Article publié le 25 juillet 2007
Le gouvernement a promis un Grenelle de l’environnement pour la mi-octobre. Mais les solutions existent déjà, il suffit de se motiver pour les mettre en oeuvre.
La lutte contre l’effet de serre est une priorité pour le gouvernement Sarkozy. Il l’a montré en créant pour la première fois un super ministère de l’environnement regroupant le développement et l’aménagement durable, les transports et l’écologie.
Il me semble qu’il serait tellement plus simple d’appliquer ce que l’on sait faire avant de se lancer dans de grandes réunions qui, au mieux, peuvent déboucher sur une énième proposition de loi.
Tout d’abord, il faut se souvenir de cette règle de bon sens : l’énergie la moins chère est celle que l’on ne consomme pas. Il en va de même pour les déchets.
Il faut déjà se rappeler que les principaux secteurs émetteurs de gaz à effet de serre sont les transports et le bâtiment. Et contrairement aux transports des solutions éprouvées existent dans le bâtiment. De plus, le fait d’appliquer ces solutions entraînerait pour les industriels et les professionnels du bâtiment une véritable opportunité et un relais de croissance significatif.
Les spécialistes s’accordent pour dire qu’une division par quatre des émissions de Co2 et de la consommation énergétique d’ici à 2050 est possible dans le bâtiment.
Une ballade en France suffit pour se rendre compte que cette dernière a encore beaucoup d’efforts à faire, face par exemple à l’Allemagne. En effet, une petite visite en Allemagne et vous remarquez assez rapidement, les éoliennes, les chauffe-eau solaires (CESI) sur les toits des maisons, les panneaux solaires photovoltaïques sur les toits des entreprises et si vous êtes invités chez l’habitant allemand ou autrichien vous pourrez admirer sa chaudière au granulé de bois . En France, vous attrapez un torticolis avant de voir un chauffe-eau solaire et quand vous dites que vous avez une chaudière au granulé vous passez pour un "éco-warrior" alors qu’outre-Rhin ou outre-Alpes c’est un mode de chauffage normal. Il est vrai que certaines régions en France ont fait des efforts et quand vous vous baladez en Savoie ou en Alsace vous trouvez une concentration de CESI plus importante.
Ensuite, en France, les énergies renouvelables sont souvent appelées énergies nouvelles… Les principaux fabricants de chaudières biomasses ou de CESI ont souvent plus de 20 à 30 ans d’existence.
Les esprits chagrins me diront que c’est parce qu’en France il n’y a pas d’aides pour que le particulier ose se lancer dans ce type d’équipement. Mais les aides existent qu’elles soient municipales, départementales, régionales ou nationales avec le crédit d’impôt. Le crédit d’impôt a été porté à 50% depuis la loi de finances de 2006 et il est valable même si vous ne payez pas d’impôts.
De plus, un réseau national en partenariat avec l’ADEME a été créé pour renseigner les particuliers sur les aides, les différents types d’énergies renouvelables. Ce réseau est formé par l’ensemble des Espaces Info Energie. Il y a en France, un Espace Info Energie dans chaque département qui est là pour renseigner gratuitement le particulier qui s’interroge sur l’énergie en général.
De plus des appellations ont été créées par les professionnels des filières en association avec l’ADEME. Ces appellations sont un gage de sérieux et de qualité pour le particulier qui choisi un installateur agréé QUALISOL (pour les installations solaires thermiques) ou QUALIBOIS (pour les chaudières fonctionnant au bois).
Les solutions techniques existent et sont sûres, des appellations existent et sont là pour structurer l’offre, un réseau national fait d’associations neutres et indépendantes existe sur le terrain pour renseigner en amont. Enfin, les mesures fiscales existent.
Alors que va apporter de plus ce Grenelle de l’environnement ?
Thèmes
Habitat Ecologie Développement durable CO2 Gaz à effet de serre Construction Energies renouvelables
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