Dans la région Rhône- alpes, le réchauffement climatique s’est traduit par une augmentation de la température d’environ deux degrés entre 1922 et 2005. Concrètement, certains glaciers ont reculé (celui des Bossons à lui seul se serait retiré de six cent mètres depuis 1982 !).
Dans un numéro spécial intitulé "Face au défi du réchauffement climatique, les alpes en mutation" , la revue "Prospective Rhône-Alpes"
étend son champ de vision à l’ensemble du sud-Est de la France pour
aller au delà du simple constat et explorer quelques pistes pour
l’avenir de ces régions.
Pourrons
nous toujours skier en 2050 ? Le secteur du tourisme a t’il les moyens
de s’adapter à la baisse de l’enneigement des pistes l’hiver et à la
nouvelle demande de tourisme vert en été ? Dans le domaine de la
construction, faut t’il s’attendre à de grands changements sur les
thèmes des matériaux, de l’isolation, de l’énergie ? Selon une étude de
la Frapna Isère, "Pour certains scientifiques, une nouvelle
élévation de trois degrés des températures correspondrait à une
élévation d’environ 500 mètres en altitude du niveau de végétation".
Quelles en seront les conséquences pour la faune de ce département,
pour l’activité agricole, l’organisation des transports et des
remontées mécaniques ?
A ces questions et bien d’autres, l’équipe de Prospectives, animée par les journalistes Bernard Fromentin et Daniel Navrot, tente de répondre par des exemples concrets et surtout par une présentation des grandes lignes d’action qui se dessinent au niveau politique. La région Rhône-alpes a par exemple adopté en 2006 une "stratégie montagne" : chaque département doit répondre différemment aux défis : l’Isère en développant le tourisme vert, la Savoie en privilégiant une approche industrielle et la Haute Savoie en adoptant une stratégie dite de "villages".
On peut se procurer le numéro spécial de "Prospective Rhône-Alpes" en écrivant à l’IRES (Institut de Recherche et d’Etudes Sociales) 2, place de la Bourse 69002 Lyon
Gérard Leras, président du groupe des Verts au Conseil Régional, indique lui que "les Alpes d’une manière générale sont aujourd’hui moins dédiées à la production laitière... mais la politique agricole commune (PAC) de l’Europe provoque des changements qui bouleversent le paysage". Le réchauffement peut t’il ramener à la raison ? Et de poser les questions qui fâchent : faut t’il continuer à construire des routes comme l’A 51, la rocade nord de Grenoble ou le tunnel sous Semnoz, continuer à générer des flux automobiles ?
Quelles conséquences ?
Aujourd’hui, du fait du réchauffement climatique amorcé et de l’augmentation du taux de CO2, les forêts produisent davantage.
Cependant, des mortalités accrues doivent être anticipées.
En effet, parallèlement à la hausse de la température, le régime des précipitations sera modifié.
Les modèles climatiques prédisent une alternance de périodes d’augmentation des pluies et de périodes de sécheresses estivales.
Vents, incendies et parasites pourraient être en recrudescence.
Les zones de végétation devraient continuer à se déplacer : de 150 km à 550 km vers le Nord, et de 150 m à 550 m en altitude.
A l’échelle du temps biologique des forêts, les changements climatiques ont et vont avoir un impact.
Il est ainsi très probable que les arbres plantés aujourd’hui, sous le climat actuel, atteindront leur maturité sous un climat sensiblement différent.
Pourtant, il reste de nombreuses incertitudes et il ne faut pas sous-estimer la capacité des arbres à s’adapter aux changements.
Comment s’adapter ?
S’appuyant sur les travaux de chercheurs reconnus et sur ses propres observations issues de plus de quarante ans de pratique, la Société forestière a décidé de mettre en place en 2006 un nouveau dispositif de sylviculture [1] intégrant le changement climatique.
