Le Prix Nobel de la Paix
Article publié le 11 décembre 2007
Il est plus facile de s’exprimer que de passer à l’action. La remise officielle du Prix Nobel de la Paix à Al Gore et au GIEC (Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’Evolution du Climat) a permis Al Gore une analyse fort juste, mais qui engage sa responsabilité d’homme politique.

Saillie drôlatique
"Les Etats-Unis et la Chine, les deux plus importants émetteurs de CO2 au monde, doivent réduire leurs émissions sous peine de torpiller les efforts internationaux contre le changement climatique", a estimé Al Gore lundi, dans son discours d’acceptation du Nobel de la paix.
Il a pris soin d’ajouter : La réussite de la lutte contre le réchauffement "sera influencée de manière décisive par deux nations qui n’en font pas assez aujourd’hui : les Etats-Unis et la Chine.(...) Il devrait être absolument clair que ce sont les deux principaux émetteurs de CO2, surtout mon propre pays, qui devront faire les gestes les plus audacieux sous peine d’être jugés par l’Histoire pour leur échec à agir"
Et encore : "Les deux pays devraient cesser d’utiliser le comportement de l’autre comme une excuse pour bloquer"
les efforts internationaux de réduction de gaz à effet de serre (GES)
au premier rang desquels le dioxyde de carbone (CO2), à l’origine de
la montée du thermomètre.
Seul pays occidental à encore rejeter
le protocole de Kyoto, les Etats-Unis refusent tout objectif
international contraignant de réduction des émissions, estimant que
cela pèserait sur leur économie alors que les pays émergents ne sont
pas liés par de telles obligations.
La Chine, elle, justifie son
exonération d’engagements contraignants par la responsabilité
historique des pays industrialisés dans le réchauffement climatique et
son droit au développement.
Théâtre de boulevard
Il est sacrément gonflé, Mister Gore. Il avait un boulevard devant lui pour remporter haut la main l’investiture démocrate
et se présenter devant les américains pour les éléctions
présidentielles. Il aurait eu alors de grandes chances de succèder à
Georges Bush à la Maison Blanche. Al Gore aurait pu faire la politique
qu’il réclame. Il n’a pas fait ce choix.
Basse consommation d’énergie
Il
a préféré rester chez lui et remplacer les ampoules de son immense
demeure, payer "sa dette" carbone, et venir faire de grands discours de
çi de là, "sous vos applaudissements", comme l’aurait si bien dit feu
Jacques Martin, lui-même un sacré battleur.
Au feu !
"La
Terre a de la fièvre. Et cette fièvre augmente. Les experts nous ont
dit que ce n’est pas un malaise passager qui passera tout seul", a affirmé aussi M. Gore. M. Gore, en tout cas, a préféré crier au feu plutôt que d’endosser le cuir du pompier.
Thèmes
Climat Changement climatique Ecologie CO2 Pollution Politique Empreinte écologique Catastrophe écologique Taxe Carbone
Je trouve ça un peu facile de taper sur Al Gore, c’est pas ça qui fera baisser le niveau de CO2.
Il me semble que chacun à son niveau doit prendre ses responsabilités. Personnellement, j’ai changé de profession pour m’orienter vers des techniques naturelles de bien-être qui me semblaient en phase à ce que je pensais de la santé. Monsieur Gore a connu il y a quelques mois une opportunité unique de changer la face du monde s’il le désirait vraiment. Il a choisi de renoncer. Je me pose donc logiquement la question de sa sincérité. Un ancien vice président, très haut dzans les sondages qui renonce à l’investiture, alors que, Prix Nobel, il est presque assuré de l’emporter, quelle cruelle désillusion.
Mais que signifie un tel renoncement ? Il signifie que ce que défend monsieur Gore n’est pas prêt de se produire, cela signifie qu’il sait pertinement que les USA, ses entreprises du CAC 40 comme les petites, ses habitants sont dans l’ensemble hostile à tout changement. Ce qu’il appelle de ses voeux n’est donc une posture agréable et flatteuse pour lui. C’est bien décevant, non ?
Petites précisions supplémentaires
Bali où se décide l’après-Kyoto : Les Etats-Unis se sont retirés du protocole de Kyoto en 2001. Pourtant, à la conférence de Bali sur le changement climatique où ils ne sont donc pas présents, les USA auraient fait pression sur les délégués des différentes nations engagées dans le projet. Ces nations ont renoncé lundi à faire figurer dans la déclaration finale des objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020, c’est ce qu’indique le journal l’Express.
"Bali où se décide l’après-Kyoto : Les Etats-Unis se sont retirés du protocole de Kyoto en 2001. "
Les USA ne se sont pas retiré du protocole de Kyoto en 2001. Les USA ont signé Kyoto en 1996 mais sa ratification a été refusée à 95 voix contre ZERO par le Sénat à l’époque même où Al Gore était lui-même vice président et avait plein pouvoir sur cette question.
Al Gore peut donc "rester chez lui changer ses ampoules", il aura du boulot vu que la facture d’électricité d’une seule de ses maisons dans le Tennesee dépasse 2000$/mois et sa consommation d’énergie (qui comprend celle pour chauffer sa piscine couverte) est de 25x celle d’un ménage américain moyen.
Mais c’est bien que vous commencez à percer au grand jour des escrocs internationaux qui brassent de l’air dans son genre.
Merci pour ces petites précisions.
Je vous laisse la libre interprêtation que vous faites de "l’escroc international". Persoonnellement, je m’en tiens à la notion de battleur, ou de comédien de boulevard !
Ch.
Mon autre site : http://www.lepilori.net
PRECEDENTE REMARQUE : in "la Recherche 01 08 P112 ’AL GORE ET LA JET SET ECOLOGISTE’ "










