Les principes mêmes de fonctionnement de nos institutions démocratiques internationales nous empêchent d’échapper à un sévère changement climatique.
Mark Lynas, l’auteur de l’intéressant Six Degrees - espérons que la version française sera bientôt en rayon - a publié dans le Guardian du 13 juin dernier un article qui raconte le récent exercice d’un think tank (le Stockholm Netwok) qui a bâti 3 scénarios possibles pour le futur, un peu à la mode de Shell.
Le premier scénario s’appelle Agree And Ignore
(se mettre d’accord et ignorer) : les gouvernements s’engagent à
entreprendre des actions pour réduire le changement climatique, mais ne tiennent pas les objectifs qu’il se sont fixés.
"Cela vous rappelle quelque chose ?" commente cyniquement Lynas.
Le second s’appelle Kyoto Plus :
Enfin, le dernier scénario - Step Change, soit changement en rupture - repose sur l’arrivée prochaine (2010-2011) de catastrophes naturelles telles qu’elles provoquent une évolution radicale de la posture des décideurs mondiaux. Les approches nationales de réduction de gaz à effet de serre dans les pays consommateurs sont abandonnées au profit de droits d’extraction limités, accordés par l’ONU aux entreprises qui extraient du sol les combustibles fossiles ; il s’agit là d’un angle d’attaque qui n’est pas sans rappeler celui que nous avions adopté dans les Douze Salopeurs : examinons le mal à la racine plutôt qu’à l’autre bout de la chaîne. La propagation du prix de ces droits jusqu’au consommateur final réussirait, plus sûrement que l’approche à la Kyoto, à faire drastiquement baisser la demande."Dans celui-ci, les gouvernements signent un accord fort en 2009 à Copenhague, qui engagent les pays industrialisés dans un nouveau cycle d’objectifs style Kyoto, tandis que les pays émergents les rejoignent au fur et à mesure qu’ils atteignent le stade du "monde développé". Ce scénario représente le meilleur résultat qui puisse déboucher de façon plausible du processus en cours."
Pour fixer les idées, à +3°C, on devrait voir les premiers ouragans de catégorie 6, l’Amazonie disparaîtra sous la pression conjuguée de la sécheresse et des feux de forêt et les tempêtes d’équinoxe pourraient ruiner quelques pièces essentielles de notre littoral. A +5°C, nous aurons changé de planète. Seul le Nord de l’Europe bénéficiera encore d’un climat supportable par l’homme - mais malheureusement, ses sols acides seront bien incapables de se transformer en grandes plaines céréalières. L’Europe du Sud sera devenue durablement désertique.
On fait souvent appel à la théorie des jeux et ses incontournables équilibres de Nash pour proposer des solutions politiques viables aux questions environnementales. Par exemple, le marché des crédits d’émission se justifierait par le fait qu’une entreprise finira par préférer réduire ses émissions par de judicieux investissements, plutôt que d’acheter éternellement des droits à polluer.
A la lumière de cette théorie, on peut comprendre qu’un décideur, finalement, préférera choisir l’option faible du scénario Agree & Ignore : en l’absence d’un cataclysme à la Pearl Harbour qui prépare l’opinion à n’accepter "que du sang, de la peine, des larmes et de la sueur", aucun élu n’acceptera de prendre le risque d’être impopulaire à imposer des mesures qui se seront révélées a posteriori à peine moins inefficaces que l’inaction totale.
Thèmes
Brrr... seule consolation,je ne serai plus là !
Terrifiant mais réaliste, à mon avis. On va en prendre plein la gueule parce que nos intérêts à court terme ( le fric ) restent prépondérants dans nos décisions.
Arg.
Rappel : tous les modèles de réchauffement climatique global entraînent une BAISSE des températures extrêmes sur l’Europe (hivers doux et étés pourris), pas une augmentation de la température tout court ! C’est dans d’autres coins (en particulier aux hautes latitudes) que la différence de température la plus importante est attendue.
Ça pourrait d’ailleurs donner des résultats encore pires que ceux que l’auteur présente :/
Eh bien , la baisse des températures de l’Europe en cas de baisse ou d’arret du Gulf stream est un mythe.
