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Réchauffement climatique : consensus ou polémique ?

Article publié le 26 mars 2007

La publication du rapport du Groupe Intergouvernemental d’Experts sur l’évolution du Climat (GIEC) le 2 Février dernier aurait dû clore toute polémique sur la responsabilité de l’homme dans le réchauffement climatique. Or un groupe ultra minoritaire de scientifiques essaie de faire entendre une autre version sur les causes de ce réchauffement.

Lors d’une conférence donnée le jeudi 1er Mars 2007 à l’Université de Jussieu, Vincent Courtillot, directeur de l’Institut de Physique du Globe de Paris (IPGP), a confirmé son désaccord avec le consensus scientifique sur la question climatique, et condamné l’attitude trop catastrophiste des médias.

M. Courtillot a mis en avant ses doutes, partagés par ses collègues de l’IPGP dont fait partie Claude Allègre, sur la validité statistique du GIEC qui estime le rapport entre activité anthropique et réchauffement à 90% de probabilité. « La science constate à la fois un réchauffement avéré et une augmentation de la quantité de CO2 dans l’atmosphère [...] Vouloir corréler les deux constations dans une relation de cause à effet, sous prétexte qu’elles sont corrélées dans le temps, n’a présentement aucune base scientifique » affirme Serge Galam dans un article publié dans Le Monde en Février.

En reprenant la fameuse courbe d’évolution de la concentration du gaz carbonique atmosphérique, principal gaz à effet de serre, Courtillot affirme qu’on ne peut pas évaluer avec certitude sa progression future. Même si depuis les années 1970, et non depuis la révolution industrielle du 19ème siècle, on note une nette augmentation du CO2 dans l’atmosphère, pourquoi ne pas envisager une baisse soudaine dans les années à venir ? En étudiant certaines roches, des scientifiques ont pu élargir cette courbe aux deux précédents millénaires. Au Moyen-âge, on peut également voir une progression forte de la teneur en CO2 atmosphérique comparable à celle enregistrée ces dernières décennies, suivie d’un retour à une valeur moyenne et ce sur une période de plusieurs dizaines d’années. Alors, s’agit-il de fluctuations rares qui vont s’estomper, ou à l’inverse des premiers signes d’un changement global qui va s’amplifier ?

Selon Courtillot, les scientifiques n’ont pas assez « regardé ailleurs », en ce sens que l’esprit scientifique veut que toutes les hypothèses soient envisagées. A partir d’une évidence qui leur est parue solide, les scientifiques et les politiques se sont embarqués dans la lutte contre le CO2. Or, il pourrait y avoir d’autres causes dont nous n’aurions pas étudié les conséquences. Par exemple les variations du Soleil et de ses taches, qui selon le directeur de l’IPGP expliquent beaucoup mieux les variations de températures que le gaz carbonique.

Entouré d’une équipe de chercheurs venant de différentes disciplines, Courtillot tente actuellement de valider ses hypothèses afin de montrer que les recherches actuelles sur les moyens « d’éviter le pire » ne vont pas dans le bon sens car elles ne se basent pas sur les bons problèmes.

Les contestataires reprochent également le manque de rigueur dans l’utilisation des données sur les variations de température. Ils mettent en avant le peu de sources et de vérifications des données donc l’impossibilité d’être critique quant aux mesures de la température. « A partir de plusieurs petites erreurs, on peut arriver à de grosses erreurs », insiste Vincent Courtillot.

Mais il est difficile de se faire entendre lorsque l’on défend une hypothèse qui viendrait démonter tous les efforts mis en œuvre par les politiques au niveau international. Car cette bataille contre le réchauffement de la planète renvoi à des enjeux économiques immenses aussi bien dans les moyens financiers engagés pour la diminution des émissions de gaz à effet de serre que dans l’opportunité d’un essor pour certaines entreprises. Dans le livre Green to Gold : Companies Use Environmental Strategy to Innovate, Create Value and Build Competitive Advantage paru en Octobre 2006, Daniel Esty et Andrew Winston montrent que “passer au vert” permet à de grandes sociétés (BP, IKEA, McDonald’s entre autres) d’augmenter leur chiffre d’affaire sous l’étiquette d’une initiative au progrès environnemental. En France, des pôles de compétitivité, comme Tenerrdis en Rhône-Alpes, se forment autour de la question environnementale et cherchent des solutions pour préserver la planète en favorisant l’implantation d’énergies renouvelables. Jacques Chirac proposait en Février la création d’une Organisation des Nations Unies pour l’Environnement (ONUE). On ne peut voir dans cette mouvance « écolo » que d’aspects positifs. Est-ce pour autant la meilleure solution pour parer aux catastrophes prévues par les climatologues si la température continue d’augmenter ?

Thèmes

Sciences Climat Changement climatique CO2 Gaz à effet de serre

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commentaires
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par Higgins (IP:xxx.xx7.106.211) le 26 mars 2007 à 11H59

Enfin un discours qui rompt quelque peu avec l’"écologiquement correct".

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par Alain (IP:xxx.xx5.208.241) le 26 mars 2007 à 12H36

Il est bon que l’on puisse débattre. Cela va dans le bon sens. Bien que partisant de la thèse contraire, il faut faire preuve de tolérance et accepter que l’on puisse ne pas penser comme nous.

Si réellement la terre se rechauffe et que c’est une réalité, nul doute que l’Homme prendra les décisions qui s’imposent. Peu être avec du retard, mais vous avez déjà vu l’Homme prévoir quelque chose et agir aussitôt ?

J’espère que les commentaires qui suivront se feront dans le respect, sans les insultes qui ont émaillés les autres articles sur ce sujet.

Evitons mes amis les "tout le monde sait que" et les "il faut être idiot pour penser que".

Bon débat !

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par . (IP:xxx.xx1.129.2) le 26 mars 2007 à 15H50

la terre ne se rechauffe pas, elle refroidit. tres legere infuence de l hommme dans le rechauffement climatique.

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par Damien Sage (IP:xxx.xx3.102.82) le 26 mars 2007 à 20H09

A la lecture des différentes réactions qui suivent, on constate hélas que la demande d’alain n’a pas été exauxé.

La foire d’empoigne classique a eu lieu, et comme toujours, on se traite de crétin à tout va.

C’est grace a ces attitudes que 99% des electeurs (voynet est à 1-2% d’intention de vote) se contre fiche du débat écologique.

Pour les gens de gauche, les gens de droite ne s’intéressent qu’à s’enrichir, et sont tous propriétaires d’une usine dans leur jardin.

Pour les gens de droite, les gens de gauche sont des utopistes qui préconisent le retour à la vie dans les arbres et veulent remettre notre économie au rang d’un pays sous developpé.

Ceci pour dire, que l’on ne s’en sortira pas comme ca. Il faut que l’écologie s’abstienne de parler politique. En quoi le marigae homosexuel sert-il la cause des énergies renouvelables ?