Elle a choisi de mettre en œuvre six grandes orientations qui reposent sur des mesures réversibles, afin de pouvoir s’adapter régulièrement aux nouvelles connaissances sur le sujet, dans le respect des contraintes environnementales.
Tout d’abord, l’année 2050 a été identifiée comme repère pour la période charnière à partir de laquelle le changement climatique va réellement produire ses effets. A ce titre, tout arbre planté aujourd’hui, dont le cycle de vie est de moins de 50 ans, échappera vraisemblablement aux bouleversements climatiques annoncés.
La Société Forestière souhaite ainsi limiter les risques en favorisant les arbres à croissance rapide et en diminuant leur cycle de vie ("révolution").
La Société forestière favorise également les essences d’arbres dites de transition : à la fois performantes dans le climat actuel et adaptées au climat futur. Plusieurs essences ont déjà été retenues pour ces qualités : le chêne sessile, le robinier ou le tilleul, les pins maritimes, laricio et sylvestre, les douglas, le cèdre et le sapin de Nordmann.
Enfin, comme les risques de sécheresse soulèvent des questions liées à la ressource en eau des sols, la Société forestière étudie leur capacité à restituer l’eau aux arbres.
Elle adapte ensuite la densité des peuplements en fonction du stade de croissance des arbres afin de limiter l’évaporation de l’eau disponible.
Ces mesures doivent permettre de préserver la santé des forêts que gère la Société forestière, et ainsi, de maintenir la valeur de ces investissements.
Notes :
[1] La sylviculture, étymologiquement la culture des forêts (du latin silvæ, les bois et forêts), a pour rôle de faire évoluer les forêts, en mettant à profit les facteurs écologiques et les potentialités naturelles, afin d’optimiser durablement les produits et les services que l’homme peut en attendre
Habitant la région grenobloise, je suis particulièrement sensible à cette étude qui, pour une fois, semble ne pas manipuler le catastrophisme qui, généralement, va de paire avec ce sujet.
Le seul regret réside dans la réaction des "politiques" qui, une fois encore manipulent la langue de bois ou reviennent sur des dossiers qui semblent plus appartenir à des "noises de chercheurs" plutôt que de prendre de la hauteur, d’utiliser leurs connaissances transversales et surtout d’user de leurs pouvoirs d’élus pour faire avancer plus vite certains sujets.
Si la sylviculture est importante dans la région et a su ces dernières années anticiper sur les problématiques du changement climatique, bon nombre de secteurs industriels - et non des moindres - restent largement à la traîne. Il existe par exemple un industriel sur Grenoble, commune réputée pour sa pollution en raison de ses engorgements, qui continue à faire circuler quotidiennement ses camions chargés de produits semi-finis, d’un atelier à l’autre, généralement éloignés les uns des autres par plusieurs kilomètres... à partir de stockages rejettés à l’extérieur de l’agglomération.
Où est la volonté politique annoncée par les élus dans les problématiques d’une diminution de la circulation ? C’est là un exemple qui me vient au bout des doigts, mais il y en aurait tellement d’autres... Sans oublier le secteur du tourisme et celui du devenir des stations de ski qui vont devoir vivre une véritable révolution économique, verte...
Alors, oui. Le sujet du changement climatique dans les Alpes n’a pas fini - comme ailleurs en France et dans le monde - de faire couler de l’encre... A suivre attentivement.
@ Jeff =>
"Où est la volonté politique annoncée par les élus dans les problématiques d’une diminution de la circulation ?"
Qu’on se rassure : l’absence de volonté politique et d’actes appropriés à la situation, mûrement réfléchis, dans le domaine de la circulation (en particulier) trouvera peut-être bientôt une solution !
Combien de temps pourrons-nous encore circuler comme nous le faisons aujourd’hui .
