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Progrès, où es-tu ?

Article publié le 20 juin 2007

Ce que l’on considère généralement comme un progrès technologique, cache souvent de profonds effets pervers, fruits des dogmatismes et du manque d’évaluations sérieuses.

L’automobile, dans sa conception, son évolution et ses usages, est un très bon exemple des déviances qui découlent d’une certaine conception du progrès.

L’Ademe vient de publier discrètement une étude qui met à mal le mythe du diesel. La croissance faramineuse du parc de voitures équipées de moteurs diesel a été la conséquence d’une politique fiscale aberrante et de campagnes médiatiques pseudo écologiques. L’Ademe démontre que le coût d’entretien des moteurs diesel est nettement supérieur à celui des moteurs à essence et que, de ce fait, le bilan global n’est pas en faveur du gazole. Le prix de vente de ce dernier est, en France, artificiellement, plus bas que celui de l’essence ce qui est devenu une aberration. Fabriquer les quantités de gazole demandées par le marché est devenu un cauchemar pour les raffineurs qui se voient contraints de recourir à des procédés de conversion des coupes lourdes de raffinage de plus en plus sophistiquées, coûteuses et énergétivores. La conséquence directe, et sans appel, est que le prix ex- raffinerie (c.a.d. hors taxes) du gazole est supérieur au prix de l’essence ! Le gouvernement français s’était engagé à aligner la fiscalité du gazole sur celle de l’essence. Qu’en pensent MM. Fillon et Juppé ?

La lutte contre la pollution atmosphérique est une nécessité de santé publique et de préservation de l’environnement mais elle sert de prétexte à se lancer de façon irréfléchie dans de soi-disant solutions d’avenir. Le bio-éthanol (E85) en est une très belle illustration. Ce merveilleux « carburant vert » permet peut être de lutter contre l’effet de serre mais on vient de découvrir qu’il libère dans l’atmosphère des produits chimiques destructeurs de la couche d’ozone (chut, il ne faut pas le dire). Pour sa grande chance le bio éthanol a derrière lui le lobby agricole. D’un lobby, l’autre...

Quant à l’automobile elle-même, son évolution a été, ces vingt dernières années, en parfaite contradiction avec les objectifs déclarés d’économie d’énergie et de lutte anti pollution. Une automobile de classe moyenne/supérieure pèse aujourd’hui entre 200 et 300 kgs de plus qu’il y a 20 ans. Cela tient à des tailles plus importantes (pour répondre au désir de confort), à l’ajout des ABS, des airbags, des matériels anti pollution, d’innombrables dispositifs électroniques (qui ne servent jamais et sont source de pannes coûteuses) et d’une pléthore de gadgets. A cette augmentation de poids se rajoute le fait que les pots catalytiques et leurs accessoires absorbent entre 9 et 10 % de la puissance du moteur. Que s’est-il donc passé ? Pour éviter que les voitures se transforment en « veaux » et conservent les mêmes performances, la puissance des moteurs a fortement augmenté et le verdict implacable tombe : une voiture de 2007, globalement (en incluant son cycle de fabrication et celui de son carburant), pollue plus que sa soeur de 1987.

Que faut il en conclure ? Certainement pas une négation du progrès mais une grande défiance vis-à-vis des mirages collectifs. A défaut d’analyses calmes, réfléchies, approfondies, faisant appel de façon contradictoire à toutes les ressources scientifiques, les politiques menées risquent de plus en plus de marquer l’histoire par leurs effets pervers.

Michel Chevet
membre du Club des Vigilants (www.clubdesvigilants.com)

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commentaires
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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.135.225) le 20 juin 2007 à 13H45

Bien dit, mais votre conclusion sous-entend que si l’on n’écoute pas les scientifiques, les choses risquent de mal se passer. C’est prêter à la science une neutralité et une indépendance qu’elle n’a quasiment pas.

La réalité est que les politiques menées ont marqué l’histoire de leurs effets pervers. Et ce qui a manqué, ce n’est pas les ressources scientifiques mais le débat citoyen (de citoyens au cerveau non lavé).

A voir, le documentaire de Jean Druon : "Un siècle de progrès sans merci" http://www.voiretagir.com/fiche_fil...

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(IP:xxx.xx6.119.21) le 23 juin 2007 à 18H08

Je préfèrerais toujours écouter un scientifique qu’un commercial de multinationale. A mon avis, ses objectifs sont un peu moins "orientés" et il est obligé de prouver ce qu’il dit.