Une majorité de scientifique, il est vrai, constate le rechauffement et en attribue à l’homme la paternité.

Mais je m’étonne de voir le bonheur et la rage systématique des écologistes à déchirer tout propos quiu remettrait en cause l’explication qui nous est donné.

Car si le rechauffement n’est pas du à l’homme, mais s’il existe bel et bien, la problématique n’est plus du tout la même.

Et si l’’homme est bel et bien responsable, ce n’est pas en insultant ceux qui tirent les ficelles de l’économie (je pense aux patronat) que l’on va les faire changer d’avis.

Il faut donc, et je rejoint alain la dessus, s’abstenir de toute insulte, revendication exagérée (nous sommes tous entre climatologues diplomés ici ?), ou sarcasme.

Vous pouvez très bien dire que pluton se rechauffe sans pour autant envoyer bouler tous les arguments de l’autre camps.

Et vous pouvez très bien vous réjouir des progrès de la science qui vont dans le bon sens, sans remettre en cause votre combat écologique.

Enfin, et vous m’excuserez tous s’il vous plait pour ce coup de gueule, mais de quoi aurons nous l’air quand dans 30 ans, nous expliquerons que nous luttions contre le rechauffement climatique, en s’insultant dans des forums ?

Et bien nous aurons l’air de parfait abrutis, tous et toutes autant que nous sommes.

Assez.

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(IP:xxx.xx3.171.9) le 28 mars 2007 à 11H12

Euh, ce sont les politiques libérales de la Banque mondiale du FMI et de l’OMC qui font les pays sous développés de nos jours... Comme quoi, quand tu es libéral, tu veux que chacun se développe en écrasant l’autre, mais quand l’autre vient cherché un peu d’aide chez toi, tu le fais tabasser par tes flics et puis tu le renvoi là ou tu as tout confisqué. Sans coeur va !

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par romu (IP:xxx.xx0.32.28) le 26 mars 2007 à 12H55

Courtillot et ses amis ont débattu récemment à l’académie des sciences avec des Français du GIEC. Plusieurs organes de presse se sont fait l’écho de débat assez vifs dont la bande à Courtillot n’est pas sorti grandie loin de là.

Que le débat doive exister pourquoi pas, mais faire comme Allègre et consorts, à savoir démonter publiquement le travail de scientifiques dont on ne maîtrise pas soi-même la spécialité, est assez lamentable.

Maintenant concernant un espèce de "complot" pour les thèses de l’effet se serra, si c’était vraiment le cas, le message des pays impliqués serait :
- ne prenez plus l’avion,
- n’achetez plus de voiture,
- ne consommez plus

Vous entendez ça vous ?? Pas moi, désolé.

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par lerma (IP:xxx.xx1.72.26) le 26 mars 2007 à 13H50

Il convient de dénoncer les médias-bizness qui nous vendent le réchauffement climatique parce qu’ils ont des choses à nous vendre.

Ils n’ont généralement que des intéréts particuliers à l’image de Nicolas Hulot qui n’est qu’un homme d’affaire qui a su trouver la bonne niche

http://www.tvargentine.com

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par Higgins (IP:xxx.xx7.106.211) le 26 mars 2007 à 14H15

@ Alain

Tout à fait d’accord avec vous sur la sérénité que doivent avoir les débats.

J’ai le profond sentiment qu’en matière d’écologie, que je distingue de la doctrine verte, l’écologisme, l’anathème prend malheureusement trop souvent le dessus lors du débat. Au vu des relevés climatologiques effectués depuis au moins cent ans, on assiste effectivement à un réchauffement global. Maintenant, déclarer de façon péremptoire comme le fait le lobby vert, que la cause unique en est l’activité humaine est un peu court en matière scientifique. Il n’y a que peu de temps où l’on mentionne de façon explicite l’activité solaire comme autre raison. J’aurai également mauvaise grâce à omettre l’importance du cheptel mondial dont certains articles rappellent de temps à autres l’effet néfaste de ses flatulences non-maitrisées.

Si le point de vue de l’activité solaire devrait s’avérer comme étant la plus pertinente approche de ce délicat problème, cela n’autorise en rien à occulter la première et à tenir comme négligeable certaines recommandations qui relèvent le plus souvent, du simple bon sens. Là où je m’insurge, c’est, comme on peut le voir actuellement en Allemagne, on assiste à un débat ridicule sur le bien fondé des voyages en avion et où les politique rivalisent de veulerie pour s’attirer les bonnes grâces de l’électorat. Je suis assez heureux de vivre à une époque où on peut voyager assez facilement et rapidement à travers le monde entier. Je n’approuve pas spécialement le tourisme de masse mais pour autant, je n’accepte pas que par idéologie, d’aucuns culpabilisent les usagers de ce moyen de transport. La technique et l’ingéniosité humaine nous ont donné un formidable outil de liaison entre les hommes, je nous vois mal retourner, en dépit de son charme certain, à la navigation à voile.

Ce qui me choque le plus dans l’attitude des partisans de l’écologisme, c’est le sens unique de leurs critiques. Toujours de la gauche vers la droite alors, que de ce côté là de l’échiquier, on trouve des personnalités comme Corinne Lepage, dont la qualité du discours en vaut largement d’autres. Sans absoudre les multinationales de leurs excès, les premiers oublient souvent que dans les pays où on a expérimenté une autre approche économique, le soucis écologique n’a jamais été une priorité.

Je suis persuadé que l’intérêt actuellement porté aux choses de la nature relève d’un mal-être profond. L’"homo occidentalus" s’ennuierait-il à ce point dans la pseudo civilisation de loisir qu’il réclame à corps et à cri qui lui faille se faire peur avec son environnement ? Tout en déplorant cet état de fait, je souhaiterai, comme vous-même le mentionnez, que les débats "écologiques" se fassent entourés d’une véritable réflexion scientifique et non un terrorisme intellectuel comme c’est le cas actuellement. Dans ce domaine, on est véritablement dans "La ferme des animaux" et une chose est sure : les moutons bêlent très forts.

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par nisco (IP:xxx.xx8.241.237) le 26 mars 2007 à 14H17

@l’auteur

2ième § tu cite Galam qui remet en cause la relation courbe d’augmentation du CO2 et courbe d’augmentation de la température, selon lui trop simpliste pour être scientifique. Et 3ième §, sans transition, tu cite Curtillot qui ne remet pas en cause cette relation, bien au contraire, mais qui remet en cause l’évolution probable de la teneur en CO2 (combien de temps l’augmentation de CO2 continuera-t-elle ?).

Quel est donc ton argument : est-ce que la teneur en CO2 va arrêter d’augmenter comme au moyen-age et donc pas de soucis, ou est-ce que cette augmentation peut augmenter comme elle veut de toute façon cela n’a aucun rapport avec la température de la terre ? Entre les deux il faut choisir.

