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Climat : Pourquoi nous savons tous que Durban ne va servir à rien ?

Article publié le 9 décembre 2011

Le sommet de Durban se veut une nouvelle chance de remettre sur les rails un accord réellement efficace pour lutter efficacement et collectivement contre le réchauffement climatique. Pourtant, tous les observateurs sont d’accord pour dire que les chances de voir un accord véritablement contraignant voir le jour est impossible.

Climat : Pourquoi nous savons tous que Durban ne va servir à rien ?

Nous avons donc toutes les chances de voir la température globale de notre planète augmenter en moyenne de 3 à 6 degrés Celsius. Et nous le savons tous. L'espoir né à Kyoto, espéré à Copenhague en 2009, est bien mort. Et il faut comprendre pourquoi.

 

D'abord, il faut parler de l'inefficacité totale, dans cette affaire, de la démarche diplomatique multilatérale. Chacun défendant d'abord ses intérêts propres, les pays participants à ces sommets ne peuvent se mettre d'accord sur des mesures contraignantes pour chacun. La dynamique centrifuge tourne à plein.

C'est au contraire dans l'unilatéralisme de celui qui décide de chercher seul des solutions que l'on peut trouver des raisons d'espérer. L'économie carbonée du XXéme siècle est ruineuse à terme pour les pays qui persistent à vouloir la maintenir. Seuls les pays qui chercheront à bâtir une économie durable, construite autour de la sobriété, du recyclage et du renouvelable peuvent s'en sortir économiquement et trouver, par conséquent, des solutions locales aux émissions de CO2. 

 

Les logiques de Kyoto et de Copenhague ont mise en avant la compensation, par les pays occidentaux, de leurs émissions carbone du passé par la création d'un fonds climatique vert, abondé à raison de 30 milliards par an par les pays développés (puis par 100 milliards à partir de 2020). Or, ces pays sont ruinés, surendettés actuellement. Comment pourraient-ils tenir leurs engagements quand ils doivent jeter leurs propres services publics à la poubelle ? De plus, le passé nous a montré que c'est souvent les pays du Sud les plus aidés qui se sont le moins développés : l'argent ne suffit pas à réussir une transition économique et une révolution écologique.

Il faut, au contraire, laisser chaque pays agir, dans son propre intérêt ; inventer les démarches qui limitent ses émissions de CO2 et favorisent une économie de partage durables des ressources.

 

L'équation du climat et du développement ne fonctionne pas car les ressorts actuels du développement économique se trouvent dans la production d'énergie d'origine fossile et dans la dévoration, la déforestation des territoires. Ce système est voué à la ruine. La réussite économique d'un pays semble conditionnée par sa capacité à produire et à émettre du carbone. Choisir entre le réchauffement et la richesse a toujours la même réponse : les hommes et les Etats préfèrent la seconde solution à la lutte contre les émissions de CO2.

Or, il faut, au contraire, sortir de ce choix impossible : la crise économique ou la crise écologique. Car l'un et l'autre ne sont pas opposés, elles se nourrissent mutuellement. Nos crises écologiques et nos crises économiques sont étroitement enlacées. Elles ne pourront se résoudre que si on les traite ensemble. Vouloir les opposer, c'est se condamner à l'échec et à la ruine.

 

 

Thèmes

Climat CO2 Gaz à effet de serre Réchauffement climatique Crise Copenhague

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commentaires
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(IP:xxx.xx3.65.100) le 9 décembre 2011 à 12H32

La demande mondiale de lignite et autres types de charbon connaît une nouvelle croissance significative, portée par la Chine et l’Inde. Les analystes prévoient, d’ici à 2035, une augmentation de plus de 50% de la production mondiale. Il va falloir se faire à l’idée du réchauffement climatique et des flux migratoires qu’il engendrera. Et aucun sommet n’y pourra rien.

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par lemiere (IP:xxx.xx1.100.26) le 9 décembre 2011 à 18H32

ça on s’en doute un peu.. Il est même possible qu’un accord " d’une portée exceptionnelle" soit conclu...et qu’en pratique ça ne change rien...comme d’hab... Si vous êtes rationnel vous auriez du vous opposer à ce sommet et les travaux préliminaires qui ont coûté beaucoup de pétrole dont vous voulez vous passez ( tout en reconnaissant que c’est notre richesse puisque sa fin sera notre ruine).

Attention, il n’est pas dit que la consommation de pétrole n’ait pas permis de sauver des forêts...quant à affirmer que crises écologiques et économiques sont liées...ça demanderait une plus longue démonstration...

Ok l’affirmation de la finitude des ressources on le comprend....mise à part cette affirmation....

