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Les incendies en Australie

Article publié le 19 février 2009

Les incendies en Australie

L’un des plus beau pays du monde est d’un côté submergé par des flots torrentiels en provenance du ciel et de l’autre ravagé par les flammes de l’enfer brûlant tout et tout le monde sur leur passage.

J’ai passé 6 mois en Australie, c’est assez pour y avoir enterré une partie de mon cœur, quelque part dans le bush du Northern Territory … Ca me fend le cœur de lire aujourd’hui les pires nouvelles de cette magnifique île-continent.

Depuis début février, c’est plus de 450 000 hectares de forêts qui sont partis en fumée et en cendre. Plus de 2000 maisons ont été détruites, 3 villages rayés de la carte, plus de 200 personnes ont péri, des milliers d’animaux … Le gouvernement estime à plus de 500 millions de dollars les dégâts occasionnés. Je ne sais pas comment ce chiffre est calculé, mais il y a de quoi se lamenter sur l’étendu des dégâts, sur cette crise que l’état caractérise comme “la pire du siècle”.

Des milliers de personnes sont sans abris, ont tout perdu. Certains sont restés coincés dans leurs maisons léchées vicieusement par les flammes. D’autres se sont fait rattraper courant dans la rue, quelques biens sous le bras. Quelques personnes se sont faites piéger dans leur voiture, maintenant carcasse de fer rouillé et blanchi par les cendres. Des milliers de pompiers bénévoles, volontaires et beaucoup de civils à leurs côtés ont combattu les feux sans relâches, frêles humains face à des murs enragés et brulant de dizaines de kilomètres…

Certains pointent du doigt les systèmes de communication et d’alerte qui auraient du fonctionner pour avertir les populations. Si quelques villes ont été évacuées à temps, des villages isolés ont subit de plein fouet la fureur des flammes. On se demande si des zones n’ont pas été construites sans précaution aucune, sans accès suffisant pour les pompiers ?


“Nous sommes sans voix à l’idée que certains de ces feux aient pu être provoqués à dessein”
a déclaré Kevin Rudd, le premier ministre Australien. En effet, sur les 400 foyers identifiés depuis début février, certains sont clairement d’origine criminelle. Plusieurs personnes ont été inculpées par la police et les pompiers regroupés sous le nom de « l’opération phœnix » qui ratiboisent les zones brulées en quête d’indices pour identifier les coupables. Un homme et un adolescent ont été arrêtés, ils risquent jusqu’à 25 ans d’emprisonnement.

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Je ne comprends pas bien la notion « d’incendie criminel ». On désigne par là toute personne à l’origine d’un incendie, que l’on caractérise (à la différence d’un feu contrôlé) par son danger, sa capacité de destruction et son anormalité. Si vous faites brûler des herbes mortes en été dans votre jardin (au passage, sachez que c’est interdit, il y a des périodes à respecter en fonction de votre région) et que votre foyer dégénère et touche une zone forestière proche, vous êtes coupable. Il semblerait pourtant qu’en Australie, ce ne soit pas des crimes accidentels, mais bien l’action de « pyromanes ». Il faut vraiment en vouloir très fort à son voisin, sa ville ou à son gouvernement pour allumer ainsi les feux de l’enfer …

Certains écologistes australiens semblent incriminer l’écobuage.
C’est une pratique de réduction de la biomasse végétale par feu volontaire et maitrisé, organisé notamment dans le bush pour permettre une meilleure fertilisation des sols (la cendre est une matière très riche et propice à la pousse de nouvelles plantes). Mal maitrisée, elle provoque des incendies et abime les sols. Utilisée avec parcimonie et de façon raisonnée, c’est une méthode peu coûteuse et intéressante pour nettoyer un bout de foret et ainsi diminuer le risque d’incendies.

Évidement, tout le monde se demande si le réchauffement climatique ne serait pas une des causes de cette vague de chaleur mortelle pour l’Australie.
Les experts du GIEC sont formels mais rappellent que les situations extrêmes ont toujours existé. Il faudra attendre encore quelques années pour constater ou non une tendance aux étés brulants et aux hivers plus doux. Pourtant, on notera l’augmentation ces dernières années des incendies ravageurs également au Portugal et en Grèce … Quoi qu’il en soit, ces hectares de foret partis en fumées vont accentuer drastiquement la quantité de CO2 dans l’atmosphère australienne, déjà bien affecté par la réduction de la couche d’ozone qui cause chaque année des milliers de cancers de la peau. Moi qui ne suis pas sujette aux coups de soleil, je n’ai jamais autant brulé ma peau que sur les plages de Sydney. 30 minutes d’exposition, même avec une bonne crème, suffisent pour faire rougir la plus tannée des peaux…

Mon projet de tour du monde me mènera en Australie d’ici une année,
j’espère de tout cœur que nous pourrons apporter notre aide pour la reconstruction d’habitats dévastés par les flammes, ou ravagés par les inondations.