Autre question : Courtillot semble privilégier l’action de l’activité solaire sur le réchauffement et en même temps s’entourer de scientifiques de différentes disciplines pour trouver des solutions au vrais problèmes (donc le soleil). Quelle action peut-on avoir, nous humains, sur l’activité solaire ?

Quant au manque de rigueur que tu cite dans ton article, quelles données sur les températures ne sont pas validées ?

En fait je ne vois pas trop le but de cet article : semer le doute ? Si le doute est nécessaire en recherche scientifique, les politiques se doivent de faire des CHOIX, qu’ils fassent l’unanimité dans la communauté scientifique ou pas, ils doivent rechercher l’amélioration de la qualité de vie de leurs concitoyens (ce pourquoi on les a élu). Je ne vois pas en quoi les slogans politiques tels que "consommez moins, économisez l’énergie et les autres ressources, etc." vont à l’encontre de l’amélioration de la qualité de vie du plus grand nombre. Sauf si l’on se place au niveau des privilégiés qui peuvent de toute façon consommer à outrance, ceux-là, et c’est bien les seuls, voient d’un mauvais oeil toute restriction à leur sur-consommation des ressources en tout genre. Pour les autres, je crois que cet alarmisme n’est que bénéfique.

Nisco

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par Jeremy Z. (IP:xxx.xx1.32.59) le 26 mars 2007 à 16H02

Pour répondre à ta première question, en qualité de journaliste je me dois d’être le plus objectif possible. Je n’émets donc pas d’avis personnel sur l’évolution de la concentration du CO2 atmosphérique, mais simplement je rapporte la thèse de Vincent Courtillot. Selon lui, la tendance actuelle pourrait s’inverser, tout comme au Moyen-âge. Le CO2 pourrait donc voir sa concentration diminuer.

En ce qui concerne la deuxième question, effectivement nous ne pouvons pas contrôler les variation du Soleil. Mais ce n’est pas parce qu’aujourd’hui nous n’avons pas de stratégie pour contrer les éventuels effets du Soleil sur le réchauffement climatique, qu’il faut s’avouer vaincu, et encore moins mettre aux oubliettes l’hypothèse de son implication sous prétexte que nous, humains, n’y pouvons rien.

Les données sur les températures utilisées dans les rapports sur le réchauffement ONT été validées. J’indique que Courtillot déplore le manque de sources. Lorsqu’un scientifique entreprend des recherches, il ne peut pas se contenter que d’une seule série de résultats pour aboutir à des conclusions. Il faut qu’il ait plusieurs séries afin de les comparer, les moyenner, établir des marges d’erreurs dues aux instruments de mesures, etc.

Pour la dernière remarque, je partage ton opinion. Je pense qu’il est très important que la population soit alertée et agisse de façon plus respectueuse de l’environnement. Cela concerne la santé publique, la préservation des écosystèmes en danger et des ressources indispensables à la vie. Si d’aventure le CO2 n’avait qu’une part minime dans le réchauffement, et il n’en est pas le seul acteur, il serait bien dommage de passer à côté d’autres hypothèses. Il serait également bien dommage de se dire qu’une fois qu’on aura tout mis en oeuvre pour réduire considérablement la concentration de ce gaz à effet de serre, le réchauffement progresse car on s’était trompé de cible...

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par nisco (IP:xxx.xx8.241.237) le 26 mars 2007 à 16H39

@Jeremy Z.

Tu ne réponds, hélas, pas à ma première question qui met en relation la thèse de Galam et celle de Courtillot, alors qu’elles sont plutôt antinomiques... J’attends donc ta réponse quant à la relation entre ces deux thèses mises en juxtaposition dans ton article. C’est justement cette juxtaposition qui me pose problème et me fait dire que tu ne cherche qu’à brouiller les cartes au lieu d’éclairer le débat.

Je n’ai jamais dis nulle part, et d’ailleurs pas non plus le le GIEC, qu’il fialle "mettre aux oubliettes" l’influence du soleil dans le réchauffement climatique. Le soleil est le moteur du climat terrestre, une évolution de son activité impliquera inévitablement une évolution du climat terrestre. Je ne connais aucun scientifique qui hasarderait à contredire un tel fait. La discussion qui oppose le GIEC à l’IPGP concerne la proportion de chacun des facteurs (solaire et anthropique) sur le réchauffement climatique maintenant avéré. Ma réflexion sur le sujet est simple : laissons les scientifiques débatrent sur les %ages et demandons aux politiques de prendre les mesures nécessaires pour diminuer l’influence du facteur anthropique sur le réchauffement, que ce soit pour régler 90, 50 ou 20% du problème cela est primordiale de lancer les réformes aujourd’hui sans plus attendre.

Essayer de dire que le GIEC "met aux oubliettes" le facteur solaire dans le réchauffement est d’un non-sens absurde et d’une mauvaise foi sans borne, ce qui est bien plus une approche lobbystique que digne d’une journaliste scientifique, c’est cela que je déplore.

Sur le manque de source que déplore Courtillot, je suis comme toi, je ne sais pas de quelles données il parle puisque les carottes de glace ont été faites et refaites et les données validées, s’il s’agit des températures bien sur, mais aussi concernant la teneur en CO2 dans l’air enfermé dans cette même glace. Donc où est le problème, une meilleure explication de ta part semble nécessaire.

Le CO2 EST un gaz à effet de serre, c’est grâce à lui que la vie a pu se développer hors de l’eau. Dire que lutter contre le CO2 pourrait être comme se tromper de cible est donc un non-sens des plus flagrants. C’est juste la proportion de ce facteur par rapport aux autres qui est remis en cause, mais là je me répète... Quant aux actions sur l’activité solaire, c’est plus digne de la science fiction qu’autre choses, les politiques ont besoin de choses plus concrètes.

Je réitère ma question : où voulais-tu en venir en écrivant cet article ?

Nisco

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par Jeremy Z. (IP:xxx.xx1.32.59) le 26 mars 2007 à 17H32

Bon je vais seulement répondre à la dernière question, car parfois l’expression écrite peut être mal interprétée... Le but de mon article était de montrer qu’une minorité de scientifique tente de faire entendre un autre point de vue sur la question du réchauffement climatique. On a pu lire l’article de Claude Allègre dans L’Express l’année dernière, et cela lui a valu beaucoup de réflexions virulentes. Je ne suis pas en train de défendre une thèse ou l’autre mais je pense qu’il est intéressant d’accepter qu’il y a un débat sur cette question car je pense qu’elle n’est pas assez entendue.

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par nisco (IP:xxx.xx8.241.237) le 26 mars 2007 à 17H54

"Le but de mon article était de montrer qu’une minorité de scientifique tente de faire entendre un autre point de vue sur la question du réchauffement climatique."

