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Pour une gestion durable des fôrets

Article publié le 14 décembre 2007

Pour une gestion durable des fôrets

Aujourd’hui, du fait du réchauffement climatique amorcé et de l’augmentation du taux de CO2, les forêts produisent davantage.
Cependant, des mortalités accrues doivent être anticipées, même si il ne faut pas sous-estimer la capacité des arbres à s’adapter à des situations nouvelles.

En effet, parallèlement à la hausse de la température, le régime des précipitations sera modifié.
Les modèles climatiques prédisent une alternance de périodes d’augmentation des pluies et de périodes de sécheresses estivales.
Vents, incendies et parasites pourraient être en recrudescence.

Les zones de végétation devraient continuer à se déplacer : de 150 km à 550 km vers le Nord, et de 150 m à 550 m en altitude.

A l’échelle du temps biologique des forêts, les changements climatiques ont et vont avoir un impact, même si cela pourrait avoir aussi des effets positifs (moins de grands froids, moins de pétrole et de charbon pour se chauffer…)
Cependant, le réchauffement risque aussi de s’accompagner de coups de froids et de gelées plus fréquentes.

Il est ainsi très probable que les arbres plantés aujourd’hui, sous le climat actuel, atteindront leur maturité sous un climat sensiblement différent.

Pourtant, il reste de nombreuses incertitudes et il ne faut pas sous-estimer la capacité des arbres à s’adapter aux changements.

Les experts s’accordent à dire que l’année 2050 a été identifiée comme repère pour la période charnière à partir de laquelle le changement climatique va réellement produire ses effets. (http://climat.science-et-vie.com/blog/)

A ce titre, tout arbre planté aujourd’hui, dont le cycle de vie est de moins de 50 ans, échappera vraisemblablement aux bouleversements climatiques annoncés.

Pourquoi ne pas limiter les risques en favorisant les arbres à croissance rapide et en diminuant leur cycle de vie ("révolution") ?

Pourquoi ne pas favoriser également les essences d’arbres dites de transition : à la fois performantes dans le climat actuel et adaptées au climat futur ?

Plusieurs essences peuvent déjà être retenues pour leurs qualités :
le chêne sessile, le robinier ou le tilleul, les pins maritimes, laricio et sylvestre, les douglas, le cèdre et le sapin de Nordmann.

Enfin, comme les risques de sécheresse soulèvent des questions liées à la ressource en eau des sols, pourquoi ne pas étudier leur capacité à restituer l’eau aux arbres.

Pourquoi ne pas adapter ensuite la densité des peuplements en fonction du stade de croissance des arbres afin de limiter l’évaporation de l’eau disponible ?

Bref, passer des idées théoriques à la pratique demande un effort des pouvoirs publics et particulièrement des régions qui doivent s’inscrire
dans une démarche visant à gérer durablement les forêts.

Références : http://www.hmtreasury.gov.uk/independent_reviews/stern_review_economics_climate_change/stern_review_report.cfm
http://agriculture.gouv.fr/spip/IMG/pdf/pbf_051006.pdf
http://www.effet-de-serre.gouv.fr/la_synthese_des_rapports_du__giec
http://www.ipsl.jussieu.fr/
http://www.cnrm.meteo.fr/
http://www.pierroton.inra.fr/carbofor/index.htm
http://climat.science-et-vie.com/blog/

Pour une gestion durable des fôrets 

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