A quoi sert cet article ??????

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par Helios (IP:xxx.xx4.8.244) le 9 décembre 2011 à 18H47

le rechauffement de la planete est de la faute de l’homme. le rechauffement de la planete est de la faute de l’homme. le rechauffement de la planete est de la faute de l’homme. le rechauffement de la planete est de la faute de l’homme. ... repetez apres moi... vous serez convaincu et vous accepterez tous les abus, les contre-verités et les phantasmes d’une bande qui exploite votre credulité.

Soyez responsable, ne polluez pas, respectez la nature, mais n’ecoutez pas ceux qui veulent s’enrichir sur votre dos comme l’ont fait avant eux les marchands de petrole. Ne soyez pas leur otage, surtout vous, les "ecolos" sinceres... ne les aidez pas !

La planete n’a pas besoin de l’homme pour mener sa vie, son echelle de temps ne correspond pas a la notre. Durban et les autres sommets ne sont la que pour mettre en place les moyens de vous saigner, vous, un peu plus. Tant mieux si personne n’en parle.

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par kuota (IP:xxx.xx5.215.202) le 11 décembre 2011 à 17H49

Le réchauffement de la planète est de la faute de l’homme.... oui, mais par n’importe quel homme... le petit africain vivant à 1 € par jour... non, mais les patrons du CAC40, les boss de wall street, et surtout les banquiers de la FED, de la Banque Mondiale, de la BCE etc.... sont les vrais responsables. Ils sont coupables de nous imposer par la fausses démocratie, les faux médias indépendant un modèle de société basé sur la consommation infinie, sur l’endettement infinie, sur le gaspillage énergétique et l’obsolescence programmée.

Enfin, nous les simples citoyens, salariés, artisans n’avons que notre ignorance à nous reprocher... mais une fois que nous savons comment marche le monde... nous devenons coupable de ne rien faire, car le politique ne résoudra rien, il n’est qu’un pantin qu’on agite sous nos yeux.

http://info-resistance.org

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par Pierre Régnier (IP:xxx.xx4.178.224) le 10 décembre 2011 à 14H37

En écoutant les plus sévères critiques qui sont faites par des participants à la conférence de Durban, comme par exemple celles de Corinne Lepage, je suis stupéfait de ne pas entendre un quelconque rapprochement avec les actuelles agitations européennes contre "la crise de l’endettement".

On met en place en Europe des "solutions" qui aggraveront les désastres que l’on veut combattre à Durban. Et ce sont les principaux responsables de ces désastres qui cherchent ces "solutions" !

Merci rcoucouly d’attirer l’attention sur la mondialisation de l’aveuglement, de l’incohérence et de l’irresponsabilité.

Merci aussi de remplacer ici l’illusion (la fuite, la tricherie) que constitue l’expression "développement durable" par une expression plus raisonnable et plus responsable : "l’économie durable, construite autour de la sobriété".

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par Pierre Régnier (IP:xxx.xx4.178.224) le 10 décembre 2011 à 15H06

Veuillez m’excuser, Rodrigue Coutouly, d’avoir déformé votre nom, bien involontairement.

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par Logaro (IP:xxx.xx7.90.95) le 10 décembre 2011 à 17H25

le livre : " Tourisme de destruction massive" explique pourquoi un accord ne sera jamais possible et c’est tant mieux dit aussi le livre provocateur : ’Le Tourisme de Destruction Massive nov 19 2011 | Monde

André Girod, que les lecteurs d’USA-Decouverte connaissent bien, a suivi de près l’éclosion et l’évolution du tourisme de masse. Il constate son impact sur les sites renommés, les cultures et la société en général. Il observe les touristes, les férus de découvertes culturelles comme les bronzés en mal d’exotisme. Il dénonce les plans de réduction des gaz à effets de serre préconisés par les ténors de l’écologie au détriment des touristes moins fortunés. Il replace les responsabilités de chacun et identifie notre marge de manoeuvre.

ISBN : 978-2-296-55565-5 • novembre 2011 • 274 pages

http://www.editions-harmattan.fr/in...

