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Réchauffement climatique : les américains travaillent...

Article publié le 15 janvier 2008

Il est de bon ton en Europe et en France en particulier de critiquer les américains pour avoir refusé encore récemment à Bali de s’engager à limiter leurs émissions de gaz à effet de serre en reconnaissant Kyoto( il est trop tard pour le signer maintenant !) et surtout en refusant de s’engager dans un Kyoto II que l’Europe appelle de ses voeux.

Heureusement, au dela de GW Bush et du gouvernement américain, l’organisation fédérale du pays permet à chaque état et à leurs leaders de s’exprimer et de mettre en place les législations locales et la batterie de subventions qui permettent, quel que soit l’avis de l’etat fédéral, de dévélopper la politique de lutte appropriée contre le phénomène et les programmes de recherches qui, dans l’esprit des américains, permettront de trouver la solution à ce programme gravissime pour le monde. Les américains( sauf peut être GW Bush) pensent en effet que la lutte contre le réchauffement climatique ne passe pas par les révisions drastiques de notre mode de vie et de son confort, trop nuisibles d’après eux au développement économique, mais par le développement de nouveaux moyens de produire et d’utiliser l’énergie.

Et dans le domaine de promouvoir et de développer de nouvelles recherches dans tous les domaines nouveaux, les américains sont passés maître à mettre en place les moyens de financement de toute recherche "à risque". En voiçi un autre exemple avec la montée en charge de la recherche sur les biocarburants( les américains en sont les premiers utilisateurs au monde) à la célébre université californienne  de Berkeley.

Vous savez sans doute que nous n’en sommes, partout dans le monde, qu’aux biocarburants de première génération, ceux que l’on obtient à partir des graines, des fruits ou du sucre de plantes cultivées depuis des siècles pour d’autres applications que les biocarburants et en particulier l’alimentation humaine. Le produit fini est,soit l’éthanol pour inclusion dans le super,soit les esters pour inclusion dans les diesels.Ces carburants de première génération ont pour inconvénient d’avoir un rendement de conversion des atomes de carbones de la plante médiocre puisqu’il ne dépasse pas 20pct.

L’étape suivante, les biocarburants de seconde génération visent à utiliser en plus les atomes de carbones présents dans la structure de la plante sous forme de cellulose, d’hemicellulose ou de lignine pour augmenter considérablement le rendement de conversion ( de 20 à 80 pct). Les méthodes, thermochimiques ou biologiques restent à confirmer et améliorer. Enfin dernière étape( biocarburants de troisième génération) sélectionner les plantes suceptibles de procurer le meilleur rendement de conversion du carbone au moindre cout énergétique et écologique(eau en particulier) dont le plus connu est le miscanthus ou arbre à éléphant.

Berkeley vient donc de recevoir des crédits tout à fait considérables, 665 millions de Dollars !, pour développer les méthodes de production d’éthanol de cellulose et en rendre le cout compétitif avec celui de l’éthanol de maïs actuel.C’est BP tout d’abord, société pétrolière européenne pourtant, qui vient d’y installer son Energy Biosciences Institute financé pour dix ans à hauteur de 500 millions de dollars. C’est également le Département Américain de l’Energie qui y installe le nouveau JBEI, Joint BioEnergy Institute( 125 millions de dollars sur 5 ans). C’est enfin le Lawrence Berkeley National laboratory qui servira de trait d’union entre toutes ces entités de recherche pour les faire s’autofertiliser.

Parmi les sujets de recherches,l’optimisation de la production d’éthanol à partir du Miscanthus Gigantus pour atteindre 30 000 litres à l’hectare d’éthanol, la recherche fondamentale et génomique sur la cellulose et les bactéries pour la transformer en carburant et enfin des études sur l’impact socioéconomique du développement des cultures pour produire de l’éthanol du point de vue de la menace qu’elles font peser sur les cultures alimentaires. Bref, ils ont tout compris des problématiques que posent la culture des biocarburants et vont pourvoir disposer à très court terme de centaines de chercheurs et de budgets de recherches pour trouver les solutions techniques les plus avantageuses pour le production de biocarburants  

J’aimerai en entendre autant des efforts de l’Europe sur le même sujet.Que croyez vous qu’il arrivera ? Ce sont les sociétés américaines qui nous vendrons bientot leur technologie pour que nous puissions respecter les normes qu’eux mêmes ne se sont pas imposées.

Etonnant quand même ?

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commentaires
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par serbane (IP:xxx.xx7.232.132) le 15 janvier 2008 à 17H05

Ils contribuent maintenant pour 2 mauvaises influences : toujours le co2 (oui, le biocarburant en produit, mais cela leur donne une meilleur indépendance energétique)et la faim dans le monde (prix des céréales indexé maintenant sur celui du pétrole !!). Mais toujours de remise en question de leur mode de vie ! 50 litres de biocarburant permet de nourrir une personne pendant 1 an.


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