Au reste, les scientifiques du monde entier viennent de nous prouver que le réchauffement climatique s’accélère à un rythme effrayant, que les populations commencent à mourir de faim et de soif pendant que nous utilisons les terres pour produire des carburants et nourrir nos vaches, et nous continuons à nous boucher les oreilles en prétendant que le train roule...

La bêtise humaine est vraiment sans limite.

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par JL (IP:xxx.xx8.23.178) le 20 juin 2007 à 14H22

Pardonnez mon ignorance, mais quand je lis :

"Fabriquer les quantités de gazole demandées par le marché est devenu un cauchemar pour les raffineurs qui se voient contraints de recourir à des procédés de conversion des coupes lourdes de raffinage de plus en plus sophistiquées, coûteuses et énergétivores. La conséquence directe, et sans appel, est que le prix ex- raffinerie (c.a.d. hors taxes) du gazole est supérieur au prix de l’essence !""

Je m’étonne. Et je me dis que l’essence est au gas oil ce que le petit lait est au lait. Et le petit lait, demi écrémé, écrémé, est vendu plus cher que le lait entier ! Les consommateurs sont bonne pâte ! Pour ceux (il y en a)qui l’ignorent, avec la crème que l’on retire du lait, on fait des tas de bonnes choses.

Vous aurez compris que je soupçonne les lobbies qui exploitent les sous produits de raffinerie de pétrole d’être mécontents devant cette tendance que vous énoncez, mauvaise pour leurs affaires.

D’accord qu’il y a un pb, mais est-il correctement énoncé ici ? J’en doute.

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par moniroje (IP:xxx.xx7.246.54) le 20 juin 2007 à 14H40

Oui, des aberrations, ça ne manque pas !!

Je me rappelle ces études qui dénonçaient les effets pervers de la climatisation des voitures sur l’atmosphère... aussitôt suivies par la généralisation à toutes les voitures de la climatisation jusque là réservées aux voitures de luxe.... ???

Bien sûr, on accusera aussitôt l’industrie automobile de polluer la Terre. Mais quid du quidam qui vote écologiste et roule en tite voiture climatisée ??? lui aussi, est coupable et terriblement hypocrite. Et lui, c’est pas un ou qq’uns, c’est tous.

De même, voyons Paris et les 4x4 honnis. Lesquels ??? un Range Rover ??? il ne pollue pas plus que la Bentley à qui on ne reproche rien et bien moins que la petite Subaru ; mais dire que ces Range ou Hummer sont criminels contre la Nature et l’air respiré des parisiens ??? c’est désigner des faux coupables à la vindicte populaire en pointant leur consommation aux 100 km ; les vrais coupables, ceux qui polluent l’air de Paris sont beaucoup plus les voitures de tout le monde qui consomment sans doute bien plus par jour que tous les 4x4 de la région parisienne. Mais ça, on ne l’avouera jamais, on y tient trop à sa tite toto.

Tiens, on reproche aux voitures actuelles l’ajout d’airbags et de dispositifs électroniques qui n’existaient pas avant ??? Oublie-t-on les fumées nauséabondes sorties des pots d’échappement des voitures du siècle dernier, essence ou diésel ? imagine-t-on l’accroissement de la pollution si ces progrès n’avaient pas été appliqués ??? sans parler de l’hécatombe en vies humaines que ces gadgets ont économisée.

Oui, mirages collectifs parce que on subit un lavage de cerveau avec complaisance : c’est toujours la faute des autres et les politiques sont là pour ça : c’est la faute de la droite, de la gauche, jamais de la nôtre... et cela durera, aux dépens de notre petite planète tant qu’on restera ce qu’on est : des moutons.

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(IP:xxx.xx2.109.12) le 20 juin 2007 à 14H48

"on vient de découvrir qu’il libère dans l’atmosphère des produits chimiques destructeurs de la couche d’ozone"

il manque juste la référece qui va bien avec ;-)

je suis aussi curieux de savoir pourquoi c’est si cauchemardesque de fabriquer du gazole ?

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par JEFF (IP:xxx.xx7.121.100) le 20 juin 2007 à 15H12

Ce bilan est exact, (notamment sur les méfaits du Diesel)mais il ne parle que de l’écologie. Le bilan couts/avantages d’une voiture actuelle face à ses soeurs des années 80 doit aussi s’apprécier en terme de sécurité (passive : crash -tests, capacité à protéger ses occupants)et active (tenue de route, freinage).