Noyer le poisson quoi ! :-))

Nisco

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par Damien Sage (IP:xxx.xx3.102.82) le 26 mars 2007 à 20H15

Nisco, il s’exprime sans agressivité. On ne va pas sous entendre qu’il est payé par les lobys pétroliers non plus ?

Moi je n’étais pas au courant de ces arguments, et ca vaux la peine d’étudier ca. J’apprécie beaucoup ta capacité a argumenter, tu es à mon avis très pertinent et très pointu suir la question.

Il ne te manque qu’un peu plus de gentillesse, et je t’assure que tu sera beaucoup plus convaincant.

Très cordialement.

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par nisco (IP:xxx.xx8.241.237) le 26 mars 2007 à 21H13

@ Damien qui porte bien son nom

Merci pour le conseil, je prends volontiers !

Par contre, mon agressivité est aussi du à la profusion d’articles sur le sujet et pas toujours très documentés (tel celui-ci), je suis d’ailleurs assez surpris que cela puisse passer inaperçu auprès d’un sage ! AVox fait la part belle aux défenseurs de thèses alternatives, ou soit disant, et le Claude Allègre a déjà eu nombre d’articles pour sa pomme, donc ça sent le réchauffé et donc le lobbying. De là à dire que l’auteur est payé, non, mais il est important qu’il prenne conscience de son attitude pro-lobby et surtout affute ses analyses scientifiques avant de les publier, même sur AVox.

Si débat sur la place publique il doit y avoir c’est sur les méthodes à préconiser pour lutter contre les causes anthropiques du réchauffement (et d’ailleurs l’ensemble des gaz à effet de serre). Le débat sur la proportion de chacun des facteurs influençant ce réchauffement peut être laissé aux bon soins des scientifiques spécialistes de la question. Deux fait sont inéluctables : (1) il y a réchauffement (renié par un grand nombre de scientifiques depuis les années 70, ce phénomène est maintenant accepté par tous) et (2) l’Homme produit de plus en plus de polluants (toujours plus variés en plus...) qui se déversent dans l’atmosphère. Je ne comprends donc pas l’utilité d’un tel article.

Nisco

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par Damien Sage (IP:xxx.xx5.208.241) le 27 mars 2007 à 10H06

"agressivité"

Je n’ai pas vu d’agressivité, juste une pointe d’humour qui aurait pu être mal interprété. Mais c’est sans intérêt.

Je partage le point de vue du rechauffement. Mais il ne faut pas oublier qu’initialement, cette thèse n’était pas soutenue.

Il a fallu apporter un argument, puis un autre, puis encore un autre. Ce fut un combat difficile qu’on mené nombre de scientifiques.

Des arguments qui s’opposent à la théorie que nous soutenons tous deux, continuent d’arriver. Et effectivement, si nous nous retranchons derrière le fait que nous avons déjà (je dis "nous", mais je pense aux scientifiques) tout démontré, nous passerons pour des conspirationistes et nous décridibiliserons la thèse.

Nous ne sommes pas à l’abri (et heureusement) d’une bonne nouvelle, d’une démonstration lumineuse que nous sommes dans l’erreur. Je souhaite ardemment que cela se produise même si je n’y croit guère.

Concrètement, je doute que l’Homme change de cap radicalement. Il va falloir composer avec un ralentissement du rechauffement et pas à un stop ne (même si le stop net en l’état c’est sur plusieurs siècles).

Je pense que bon nombre d’articles recusant la thèse du rechauffement lié à l’homme, sinon au rechauffement tout court, sont le fruit de personnes lassées, sinon exaspérées par les écologistes et leur habitude facheuse de débattre de tout et de rien.

La candidate écologiste a sans doute de très bonne idées, mais elle n’est peux être pas tout a fait crédible sur le plan économique. Il en ressort qu’elle renforce l’image d’un partit de rêveurs qui propose le retour du pot de chambre.

Et ce message là, bien que emminement respectable, ne passera jamais plus au 21ème siècle.

Mais je me suis égaré bien loin.

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par miteny (IP:xxx.xx2.130.65) le 26 mars 2007 à 14H41

La teneur en CO2 n’a jamais été aussi haute depuis 650000 ans. C’est quand même vrai ça ! La banquise qui fond, les sécheresses, les canicules n’ont pas été inventé par les scientifiques. A un moment, il faut quand même ouvrir les yeux.

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par Andy (IP:xxx.xx6.208.77) le 27 mars 2007 à 17H11

Est ce l’homme la cause de l’augmentation du CO2 il y a 650000 ans ?

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(IP:xxx.xx3.69.213) le 26 mars 2007 à 15H45

Miteny : la banquise fond par endroits et progresse ailleurs. Y’a une grosse teneur en Co2 chez nous ? Y’a le plus forte teneur en azote dans l’atmosphère de Pluton depuis les années 80... parce que la planète a pris 2° et que les gaz surgelés en surface se libèrent peu à peu.

La hausse de température entraine une multiplication des cyclones sur Jupiter et Saturne, et des modifications atmosphériques sur toutes les planètes (entre 2 et 9° d’augmentation de la température ces dernière années). Le réchauffement climatique est constaté sur TOUTES les planètes du système solaire, et il semble parfaitement en phase avec les cycles de l’activité solaire. C’est une chose que les astronomes avaient prévu depuis des décennies, comme ils ont prévu la baisse prochaine des températures, toujours à l’échelle du systeme solaire.

Mais non, allez, on ne va pas écouter les astronomes, mais plutôt des politiques qui ont agité en mondiovision un document "préliminaire" de 12 (douze pages) écrit gros et plein de graphiques catastrophistes fait sous excel à la conférence de Paris. Va savoir pourquoi, ils n’ont pas voulu attendre les résultats réels des études pour la tenir, leur conférence, mais ils ont déjà leurs solutions : des impots, des taxes, des restrictions, des statuts de réfugiés climatiques, la décroissance forcée pour les occidentaux...

http://www.corriere.it/Primo_Piano/...

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par nisco (IP:xxx.xx8.241.237) le 26 mars 2007 à 16H57

@69.213

"la banquise fond par endroits et progresse ailleurs"

Ailleurs, c’est sur pluton ? Sinon j’aimerai bien savoir ou est ton ailleurs. Et tant que tu y es, dis-moi aussi où connais-tu des galciers qui progresses ? Mais de toute façon, si on lit ton intervention jusqu’au bout on voit bien que tu ne remet pas en cause le réchauffement, alors pourquoi commencer par cette phrase ?!

"Y’a le plus forte teneur en azote dans l’atmosphère de Pluton depuis les années 80"

T’as qu’à dire ça aux plutoniens, chacun ses problèmes non ? En tout cas elle m’a fait bien rire cette phrase, merci ! ;-) Au fait, c’est les années 1’584’723’280 dont tu parles quand tu dis 80 ?

Pour le reste, je t’invite à lire la réponse que j’ai posté à Jeremy Z. sur la proportion de tous les facteurs du réchauffement, réel sujet polémique.