En fait, le Gulf Stream pourrait jouer un rôle climatique, mais plus complexe et peut-être indirect. Il n’est en tous cas pas seul à expliquer la douceur relative des hivers européens. L’énergie thermique accumulée l’été par le continent eurasiatique, mais surtout par les mers est pour partie restituée l’hiver aux masses d’air poussées par les vents notamment au dessus de l’Atlantique, sans que ces derniers connaissent les perturbations que leur imposent les chaînes montagneuses orientées Nord-sud qui bordent les Amériques. D’autre part, le courant océanique de jet, c’est-à-dire la déviation des vents par la rotation de la Terre, ou force de Coriolis apporte en hiver sur le continent, grâce aux vents d’Ouest dominants, de l’air océanique beaucoup plus doux que l’air continental. Or les vents dominants viennent de l’ouest en Europe et plutôt du Nord pour l’Amérique du Nord.
Une étude publiée en 2002 par Richard Seager (climatologue de l’Université Columbia) étaye par des modèles l’hypothèse que l’effet du Gulf Stream est nettement moins important que l’effet des mouvements atmosphériques. Les simulations de Richard Seager laissent penser que l’écart hivernal de température moyenne observé entre l’Est des États-Unis et l’Ouest européen (à l’exception notable de la Norvège) n’est que peu lié au Gulf Stream, mais plutôt aux sens des vents dominants qui diffèrent : La présence des montagnes rocheuses et la configuration géographique expliqueraient mieux les écarts de température, le vent à l’est des États-Unis venant du nord, tandis que le vent à l’ouest de l’Europe vient de l’ouest. Le Gulf Stream aurait dans les différents modèles testés par R. Seager un effet nettement plus faible, et son arrêt ne changerait rien au fait que l’Amérique du Nord resterait plus froide que l’Europe en hiver. Ses modèles suggèrent un refroidissement de l’ordre de 4,5 à 6 °C aux latitudes moyennes, et de l’ordre de 20°C en Norvège, en cas d’arrêt du transport de chaleur océanique, mais également réparti de part et d’autre de l’Atlantique. Cet effet ne ferait alors, aux latitudes moyennes, que compenser le réchauffement global.[1]
Si un contraste existe entre Paris et Montréal, c’est à cause de la rotation de la Terre qui fait qu’aux latitudes tempérées, les bords Est des océans bénéficient d’un climat océanique : ils sont sous l’influence des vents d’Ouest qui s’établissent entre les anticyclones subtropicaux et les zones dépressionnaires et qui dans leur parcours océanique puisent chaleur et humidité.
Source : wikipédia
Ouais ouais, et la marmotte met le chocolat dans le papier alu...
J’aimerais assez savoir combien de charlatans au cours des millénaires ont prédit la fin du monde avec des arguments tout aussi convaincants que ces modèles mathématiques qui sont d’accord entre eux... avec une marge d’erreur de 67% !
Il n’est pire sourd que celui qui ne veut entendre...
Le problème, c’est que les climatologues et les géophysiciens ne sont pas d’accords : pour les premier, la situation est catastrophique, et c’est la faute des hommes ; pour les seconds, le réchauffement climatique n’est qu’une évolution normale du système solaire.
Un débat sur www.contre-feux.com fait la lumière sur cette divergence http://www.contre-feux.com/debats/e...
Ces élucubrations issues de la prospective n’ont strictement aucune valeur scientifique. Plus généralement , la prospective n’a jamais été fichue d’imaginer le moindre futur sans se tromper lourdement. Bien-sûr, ces délires millénaristes trouveront toujours moult adeptes plus soucieux de villipender les mauvais penchants humains que d’exactitude scientifique. Pour être vraiment honnête, il faut dire que personne aujourd’hui ne peut expliquer clairement la nature, l’ampleur et les causes des changements climatiques.
Votre réaction m’évoque un peu celle d’un patient qui apprend qu’il a un cancer, et ce met à croire très fort qu’on lui ment, que son dossier a été confondu avec un autre, que le toubib était ivre, que la machine était défaillante ou que sais-je.
Autant il est vrai que les modèles climatiques ne sont pas parfaits (aucun modèle ne l’est) mais l’impact grandissant de l’humanité (via le CO2 notamment, mais pas seulement) sur le climat, et le fait qu’on soit en passe de connaitre un changement d’ère climatique artificiel, ça ne fait aucun doute.
L’avènement du règne des Faux Prophètes... de malheur... cela vous rappelle quelque chose ?