Pas pour l’éternité, probablement : Pic pétrolier : le compte à rebours a commencé !
oui, tout à fait.J’ai hate qu’on en finisse avec ce résidu d’algues visceux qu’on pompe de manière anarchique et qu’on introduit dans des chambres à piston de moteurs à combustion qui n’ont meme pas été inventés pour ce carburant !!la montagne pourra reprendre son role et il y aura, je l’éspère un transfert de pouvoir, localement. ceci étant dit, dans le contexte mondial, l’une des force des alpes et des pyrénnées, c’est leurs 600 lacs artificiels de rétention d’eau (le plus grand d’europe se trouvant en haute savoie) qui ont été construits pour faire de la neige de culture alimentant des canons à neige, eux memes curieusement placés à des altitudes ou la temperature ne permettra pas, dans un futur proche , de produire cette fameuse neige de culture présentée comme une providence. pourquoi ? je me le demande. pourquoi aussi, en aval de ces lacs se sont construits ou se construiront des centrale de traitement d’eau qui tournent aparemment très en dessous le leur réelles capacités ? y aurait il un plan b ? et financé par qui ? qui investit dans l’eau potable ? les maires de communes qui s’endettent dans des équipements de ce genre, alors qu’il est prouvé qu’ils ne pourront plus utiliser ces équipements pour de la neige de culture ont ils reflechi a ce qu’il arrivera s’ils ne vendent plus de forfait ? la faillite, le rachat au rabait des équipement,la construction par les acheterurs d’usines de mise en bouteille !!!! il ne faut jamais oublier qu’avant de mettre en avant les sports d’hiver, les montagnes sont les plus gros philtres d’eau potable sur cette planète. Et l’enjeu actuellement sur les placement financiers à long terme , c’est l’eau !!! la cupidité des petites mafias des sports d’hiver, et de certains propriétaires de nos montagne, qui leur fait vendre des terrain et des projets immobilier à des tarifs qui leur permet de se la couler douce, et qui coupe l’accès à la propriété à leurs prores enfants et aux saisonnier, les ouvriers et travailleurs sur lesquels reposent les sports d’hiver, est inadmissible ! par ailleurs si le rechauffement climatique fait monter les zones d’enneigement, il faut savoir que, concernant nos montagnes, le risque est l’affaissement de certaines zones, les éboulements en cas d’orages ou de précipitations pluviales...Je ne parle pas des attaques fulgurantes de bostrich suite aux tempetes de 99 sur nos forets. Pret de la ou j’ahbite cela deviens vraiment alarmant.Mon meilleur pote , qui vient de travailler pendant 3 ans comme bucheron dans les hautes alpes pour une association qui fait de la refection de chemins ne trouve du boulot que chez des gars qui tronconnent des parcelles pour vendre du bois de chauffe.A chaque fois que je fait un footing en foret, j’halucinne sur le manque d’entretien et sur le potetiel d’habitation qui pourraient être autonomes non raccordée au réseau et non polluantes, alors que je vois des saisonniers, en hibver passer la saison dans des camions et des caravanes parceque les loyers sont hos de prix, ou que les propriétaires veulent les louer à la semaine.et tout le monde s’en fout.Les propriétaires et les communes sont completement mystifiée et obsédée par la neige. Or quel pourrait être le role des montagnes, en dehors de monter des masses de gens en telesiège à la noêl et en février sur des zones lissées par le dynamitage....la pratique du plein air (y apas que le ski), en toute période dans un cadre de non competition, avec des projets d’écotourisme dans un environnement sacré : notre philtre d’eau potable.or que se passe-t-il ? les riches étrnger investissent la place et exigent des restaurants haut de gamme, des parking, de l’hélico, des gros chalet qui ont l’air "ancien" à l’extérieur,et qui sont chauffés à l’electricité.on pompe l’eau pour en faire de la neige de culture, on fait venir des masses de gens dans des fond de vallées étroits qui ne peuvent absorber ces tonnes de matères féclaes en si peu de temps.... Savez vous que le lobby de la neige est assez influent pour modifier des projets de lois qui veulent étaler les vacances scolaires. en février, je ne bois meme pas l’eau d robinet tellement elle pue...en octobre, c’est lugubre et tous les commercants sont fermés !!! je fais de la peau de phoque depuis plus de 10 ans et maintenant je me fais traiter de danger public qui met en danger la vie des sauveteurs , alors que les chiffrees des morts sur domaines skiable et des accidents graves sur ces memes domaines sont tenus secrets parcequ’ils surclassent ceux des accidents en hors piste... Comme l’a dit un précedent posteur...il faut prendre de la hauteur. la politique du tourisme de l’aménagement du territoire et de l’agriculure est à revoir.