Sur ce point, c’est clair : 1972 : 16. 500 morts 2006 : 5.000 morts, avec 4 fois plus de véhicules en circulation , qui parcourent eux-mémes 6 fois plus de millions de kms/ annuels.

La sécurité passive moderne ( zones de déformation programmée, Air Bags divers, prétensioneurs pyrotechniques de ceinture, etc) alourdit les voitures, mais sauve des vies.

En revanche, il est clair que l’écologie (la nouvelle déesse qui a remplacé la vitesse)a des effets pervers sur la sécurité des véhicules : des catalyseurs, ca fonctionne à 1000 degrés, à l’AR des véhicules, près des réservoirs d’essence, donc ca augmente le risque d’incendie post-choc arrière. Les "pneus verts"à la mode ( -20% de résistance au roulement, donc de bruit et de consommation) se font au prix de MOINS 20 POUR CENT D’ADHERENCE. La résistance au roulement provient de l’adhérence du pneu (gommes tendres), la réduire, c’est diminuer tenue de route et freinage...

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par alex (IP:xxx.xx7.108.64) le 20 juin 2007 à 15H33

La baisse du nombre de blessés et tués sur la route ne provient pas exclusivement de la technologie mais aussi de la baisse de l’alcoolisme, de l’amélioration énorme du réseau routier et d’un changement de culture et du comportement du conducteur (qui reste encore très perfectible !).

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par alex (IP:xxx.xx7.108.64) le 20 juin 2007 à 15H54

Bravo, c’est la première fois que je lis un article aussi clair et complet sur le sujet, sans fausse polémique (en particulier sur les dangers du gazole).

En tout état de cause, il est illusoire de vouloir trouver une solution unique, totale et immédiate au problème. Il faut à la fois : "dé-dieseliser" le parc auto français, rouler moins, rouler mieux (moins de vroum-vroum), utiliser le GNV et l’air comprimé, développer le ferroutage et le cabotage…, c’est tous nos petites habitudes qui doivent être progressivement modifiées et surtout nos systèmes de croyance ("virilité" de la vitesse et prestige de la grosse voiture etc).

Je pense que les nouvelles générations seront moins crispées sur ces questions mais une véritable politique de la santé et de l’environnement doit bien entendu intégrer le coût de la pollution dans le prix des produits, mettre en place une fiscalité écologique et élaborer des normes et surtout les faire respecter.

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par parkway (IP:xxx.xx7.18.161) le 21 juin 2007 à 11H08

alex,

tu espères que les politiques vont changer et devenir pertinents et intègres ???

Rève,chef...

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par Internaute (IP:xxx.xx2.1.3) le 23 juin 2007 à 14H32

Je suis étonné de lire qu’une voiture de 2007 pollue plus qu’une de 1987. S’il est vrai que les puissances ont augmenté, je constate qu’une auto normale consomme aujourd’hui 6 l×100 en ville alors qu’en 1987 on consommait plutôt le double soit 12 l×100. Quelle que soit la puissance il me semble que la pollution est fonction de la consommation d’essence, pas des chevaux sous le capot.

Les avantages du diesel ne sont pas le peu de pollution mais surtout des avantages mécaniques. un diesel deux temps refroidi par air n’a plus de circuit électrique, n’a plus de circuit hydraulique et n’a plus de système mécanique pour faire bouger les soupapes. C’est une merveille de mécanique simple et éternelle qui ne nécessite aucun entretien.

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par Léon (IP:xxx.xx1.179.18) le 23 juin 2007 à 15H11

Article très étonnant en effet, et peu crédible a priori. Le coût de l’entretien, en particulier est en contradiction avec l’expérience de tous les possesseurs de véhicules diesel. Nous aimerions que vous apportiez quelques preuves et références à ce que vous prétendez, en particulier les coordonnées du rapport de l’Ademe auquel vous faites référence.

Le gazole plus cher au sortir de la raffinerie que l’essence ? C’est sûr, ça ?

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par Léon (IP:xxx.xx1.179.18) le 23 juin 2007 à 15H56

Verification faite, il semble effectivement que le gazole sorte à un coût plus élevé que l’essence de la raffinerie. Pour le reste les questions demeurent.

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par fredleborgne (IP:xxx.xx4.133.79) le 23 juin 2007 à 19H23

Il semble en effet y avoir des points à mieux expliquer.

