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Principe de précaution : halte au E 85 ?

Article publié le 25 mai 2007

Principe de précaution : halte au E 85 ?

Le mélange E85 (85 pct d’alcool et 15 pct d’essence) est apparu butalement dans notre sphère politico-médiatique à l’occasion du lancement par la marque Ford sous ses diverses définitions ( Volvo etc) de véhicules spécialement conçus pour pouvoir fonctionner soit au super carburant ordinaire soit à l’E 85. Immédiatement acclamé par les médias, les écologistes, et les politiques qui se sont hatés de monter dans ce train en marche.

J’ai fait parti de ceux qui, dans ce blog, se sont permis d’exprimer que le E 85 n’offrait pas d’avantages significatifs sur l’introduction déjà autorisée de 10 à 15pct de biocarburants alcoolisés dans la totalité des carburants pétroliers existants dans toute l’europe et que par contre cela allait couter très cher en frais de distribution. Alors que l’introduction des modèles dit Flexfuel n’était après tout qu’une astuce marketing très habile de Ford pour relancer ses modèles en capitalisant sur la mode écologique, l’exemple du Brésil, le soutien de la Suède et sur l’enthousiasme automatique et sans reflexion de la classe politico-médiatique...

Or il apparait aujourd’hui que personne n’a vraiment vérifié la toxicité des gazs émis par les véhicules fonctionnant avec ce combustible, en tenant pour acquis que c’était pareil qu’avec l’essence. Curieux non ? L’Institut Français de Pétrole et l’Ademe ne doivent en effet publier leur première étude sur le sujet qu’en septembre. Par ailleurs, le BEPRC ( Bureau d’Evaluation des Risques des Produits et agents Chimiques) va proposer de classer l’Ethanol dans la classe des produits cancérigènes et mutagènes ! Celà ne concerne pas les émissions de gaz en sortie d’échappement puisque l’éthanol est brulé dans le moteur, mais cela a une importance pour tous ceux qui vont le manipuler( pompistes, employés dans les dépôts ou la livraison) ou en respirer les vapeurs lors des pleins en station service.

De même Airparif commence seulement à se préoccuper de la question pour constater quil n’existe pratiquement rien dans la littérature scientifique au sujet de la toxicité de leurs émissions.

Car l’éthanol étant une molécule carbonée qui contient davantage d’oxygène que l’essence et étant brulée dans des conditions de réglages moteurs différentes de celle des carburants classiques, elle va produire des émissions de gaz différentes à la sortie de l’échappement. Cela ne veut pas dire que ces émissions seront nécessairement plus dangereuses que celles d’un moteur à essence, mais ça veut dire qu’à tout le moins, il faut le vérifier.

Or une étude américaine d’un chercheur de l’Université Standford sur le sujet qui vient d’être publiée dans Environmental Science and Technology donne des résultats inquétants.Le chercheur compare un parc roulant à l’essence avec le même parc de véhicules roulant à l’E 85 et montre que l’utilisation de l’Ethanol devait se traduire par l’augmentation du taux d’ozone qui dans certaines zones devait affecter la mortalité humaine. De + 4pct dans la totalité des Etats Unis et de 9pct dans la zone de Los Angeles tout en accroissant considérablement les crises d’asthmes. Inquiétant non ?

Curieusement, en même temps, le gouvernement américain affirmait que l’utilisation de l’Ethanol allait permettre de diviser par deux les émissions de polluants. A ceci près, que le gouvernement américain parle des émissions de CO2 - dont j’ai souvent eu l’occasion de dire que ce nétait pas un polluant en soi mais la conséquence inévitable de toute combustion- et pas des autres gazs produits par la combustion, CO,Composés azotés, composés soufrés et oxygénés, produits en bien plus faible quantités et bien maitrisés depuis des années, dans le cas du moteur à essence, par les constructeurs.

Pour en revenir aux dangers potentiels présentés par l’utilisation du E 85, la réaction normale d’une Organisation écologique, d’un gouvernement et des médias devrait être de faire appel au principe de précaution et d’en interdire la commercialisation en attendant que les chercheurs ait eu le temps de faire les études nécessaires. Heureusement en France, les pompes à E85 ne sont pas encore une réalité même si Total a promis d’en installer 500 d’içi la fin de l’année.Mais le danger existe déjà en Suède et au Brésil bien sur.

