S’il est une Puissance face à laquelle nous ne pouvons strictement rien
lorsqu’elle s’éveille, c’est Téthys. Elle rappelle douloureusement à
l’ordre de temps à autre, comme lors du Tsunami de 2003, Gaïa y ayant
joint sa toute puissance le résultat n’en fut que plus funeste.
Quand elle a chaud, la déesse originelle des eaux a besoin de place et
nul ne peut lui faire barrage. C’est un des points clés du changement
climatique : les eaux montent, pas tellement à cause de l’augmentation
de la masse des océans avec la fonte des glaces du Groenland ou de
l’Antarctique, mais surtout parce que les masses d’eau se contractent
ou se dilatent selon la température. Imperceptible sur un petit volume,
ce phénomène prend une ampleur mondiale avec le changement climatique.
Les estimations sont pessimistes et le niveau de la mer pourrait
augmenter d’un mètre d’ici 2100, selon l’Institut climatique allemand
de Potsdam (PIK) sur la base des dernières données, alors que le
scénario le plus pessimiste du GIEC prévoyait une hausse de 0,59 mètre
il y a un an.
En plus de la dilatation due à la température, les glaciers de
l’Antarctique et du Groenland contiennent actuellement assez de glace
pour faire augmenter le niveau des mers de 50 mètres s’ils venaient à
fondre totalement.
La dernière glaciation (Würm, de -115 000 ans BP à – 10 000 ans) le
niveau des mers étaient 120m plus bas qu’aujourd’hui (l’Angleterre
faisait alors partie du continent), et pour cette amplitude
phénoménale, la différence de température moyenne par rapport à
aujourd’hui n’était QUE de 4°…

source IFREMER
avec une fourchette haute à +6° dans les scénarios du GIEC on imagine les dégâts…

Lutter contre l’océan c’est un peu comme réaliser un éphémère mandala. Je m’y suis essayé l’autre week-end sur une plage du Finistère Sud avec une tranché pour retenir la marée. Elle a inéluctablement manquée son but :source : wyser

Crédit photographique : Olivier Martin Délange