Thèmes

CO2 Catastrophe écologique Réchauffement climatique

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commentaires
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par zygomar (IP:xxx.xx0.38.54) le 19 février 2009 à 11H13

http://www.smh.com.au/environment/g...

http://www.smh.com.au/

The Sydney Morning Herald

Green ideas must take blame for deaths Miranda Devine

February 12, 2009

Miranda Devine This burning issue of life and death It wasn’t climate change which killed as many as 300 people in Victoria last weekend. It wasn’t arsonists. It was the unstoppable intensity of a bushfire, turbo-charged by huge quantities of ground fuel which had been allowed to accumulate over years of drought. It was the power of green ideology over government to oppose attempts to reduce fuel hazards before a megafire erupts, and which prevents landholders from clearing vegetation to protect themselves. So many people need not have died so horribly. The warnings have been there for a decade. If politicians are intent on whipping up a lynch mob to divert attention from their own culpability, it is not arsonists who should be hanging from lamp-posts but greenies. Governments appeasing the green beast have ignored numerous state and federal bushfire inquiries over the past decade, almost all of which have recommended increasing the practice of "prescribed burning". Also known as "hazard reduction", it is a methodical regime of burning off flammable ground cover in cooler months, in a controlled fashion, so it does not fuel the inevitable summer bushfires. In July 2007 Scott Gentle, the Victorian manager of Timber Communities Australia, who lives in Healesville where two fires were still burning yesterday, gave testimony to a Victorian parliamentary bushfire inquiry so prescient it sends a chill down your spine. "Living in an area like Healesville, whether because of dumb luck or whatever, we have not experienced a fire … since … about 1963. God help us if we ever do, because it will make Ash Wednesday look like a picnic." God help him, he was right. Gentle complained of obstruction from green local government authorities of any type of fire mitigation strategies. He told of green interference at Kinglake - at the epicentre of Saturday’s disaster, where at least 147 people died - during a smaller fire there in 2007. "The contractors were out working on the fire lines. They put in containment lines and cleared off some of the fire trails. Two weeks later that fire broke out, but unfortunately those trails had been blocked up again [by greens] to turn it back to its natural state … Instances like that are just too numerous to mention. Governments … have been in too much of a rush to appease green idealism … This thing about locking up forests is just not working." The Kinglake area was a nature-loving community of tree-changers, organic farmers and artists to the north of Melbourne. A council committed to reducing carbon emissions dominates the Nillumbik shire, a so-called "green wedge" area, where restrictions on removing vegetation around houses reportedly added to the dangers. In nearby St Andrews, where more than 20 people are believed to have died, surviving residents have spoken angrily of "greenies" who prevented them from cutting back trees near their property, including in one case, a tea tree that went "whoomp". Dr Phil Cheney, the former head of the CSIRO’s bushfire research unit and one of the pioneers of prescribed burning, said yesterday if the fire-ravaged Victorian areas had been hazard-reduced, the flames would not have been as intense. Kinglake and Maryville, now crime scenes, are built among tall forests of messmate stringy bark trees which pose a special fire hazard, with peeling bark creating firebrands that carry fire five kilometres out. "The only way to reduce the flammability of the bark is by prescribed burning" every five to seven years, Cheney said. He estimates between 35 and 50 tonnes a hectare of dry fuel were waiting to be gobbled up by Saturday’s inferno. Fuel loads above about eight tonnes a hectare are considered a fire hazard. A federal parliamentary inquiry into bushfires in 2003 heard that a fourfold increase in ground fuel leads to a 13-fold increase in the heat generated by a fire. Things are no better in NSW, although we don’t quite have Victoria’s perfect storm of winds and forest types. Near Dubbo two years ago, as a bushfire raged through the Goonoo Community Conservation Area, volunteer firefighters bulldozing a control line were obstructed by National Parks and Wildlife Service employees who had driven from Sydney to stop vegetation being damaged. The poor management of national parks and state forests in Victoria is highlighted by the interactive fire map on the website of the Department of Sustainability and Environment. Yesterday it showed that, of 148 fires started since mid-January, 120 started in state forests, national parks, or other public land, and just 21 on private property. Only seven months ago, the Victorian Parliament’s Environment and Natural Resources Committee tabled its report into the impact of public land management on bushfires, with five recommendations to enhance prescribed burning. This included tripling the amount of land to be hazard-reduced from 130,000 to 385,000 hectares a year. There has been little but lip service from the Government in response. Teary politicians might pepper their talking points with opportunistic intimations of "climate change" and "unprecedented" weather, but they are only diverting the blame. With yes-minister fudging and craven inclusion of green lobbyists in decision-making, they have greatly exacerbated this tragedy. There is an opening now in Victoria for a predatory legal firm with a taste for David v Goliath class actions.

