le brûlage du gaz naturel (ou torchage) est habituellement considéré comme une façon à la fois sûre et efficace de se débarrasser du gaz naturel associé à la production pétrolière. Mais, comme l’explique la Banque mondiale, cette pratique présente deux inconvénients majeurs, « elle contribue à augmenter les émissions de gaz à effet de serre de la planète, et elle constitue un gaspillage flagrant d’une ressource d’énergie de grande valeur ». Cela représente un volume supplémentaire d’émissions de CO2 d’environ 350 millions de tonnes par an. Le brulage du gaz contribue à polluer les régions avoisinantes, via l’émission de nombreuses substances toxiques dans l’atmosphère. Le taux des maladies chroniques dues à la pollution atmosphérique en Afrique a atteint ces dernières années une cote alarmante, des maladies classées ’professionnelles’ normalement soumises à la sécurité sociale fauchent la population pauvre et démunie, comme on fauche les moissons. Aujourd’hui, on pille nos ressources en dessous nos pieds et on assassine l’Afrique, c’est une guerre de la ’terre brulée’ menée par nos impuissants Gouvernements et les multinationales qui contrôlent les 90 % de nos ressources pétro-gazières. Aujourd’hui, la majeure partie du gaz associé produit en Afrique est brulée en pure perte, et si les projets d’exportation aussi bien du gaz associé que du gaz naturel sont quelque peu freinés ou bloqués, c’est essentiellement à cause du fait que les consommateurs européens continuent à vivre dans le rêve de l’énergie propre à bon marché et refusent de payer pour le gaz un prix couvrant le coût et une rémunération raisonnable des investissements requis. L’élimination totale du torchage de gaz lié à la production pétrolière, les Gouvernements africains la voient possible que pour l’horizon 2015, une fois le forfait accompli. Les torches s’éteindront un beau jour, laissant derrière eux une Afrique calcinée, des morts, des handicapés et des non-voyants. Ce n’est pas encore trop tard, tout cela sera rendu possible dans l’immédiat grâce à l’implication des compagnies étrangères opérant sur le sol africain et l’application des règles de préservation du système écologique consignées dans le protocole de Kyoto qui pénalise les rejets des gaz à effet de serre.

Le bel exemple du Nigeria

Le Gouvernement Nigérian a eu l’intelligence d’adopter une législation interdisant le brulage et les rejets des gaz à effet de serre, dès l’octroie d’un projet et immédiatement après la remise de l’ordre de service. Des règles pénalisantes ont été instaurées sur les compagnies occidentales opérant sur le sol nigérian par le Gouvernement. Les communautés locales se plaignent de la multiplication des pluies acides et de lourdes retombées environnementales préjudiciables ; notamment sur la santé de la population et l’agriculture. Si l’on prenait le gaz qui est torché en Afrique, et qu’on l’utilisait pour créer de l’électricité produite par des centrales à flamme, on pourrait doubler la production électrique de l’Afrique subsaharienne. Selon une étude faite par la Banque mondiale, l’arrêt du brulage ferait baisser de 13 % le montant total des émissions de CO2 que les pays se sont engagés à réduire au titre du Protocole de Kyoto pour la période 2008-2012. Au Nigeria, pays où a été le plus pratiqué le brulage à l’air libre, des communautés locales et des ONG ont porté plainte contre la Nigérian National Petroleum Corporation (NNPC), sous leur pression, le gouvernement nigérian a saisi officiellement le consortium constitué par Shell, Exxon, Chevron, Total-Fina-Elf et Agip, de cesser le brulage sous peine de les traduire devant la justice. En novembre 2005, la Haute cour fédérale du Nigeria avait ordonné aux compagnies pétrolières d’arrêter le brulage dans le delta du Niger, invoquant la violation des droits de l’Homme. Les substances toxiques répandues par les fumées des torchères depuis plus de quarante ans, notamment le benzène et les particules solides, exposent les populations à de graves dangers sanitaires ainsi qu’à des atteintes caractérisées à l’intégrité de leur patrimoine, en totale violation des droits de l’Homme. Hommage au révèrent Nnimmo Bassey, directeur de l’Environmental Rights Action/Les Amis de la Terre - Nigeria, qui a décrit le dépôt de la plainte comme une étape majeure dans l’effort collectif des citoyens nigérians pour que les entreprises du secteur du gaz et du pétrole, comme le gouvernement, prennent leurs responsabilités. Le succès de cette initiative collective dépendra de l’engagement des compagnies étrangères à respecter les règles environnementales et de l’application rigoureuse de ces dernières par l’autorité du pays. Cette initiative a permis à présent de développer plusieurs actions, comme l’adoption d’une norme mondiale pour la réduction du brulage, la mise en œuvre de projets pour l’utilisation des gaz associés dans sept pays et la mise en œuvre de projets carbone qui ont permis d’éviter le rejet de 12 milliards de m3 de gaz par an, soit une réduction des émissions de CO2 de 115 millions de tonnes pour 2012. La diversification de l’approvisionnement pose aujourd’hui problème, surtout dans un contexte de dépendance grandissante vis-à-vis de quelques pays. Ces menaces de pénurie et ces tensions sur les prix des énergies fossiles ne doivent pas masquer un gaspillage massif, organisé et néfaste à l’environnement dans certaines régions de monde. Des évaluations effectuées à l’aide d’images satellites ont confirmés que parmi les 20 pays producteurs de gaz torchés sont ciblés dans le monde, le Nigeria arrive en tête avec 24,1 milliards de m3 en 2004 et en 2007 avec 14,7 milliards de m3. Un grand saut a été fait par les autorités nigérianes pour diminuer le torchage. Le Delta du Niger (sud du Nigeria), qui renferme du pétrole et du gaz, est désormais le numéro 2 mondial d’émissions de gaz à effet de serre à cause du torchage. Selon le climatologue, Stefan Cramer, ce pays rejetterait 20 milliards de m3 de gaz par an soit 13 % du total mondial. Le record mondial est actuellement détenu par la Russie. Le Nigeria avait déjà fixé au 1er janvier 2009 l’interdiction totale du torchage mais le 31 décembre, les multinationales ont reçu une lettre du secrétaire d’Etat au Pétrole, Odein Ajumogobia, stipulant qu’elles pouvaient continuer dans l’attente de nouvelles règles. De leurs côtés, les compagnies pétrolières étrangères sont conscientes des effets négatifs du torchage mais pour arrêter ce procédé il faudra du temps et de l’argent. Total France rassure que tous les nouveaux projets, notamment en offshore, seront « zéro torchage ». Le gaz, un sous-produit de l’exploitation pétrolière, est en train d’être brûlé parce que les compagnies pétrolières ne l’utilisent ni ne le récupèrent. Le Nigeria est le plus grand producteur de pétrole en Afrique, mais dans la région pétrolière du Delta du Niger d’où presque tout le pétrole vient, la population locale affirme qu’elle ne profite pas des milliards de dollars réalisés par an à partir des recettes pétrolières, au contraire. ’Le déversement dans l’atmosphère des gaz à effet de serre, lesquels sont inhalés par la population, la rend vulnérable aux pluies acides et à beaucoup de maladies comme la bronchite et des problèmes dermatologiques et ophtalmologiques. L’industrie pétrolière non contrôlée impose un lourd fardeau environnemental à l’Afrique’. Environ 20 pays figurent sur la liste des plus grands torcheurs de la planète, d’après ce qu’ont détecté les satellites lors de leurs tours du monde quotidiens : La Banque mondiale et l’Administration nationale océanique et atmosphérique des États-Unis (NOAA) ont collaboré pour produire ces images satellites de haute précision. « La réduction du torchage du gaz contribue de manière concrète et pertinente à la réduction du changement climatique et facilite la transition vers une économie à faible production de carbone », déclare Somit Varma, directeur de la division pétrole, gaz, minerais et produits chimiques de la Banque mondiale et de la SFI. « Les entreprises et les pays producteurs de pétrole doivent intensifier leurs efforts afin de réduire le torchage de gaz ».

