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Tout schuss vers la chute

Article publié le 5 décembre 2007

Tout schuss vers la chute

La saison de ski approche et de nombreux Toulousains se réjouissent. Pas moi.
La Dépêche du Midi fait la promo des stations de ski pyrénéennes et je suis assez alarmé de lire ses propos ou ceux qu’elle rapporte. Morceaux choisis :

"« La saison 2006-2007 a été mauvaise faute de neige, reconnaît Benoît Clocheret (Altiservice, exploitant filiale de Suez- Lyonnaise des Eaux). Notre volonté est de considérer cela comme un accident climatique qui ne doit pas remettre en cause la confiance dans notre politique d’investissements ».

"« Sur l’ensemble de ses stations, Altiservice a ainsi dépensé 9 millions d’euros, essentiellement pour améliorer encore l’efficacité de la neige de culture.(..) Et cette capacité de production renforcée ne pose pas de problème de ressources. A Superbagnères, les précipitations ont été satisfaisantes cet été pour remplir les réservoirs  ». Le réseau de canons neige a été porté à 156 unités grâce à l’investissement du SIGAS (Syndicat intercommunal de gestion et d’aménagement de Superbagnères) et des aides qu’il a reçu des assemblées départementale, régionale et de l’Etat"

"Altiservice place la nouvelle saison de ski sous le signe du développement durable. « Il s’agit de ne pas surfer sur une mode mais bien d’agir  », a expliqué Benoît Clocheret, le P-DG d’Altiservice (...) Symboliquement, les dameuses de l’ensemble des domaines tourneront avec de l’huile bio à partir de cet hiver. Les stations vont également s’intéresser de près au tri des déchets"

"« L’avenir de la station, tel que le perçoivent les acteurs du développement économique local, réside dans le projet d’extension du domaine skiable : trois pistes supplémentaires, dont l’une dessinée sur 4,5 km, qui mènerait les amateurs de glisse jusqu’aux cimes enneigées à 2 166 m(...). Ce n’est pas un projet démesuré et destructeur pour l’environnement, reprend Jean-François Poroli (Mijanès). Juste la possibilité de faire évoluer la station comme ont évolué les attentes de la clientèle »" Avec ce projet évalué à 2 075 000 € (subventionné à 70 %), Mijanès et les 530 âmes du canton le moins peuplé de France entrevoient un avenir plus radieux".

"« On a anticipé, cette année, la production de neige de culture en débutant le 29 octobre, ce qui est assez rare de commencer si tôt. On a produit 300.000 m3 de neige. On a des canons de dernière technologie qui permettent de produire à 1° avec 30 % d’hydrométrie. Chez nous, les canons ne sont pas un complément, mais un produit à part entière qui équipe 50 % des pistes damables (60 hectares) et 90 % de nos remontées mécaniques. Aujourd’hui, on ne pourrait pas ouvrir sans la neige de culture. »" Noël Lacaze Peyragudes

Président de la confédération pyrénéenne du tourisme qui regroupe les 38 stations françaises du massif, Pierre Casteras, n’élude pas le sujet : « L’accident climatique de la saison dernière oblige les professionnels à s’adapter. Nous devons d’une part promouvoir un tourisme à l’année dans les Pyrénées d’autre part investir dans des moyens pour fabriquer de la neige ». « On sait fabriquer de la neige en étant respectueux de l’environnement. Si on ne développe pas la neige de culture, on aura un accident industriel et social majeur »

« dans une station de ski, 75 % des émissions de gaz à effet de serre sont produites par les transports touristiques » Jean-Henri Mir, le maire de Saint-Lary, qui vient de lancer son bilan carbone."