SOMMAIRE

Préface p.11

Avant-propos p.17

Chapitre 1 : Naissance du tourisme p.23 Chapitre 2 : « Le touriste imbécile » p.37 Chapitre 3 : Les Îles Baléares p.45 Chapitre 4 : Et les Canaries ? p.53 Chapitre 5 : Et les Fidji ? p.61 Chapitre 6 : Caltecor 5127 et Rapa Nui p.62 Chapitre 7 : John Muir et les parcs américains p.73 Chapitre 8 : Restaurateur de l’Ouest : Fred Harvey p.83 Chapitre 9 : Croisière en Amérique du Sud p.91 Chapitre 10 : Naissance du tourisme de masse p.101 Chapitre 11 : Autres tourismes p.111 Chapitre 12 : Trafic aérien p.129 Chapitre 13 : Tourisme et économie p.135 Chapitre 14 : Montagnes violées p.145 Chapitre 15 : Défigurations p.157 Chapitre 16 : « Alarmists » contre « Skeptics » p.163 Chapitre 17 : Les grandes peurs p.183 Chapitre 18 : La taxe carbone p.189 Chapitre 19 : Solutions proposées p.197 Chapitre 20 : Carbon Footprint p.211 Chapitre 21 : Solution… à la Corse p.217 Chapitre 22 : Retour à l’Ancien Régime p.225 Chapitre 23 : Non à Al Gore p.231 Chapitre 24 : Touche pas à mon CO² p.243 Chapitre 25 : Tuer le tourisme de masse ? p.253

Conclusion p.261

Bibliographie p.271

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(IP:xxx.xx3.167.254) le 13 décembre 2011 à 11H48

"Seuls les pays qui chercheront à bâtir une économie durable, construite autour de la sobriété, du recyclage et du renouvelable peuvent s’en sortir économiquement et trouver, par conséquent, des solutions locales aux émissions de CO2."

C’est totalement utopique, il n’y a pas actuellement de sources d’énergies renouvelables qui permettraient de faire tourner une économie. Un pays comme l’Allemagne, qui est présentée comme un modèle d’écologie, a décidé pour remplacer la fermeture de ces centrales nucléaires, de construire des dizaines de nouvelles centrales à charbon. Voila la réalité.

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par Sagamore (IP:xxx.xx8.152.147) le 13 décembre 2011 à 16H30

S’interroger sur l’utopie ou pas ne sera bientôt plus à l’ordre du jour. Il va falloir agir.Ensuite, il va falloir se demander pourquoi on a tout foiré. Enfin, des analystes et des experts diront : "Il eut fallu..." Et un dieu conclura (peut-être) : "J’ai mis 8 millions d’années à lui donner une intelligence. Il n’a pas su maitriser ses instincts, et il s’est auto détruit comme aucune autre espèce n’en est capable... Ai-je fais fait une erreur de calcul ?

ypothèse : Instinct X Intelligence = Suicide ?

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(IP:xxx.xx9.5.180) le 14 décembre 2011 à 16H01

@ Sagamore

- Et vous avez vu tout çà dans votre boule de cristal ? Dans les tarots ? Dans le marc de café ? Dans les entrailles de poulet ? Ou bien dans tout çà en même temps ?

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(IP:xxx.xx3.167.254) le 14 décembre 2011 à 16H18

Sagamore : "il va falloir agir.."

Montrez l’exemple, débranchez tout de suite la prise électrique de votre ordinateur, car celle-ci est branchée sur un réseau électrique qui est fournie par des énergies fossiles ou/et nucléaires.

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par France (IP:xxx.xx8.245.219) le 23 janvier 2012 à 16H35

L’investissement le moins cher et le plus efficace pour résoudre le problème de la pollution (et pas seulement des gaz à effet de serre), c’est le préservatif, partout, dans tous les pays, tous les continents. Même le pauvre africain qui soit-disant n’émet pas de CO2 est souvent amené à détruire ses forêts pour survivre. Et les pays à la population très nombreuse (Chine, Inde) qui polluent très peu par habitant, polluent beaucoup sur le plan mondial, car ils ont une population gigantesque. Si nous avions stabilisé la population mondiale à son effectif du 19° siècle (environ 1 milliard d’habitants), nous n’aurions pas tant de problèmes de pollution, de gaz à effet de serre, de destruction des ressources marines et terrestres, de disparition de la biodiversité et de la vie sauvage. Il y aurait de la place pour tout le monde. Nous gagnons 1 milliard d’habitants tous les 12 ans depuis 1960 ! Ce la ne pourra pas durer indéfiniment. La Terre n’est pas extensible.

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par Larirette (IP:xxx.xx9.134.84) le 22 février 2012 à 17H11

par France (IP:xxx.xx8.245.219) le 23 janvier 2012 à 16H35

L’investissement le moins cher et le plus efficace pour résoudre le problème de la pollution (et pas seulement des gaz à effet de serre), c’est le préservatif, partout, dans tous les pays, tous les continents.

=== Et bien entendu vous avez commencé par montrer l’exemple et mis vos recommandations en pratique, non ?

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