Tous ces scénarios hautement hypothétiques doivent surtout laisser perplexe. La planète a connu un réchauffement brutal de 10 C en trois ans seulement, il y a 15 000 ans, et nous sommes toujours là !
Eh oui nous sommes toujours là !
Mais on m’a appris à comparer ce qui est comparable, et les sociétés humaines de ces temps reculés n’avaient RIEN en commun avec nos sociétés actuelles !!!
Vous imaginez-vous que les solutréens ont profité d’une glaciation pour migrer jusqu’en Amérique sans le moindre de nos équipements d’hiver, sans pétrole, sans aucun des moyens qui nous facilitent aujourd’hui la vie.
Combien d’entre nous aujourd’hui seraient capables d’un tel périple ?
Très peu.
Ceux qui ont survécu à un certain nombre de bouleversements sont une minorité, probablement.
Et nos sociétés sont incapables de supporter certaines désorganisations profondes : cette incapacité se traduira par de très nombreux morts, ne serait-ce que parce-que à partir d’un certain niveau de pénurie tout le monde s’entre tuera pour quelques patates moisies...
Mais c’est peut-être ce que vous souhaitez ?
On a le choix entre des changements climatiques qui vont réguler sérieusement l’explosion démographique ou alors aucun changement et une famine généralisée à cause de cette même explosion.
Le véritable problème n’est pas le changement climatique mais l’explosion démographique. Les changements climatiques que l’on prédit sont en fait une aubaine pour l’humanité.
Je pense que personne n’a intérêt à vivre dans une fourmillière. Jacques Cousteau disait avec beaucoup de sagesse que la terre est faite pour supporter agréablement 500 millions de personnes.
Il est clair qu’on pas vraiment prévoir ce qui se passera au niveau du climat et de ses conséquences dans un futur proche.Cet article démontre bien qu’il s’agit là des suppositions et d’extrapolations plus ou moins bien fondées écrit par des catastrophistes qui ont l’habitude de mélanger les vérités et leurs certitudes pour faire de coctails détonants.Et tout cela pour appâter des gogos sidérés par la pseudo science des manipulateurs du 21 siècle.Amen.
A quoi servent les climatologues et les glaciologues ? Alors . On peut peut-etre pas prévoir le temps au dela de dix jours mais savoir quel sera la tendance du climat en fonction d’une augmentation du gaz carbonique , c’est tout à fait faisable , c’est à dire modélisable . C’est ce que fait Meteo france , Meteo Office et son centre de Hadler L’incertitude réside plutot dans les scenarii que l’humanité va prendre .
Certes , il ne faut pas etre pessimiste ou alarmiste mais c’est ce qui est décidé aujourd’hui qui indiguera la catastrophe annoncée , rappellez vous le rapport Stern , ce sont des milliards de dollars que coutera le réchauffement climatique si on ne fait rien . et contrairement à ce que l’on pourrait imaginer la hausse du pétrole pourrait avoir un impact négatif sur le réchauffement climatique , car beaucoup de pays pourrait se tourner vers le charbon .
D’un autre coté , des solutions prometteuses existeront probablement d’ici quelques années pour capter le CO2 , et peut-etre en faire du carburant en utilisant des carburant à base d’algues ou une bactérie qui utilisent le CO2 pour produire de l’éthanol .
Quoiqu’il arrive nous aurons droit à 2 C supplémentaire en 2050 , du à nos émissions de GES passées
lundi 23 juin 2008 , Agora Vox :
Un salon de coiffure londonien condamné pour discrimination "indirecte" La BBC dévoile enfin la « vérité » sur l’effondrement du WTC7 L’inutile voyage de Sarkozy en Israël Antisémitisme : l’emballement médiatiqueTuerie à Akihabara et peurs occidentales Mais où va le Conseil ? Karl Lagerfeld en naufragé de la route... et de la Sécurité routière Réchauffement climatique : l’inévitable catastrophe Leurre de la dette publique Les blogs, la nouvelle force d’opposition en France La mort programmée, à 20 ans, du RMI Speed Racer" : de la voiture-balai XXL au film prototype incroyable ! Divagations autour du supplément du JDD Indépendance journalistique et lien de subordination sont-ils compatibles ? Bloquons les blogs Renouvelables : vague ou raz de marée ? Tuerie à Akihabara et peurs occidentales Mais où va le Conseil ? Même la paix est une affaire d’hommes Revisiter le Péloponnèse Le parlement polonais soutient la candidature de l’UEA au prix Nobel de la paix Hugues Pagan : une lueur dans la nuit du polar français Quelle justice transitionnelle pour le Togo ? La télévision, quels dangers pour les enfants ? "Le Cabaret des utopies" par le groupe Incognito au théâtre de la Cité internationale 22 juin : journée nationale de réflexion sur le don d’organes. Entre information et promotion ?