En effet, la pollution induite par une voiture ne se mesure pas seulement sur la consommation qu’elle aura dans sa courte carrière (fabriquée pour ne pas durer), mais aussi dans la pollution pour la fabriquer, puis la "recycler").

Quand aux coûts au kilomètre, il convient effectivement de prendre en compte l’amortissement (achat+crédit qui va avec), le prix carburant+huile+ pneus+freins (qui s’usent vite), et celui des "révisions et réparations".

Tout ça alors qu’une voiture est le plus souvent en stationnement.

Entre les transports en commun, et la possibilité d’une location plutôt qu’un achat, voire d’une co-location dans certains cas, il y a plain d’alternatives pour réduire le nombre de voitures, rendant même les routes sans embouteillages moins dispendieuses d’énergie perdue (et moins d’entretien)

Mais l’individualisme, qui n’a pas cours seulement sur la route malheureusement, sans compter le mythe de la "réussite" sociale, demande que l’on travaille plus pour polluer plus. Au passage, on remplit quelques poches déjà pleines à s’user la santé pour espérer aller à la plage le week-end prochain... avec sa voiture.

C’est tout un mode de vie à repenser. Mais il faudrait aussi penser... au lieu d’accepter la pensée unique.

Parce que là, coté progrés, moi aussi je m’interroge (suis pas le seul, je n’ai pas cette prétention)

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par Nicolas (IP:xxx.xx5.38.148) le 23 juin 2007 à 19H25

Il y a aussi la loi de l’offre et de la demande qui joue. En France, on raffine plus d’essence par rapport à ce qu’on consomme, et on ne raffine pas assez de diesel par rapport aussi a ce qu’on consomme, parce que notre consommation est très atypique. Trop de diesel pour des raisons de fiscalités qui n’ont pas de sens. Surtout le diesel rejette des micro-particules qui se logent dans les poumons, et qui y restent !!

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(IP:xxx.xx6.180.73) le 24 juin 2007 à 13H12

Faisons un calcul fort intéressant :

Prenons le kilométrage de la voiture et divisons le par le nombre d’heures que nous consacrons REELEMENT à la voiture : le temps passé dans la voiture, mais aussi le temps nécessaire à gagner de quoi payer la voiture, le carburant, le parking, l’assurance. En divisant une distance (le kilométrage) par un temps on obtient ... Une vitesse Faites le calcul vous-même, mais Ivan Illitch et Jean Pierre Dupuy l’ont fait pour nous- Cette vitesse est très proche de celle du pieton.

Avec l’augmentation du prix du carburant et du parking (la tendance actuelle l’atteste), cette vitesse, va-t-elle descendre pour atteindre celle de l’escargot ?

Nous oublions tout simplement une chose : l’Internet, qui suit la loi de Moore dans son développements nous permettra bientôt de se parler et de se voir à distance, avec une qualité de l’image et du son s’approchant de la perfection.

Je ne dis pas que tous les déplacement seront remplacés par un contact virtuel, mais je dirais que plus de la moitié sont aujourd’hui remplaçables par un coup de vidéophone.

De plus, la miniaturisation du matériel de prise de l’image et du son, caméras et micros de plus en plus petits, leur coût diminuant par la même occasion, nous n’aurons plus d’excuses pour encombrer les routes et participer au réchauffement global.

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par iciailleurs (IP:xxx.xx1.139.59) le 24 juin 2007 à 17H18

Solution de transition : rendre l’achat d’une voiture obligatoire avec l’interdiction de s’en servir. Et l’avion ? A remplacer vite fait par le dirigeable. Mettre 8 heures ou 8 jours pour se rendre à New York cela n’a strictement aucune importance. Ce qui compte c’est que l’on fait à NY.

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(IP:xxx.xx4.161.32) le 24 juin 2007 à 20H00

N’etant pas un spécialiste du raffinage , je ne me prononcerai pas sur les couts énergetiques des deux productions essence /gazoil.

Mais une chose est sure c’est que l’on pourrait réduire de maniere quantitative la pollution par un simple allegement des véhicules et donc de l’énergie nécessaire à les propulser.

S’il est indéniable que tous les systemes de sécurité active et passive ont sauvé des vies ,ils ne sont qu’un élément de la diminution des morts sur les routes .