Quand aux politiques qui veulent forcer la décroissance, je me demande bien de qui tu parles, José Bové ? Surtout que la décroissance ne parle pas uniquement de la problématique des gaz à effet de serre mais bien de toutes les ressources en général. Mais tu vas me dire qu’on a trouvé de la glace sur les pôles de Mars donc ya plus de problème d’eau ! Et qu’il y a plein de fer dans les astéroïdes donc aucun soucis d’approvisionnement en fer, etc., etc. A force d’avoir la tête dans les étoiles on a plus les pieds sur terre, pourtant 5 milliards d’êtres humains vivent bien les pieds sur terre et sans navettes spatiales à porté de main, un peu de considération pour eux, merci !

Nisco

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par Gérald Cursoux (IP:xxx.xx4.76.123) le 26 mars 2007 à 16H46

Il est curieux de noter qu’aucune corrélation n’est faite entre « dérèglement climatique » et « démographie ». Ce qui est mis en avant c’est la relation : dérèglement climatique – technologie. Il est évident que la démographie est la conséquence du développement technologique ; donc on pourrait supposer qu’elle est, de fait, incluse dans la relation ci-dessus. Mais cette façon de raisonner est fausse, car la technologie n’est pas la cause naturelle de la démographie ; cette relation ne va pas de soi. C’est un constat que l’on fait a posteriori, en mettant en avant des causes qui paraissent évidentes (baisse de la mortalité enfantine, allongement de la durée de vie etc.), mais qui ne sont en rien obligatoires ni suffisantes (quoique nécessaires). C’est ainsi, mais il pourrait en être autrement si le développement technologique avait été mené conjointement avec l’éducation, la santé (dont la contraception), etc. Il est donc indispensable de raisonner sur le système « dérèglement climatique – démographie », pour mettre en avant les problèmes qui sont directement causés par le fait que la population est passée de 1 à 6,5 milliards, et qu’elle atteindra, à horizon humain, 15 ou 20 milliards d’individus. Comme on sait que tout sera fait pour que cette population ait les conditions de vie les plus favorables possibles, la technologie devra suivre, et donc produire en masse les biens nécessaires – et les pollutions qui en découlent. Il convient donc de renverser les termes : la démographie devient la cause première du dérèglement climatique par son impact sur le système de production – avec tous les effets que l’on sait sur l’épuisement des ressources naturelles, les pollutions, etc. Parmi les objectifs pour lutter contre le dérèglement climatique, la lutte contre l’accroissement de la population devient l’un d’eux – sans doute le premier. Cela permettrait de lutter plus efficacement contre la pauvreté de masse et ses conséquences (guerres, maladies endémiques etc.), et de développer des programmes de lutte contre les autres facteurs. Ce pourrait être le début d’un cercle vertueux, qui romprait avec la fatalité acceptée jusque là d’une humanité dont 80% de la population est condamnée à la misère. Comment d’ailleurs envisager une lutte générale contre le dérèglement climatique si 80% de la population vit sous le seuil de pauvreté ? Comment lui interdire, pour survivre, de brûler les forêts, de polluer l’eau, de se concentrer dans des villes ingérables, des bidonvilles etc. Stabiliser la population en dessous de dix milliards d’individus dans les trois ou quatre décennies pourrait être un objectif réaliste. Les moyens en mettre en œuvre sont immenses, mais à notre portée. L’impossible n’est pas dans la définition et la mise en œuvre de ces moyens, l’impossible est dans le processus de décision... Serions-nous assez fous pour laisser la nature jouer seule le rôle de régulation de la population ? Dans ce cas les coupes sombres qui ont jalonnées notre histoire, comme la Grande Peste, ne seront que des incidents mineurs face aux hécatombes futures. D’heureuses décisions peuvent encore être prises... mais le temps presse ! et la météo n’est pas bonne...

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par Politiquement incorrect (IP:xxx.xx2.196.205) le 26 mars 2007 à 17H44

Sur le réchauffement climatique, je recommande la lecture de la trilogie de Trevor Narg, notamment "5021, l’autre monde". Certes c’est de l’anticipation romancée, mais ça explique bien ce qui nous attend ! http://www.youtube.com/watch?v=fX3q...

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par gar (IP:xxx.xx4.32.253) le 1er août 2007 à 12H04

Tout à fait d’accord. Trevor Narg va au-delà des apparentements habituels sur les dérèglements, climatique et autres, de notre époque. Tant avec 5021 L’AUTRE MONDE, qu’avec les tomes suivants de sa trilogie : 5022 LA SUITE EN EGYPTE et 2053 LE REVEIL. "Une aventure dans le futur, une réflexion sur le présent" en dit-il, j’ajouterai "un service rendu à l’intelligence et à la responsabilité". Son site vous en dira plus : http://u-blog.net/trevornarg

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par Andy (IP:xxx.xx4.246.55) le 9 septembre 2007 à 11H07

J’ajouterai au commentaire de Gar, le dernier clip de Trevor Narg, "TOUS POLLUEURS", L’ARNAQUE : http://www.youtube.com/watch?v=wjb2... Une question d’actualité, la veille du Grenelle sur l’environnement, mais surtout pour les années à venir.

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par Rayves (IP:xxx.xx4.252.177) le 26 mars 2007 à 18H40

Relevée dans le « Canard » du 21 mars citant une chronique du « Point », une déclaration de Claude Allègre qui permet, pour le moins, de mettre en doute ses capacités (et donc celles de ses collaborateurs) à appréhender d’autres réalités scientifiques que celles développées à l’IPGP ; jugez plutôt : « Imaginez-vous le TGV Paris-Marseille alimenté par des éoliennes et s’arrêtant soudainement à Montélimar ou Valence pour cause de panne de mistral ? »

Ça se passe de commentaires, non ?

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(IP:xxx.xx3.192.187) le 26 mars 2007 à 19H08

Cela fait bien longtemps que ce pauvre Claude a démontré sa totale incapacité dans beaucoup de domaines... mais il faut bien avouer qu’il fait très fort sur le coup du réchauffement (pour lequel visiblement il n’as pas le moindre début de commencement de connaissance)...

Je ne connais pas ce Courtillot, mais si il a la même maîtrise du sujet que Allègres, ça ne présage rien de bon sur ses avis...

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par Matthao (IP:xxx.xx0.202.197) le 26 mars 2007 à 19H03

Matin, midi et soir, les médias nous rebattent les oreilles avec le réchauffement climatique, cela suffit à rendre cette thèse suspecte. Les Tribunaux de l’inquisition veillent partout , on ne veut pas entendre une fausse note...développement durable par ci, développement durable par là. Les Agenda 21 sont des usines à gaz qui consomment beaucoup d’énergie pour produire du vent...