Je prends le pari néanmoins que pas une d’entre elles n’osera le faire et se mettre ainsi en opposition avec l’air du temps...

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commentaires
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par Oliv’ (IP:xxx.xx9.1.41) le 25 mai 2007 à 17H23

vive le velo et la teleportation.

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par adam0509 (IP:xxx.xx7.107.105) le 25 mai 2007 à 19H02

Vive le train et ses dérivés.

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(IP:xxx.xx8.173.3) le 25 mai 2007 à 20H24

l’éthanol, c’est juste de l’alcool, alors si c’était cancérigène, on le serait depuis longtemps...

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par Visiteur (IP:xxx.xx4.150.188) le 27 mai 2007 à 14H51

Pas de bol, les alcooliques sont perclus de cancers à 40 ans... Donc on le sait effectivement depuis longtemps.

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(IP:xxx.xx6.1.35) le 27 mai 2007 à 09H16

Par ailleurs, le BEPRC ( Bureau d’Evaluation des Risques des Produits et agents Chimiques) va proposer de classer l’Ethanol dans la classe des produits cancérigènes et mutagènes ! Celà ne concerne pas les émissions de gaz en sortie d’échappement puisque l’éthanol est brulé dans le moteur, mais cela a une importance pour tous ceux qui vont le manipuler( pompistes, employés dans les dépôts ou la livraison) ou en respirer les vapeurs lors des pleins en station service.

ben çà alors ! dire qu’ily des gens qui en boivent ! vite une biere pour oublier tout çà

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par Grasyop (IP:xxx.xx2.24.125) le 28 mai 2007 à 07H29

En attendant le benzène est un toxique et un cancérogène certain !

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par gilles (IP:xxx.xx5.158.86) le 27 mai 2007 à 14H38

Courrier International publie cette semaine un dossier sur les biocarburants recueillant divers articles de la presse Etrangère sur le sujet.

Trés instructif car il donne une vision un peu différente de ce que l’on entend sur les biocarburants et parle de l’évolution de la technologie pour produire des biocarbuiranst avec de la cellulose (donc plus besoin de cultiver des plantes, mais utilisr les déchêts à la place)

Le principal danger actuel apparait plus comme la déforestation, l’appauvrissement des sols et le remplacment des cultures destinées à nourrir la population des pays du sud par des cultures de plantes pour biocarburant...surtout pour les pays du nord. D’ailleurs les stocks de céréales sont au plus bas depuis 30 ans, baissent encore, et les cours s’envolent du fait des usines de biocarburants qui sont de plus en plus demandeuses (de mais notamment)

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par tchoo (IP:xxx.xx4.41.111) le 27 mai 2007 à 15H17

L’utilisation de l’éthanol est une escroquerie industrielle (compte tenu des contraintes de production). C’est un moyen pour l’industrie pétrolière de conserver la main-mise sur la production des carburants (compte tenu des moyens considérables nécessaires pour la production de l’éthanol).

La seule piste, immédiatement applicable c’est l’utilisation des huiles végétales avec la nécessité de revenir au version de moteur diesel avant les DCi et autres HDi, qui posent problèmes au constructeurs automobiles et à l’industrie pétrolière. Car produire de l’huile végétale pour la carburation est relativement simple et nécessite que des investissement légers.

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par miles (IP:xxx.xx4.148.205) le 27 mai 2007 à 16H09

Entierement d’accord avec le post de tchoo. D’autant que la production de biocarburant nécessite une culture intensive très gourmande en pétrole ! et en produit phytosanitaire très poluant pour le sol. Ce qui conduit à un bilan écologique plutôt négatif.

