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Montréal, un exemple à suivre ?

Les leçons de Montréal, les clefs d’un succès…imparfait

Article publié le 18 mars 2009

protocole de montreal.jpg

La couche d’ozone absorbe une grande partie des rayonnements ultraviolets, qui sont dangereux à forte dose, et donc protège la vie sur terre. Elle est extrêmement fine et de ce fait fragile, si cette couche était appliquée à la surface de la terre, elle aurait une épaisseur de 3mm ! Cette fine couche de gaz si fragile fut mise en danger par les molécules de CFC et HCFC présentes dans réfrigérants, solvants industriels, propulseurs pour aérosols, polystyrène expansé (une molécule de CFC détruisant 10 000 molécules d’ozone).

Le 16 mars 1987 était ratifié le protocole de Montréal relatif à l’appauvrissement de la couche d’ozone. Entré en vigueur en 1989, cet accord international est présenté comme un succès. Bien sûr, le problème de son appauvrissement n’est pas réglé, sa reconstitution n’est prévue que pour 2050 et au final le « trou » n’a cessé de croître. De même, la multiplication des pays concernés (190 pays signataires à ce jour) rend les procédures de contrôle et l’harmonisation plus difficiles, les caractéristiques des molécules CFC et la lenteur de décomposition dans la stratosphère des substances nocives continuent d’inquiéter et il apparaît ici ou là des dérives inquiétantes de trafics de CFC !

CFC.jpg

Cependant, le protocole de Montréal a globalement répondu aux problématiques soulevées. Plusieurs éléments ont rendu cela possible. Le constat tout d’abord fut largement partagé et les pays engagés initialement étaient peu nombreux (46 pays signataires en 1987) ; de même, les conséquences du phénomène étant extrêmement sensibles à très court terme, la mobilisation fut naturelle ; enfin, les causes étant facilement identifiables, les solutions à appliquer furent assez évidentes (diminution puis interdiction CFC).

Si les résultats du protocole de Montréal sont perfectibles, l’attitude de la communauté internationale fut néanmoins la bonne. Quelles leçons en tirer pour l’avenir : la nécessité de partager un constat, la capacité scientifique d’en identifier les causes, les réponses radicales données par la force politique et l’existence de solutions de substitution (recherche et développement). On peut noter qu’à aucun moment les protagonistes n’ont misé sur un éventuel changement de comportement des consommateurs ; on peut supposer que si nous avions fait appel à notre conscience citoyenne, nos cuisines seraient encore pleines de CFC !

Consensus scientifique, mobilisation internationale, importance du rôle de l’Etat (protocole contraignant) et recherche et développement, telles sont les clefs du succès -même imparfait- du protocole de Montréal.

Alexis du Fontenioux – mars 2009

Traffic de CFC

 

Thèmes

Pollution Gaz à effet de serre

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commentaires
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par lio (IP:xxx.xx7.212.131) le 19 mars 2009 à 19H39

consensus scientifiques et brevets tombant dans le domaine public ont ete salutaire mais pour le réchauffement climatique se sera beaucoup plus compliqué voir impossible au vue de la mentalité actuelle .

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par fontenioux (IP:xxx.xx9.158.211) le 20 mars 2009 à 08H56

Tout à fait d’accord.

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