Y a-t-il dans ces sujets des thèmes plus importants que d’autres ? Le Réchauffement climatique : l’inévitable catastrophe peut elle être réellement prise au sérieux au sein de notre mode de fonctionnement ….médiatique …Politique ? (Idem pour les articles concernant le pic pétrolier.) Nous allons avoir du mal à nous en sortir parce que notre fonctionnement est un fonctionnement "neutre" chacun peut dire et penser ce qu’il veut : rien n’a d’importance, il n’y a pas de vérité mais des vérités .... Pourtant, je sais qu’une pomme lorsqu’elle est mûre ...tombe.Je sais que le pétrole quand y en aura plus y en aura plus .Je sais que si le climat se dérègle trop vite , on va souffrir ! Et que face à ces deux prévisionnels nous avons une attitude bien légère .
Hélas, tous nos éminents savants, élites, élus et vous-même semblent oublier la cause première de ces catastrophes : est la surpopulation humaine qui se reproduit en toute anarchie surtout depuis le 20ème siècle sans se préoccuper de savoir comment vivra leur progéniture (avec un masque à oxygène et un verre d’eau potable, et 100g/j de pâte d’algues marines protéinées et vitaminées enfin uniquement pour ceux qui auront les moyens de se le payer !!!)
En France, nous n’avons plus assez de terres cultivables pour satisfaire la demande en légumes, céréales, fruits, et pourtant la politique nataliste se développe, et consiste à rémunérer toujours plus l’utérus des femmes en fonction de leur rendement (plus t’as de gosses et plus tu touches d’aides sociales, primes financières, réductions d’impôts, gratuité..)
Au début du 20ème siècle nous n’étions que 2 milliards ! Aujourd’hui nous approchons de 7 milliards ! A quand la politique de l’enfant unique sur tous les continents ! A quoi cela sert de mettre au monde des condamnés à l’enfer ? Combien d’êtres humains n’ont toujours pas accès à l’eau potable de nos jours ? Environ 1 milliard !!!!!!!!!!!!!
Il serait plus que temps que les hommes changent de mentalité et ne se croit pas obliger de se reproduire à tout va ! et surtout que les femmes aient plus d’imagination dans la vie comme on dit !! non ?
La seule certitude est qu’il n’y a jamais eu autant de CO2 dans l’atmosphère au cours des 800 000 dernières années. Le reste... Nous sommes vu notre nombre et notre régime alimentaire tellement dépendants d’un climat stable, prévisible, non chaotique que nous sommes très vulnérables et donc devons diminuer massivement nos émissions de CO2 (au cas où). A noter que si les gaz à effet de serre sont responsables de l’évolution du climat l’inertie du système est tel que même une stabilisation des taux serait potentiellement dommageable et certains disent qu’il nous faut en plus les diminuer. Nous pouvons le faire en modifiant nos sources d’énergie (y compris en électrifiant nos moyens de transport, 60% du pétrole y étant consacré) et en extrayant du CO2 de l’atmosphère via le concept d’émissions négatives si nécessaire. Nous pouvons ne pas le faire aussi et Stern nous aura prévenu : le coût de l’action représenterait de l’ordre d’un pourcent du PNB mondial et le coût de l’inaction 20% si mes souvenirs sont bons.
Non, cette certitude est fausse, désolé, il y a eu des taux de CO2 bien supérieurs dans le passé des 800.000 ans, voir sur ce site par exemple : http://www.pensee-unique.fr/doutes.html
@ jmr
Vous confondez milliers et millions d’années (relisez la page !). A moins de refuser le résultat du sondage EPICA qui a livré des mesures homogènes sur un site sur 800 000 ans, il faut admettre qu’il n’y a pas eu un tel taux de CO2 avant maintenant sur cette période. Le débat n’est pas là et concerne la sensibilité du climat au taux de CO2 (négligeable ou important ?...).