Le ski est un des sports les plus néfastes pour l’environnement. Il y a l’impact des aménagements des pistes sur la montagne, de l’urbanisme, la construction et l’exploitation des remontées mécaniques, des canons à neige et leurs réservoirs d’eau et, comme le dit le maire de St-Lary, les déplacements. Les stations Ménuires et Val Thorens ont ainsi fait leur bilan carbone  : 73 800 tonnes eq. C sur une saison soit plus de 72 kg par skieur. 74% de cette pollution provient des déplacements des skieurs de leur domicile à la station, en sachant que le bilan ne porte que sur les séjours avec au moins une nuit, les skieurs à la journée ou résidant loin ne sont pas pris en compte.

Si le sport d’hiver subit de plein fouet le réchauffement climatique, il en est également un bon contributeur. C’est un peu l’arroseur arrosé. L’arroseur s’arrose de plus belle car il intensifie sa pratique : plus de pistes, plus hautes, plus de canons à neige. Les extraits de la Dépêche ci-dessus en témoignent. Près de St Gaudens, où j’ai grandi, une petite station plutôt basse marchait bien, Le Mourtis. Puis dans les années 90, il n’y avait plus de neige, elle fermait. Les années d’euphorie 2005 et 2006 voyaient sa réouverture avec des investisements. Soyons certains que les années à venir seront diffciles. Beaucoup de stations projettent, au nom de cette embellie passagère, de doubler leur capacaité d’accueil avec des projets immobiliers aussi polluants que laids. Certains préfets comme celui des Hautes-Pyrénées résistent heureusement au lobby de cette activité et au chantage à l’emploi et les "gelent" car les stations d’épuration des eaux usées sont insuffisantes en taille.

On assiste à une véritable fuite en avant en se voilant la face. Le manque de neige est "un accident" et on investit toujours plus pour repousser le problème et l’accélérer. D’ailleurs les skieurs jouent le jeu car ils sont toujours plus nombreux. Il fallait voir les stations de ski l’été et les routes qui y mènent. Tout était en chantier. Pour reprendre la métaphore du ski, on fonce tout schuss vers la catastrophe. Au cours de la traversée des Alpes à vélo que j’ai réalisée en juin, l’hôte d’un petit gîte déplorait cette fuite en avant, expliquant que les stations de l’arrière pays niçois étaient mortes pour le ski et qu’il fallait réfléchir à les réorienter vers un tourisme moins impactant et plus durable.

Alors bien-sûr on me répondra qu’il y a des emplois derrière, de l’activité. Mais sacrifier l’enviropnnement en vaut-il la peine ? n’est-ce pas déplacer le problème de quelques années et l’aggraver ? Plutôt que cette vision courtermiste et irresponsable, ne faudrait-il pas mieux réfléchir développement durable, non pas à l’échelle du canon à neige pour qu’il consomme moins, mais au niveau des massifs ? Favoriser un tourisme respectueux et l’alimenter par des transports en commun.

De l’autre côté, les skieurs doivent aussi réfléchir à leur pratique. Quel est le prix environemental de ce loisir ? C’est évidemment difficile à calculer. Il n’est pas question de faire une croix sur le ski mais il existe des gestes efficaces comme limiter le nombre de sorties (là je vais me faire insulter, notre mode de vie n’est pas négociable...) ou s’orienter vers des stations desservies par le train ou le bus. Dans les Pyrénées, les stations d’Ax 3 Domaines et Superbagnères sont accessibles en train puis télécabine. La SNCF propose d’ailleurs des forfait train+ski intéressants, les trains sont équipés pour recevoir les skis.

Pour ma part je n’aime pas trop ce loisir. Outre le fait qu’il se pratique dans des zones artificialisées, faire la queue aux remontes-pentes et parfois se battre presque pour y monter, se trimballer le matériel inconfortable, s’entasser sur des pistes pour monter, descendre, monter, descendre avec des gens qui bien souvent veulent être vus... Je sature vite et en plus l’ambiance m’insupporte et me stresse. Je suis sans doute à contre-courant parce que c’est un loisir "fun" ( et en plus les portables passent presque partout maintenant).On construit même des pistes de ski à Dubaï !