Or nous sommes maintenant à une époque ou la diminution de la vitesse est grandement passée dans les moeurs (parfois en force ) .Ce qui signifie que tous ces systemes qui ont été conçus pour répondre à des vitesses plus grandes ont alourdi les véhicules durant ces vingt dernieres années.

On pourrait tout a fait envisager des véhicules plus légers , moins rapides et avec des cylindrées nettement inferieures .la masse et la vitesse étant deux parametres fondamentaux dans l’absorbtion d’énergie et donc dans la lourdeur des des procédés à mettre en oeuvre pour en attenuer les effets .

l’autre aspect du probleme énergetique et écologique réside dans la fabrication même des véhicules.En effet , comment va t-on pouvoir equiper chinois et indiens dans un avenir somme tout très proche (10 à 20 ans )sans que cela ne crée de catastrophe écologique et un assechement des ressources en materiaux de construction (Acier , Aluminium et plastiques ) ? . Il faudra sans doute partager et recycler mieux que nous le faisons actuellement . Bien sur , il y aura toujours des phénomenes d’auto régulation mais la pente , elle , restera mauvaise .

Les constructeurs auront sans doute a mener une véritable réflexion marketing sur ce que doit étre le véhicule de demain et les publicitaires auront pour tâche de rendre "mode" le véhicule peu performant en terme de vitesse et d’acceleration , sans doute moins équipé qu’actuellement , malgré tout confortable et raisonnablement sécurisé (il ne peut plus être question de supprimer les airbags).

Bref , un véhicule qui vous laisse le temps de vivre et de regarder l’environnement que vous traversez .

Ca n’est pas gagné ,mais les mentalités changent et il suffit de voir le succes des véhicules low cost pour se dire que tout n’est pas perdu et qu’une nouvelle voie est en train de se faire jour .Le consomateur commence à comprendre qu’un certain nombre de gadgets ne sont pas indispensables quand il s’agit de se rendre d’un point à un autre .

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par GJ Edouard (IP:xxx.xx9.196.166) le 24 juin 2007 à 21H25

La promotion du diesel était une stratégie protectionniste au moment où il fallait ouvrir notre marché à la production japonaise. En effet, les japonais ne disposaient pas de moteurs à la hauteur, leur marché domestique étant rétif au diesel, comme ceux des USA, Suisse, Angleterre. Depuis, ils ont comblé leur retard.

Je viens de conduire pour la première fois une voiture à gazole. Vive l’essence ! Sauf pour les utilisations qui exigent du couple, c’est vraiment pas séduisant. Creux à bas régime ; bruit ; brutalité... Alors qu’un moteur essence est en comparaison doux, dynamique, fluide... un plaisir !

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par Cyrrus Smith (IP:xxx.xx7.176.67) le 25 juin 2007 à 00H37

À CETTE ADRESSE : http://www.predoenea.org/ecologie/s...

je propose une solution. Elle est certainement pas la seule possible.

En fait mon idée reprend celle du ministre des transports de Napoléon III, M. Freycinet. Il voulait que chaque chef lieu de canton soit relié au réseau ferré. Cela explique les petites voies à écartement de 1 m (au lieu de 1,41 m) qui apparurent dans certains cantons, et dont 2 ou 3 subsistent comme voies touristiques. De nos jours, on peut reprendre un schéma similaire. Un réseau ferré dense reliant les chefs lieux de canton, mais aussi les zones industrielles les plus importants. Ensuite, sur les derniers km, moins de dix, les marchandises sont transportées sur un camion électrique ou même avec un fardier hippomobile (2 percherons, 4 tonnes transportées à 12 km/h). Ce qui change par rapport à l’époque de M. Freycinnet ? Chaque colis, palette, conteneur, peut être accompagné d’un code barre, ou d’une puce électronique RFID, et suivi en temps réel par informatique. Le paquet réel sera suivi et orienté un peut comme les paquets virtuels de données dans l’internet. Dans les gares de triages, départementales, puis régionales, le transfert des palettes et conteneurs normalisés d’un train à l’autre, peut en grande partie s’automatiser.

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par André (IP:xxx.xx4.32.190) le 2 juillet 2007 à 14H03

Le problème de la civilisation automobile de vrait bientôt trouver une solution inattendue.

Si l’on se reporte à cet article Pétrole et agrocarburants la disparition assez rapide de tous types de carburants entraînera celle des véhicules.

Nous serons la première génération à constater "de visu" que le progrès est bien souvent un mythe, comme la croissance dont nous parlent les politiques à tout bout de champ.


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