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par hub (IP:xxx.xx4.224.168) le 26 mars 2007 à 19H13

La création d’emplois par le truchement d’une écolo-industrie en développement est effectivement un argument défendable aux yeux du parti des Verts. Mais on ne peut pas s’empêcher de penser aux emplois qui par la même occasion disparaîtront dans certaines zones d’activités dites "polluantes". A moins qu’un système de vase communicant ne fonctionne à la perfection certains territoires risque d’être sinistrés en regardant les autres prospérer. D’autre part les aménagements éco-performant, notemment concernant l’habitat représentent un surcoût qu’il sera difficile de faire avaler aux accédants à la propriété ou tout simplement lors de travaux de rénovation ou de mises aux normes. A n’en point douter, ils seront un jour ou l’autre obligatoires si cette politique de "tête dans le guidon" que met en évidence l’article, devait perdurer, et ce dans pays ou le pouvoir d’achat ne cesse de diminuer... Alors, avant de s’emballer un débat sérieux s’impose effectivement hors de tous groupements d’intérêts et autres faire-valoirs électoraux.

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par aurelie (IP:xxx.xx3.105.46) le 26 mars 2007 à 20H49

Il suffit de relever des carottes dans les glaces polaires pour suivre les concentrations atmospheriques en gaz a effet de serre depuis un million d’annees. Pretend-on que les activites industrielles de l’homme n’emettent pas ou peu de gaz a effet de serre ? Une voiture rejette chaque annee trois fois son poids en CO2. Les industries, l’elevage emettent chaque annee des volumes de gaz a effet de serre connus et quantifies. En meme temps, on observe une elevation indeniable de la temperature du globe. Cela semble logique vu le mecanisme de l’effet de serre qu’en rejetant de plus en plus de gaz a effet de serre dans l’atmosphere on va augmenter l’effet de serre a l’echelle globale. Je trouve interessant de chercher d’autres explications, certes. Mais quels sont les arguments de ceux qui rejettent l’explication de l’elevation de la temperature terrestre par l’augmentation de l’effet de serre ? Chercher des concentrations de gaz dans les roches est une technique que je ne connaissais pas, et je vais me renseigner a ce sujet. En attendant, l’explication la plus simple et la plus logique est que l’effet de serre rechauffe la planete, et que les gaz a effet de serre sont en tres importante augmentation depuis la revolution industrielle du fait des activites industrielles de l’homme. Il ne s’agit de culpabiliser personne, mais de responsabiliser le consommateur et le citoyen et de lui faire comprendre quels sont les enjeux du rechauffement de la planete qui nous concerne tous. Ce n’est que par ce biais que nous pourrons determiner un comportement adapte et raisonnablement envisageable. J’ai une voiture et je m’en sers. Je n’entends pas renoncer au confort que m’a valu le progres technologique des cent cinquante dernieres annees. Mais je prefere de loin sauvegarder le patrimoine naturel qui est le fruit de millions d’annees d’evolution et qui est lui irremplacable si on me propose de le sauver par quelques mesures simples et de bon sens.

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par Damien Sage (IP:xxx.xx5.208.241) le 27 mars 2007 à 10H12

"Mais je prefere de loin sauvegarder le patrimoine naturel qui est le fruit de millions d’annees d’evolution et qui est lui irremplacable si on me propose de le sauver par quelques mesures simples et de bon sens."

Si ce type de propos était le crédo des éclogistes, nous n’en serions pas a des querelles stupides mais peux être dejà dans un peu plus de réalisations concrètes.

Les écolos, qu’ils soient d’un bord ou de l’autre, font peur parce qu’on les assimile à des individus rétrogrades.

Un discours sans extrème, même s’il ne permet que 30% d’améliorations est préférable à un discour inflexible qi se traduit par un partit écolo à 1% d’intention de vote.

Le protocole de Kyoto va dans ce sens, celui d’une volonté politique concrètement réalisable. C’est la preuve qu’on peux y arriver même s’il faudra plus (épuisement du pétrole ?) pour que les USA et la Chine changent d’attitude.

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par Cassandre (IP:xxx.xx8.237.11) le 27 mars 2007 à 10H13

Faisons simple :

1 - Sans effet de serre, la température moyenne sur Terre serait de -18°C au lieu de +15°C. Je n’ai jamais entendu, vu ou lu aucune contestation à ce sujet.

2 - Les gaz à effet de serre responsable de ce réchauffement naturel sont la vapeur d’eau (pour les 3/4), le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote et l’ozone. Aucune contestation non plus.

3 - Les taux de plusieurs de ces gaz (CO2, CH4, N2O, O3 troposphérique) ont considérablement augmenté depuis 1800 et surtout depuis quelques décennies, et on y a ajouté de petits nouveaux de notre cru (CFC, HCFC, HFC, SF6...). Incontestable et incontesté : ce sont des mesures.

4 - Le supplément de CO2 vient des combustibles fossiles pour les 3/4 et de la déforestation pour 1/4. C’est prouvé par l’analyse isotopique du carbone et le l’oxygène (p.ex. il n’y a pas de 14C dans le vieux carbone des combustibles fossiles).

5 - Un raisonnement de bon sens s’impose donc : puisque les gaz à effet de serre "naturels" augmentent de 33°C la température moyenne de la planète, si on en rajoute on va faire grimper un peu plus la température ! C’est ainsi que le chimiste suédois Svante Arrhénius a prédit dès la fin du 19ème siècle, avec une simple règle à calcul, qu’un doublement du taux de CO2 dans l’atmosphère ferait monter la température moyenne d’environ 4°C. Estimation remarquable pour l’époque, puisqu’elle est encore dans la fourchette du GIEC à ce jour.

Conclusion : ne renversons pas la charge de la preuve ! Aux négationnistes du réchauffement anthropique de PROUVER leurs thèses qui sont contraires au simple bon sens !

Et ce n’est pas tout : non seulement il leur faut trouver un autre phénomène explicatif de l’év

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par Cassandre (IP:xxx.xx8.237.11) le 27 mars 2007 à 10H18

Faisons simple :

1 - Sans effet de serre, la température moyenne sur Terre serait de -18°C au lieu de +15°C. Je n’ai jamais entendu, vu ou lu aucune contestation à ce sujet.

2 - Les gaz à effet de serre responsable de ce réchauffement naturel sont la vapeur d’eau, le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote et l’ozone. Aucune contestation non plus.

3 - Les taux de plusieurs de ces gaz (CO2, CH4, N2O, O3 troposphérique) ont considérablement augmenté depuis 1800 et surtout depuis quelques décennies, et on y a ajouté de petits nouveaux de notre cru (CFC, HCFC, HFC, SF6...). Incontestable et incontesté : ce sont des mesures.

4 - Le supplément de CO2 vient des combustibles fossiles pour les 3/4 et de la déforestation pour 1/4. C’est prouvé par l’analyse isotopique du carbone et le l’oxygène (p.ex. il n’y a pas de 14C dans le vieux carbone des combustibles fossiles.