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par Capitaine Poltron (IP:xxx.xx8.114.156) le 19 février 2009 à 18H33

Je vous souhaite de faire un beau voyage et beaucoup de succès dans vos recherches de fonds. J’invite tous les familiers de naturavox à cracher au bassinet : Ces grandes vacances écolos méritent toute notre solidarité.

J’en profite pour faire un peu de pub pour une émission intéressante, ce soir sur la 2 : Les précheurs de l’apocalypse

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(IP:xxx.xx3.70.22) le 19 février 2009 à 20H42

crache au bassinet pour moi stp. les trips "pour aller voir ailleurs si l’herbe est plus verte" genre le film passé il y a pas longtemps, sans façon, manque de sagesse (venant de parisien photographiant des décors parfaitement agencé par l’homme, ça ne m’étonne pas).

Quand l’homme découvre son livre intérieur, il n’a plus besoin de livre ni de guide : l’être sait. M. PORETE

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par seik (IP:xxx.xx1.8.87) le 19 février 2009 à 21H30

rester sur Naturavox ou ne pas rester "that is the question " bon courage . :-o

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par mr-bienetre (IP:xxx.xx7.214.121) le 9 mars 2009 à 14H27

Mais c’est pas vrai ! Ils sont vraiment partout les 2 compaires Zygomar et Capitaine Caverne (heu...Polton, pardon !) les as de la critique facile.

Vous n’auriez pas une muselière ?

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par annie (IP:xxx.xx2.81.106) le 19 février 2009 à 21H45

Intéressant qu’un sujet qui nous concerne tous, qui va nous coûter des milliards, requérir que nous changions nos habitudes soit relégué dans la catégorie Nature, au même titre que les pots de yaourt.

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(IP:xxx.xx1.252.40) le 20 février 2009 à 05H49

"Certains écologistes australiens semblent incriminer l’écobuage. C’est une pratique de réduction de la biomasse végétale par feu volontaire et maitrisé, organisé notamment dans le bush pour permettre une meilleure fertilisation des sols (la cendre est une matière très riche et propice à la pousse de nouvelles plantes)."

C’est exactement le contraire, comme le montre l’article du Sydney Morning Herald, cité par zygomar. C’est le MANQUE d’écobuage qui est une raison de ces incendies.

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(IP:xxx.xx1.252.40) le 20 février 2009 à 06H02

Et j’ajouterai que cet écobuage est pratiqué depuis des décennies en Australie non pas "pour permettre une meilleure fertilisation des sols" mais, justement, pour réduire les chances d’incendies, comme le montre cet article du principal quotidien du Victoria, "The Age", datant de... 1900 !

http://150.theage.com.au/view_besto...

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par lio (IP:xxx.xx7.140.55) le 24 février 2009 à 10H36

en fait les incendies sont du a une mauvaise repartition des precipitations ,trop d’eau au nord et pas assez au sud,c’est tout .Dans le monde merveilleux de mickey le réchauffement climatique n’existe pas,méchants scientifiques qui font peur aux enfants,c’est pas bien !

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par parousnik (IP:xxx.xx3.147.123) le 24 février 2009 à 10H55

Je conseile a ceux qui une analyse autre que celle du Giec d’aller là...

http://www.pensee-unique.fr/

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par lio (IP:xxx.xx7.132.202) le 25 février 2009 à 16H21

il parait que sur le titanic il y avait des gens qui ne regardait pas dans la direction de l’iceberg un peu comme le professeur tournesol dans tintin ,il faudrait peut etre les prevenir ?Mille milliards de mille sabords !

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