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Les programmes volontaires de compensation de carbone

Utiles ou dangereux ?

Article publié le 9 juillet 2007

Ces programmes volontaires visant à compenser les émissions de CO2 que vous émettez quand vous voyagez en avion se multiplient. Sont-ils pour autant une solution à la pollution émise par les avions ?

L’avion est le mode de transport le plus polluant (sur une distance de 300 à 400 kilomètres, il émet 50 à 60 fois plus de CO2 que le TGV, 1,5 fois et demi plus qu’une voiture ordinaire). Les gaz à effet de serre émis par le kérosène contribuent au réchauffement climatique de la planète, certes modestement (2 à 3%) mais de façon non négligeable, car les effets des traînées de condensation des avions pourraient être dangereux sur la couche d’ozone.

Depuis quelques années, des programmes de compensation volontaire du CO2 (gaz carbonique) sont proposés par des associations, à ceux qui veulent compenser la pollution émise lors de leurs déplacements.
Ces programmes permettent de calculer en ligne les émissions de CO2 générées par nos déplacements en avion et de choisir un reversement volontaire d’une somme permettant de financer des projets de développement économes en CO2 dans les pays du Sud.

L’association Tourisme et Développement Solidaire a recensé trois initiatives en France :

  • CO2 solidaire, association pionnière sur ces questions, créée par le GERES, ONG de développement,
  • Climat mundi, créée par des militants de l’environnement
  • Action carbone, présidée par Yann Arthus-Bertrand

L’ADEME effectue une étude pour comprendre la grande diversité de projets de ce type, en France et à l’étranger.

La remarque générale que l’on peut faire sur de tels projets est double :

Est-il possible de compenser réellement la contribution de chacun à l’émission de CO2 et donc au réchauffement climatique ? Non, si l’on prend en compte le fait que toute atteinte à cet ensemble complexe d’écosystèmes qu’est la Terre (et que certains appellent Gaïa) a des effets non réversibles sur ses équilibres fragiles. Le réchauffement climatique va bouleverser la répartition des espèces, ainsi que les données sanitaires et démographiques de l’espèce humaine. La seule chose sur laquelle nous puissions encore avoir une influence, c’est l’échelle à laquelle ceci va se passer, selon le ralentissement ou non que nous parvenons à générer dans les pollutions que nos modes de production et de consommation génèrent.

Les déplacements en avion sont sans doute la partie la plus emblématique de ces modes de production et de consommation, mais aussi sur lesquels nous pourrions le plus facilement avoir un impact : l’accroissement prévu des voyages aériens pour le tourisme dans les prochaines années est phénoménal. Pourtant, ceux-ci ne sont pas réellement nécessaires, au sens vital du terme. Nous pourrions tout aussi bien passer nos vacances plus près de chez nous, visiter des contrées ou des provinces proches, et donc choisir des modes de déplacement moins polluants.

Il ne serait alors pas la peine de faire appel à des programmes que certains qualifient déjà de nouveaux marchés d’indulgences (au Moyen-Âge, l’Église catholique vendait des bons, ou indulgences, aux croyants, pour qu’ils passent moins de temps au Purgatoire).

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commentaires
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par Cassandre (IP:xxx.xx2.18.96) le 9 juillet 2007 à 11H45

Le sujet mérite plus de nuances : une vraie compensation est possible, mais exige de RETIRER de l’atmosphère le CO2 qu’on y a fait mettre.

Un seul type d’action, parmi ce qui est proposé par les sites de compensation, répond à cette exigence : la plantation d’arbres nouveaux en zone tropicale (ailleurs, ça ne sert à rien : on diminue l’albedo, ce qui accroît l’absorption d’énergie solaire et annule l’effet de fixation de carbone par la plante).

Malheureusement, les sites imposent des actions de diverse sorte, et on ne peut pas choisir celles que l’on souhaite financer.

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par Bob Marone (IP:xxx.xx0.27.26) le 9 juillet 2007 à 14H47

La plantation d’arbres, oui, mais en restaurant la forêt naturelle. Les plantations de monocultures (huile de palme, eucalyptus, etc.) ne font qu’aggraver le mal.

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par Cotax (IP:xxx.xx5.82.219) le 16 juillet 2007 à 18H22

C’est de la désinformation cet article :

Un avion émet 50 à 60 fois plus qu’une voiture ?

Petit calcul :

Un véhicule diesel consomme 28Kg de carburant pour transporter 4 personnes sur 800 km.

Un airbus A320 va consommer 3000 kg de carburant pour transporter 120 personnes sur la même distance.

Si on fait le ratio carburant consommé/personne, nous avons les chiffres suivants :

Rv = 7 Ra320 = 25

25/7 = 3.57

Un a320 consomme 3.57 fois plus qu’une voiture diesel classique pour effectuer un trajet de 800km.

Si l’on prend l’hypothèse qu’un CFM 56 (moteur de l’A320) a une combustion équivalente à celle d’un 4 cylindres en ligne diesel, alors, il émet fatalement 3.57 fois plus de CO2 qu’une voiture. Et non 50...

Cependant, les moteurs d’avions ont une combustion et un rendement largement plus optimisés que ceux des vulgaires moteurs alternatifs équipants nos automobiles.

Je ne maîtrise pas leur rendement mais il est sûr que le chiffre des émissions de C02 avancé est erroné. (sauf erreur de ma part)

(un A320 vole à 800 km/h alors qu’une voiture ne va qu’à 130...)

Ne vous laissez pas avoir par des écolos qui ne comprennent rien aux chiffres et qui se rapprochent plus de politiques que de scientifiques... Cx

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par Pierre William Johnson (IP:xxx.xx5.174.7) le 16 juillet 2007 à 19H37

Cotax,

Tu n’as pas lu attentivement l’article, sinon tu ne parlerai pas de désinformation. Les premières lignes de l’article disent : "L’avion est le mode de transport le plus polluant (sur une distance de 300 à 400 kilomètres, il émet 50 à 60 fois plus de CO2 que le TGV, 1,5 fois et demi plus qu’une voiture ordinaire)".

Confondre le TGV et la voiture diesel, c’est un peu navrant pour un anti-écolo primaire ! Tu ferais en effet un bien mauvais scientifique. Et oui, il y a des écolos qui savent utiliser les chiffres. Entre parenthèse, ce ne sont pas les chiffres qui aident à comprendre, mais leur utilisation.

A bon entendeur, salut et bonne soirée.


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