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Retour sur la question climatique

Article publié le 5 novembre 2009

Retour sur la question climatique

Ces temps, malgré les cyclones, malgré les sécheresses, malgré bien des mauvaises nouvelles liées au climat présent ou futur, malgré l’avancement de la recherche et la preuve d’un réchauffement plus rapide que prévu et la réaffirmation de la responsabilité humaine, j’ai le sentiment qu’on est encore loin d’un consensus global qui incluerait les scientifiques et les non-scientifiques.

Et sans consensus, pas d’action.

Il semblerait que sur ce point, les convaincus changent rarement de camp, on est sceptique ou réchauffiste et le débat concerne les indécis. Chaque camp possède sa littérature, ses sites webs et ses films pour renforcer ses convictions.

Il est vrai qu’il est extrêmement difficile d’avoir des réponses définitives sur ce sujet. Il est tout de même très technique et le climat est un champ d’étude relativement récent et une certitude absolue est impossible dans des domaines aussi complexes.

Pour le commun des mortels, dont je fait partie, il est extrêmement difficile de suivre les débats scientifiques, les avalanches de chiffres et de mesures et de déterminer qui a raison.

Ce débat, ces contradictions et ces controverses font partie du fonctionnement normal de la science et on pourrait attendre tranquillement qu’une équipe "gagne" et agir en conséquence.

Sauf que, SI le climat change radicalement ET SI l’homme est responsable ALORS nous devrions agir vite. Si le climat ne changeait pas ou si l’homme n’était pas responsable, il n’y aurait rien à faire. Même une simple analyse des coûts et des bénéfices montre que la meilleure option serait de prendre cette menace au sérieux et d’agir en conséquence.

Hélas, l’être humain n’est pas rationnel...

Georges Monbiot se pose la même question :

Inutile de le nier : nous sommes en train de perdre. Le déni du changement climatique se répand tel une maladie contagieuse. (...) Sur Amazon.co.uk, les ouvrages niant les changements climatiques sont actuellement classés n° 1, 2, 4, 5, 7 et 8 dans la catégorie «  réchauffement climatique ». Peu importe qu’ils aient été mis en pièces par les scientifiques et les commentateurs, ils l’emportent de loin sur les livres scientifiques.

Il y donne quelques éléments de réponse : la crainte de la mort nous pousse à nous protéger avec des "mensonges vitaux" ou une "armure psychologique" et à nous réfugier dans des projets d’immortalité, comme l’est notre projet de société avec sa croissance perpétuelle et son destin exceptionnel.

Se pourrait-il que, pour des raisons d’aveuglement psychologique, nous soyons capables de mener la planète et tous ses habitants à la catastrophe ?

Il faut bien admettre que depuis des millénaires, notre culture détruit l’environnement, extermine ses adversaires (humains et non humains), épuise toutes les ressources financièrement intéressantes tout en se moquant éperdument des conséquences.

Alors pourquoi en irait-il autrement avec le climat ? Je pense que la tendance naturelle de notre société est plus de nier les conséquences de nos actes plutôt que de s’inventer des contraintes contreproductives. Les conclusions logiques du GIEC seraient de freiner des quatres fers mais ils se contentent, sans grandes surprises, de proposer des mesures d’atténuation techniques au succès bien incertain.

Pour compliquer, certains objectent que le débat sur le changement climatique occulte des débats biens plus importants comme, par exemple, la perte de la biodiversité, la destruction des écosystèmes ou la surpopulation.

C’est très juste, et de plus en plus de gens ne sont pas dupes : l’enjeu n’est pas de prendre quelques degrés, la contrainte n’est pas de remplacer nos ampoules, non, c’est bien plus important et les gens le sentent sans pouvoir le verbaliser : l’enjeu est notre survie et la contrainte est une remise en question complète de notre mode de vie. Et cette vérité est plus que dérangeante, elle est insupportable et l’étude attentive du programme TV nous permet d’y échapper.

Alors, qu’allons-nous faire ? Attendre que l’évidence s’impose et que la panique nous pousse à (mal) agir ?

Je crois bien que oui...