Toi t’habites Serre Che !
non pourquoi ? ya qu’a serre che qu’il y a du bostrich ? ou des saisonniers en caravane en hiver ? ou encore des skieurs hors piste qui se font traités de fou ?? ou des centrales d’épuration toutes neuves en aval de lacs de retention et de canons à neige en moyenne altitude ? Décidemment je ne vois pas ce qui te fais dire que j’habite à serre che. J’habites à plusieures vallées de serre che, et si je devais habiter dans ce coin, je choisirais plutôt la Grave :-p Je crois que les problèmes dont je parle ne sont pas propre à Serre Che, mais concernent bel et bien tout l’arc alpin Français et les pyrénées aussi d’ailleurs.
ne restons pas sur le premier niveau de réflexion. Le besoin de neige est incontestablement lié au besoin d’eau des populations humaines, animales et à l’alimentation de la nature. Mais le ski... déjà ces dernières années, les jeunes générations modifient leurs habitudes, les populations migrantes ne sont pas attirées par un sport qu’elles n’ont jamais pratiqué, les anciens qui ont fait vivre et se développer les sports d’hivers et les stations ne skient plus des semaines complètes comme avant mais plutôt deux ou trois jours, car le physique se fatigue. Résultat constaté dans les Alpes italiennes en 2006, diminution de 30 % des skieurs sur les pistes... J’ajoute que l’absence de neige de l’année passée a été compensée par le canon à neige et que, est-ce un hasard, il y a eu une multiplication des accidents sur les pistes. La lutte contre le réchauffement est vital mais pas pour le ski.
oui mais ce sont ces "gens du premier degré" qui pompent l’eau...donc nous sommes obligé de rester quand meme un moment au niveau de ce premier degré, et de partir de la pour une reflexion qui prensde de la hauter, ce que j’ai essayé de faire en posant quelques questions qui partent des lacs de retantion et du réseau de tuyau construits actuellement pour déboucher sur le besoin d’eau des populations humaines. l’industrie du ski est mal gérée. elle pourrait avoir son utilité pratiquée de manière mixte avec du ski de randonnée, car pratiquer sur piste permet d’acquerir une technique qui est ensuite très utile en rando. par ailleurs, les accidents proviennent du fait d’une population de moins en moins résistante, et de plus en plus entassée sur des périodes courtes et sur des domaines skiables moins enneigés. Les jeunes ne demandent que ça de pratiquer, mais isl n’ont pas les moyens, et les saisonniers qui viennent la tete pleine de reve de plain air se retrouvent à triler 60 heures par semaine et à habiter dans des caves...en fin de saison tout est fermé et on les prie de rentrer chez eux...de toutes façon ils reglent leurs ardoises et il ne leur reste rien. L’industrie du ski doit arreter de tout pomper, et s’intégrer dans un tourisme plus global, plus pluriactiviés (raquettes, randonnées, escalade)...et les stations doivent ouvrir à l’année en cessant de focaliser sur 6 semaines qui font 90 pcent de leur chiffre et qui fatiguent tout le monde......mais la je vois tirer la gueule les commercants habitués à ouvrir 6 mois de l’année en encaissant un gros paquet d’euros pour se payer un train de vie de luxe, qui n’a plus rien à voir avec leurs parents ou grands parents qui menaient une vie rude de montagnard...