Photo : Tignes en novembre 2006, les canons à l’action. www.r-montages.com - Piste de Dubei : www.mysterra.org

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commentaires
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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 5 décembre 2007 à 13H50

Remarquez, les reservoirs d’eau pourront se rendre utiles quand les stations fermeront suite à l’impossibilité de produire de la neige. Les reservoirs serviront alors ... de tampon énergétique (court terme) à la production d’électricité verte.

Faudra juste en faire un équivalent en contre bas et le réseau adapté mais il y a moyen d’en faire quelque chose d’utile. Et de clouer le bec sur ce point aux anti ENR.

Faire de telles infrastructures (retenues en altitude) dans quelques années avec un cout de l’énergie prohibitif sera très difficile économiquement. Tant mieux si c’est déjà fait donc.

(je dis pas ça pour dédouanner, à l’heure actuelle il est clair que c’est purement et simplement de la dégradation de l’environnement qui resort du bilan "ski". Mais à chaque fois faut se poser la question "est-ce un bien ou un mal ?").

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par Sébastien Bosvieux (IP:xxx.xx0.171.142) le 7 décembre 2007 à 21H16

Sur un plan hydrologique les retenues permettent effectivement de retenir de l’eau qui partirait à la rivière... mais cette eau est souvent retenue l’été et l’automne afin que les réservoirs soient plein pour novembre. Hors les rivières comme la Garonne sont au plus bas à cette période. Il y a donc conflit d’usage. A noter qu’EDF préfère turbiner ses eaux (pour faire de l’électricité) en hiver alors que l’eau de soutien d’étiage est nécessaire l’été.

Sans parler de la détérioration des sites naturels. de toute façon peut-on encore parler de site naturel pour les stations de ski ??

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par ARFF (IP:xxx.xx0.198.135) le 6 décembre 2007 à 07H16

merci pour ces precisions utiles. J’ai toujours considere les loisirs de neige comme des loisirs de bourges ...Bah quand on pense qu’il y en a qui se plaignent de la chute du pouvoir d’achat et qu’ils se bousculent pour devaler les pistent, que les gars (des mecs uniquements) qui foutent le feu aux cites le font au nom de leur droit a avoir plus de Nikes, de portables et de mini-motos ... juste la bourgeoisie du monde qui pleurniche ...quand ca petera ca petera

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par andrew (IP:xxx.xx6.208.77) le 6 décembre 2007 à 11H53

OK, fermons les stations de sports d’hiver...

Que faisons nous des dizaines de milliers de chômeurs générés ?

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par Sébastien Bosvieux (IP:xxx.xx0.171.142) le 7 décembre 2007 à 21H21

Ce genre d’argument revient souvent quand une économie est préjudiciable à l’environnement. Faire l’autruche et refuser de voir les problèmes de réchauffement climatique qui s’annonce au nom de l’emploi est suicidaire. Un petit comme si vous étiez en voiture sur une route qui se termine par un mur. A priori vous ralentissez et chercher une rue sur le côté. Vous semblez préférez continuer à accélérer et ne pas regarder devant. Si l’on ne fait rien pour lutter contre le réchauffement climatique alors les conséquences économiques et d’emplois seront terrible. Je vous conseille à ce sujet le dernier rapport du développement humain par le PNUD (ONU) qui évique ces problèmes. D’autre part, je n’ai pas dit qu’il fallait supprimer cette économie du ski mais la repenser, la réorienter.

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par niikoola (IP:xxx.xx5.168.82) le 8 décembre 2007 à 11H30

Ce pamphlet n’est pas recevable et son auteur passe du coq à l’ane sans préciser sa pensée.