Thèmes

Climat Réchauffement climatique

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commentaires
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par joletaxi (IP:xxx.xx9.58.25) le 9 novembre 2009 à 23H32

"malgré les cyclones, malgré les sécheresses, malgré bien des mauvaises nouvelles liées au climat présent ou futur, malgré l’avancement de la recherche et la preuve d’un réchauffement plus rapide que prévu et la réaffirmation de la responsabilité humaine"

Voyez-vous,en commençant votre article de la sorte,vous donnez déjà le baton pour vous faire battre :
- l’indice cyclonique est à son plus bas niveau depuis 30 ans
- il n’y pas de tendance quelconque concernant les sécheresses dans le monde(la bande subsaharienne reverdit !)
- le niveau des mers est stable, et ne montre aucune tendance particulière
- il n’y a aucune accélération de la hausse des t°,et ces 3 dernières années la tendance s’est inversée

Avant de vous laissez effrayer par la médiatisation orientée d’évènements climatiques présentés comme exceptionnels, il est bon de prendre du recul et une petite lecture de chroniques historiques vous montrera que nos parents ont eu à affronter des catastrophes,et des" dérèglements climatiques" sans commune mesure avec ce que nous connaissons.
- l’avancement de la recherche invalide de nombreux points des conclusions du GIEC,et montre à quel point la modélisation du climat est biaisée par la méconnaissance des mécanismes complexes qui le régissent,de là à faire des prévisions à 100 ans...

Bref,on ne voit pas très bien où serait l’urgence absolue qui devrait nous faire prendre des mesures qui affecteront gravement et durablement nos économies.Le développement,le progrès,le bien-être de plus en plus d’habitants de cette terre passe par la possibilité de disposer d’énergie la moins chère possible.Sans énergie, tout s’arrête.

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx5.191.152) le 10 novembre 2009 à 08H54

"- le niveau des mers est stable, et ne montre aucune tendance particulière
- il n’y a aucune accélération de la hausse des t°,et ces 3 dernières années la tendance s’est inversée."

Heu...êtes-vous bien sûr de ce que vous avancez ?!

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.141.219) le 10 novembre 2009 à 09H10

Ce n’est pas tout à fait ce que pense Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU dans son introduction du dernier science compendium sur le changement climatique : "La science est plus catégorique que jamais : le changement climatique est en train de se produire, les preuves sont tout autour de nous et à moins que nous agissions nous subirons des conséquences catastrophiques, la hausse du niveau de la mer, des sècheresses, des famines ainsi que la perte d’un tiers des espèces animales et végétales." Source :http://www.unep.org/compendium2009/

A-t-il tort ou raison ? Je ne peux et ne veux pas en débattre, ce qui compte c’est qu’il y a clairement une majorité de scientifiques qui pensent qu’il y a un problème grave et qu’il y a une chance sur dix que nous soyons responsables. Et il y a clairement une autre partie de la population qui lutte farouchement contre cette idée.

C’est sur notre réaction par rapport à ces faits que j’ai écrit.

PS : La bande sub-saharienne reverdit peut-être, mais c’est loin d’être la tendance globale, et mon jardin est vraiment très sec...

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(IP:xxx.xx9.217.38) le 12 novembre 2009 à 17H03

Ce n’est pas tout à fait ce que pense Ban Ki-Moon, secrétaire général de l’ONU

Si Ban Ki-Moon pensait, çà se saurait !! Ben Ki-Moon ne fait que répéter ce qu’on lui a demandé de dire !!! C’est une marionnette, et le GIEC n’est qu’un machin onusien, alors, il ne peut pas dire autre chose que ce que le GIEC lui dit de dire.....

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par yunhe (IP:xxx.xx7.72.45) le 11 novembre 2009 à 02H34

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(IP:xxx.xx9.217.38) le 12 novembre 2009 à 17H06

Les conclusions logiques du GIEC seraient de freiner des quatres fers mais ils se contentent, sans grandes surprises, de proposer des mesures d’atténuation techniques au succès bien incertain.

Il y a un moment que le GIEC s’est déconsidéré et çà ne fait qu’empirer d’année en année, rapport après rapport..... Beaucoup de scientifiques , des vrais, ont démissionné pour ne plus voir leur nom et leur réputation entachés par leur appartenance à cette entreprise de magouillage des données et à ces "prédictions" (pas prévions) fantaisistes.

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par jmHauth (IP:xxx.xx5.128.141) le 30 décembre 2009 à 02H26

Bonjour, Je suis de ceux qui pensent que si le taux de co2 augmente dans l’atmosphère c’est aussi parce que son recyclage diminue par un assèchement de la planète dû à des activités humaines qui agissent directement sur le cycle de l’eau dans ce sens.

Les déforestations,les drainages , l’endiguement des cours d’eau , l’imperméabilisation des sols , la surexploitation des eaux souterraines sont quelques unes de ces activités. Elles réduisent l’infiltration des pluies pour recharger l’eau dans le sol et vident les réserves. L’énergie solaire chauffe donc les sols au lieu de développer la verdure qui pourrrait recycler le co2 et cet échauffement s’ajoute à l’effet de serre.

Ce phènomène augmente les vitesses de circulation de l’eau dans l’atmosphère et transporte plus de chaleur sur les zones de condensation..... Les retours d’air froid et sec assèchent certains parties des continents et poussent encore plus à la surexploitation des eaux souterraines.

La cible n’est donc pas les émissions de co2 mais l’assèchement des terres.

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