Le rejet du gaz brulé contribue au réchauffement de la planète

Le sommet la Terre, à Rio en 1992, a marqué la prise de conscience internationale du risque de changement climatique. Les Etats les plus riches, pour lesquels une baisse de croissance semblait plus supportable et qui étaient en outre responsables des émissions les plus importantes, y avaient pris l’engagement de stabiliser en 2000 leurs émissions au niveau de 1990. C’est le Protocole de Kyoto, en 1997, qui traduisit en engagements quantitatifs juridiquement contraignants cette volonté. Le torchage du gaz provenant de la combustion des hydrocarbures est un produit figurant sur la liste des gaz à effet de serre, il est incontestablement pénalisé par le Protocole de Kyoto. Les gaz à effet de serre concernés sont :
- le gaz carbonique ou dioxyde de carbone (CO2) provenant essentiellement de la combustion des énergies fossiles et de la déforestation,
- le méthane (CH4) qui a pour origine principale l’élevage des ruminants, la culture du riz, les décharges d’ordures ménagères, les exploitations pétrolières et gazières,
- les halo carbures (HFC et PFC) sont les gaz réfrigérants utilisés dans les systèmes de climatisation et la production de froid, les gaz propulseurs des aérosols,
- le protoxyde d’azote ou oxyde nitreux (N2O) provient de l’utilisation des engrais azotés et de certains procédés chimiques,
- l’hexafluorure de soufre (SF6) utilisé par exemple dans les transformateurs électriques. Les pays signataires dits ’de l’annexe’ (les pays développés ou en transition vers une économie de marché comme la Russie) ont accepté globalement de réduire de -5,5 % leurs émissions de gaz à effet de serre sur la période 2008-2012 par rapport au niveau atteint en 1990. Parmi ces pays, les États-Unis ont accepté une réduction de 7 %, le Japon de 6 % et l’Union européenne de 8 %. A la suite de cet engagement, l’Union européenne a estimé nécessaire de procéder à une répartition de la charge de cet objectif entre les quinze États membres. A l’horizon 2008-2012, la France devra donc stabiliser ses émissions de gaz à effet de serre à leur niveau de 1990. L’entrée en vigueur du Protocole de Kyoto intervient dès lors qu’au minimum 55 pays Parties à la Convention sur les changements climatiques auront déposé leurs instruments de ratification. Parmi ces pays, devront figurer des pays développés dont les émissions de dioxyde de carbone représentaient en 1990 au moins 55 % des émissions totales de ces pays à la même date. En novembre 2004, la Russie a ratifié à son tour le Protocole de Kyoto. Néanmoins, les États-Unis qui, à eux seuls, émettent 30 à 35 % du total des gaz à effet de serre d’origine humaine, ont décidé en 2001 de ne pas ratifier le Protocole. La mise en œuvre effective est désormais acquise et interviendra officiellement le 16 février 2005.

* Pas moins de 46 milliards de m3 de gaz associé, l’équivalent de 40 millions de tonnes de pétrole, continuent à être brulés en Afrique, une perte pure de 11 milliards de dollars qui partent en fumée chaque année.

Contribution d’un journaliste africain stagiaire en Algérie

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