Le seul message qui en ressort assez clairement est que le bilan carbonne des stations est mauvais à cause des transports, ce qui est aussi vrai pour les vacances à la mer, à l’étranger, les transports par la route, par les airs etc. la faute à qui ? à Ces gros nazes de gauchos de la SNCF comme vous réactionnnaires de canapés qui passent le plus clair de leur temps à défendre leurs acquis sociaux et des idées tronquées au lieu de bosser efficacement et se demander comment optimiser son énergie. Résultat aujourd’hui : on a un réseau ferré merdique, un fret en décrépitude non concurentiel et les transports se font par la route. De même, le périphérique parisien offre tous les matins un spectacle pathétique avec tous ces citadins qui prennent leur voiture tout seul et restent tous les matins coincés comme des cons pendant des heures à cramer du Gazoil, ne croyez vous pas qu’on aurait pu leur proposer une solution plus confortable, plus rapide et surtout moins poluante si le secteur des transport en commum travaillait intelligement ? Si vous cherchez des responsables à un pseudo réchauffement climatique regardez ceux qui agissent à grande échelle. Les stations de ski permettent à ces pauvres citadins d’aller prendre l’air une fois de temps en temps et ca vous ferez du bien d’en faire autant. De plus, la question économique et sociale que vous contournez vaguement est le lien avec la réalité de cette question, vous ne pourrez parler qu’une fois que vous l’aurez intégrée.

Bonjour chez vous les révolutionnaires du dimanche.

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par Sébastien Bosvieux (IP:xxx.xx2.68.202) le 8 décembre 2007 à 15H58

Il ne me semble pas que ce soient les cheminots qui décident de la construction, de l’entretien des lignes ferrées et de manière plus générale de la stratégie à long terme du fer voyageur ou Fret. Il ne me semble pas que ce soient eux qui suppriment le fret dans un tas de petites gares ou qui souhaitent fermer les lignes non rentables et qui ne voient que par le TGV. Il me semble au contraire qu’ils se battent pour la défense d’un service public de qualité, accessible au plus grand nombre et qui desserve une large part du territoire. Les gens qui dénigrent le service public sont au contraire axés sur des logiques de rentabilité, de chiffre d’affaire.

Je pense que le transport vers les stations n’est pas un axe de travail des autorités publiques comme des élus ou des gérants de station de ski. Le problème est effectivement le même pour la rando, le tourisme en général. Attendons que la baril atteigne 200 ou 300$...mais ce sera peut-être trop tard.

Je pense donc que les logiques de développement durable évoqués ne sont pas du tout durable et que la réflexion de fond n’a pas eu lieu. Un jour, au cours de mon travail, je discutais avec un directeur des services techniques d’une station du 65. Il me montrait fièrement une nouvelle piste de ski , avec canons à neige et les immeubles qui sortaient de terre. J’ai été choqué par la dégradation du paysage et surtout j’ai trouvé ça inconscient sur le plan réchauffement climatique. Je lui est posé la question s’ils avaient réfléchit à un avenir sans neige... ça réaction a été que non mais que les canons à neige se généralisait pour parer au manque chronique de neige. Si ce n’est pas de la fuite en avant...

Enfin vous traiter avec mépris les "pauvres citoyens" qui ne sont pas si pauvres que ça pour se payer un séjour au ski... Je ne suis pas sur que ça fasse prendre l’air aux citadins de se trainer dans les bouchons sur les routes qui mènent aux stations , de s’entasser sur des pistes et se faire la guerre pour les remonte-pentes...

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(IP:xxx.xx9.19.58) le 8 décembre 2007 à 20H09

Ca me fait bien rire, le coup des dameuses qui tournent à l’huile bio ! L’huile est sans doute le biocarburant au rendement à l’hectare le plus faible, et le bio ne doit rien y arranger. Déjà, l’idée d’utiliser des carburants d’origine agricole est douteuse au niveau écologique.

J’y vois davantage une opération de spéculation sur le cours du pétrole.