Vive l’huile végétale .... ha la bonne odeur de friture en sortie de pot à en vous faire dégouter des frites .. du coup moins d’obèse ... que du bénéfice ;-)

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par GIB (IP:xxx.xx3.233.139) le 28 mai 2007 à 11H27

Bonjour, Votre article amène des remarques intéressantes sur les effets liés à un changement d’échelle dans l’utilisation d’un facteur de production. Pour autant, faut-il toujours en passer par un moratoire ? par exemple, sous forme de boutade, nous ne connaissons pas bien les conséquences de la mondialisation, alors décrétons un moratoire sur celle-ci, cela ferait un beau sujet d’étude. Pour en revenir à l’article, je préciserai que aujourd’hui le biothanol n’est pas incorporable à plus de 5% en volume dans les essences dans l’UE, et en fait, l’incorporation se fait surtout via un autre produit, l’ETBE. Les USA incorporent du bioéthanol depuis des années et disposent certainement d’un recul sur les émissions liés à son utilisation. L’étude à laquelle vous vous référez consisterait à substituer totalement le parc auto américain par du biocarburant. Hormis le fait que cette perspective apparaît peu vraisemblable à structure de consommation de carburant inchangée, cette étude pose la question d’effets négatifs sur la mortalité. Mais il faut lire attentivement le résutat du modèle, avec toutes ses limites, qui conclut à une hausse de 4% de la mortalité par rapport à celle liée à l’essence, soit 185 décès pour l’ensemble des USA. Ce n’est pas 4% de plus de la mortalité globale des USA. la guerre en Irak tue bien plus de GI. Pour les polluants locaux classiques, l’oxygène de l’éthanol permet une meilleure combustin et réduction des émissions de ces polluants.

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par goretforever (IP:xxx.xx1.131.229) le 3 juin 2007 à 12H15

Le diesel a de beaux jours devant lui , si on résonne en terme de CO2. Comme ça consome moins c’en emet moins. Quand aux particules et compagnie...

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par bigup (IP:xxx.xx4.186.250) le 7 juin 2007 à 16H53

il n’y a que la Biomass To Liquid qui est intéressante. Elle fournit du bioéthanol à partir de déchets divers ( déchets de bois, de riz, bagasse de sucre de canne, paille, Spathes de maïs...) . Le procédé de pyrolyse rapide prend que 2 petites secondes. Une société Canadienne, Dynamotive, commercialise depuis cette année des licences d’exploitation pour des usines de 200T de biopétrole/jour. La première usine de production délivre du biopétrole depuis une semaine. La Suisse a déjà pris commande pour une licence, l’Ukraine aussi, Argentine aussi, Usa très bientot. Le coût de revient est de moins de 10$ l’équivalent baril de pétrole en Amérique du Sud et de 40$ en Europe. Niveau pollution ça engendre moins de la moitié de Nox que le diesel, 3 à 8 fois moins de particules fines. Les gaz produit lors du processus sont réutilisées en début de chaîne. Je vous invite à regarder le site de dynamotive.com qui en parle longuement et est en Français depuis qq jours ! La société est même venue en Belgique présenter l’aboutissement de ces travaux qui sont enfin commerciable à grande échelle. Ils avaient parlé dans un second temps d’utiliser des déchets sales tel le lisier des porcs flamands pour faire du biopétrole.

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par Josie Gauthier (IP:xxx.xx3.38.160) le 8 juin 2007 à 16H29

Mesdames, Messieurs,

Concernant vos problèmes de toxicité/santé et de risques d’incendie/explosion en stations service, nous pouvons vous apporter une solution.

La société Covaltech à Lyon propose une machine de condensation de vapeurs de carburants en stations service (appelée Optimgaz), dont la performance et l’intérêt écologique ont été testés et approuvés par le biais d’analyses très poussées.

Toxicité des vapeurs d’essence en station service : Nous savons qu’un plein d’essence dure environ 3 minutes et que nous respirons 30 L d’air pendant ce lapse de temps. Sachant que lors de cette opération nous respirons un air saturé en benzène de l’ordre de 50 μg/m3, cela équivaut à inhaler 1,5 μg de benzène lors d’un plein d’essence. N’en parlons pas les personnes exposées en continu, comme celles travaillant dans les kiosques et les conducteurs/livreurs de camions citerne. L’exposition des personnels aux benzènes, pourrait dans un futur proche, provoquer des maladies professionnelles telles que nous les connaissons pour l’amiante.