5 - Un raisonnement de bon sens s’impose donc : puisque les gaz à effet de serre "naturels" augmentent de 33°C la température moyenne de la planète, si on en rajoute on va faire grimper un peu plus la température ! C’est ainsi que le chimiste suédois Svante Arrhénius a prédit dès la fin du 19ème siècle, avec une simple règle à calcul, qu’un doublement du taux de CO2 dans l’atmosphère ferait monter la température moyenne d’environ 4°C. Estimation remarquable pour l’époque, puisqu’elle est encore dans la fourchette du GIEC à ce jour.

Conclusion : ne renversons pas la charge de la preuve ! Aux négationnistes du réchauffement anthropique de PROUVER leurs thèses qui sont contraires au simple bon sens !

Et ce n’est pas tout : non seulement il leur faut trouver un autre phénomène explicatif de l’évolution climatique actuelle, mais aussi démontrer pourquoi diable le supplément anthropique de gaz à effet de serre (GES) ne parviendrait pas, contrairement aux GES naturels, à réchauffer l’atmosphère !

D’où la vraie question : à quoi jouent ces MM. de l’IPG, alors que l’enjeu est de limiter les centaines de millions de morts que risque de faire, avec une forte probabilité, le changement climatique en cours ? A quoi ça sert d’avoir inscrit le principe de précaution dans la loi ?

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par Damien Sage (IP:xxx.xx5.208.241) le 27 mars 2007 à 10H37

Très très bon arguments.

Si je puis me permettre, attention quand tu dis " ! Aux négationnistes du réchauffement".

Ce genre de propos est facilement considéré comme très insultant. Le négationisme, pour la plupart des gens tu sais ce que cela évoque.

Moi je propose de dire tout simplement "a ceux qui ne partage pas mon avis". Et la, zou, on ne vexe personne, et on évite de dériver dans du n’importqe quoi.

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par Cassandre (IP:xxx.xx9.112.115) le 27 mars 2007 à 13H48

Comme on n’est pas très loin du crime contre l’humanité, et d’abord contre l’humanité pauvre et colorée qui trinquera la première, le terme "négationisme" me semble approprié, je le maintiens.

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par Damien Sage (IP:xxx.xx5.208.241) le 27 mars 2007 à 14H43

Certes, je comprends le point de vue. Pour certain il va de soi.

Mais je crains juste que le propos braque ton interlocuteur, et que ne s’en suive systématiquement un débat qui mène au point Godwin.

Voir mon coup de gueule de haut de page, si le but est de convaincre, pourquoi décridibiliser des arguments bétons, par une simple phrase.

Tu sais comment sont les gens. Excuse moi au passage, je en suis pas un père la morale, et je n’ai pas la prétention de te dire comment tu dois écrire. Mais j’ai à coeur ce sujet, et je trouverais dommage que ses principaux soutiens se tirent une balle dans le pieds (si j’ose dire).

Cordialement. D.Sage

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par Mardraum (IP:xxx.xx7.156.241) le 27 mars 2007 à 19H04

Pfouiiilllaaaaa....

OUAIIISSSSSSS

Du sang des tripes des larmes !!!!  :->

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par Bob Marone (IP:xxx.xx0.16.174) le 27 mars 2007 à 20H40

Négationniste est un terme qui convient bien pour des gens qui nient les évidences de manière totalement irresponsable et souvent calculée (hein les exxonistes). Les rescapés des millions de futurs réfugiés climatiques créeront peut-être un "Nüremberg" environnemental pour ces scientifiques de kermesse.

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par giloa (IP:xxx.xx1.199.138) le 8 mai 2007 à 16H36

Dans la mesure ou c’est une vérité qui dérange,on trouvera toujours des négationistes du style claude Allegre pour prouver le contraire. Dans le doute, le meilleur moyen de se prémunir des conséquences désatreuses d’une détérioration de notre vie sur terre est le principe de précaution. Je préfère est de loin adopter et appliquer les principes édictés par nicolas Hulot, Hubert Reeves, Jean Marie Pelt, Robert Barbault, Pierre Rhabhi et autres partisants de la décroissance soutenable et de la sobriété heureuse....

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par sasapame (IP:xxx.xx5.61.143) le 17 mai 2007 à 23H44

J’ai entendu parler de 95% du total des GES pour la seule vapeur d’eau. Je crois que c’était là : http://video.google.fr/videoplay?do...

Quelques notes que j’ai prises dans le premier quart de ce reportage, "It’s not true" :

Contributeurs "It’s not true" (liste non exhaustive) :
- Pr. John Chritsy, Former Leader Author, IPCC (Scientifque de renom pour l’apport de mesures de températures dans l’athmosphère. 1991 : médaille de la NASA pour performance scientifique exceptionnelle ; 1996, prix exceptionnel de la Société Météorologique Américaine pour avoir fondamentalement contribué à faire avancer notre capacité de surveillance du climat.) "Ce que nous avons trouvé, de manière consistante, est que sur une grande partie du globe, le gros de l’atmosphère n’est pas entrain de se réchauffer autant que la surface dans ces régions. Ce qui est un vrai casse-tête pour nous, parce que la théorie est assez claire, et la théorie dit que si la surface se réchauffe, alors l’atmosphère au-dessus devrait se réchauffer rapidement. La hausse de température dans cette partie de l’atmosphère n’est vraiment pas importante, et ne colle vraiment pas avc ce que prévoit la théorie des modèles sur le réchauffement climatique."
- Pr. Richard Lindzen, IPCC & MIT "On devrait trouver un δT croissant avec l’altitude, jusqu’au au milieu de la troposphère, c.à.d. les 10-12 premiers km plutôt qu’à la surface – il y a de bonnes raisons théoriques pour le dire - or ça ne colle pas. Ces données nous prouvent que ce que nous voyons n’est probablement pas dû aux gaz à effet de serre."
- Pr. Patrick Michaels, Dept of Environmental Sciences, University of Virginia "Un des problèmes qui plombe les modèles est qu’ils prévoient que lorque vous montez dans l’atmosphère, excepté pour les régions polaires, le rythme de réchauffement devrait augmenter. Et il est très clair que nous ne voyons pas cet effet, au regard de deux séries de données : les satellites et les ballons sondes. En fait, tout se passe comme si les températures de surface augmentent plus que la température la-haut : ça fait une grosse différence."
- Pr. Frederick Singer, Former Director, US National Weather Srevice - "Tous les modèles sans exception ont dit que le rythme de réchauffement devrait être de plus en plus rapide au fur et à mesure que vous vous élevez dans l’atmosphère. En fait, le maximum devrait se produire à une altitude d’environ 10 Km. Les observations ne montrent aucune élévation de température avec l’altitude ; en fait la plupart des observations montrent une baisse du rythme de réchauffement avec l’altitude. Ainsi, dans un sens, vous pouvez dire que l’hypothèse d’un réchauffement global causé par l’homme est réfuté par les preuves."
- Pr. Syun-Ichi Akasofu, Director, International Artic Research Center
- Pr. Ian Clark, Dept of Earth sciences (Spéc. Climatologie de l’Artique), University of Ottawa
- Pr. Philipp Stott, Dept of Biogeography, University of London
- Pr. Nir Shaviv, Institute of Physics, University of Jerusalem
- Pr. Paul Reiter, IPCC & Pasteur Institute, Paris
- Dr. Piers Gorbin, Climate Forecaster, Wether action
- Dr. Roy Spencer, Weather Satellite Team Leader, NASA
- Lord Lawson of Blaby, Former Chanceller of the exchecker (?), ‘80’s, (England) , House of Lords’ Inquiery (2005)
- Patrick Moore, Co-founder, Greenpeace
- James Shikwati, Economist & Author (Africa - ?)
- Nigel Calder, Former Editor, New Scientist ...