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par niikoola (IP:xxx.xx5.168.82) le 9 décembre 2007 à 12H15

Ca doit faire longtemps que tu n’es pas allé au ski car la queue aux remontées ca devient de plus en plus rare dans les stations modernes qui ont des remontées à haut débit. Ce que je trouve irréponsable c’est d’incriminer un secteur qui fait vivre des régions qui ont besoin du tourisme pour ne pas se transformer en désert alors que leur bilan écologique n’est pas si négatif et leur conscience eco-citoyenne plutot en avance sur la moyenne. On trouve généralement dans les stations des natifs du pays, des montagnards qui exploitent certe mais de facon responsable leur région. Pour mon appartée sur les transports ferroviaires, si le secteur était rentable les infrastructures seraient plus évoluées je n’incrimine pas seulement le pauvre cheminot improductif mais aussi son patron. Ce que je dénonce c’est les conséquence de cet esprit d’entreprise sans volontée de conquête parce que sans concurrence qui finit par mener à des défaut de moyens pour relever des defis comme le feroutage qui aurait un vrai impact à grande échelle sur le niveau de polution du pays. On avait pourtant tout en France pour en faire un réseau utile et aussi rentable puisque le pays est le carrefour des échanges européens, il n’y a qu’à voir le nombre de camions qui empruntent nos autoroutes depuis ou vers l’espagne, les pays bas, la belgique, la suisse, l’italie etc..

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par berel (IP:xxx.xx2.55.18) le 13 juin 2008 à 14H54

Excellent article. Tout comme l’auteur je suis effaré par l’évolution choisie et assumée des acteurs économiques et politiques locaux, qui accessoirement sont souvent les mêmes. De même qu’on ne peut qu’être stupéfié par cette propension à considérer comme un "accident climatique" ce qui constitue un ensemble de tendances lourdes qui verront leurs dynamiques confirmées, quand ce n’est pas déjà le cas : recul des neiges en haute altitude et fonte des glaciers.

Confrontés aux changements climatiques, certaines industries "réduisent la voilure", en dépit même d’une demande en augmentation. Les transporteurs aériens, par exemple, sont soumis à cette problématique. En montagne, en effet, on opte apparemment pour la fuite en avant : plus de stations ! plus de canons à neige ! plus de prélèvements de flotte en retenue ! toujours plus haut (pour mettre la main, ou plutôt la spatule, sur les dernières neiges naturelles...). Toujours plus, tout court : frénésie finale avant fermeture ...

Un enfant de quatorze ans très moyennement intelligent comprendrait que cette politique ne peut durer. La technostructure commerciale, non. Elle brandit ses "solutions" qui n’en sont pas, et ne peuvent être que transitoires. Un autre intervenant évoquait (comme d’habitude) les "dizaines de milliers d’empois" concernés. Mais il faut ouvrir les yeux : ils sont déjà condamnés, sous leur forme actuelle. Reste à les convertir dans l’agro-foresterie ou le tourisme vert. Après tout, et sans vouloir être caricatural, entre brandir les tiges d’un tire-fesses ou encadrer une rando en raquettes, la reconversion paraît possible : évidemment c’aurait été plus simple - comme d’habitude - si on avait anticipé. Là comme ailleurs... :-/

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(IP:xxx.xx3.65.100) le 31 mai 2009 à 14H14

Où est l’auteur ?

Après une saison de ski exceptionnelle, il devrait nous faire un bilan.

Combien de kWh économisés par des installations de production de neige restées à l’arrêt.

Combien d’emplois sauvegardés malgré la crise.

Le fait de se prétendre objecteur n’interdit pas d’être objectif.

J’espère que tous les commentateurs soucieux de l’avenir de la planète ont préparé leur vélo et leurs chaussures de rando pour se rendre en montagne participer à la promotion du tourisme vert.

Pourvu qu’ils aient de belles expériences à raconter, que je puisse lire d’autres ânerie (récits de rando avec animal de bât) en début d’hiver prochain, en attendant qu’il neige...

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par yunhe (IP:xxx.xx7.72.2) le 10 novembre 2009 à 16H44

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