"on fait dire ce que l’on veut aux modèles mathématiques" Haroun Tazieff
Une vieille émission "ciel mon mardi" dont le sujet "craintes pour notre futur" débattait des risques planétaires et notamment de l’effet de serre. On retrouve Haroun Tazieff qui en grand pédagogue démontre la faible influence des émissions de co2 sur l’effet de serre par un exemple simple. Cette émission date d’une bonne quinzaine d’années mais la démonstration reste pertinente.
Haroun Tazieff était un grand scientifique et un excellent vulgarisateur et un excellent orateur. Durant cette émission (disponible sur dailymotion.fr) Tazieff présente les risques pour notre environnement et tient un discours proche de celui de Claude Allègre.
Merci Laurent pour le Lien. Ahhh, Harou Tazieff, il nous manque ! Dommage qu’il n’y ait pas plus de scientifiques vulgarisateurs comme lui. A la place, on a des Reeves ou des Jouzel, qui ne font que répéter les thèses à la mode.
D’abord à un modèle, on ne fait pas dire ce que l’on veut, par contre tu peut changer le modèle mathématique, mais normalement dans un modèle, tu veux être le plus proche possible de la réalité, par contre ce que l’on peut reproché au modèle mathématique utilisé en climatologie, est : sont-ils proche de la réalité, deuxièmement comprend-t-on, ou bien connaissons tous les phénomènes entrant en jeu. Par contre ce que je déteste avec le GIEC, c’est que de plus en plus d’argent est investi dans des recherche en climatologie à cause de leur conclusion, hors on sait très bien que quand tu multiplie par dix les budgets dans un domaine, cela veut dire que d’autre domaine le budget se réduisent, et tout aussi important. Il y a quelque jours, j’ai entendu qu’au états unis, on parlait que pour 2008 on estimait que les financement ayant un lien avec le réchauffement climatique allait croître encore de 50%.
(ce qui suit s’inspire d’un exposé de Jancovici, avec des chiffres un peu actualisés et des exemples différents)
Selon le GIEC , pour arrêter d’accumuler du CO2 dans l’atmohpsère, faut diviser par 2 les émissions. Ce serait là le niveau durable.
Maintenant, si en plus d’être durable on veut être équitable, c’est à dire qu’on estime qu’il n’y a pas de raison qu’un Suisse ait droit à plus qu’un congolais, on a droit chacun à émettre 2 tonnes de CO2 par an.
Ok, ce chiffre ne parle pas beaucoup. Disons donc que pour atteindre ce chiffre, un Français doit diviser ses émissions par 4, un Américain par 10. Les pays émergeant comme la Chine, le Mexique, la Malaisie, la Turquie, doivent diviser les leur par 2 - donc même eux consomme déjà beaucoup trop, même si c’est pas dans la même proportion que nous. 2 tonnes par an et par personne, c’est le niveau du Maroc.
Ce quota de 2 tonnes par an, je l’épuise par exemple en faisant un aller retour paris chicago en avion. Je ne peux plus rien faire d’autre dans l’année (pas même manger, y’a plein de CO2 produit pour faire notre bouffe, par les tracteurs par exemple). *Ou* en faisant 16 000 km avec une petite voiture ou 8000 km en 4X4. *Ou* en utilisant 720 litres de fioul domestique pour me chauffer (soit une citerne de 2160 litres pour une maison habitée par 3 personnes, ce qui est réaliste, si c’est pas trop mal isolé).
Maintenant si on regarde plutôt vers 2050, là faudrait plutôt diviser les émissions par 3 (ce qui finira par arriver, de toute façon, les réserves d’hydrocarbures étant finies) et on serait plutôt 9 milliards. On arrive donc à 1 tonne par personne et par habitant. Ce qui passe le diviseur à 20, 8 et 4 respectivement pour l’Américain, le Français et le Chinois de tout à l’heure.
C’est moins que les émissions actuelles d’un Indien (1.3 tonnes). 1 tonne par an et par personne, c’est à peu près les émissions d’un Gabonais.
Voilà, ces comparaisons sont sans doute simplistes, mais elles montrent que les enjeu du "durable+équitable" ce n’est pas réduire de 10% les émissions de la voiture, de 5% celles du chauffage et de 2% celles de l’abion :-/