Avec la machine Optimgaz, il n’y a plus de surpression donc plus d’émission de vapeurs de carburant sur la station. Les personnels ne sont plus exposés à ce risque. La récupération vapeurs phase II génère des surpressions dans les cuves contenant l’essence. Cette surpression provoque parfois des émanations de gaz dans les trous d’homme et parfois même des remontées de gaz jusque dans le kiosque d’encaissement. La machine Optimgaz, dans son process, établit un équilibre parfait entre toutes les cuves de la station. Les cuves se retrouvent à la pression atmosphérique. De ce fait, si les étanchéités sont correctes, les gaz C.O.V. plus lourds que l’air ne peuvent présenter de danger.

Protection de l’environnement :

Lors de chaque dépotage de camion, le gaz chargé de particules de C.O.V. représente un volume non négligeable de carburant. Il est admis par la profession que ce volume représente en moyenne annuelle 3 litres pour 1 000 litres du volume livré. Les mesures effectuées avec nos prototypes équipés de chromatographes en phase gazeuse ont confirmé que cette valeur pouvait être admise, et qu’elle représente plutôt le bas de la fourchette. Une station service ayant un débit d’essence supérieur ou égal à 2500 m3/an rejette en moyenne 3,9 tonnes par an de composés organiques volatils (COV) via les pistolets de distribution. Avec 80% au moins de récupérations des gaz rejetés lors des transferts de carburant (exigence minimale du décret de mai 2001), la récupération peut être estimée approximativement à 3,1 tonnes par an de COV par station service. La machine Optimgaz (voir son principe dans le site www.covaltech.com), réduit de 98% les composés organiques volatiles et les composés aromatiques (dont le benzène).

Bien que la réglementation ait déjà permis de lutter contre les émissions de C.O.V., les dispositifs actuels sont encore perfectibles. La machine Optimgaz, dans son process, évite le dégazage par les évents dû aux surpressions générées par la récupération phase II. Malgré toutes les précautions prises par les professionnels, des dégazages accidentels se produisent parfois. Traité avec la machine Optimgaz, le contenu du camion après livraison est « dénaturé » des particules de carburant, de sorte qu’il ne peut y avoir d’émission de COV. Ceci a été prouvé par des analyses chromatographiques en phase gazeuse, réalisées par le laboratoire d’application à la chimie et à l’environnement de l’INSA à Villeurbanne et pilotées en interne par un Docteur en analyses physico-chimiques. Notre partenariat avec l’Institut Français du Pétrole (IFP), nous a permit d’analyser les condensas récupérés et être sûr de leur nature.

La sécurité des transports des matières dangereuses que sont les carburants :

Actuellement, sans le traitement des gaz, un camion ayant récupéré les C.O.V. en station, représente un risque important, équivalent à 600 Kg de TNT (source APTH). Le camion traité n’est plus exposé à ce danger. La quantité résiduelle de C.O.V. est si faible que le « triangle du feu » est rompu.

Optimgaz c’est donc l’alliance de la Sécurité, de l’écologie et de la rentabilité.

Le développement du système OPTIMGAZ a été rendu possible grâce au partenariat avec l’IFP (Institut Français du Pétrole). L’institut Français du Pétrole est un est un organisme public de recherche et de formation, à l’expertise internationalement reconnue, dont la mission est de développer les énergies du transport du XXIe siècle.

Nous vous invitons à prendre connaissance de ce système en visitant le site internet www.covaltech.com

Optimgaz - la condensation des vapeurs de carburant en stations service

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par tournesol (IP:xxx.xx2.251.109) le 30 octobre 2008 à 01H39

Non aux oiseaux de mauvaise augure ! 4 à 9% de décés en plus par rapport à l essence. et alors ! ce chercheur de Stanford a t il étudié la surmortalité si on continue au tout pétrol ? d’ailleur le processus de réchauffement du climat étant bien enclanché,je crains fort que la surmortalité due aux catastrophes climatiques qui nous attendent,dépasse largement ces malheureux 4 à 9 %... enfin c est le propre de l homme : quand certains cherchent et trouvent des solutions,d autres perdent leur temps (et l argent public !)à les dénigrer.... puissent ces quelques lignes faire méditer les Cassandres de tout bord...


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