— -

Voir en particulier le discours de Al-Gore : 21 :05.— Et son magnifique "mensonge" :
- « Ceci est la température qui a été sur notre Terre […] maintenant, une chose qui saute aux yeux, en quelque sorte, est « est-ce que les courbes [CO2 et température] collent l’une avec l’autre ? » - c’est la chose la plus ridicule que j’ai jamais entendue. La relation est en fait très compliquée, mais il y a une relation qui est de loin la plus importante : quand il y a plus de CO2, la température « devient plus élevée » (« gets warmer »).
- Il y a une relation qu’il oublie de mentioner : il a cité le lien dans le mauvais sens… Pr Ian Clark : « si on regarde le forage de Vostok, on voit le CO2 augmenter, et il suit la hausse de température ; vous avez un retard d’environ 800 ans. » Il y a maintenant plusieurs forages glaciers ; tous montrent la même chose : la température monte ou baisse, et plusieurs centaines d’années après, le CO2 suit..

Notes un peu accessoires :
- base : données Vostok, Antarctique – mais son graphe remonte nettement avant - 400 000 ans, soit la date la plus reculée estimée pour se prélèvement (il y a donc nécessairement collage de résultats d’origines différentes) ;
- voir la tête du graphique en zoom à 21:22… « inflexion » impossible, qui révolterait n’importe quel élève de seconde générale.

— -

Note concernant certain "révisionisme", sans plus rentrer dans ce débat : gardons le terme "négationisme" à sa place - rappelons au moins qu’il renvoit, en matière de crime à grande échelle, à un vaste processus délibéré, et méthodiquement organisé, non pas à un simple laisser-faire.

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par SystM (IP:xxx.xx9.35.18) le 28 mars 2007 à 20H17

Je suis sidéré ... Mais bon dieu Renseignez vous !!!! Le pic "moyen ageux" comme vous dites, n’a RIEN a voir avec ce que nous connaissons en ce moment. Certes il y a eu une montée mais la différence avec ce qui se passe maintenant et de l’ordre du 10 fois plus élevé. Je vous conseille à tous d’aller voir "Une vérité qui dérange" D’Al Gore, il montre un schéma a propos de ce "pic moyen ageux"... Alors s’il vous plait arrettez la parano et ne croyez pas que les scientifiques se soient tous mis d’accord sans aucun fondement... MERCI

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par blaise (IP:xxx.xx7.150.169) le 28 avril 2007 à 10H36

Vous trouverez si dessous le film qui contredi celui d’Al Gore. http://video.google.fr/videoplay?do... Pour ma part je suis plus persuade de l’origine solaire du rechauffement. Je pense que l’explication anthropique est avant tout l’illustration que les pollitique préparent l’organisation du rationnement des energies post pic de huber ! J’ai des panneaux solaires thermiques et photovoltaique et dire à l’affrique qu’en raison de l’emission de CO2 elle n’aura que ces technologies pour se developper c’est se moquer de ces gens !

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(IP:xxx.xx8.146.36) le 30 avril 2007 à 22H29

Je remarque que le réchauffement climatique anthropique n’est pas démontré scientifiquement, puisqu’il existe des scientifiques respectables qui le contestent. Il pourrait donc exister d’autres theses scientifiques qui expliqueraient le réchauffement climatique. Je me pose plusieurs questions : existe-t-il un moyen valable de définir une température moyenne de la Terre ? L’hypothese de l’origine solaire du réchauffement climatique est-elle crédible ? Est-il exact que ce serait l’augmentation de temperature de la terre qui provoquerait l’augmentation du taux de CO2 et non pas l’inverse ? J’ai lu un rapport du GIEC qui ne m’a pas convaincu. En effet ce rapport du GIEC semblait mépriser toute rigueur scientifique au profit d’une conviction militante.

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par Jean-Marc Hauth (IP:xxx.xx2.11.236) le 2 mars 2008 à 18H59

Il ne faut pas mettre la totalité des modifications climatiques sur les émissions de co2. Le co2 est recyclage à condition de ne pas assécher les sols des continents . En effet l’activité humaine asséche les continents par des actions directes qui n’ont rien à voir avec le co2.

L’imperméabilisation des sols , le drainage des terres agricoles, l’endiguement des cours d’eau , le déboisement , la surexploitation des réserves souterraines d’eau , etc ,sont autant de facteurs qui réduisent le volume d’eau dans l’écorse terrestre des continents.

Cet asséchement se traduit par une diminution de la croissance végétale et donc du recyclage du co2. De plus l’énergie solaire qui chauffe le sol au lieu de développer la biomasse se retrouve dans l’atmosphère et s’ajoute à l’effet de serre.

La manière de gérer la ressource en eau est responsable de ce dérèglement du cycle de l’eau et donc du climat.

Si dans un certain nombre d’endroits dans le monde on peut prélever de l’eau dans le sol en attendant que les pluies arrivent pour rendre au sous-sol cet empreint, il en est pas de même partout et on assiste à une surexploitation de l’eau souterraine sans rien prévoir pour faciliter le rechargement .

C’est sur ce point que l’association des biefs du Pilat propose le concept de gestion globale de l’eau qui consiste une infrastructure d’intérêt général constituée principalement de canaux répartiteurs et infiltrants des excédent des ruissellements des pluies.

Il s’agit donc d’un outil de gestion d’eau complémentaire des cours d’eau charger de lutter contre la séchresse avec l’eau des inondations...

Dans le futur l’activité humaine va continuer de chauffer l’atmosphère car toues les énergies finissent en chaleur que le vent emporte....

Par contre ,si dans le même temps, on continue de taire les effets de l’asséchement des terres sur le climat qui sont les vrais responsable des dérèglements climatiques la situation va s’empirer.

Par contre l’application de la gestion globale de l’eau à l’échelle planètaire peut restaurer le climat.

Il n’y a pas que moi qui le dit

Exemple : http://www.waterparadigm.org/indexe...

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