Article publié le 7 juin 2007
Chers amis,
D’après un communiqué de l’AFP du 1er juin 2007, la NASA serait sceptique sur le réchauffement climatique ...
Précisons ce titre tapageur et trompeur...
Le patron de la NASA, Michael Griffin, n’ a en effet qu’affirmé ceci : il n’ est pas certain que le réchauffement climatique soit un problème qu’il est nécessaire de combattre. ’’ Je n’ai aucun doute sur le fait qu’il y a une tendance au réchauffement du climat de la planète ’’, a-t-il déclaré sur la radio publique nationale (NPR). Mais ’’ je ne suis pas sûr qu’il soit exact de dire qu’il s’agit d’un problème contre lequel nous devons lutter ’’.
En clair, la dérive climatique est bien établie mais, selon les études sur lesquelles il fonde ses propos :
- elle n’a aucun rapport avec les émissions de CO2 et dérivés et la diffusion de H2O (dont l’effet est sans beaucoup plus déterminant car lié notamment au cycle de l’eau) ;
- les émissions de CO2 permettraient au contraire de compenser les effets de cette dérive (par exemple à Paris, les arbres poussent deux fois plus vite qu’en province, c’est un fait).
J’ai personnellement toujours rejeté d’un revers de main ces thèses tellement elles étaient non seulement exprimées de manière fantaisiste et tentaient de nier un phénomène dont l’évidence est patente. Mais, pour Griffin, ce n’est pas le cas.
Repli stratégique ou retours aux évidences ?
Je viens de passer quelques heures à lire tous ces documents et je dois avouer que je m’interroge, n’ayant pas les éléments nécessaires pour écarter les faux. C’est tout le problème du GIEC d’ailleurs qui ne fournit pas de réponses claires à ces questions.
- Concernant la perte de biodiversité, il y a un certain temps que je soupçonne qu’elle est plus la conséquence de l’intrusion de dérivés chimiques nocifs dans tous les milieux (même par exemple dans les milieux marins profonds) que de l’augmentation globale du CO2 ! On observe les mêmes évolutions dans les rares marqueurs biologoiques anaérobiques : cela interpelle.
- Concernant le CO2, également, j’ai intégré depuis un certain temps l’intuition que l’effet du CO2 ne serait que corrélé à l’augmentation de la teneur en H2O et plutôt lié, donc, à la perturbation générale du cycle de l’eau qui serait fondamental, comme le disent (sans être en mesure de se faire entendre) par exemple nos amis des Biefs du Pilat.
- La thèse des cycles solaires de moyen et long terme (liés aux cycles engendrés par la structure de l’espace-temps et mieux compris depuis une décennie) a toujours été avancée dans des conditions fantaisistes (pour justifier d’autres arrières pensées parfois fumeuses).
Mais, la découverte que les autres planètes du système solaire suivent, exactement, les mêmes courbes méritent malgré tout qu’on s’y attache un instant.
Or, voilà ce que donne la superposition des cycles solaires et la variation des courbes de température terrestre. Il y a malgré tout de quoi être troublé (slide ci-dessous). En revanche, les recherches récentes (et uniques) sur l’inversion récente du décalage CO2-Température (grâce aux nouvelles méthodes - six mois - de datation des carottes glaciaires) contredisent les données du Film d’Al Gore mais renforcent paradoxalement l’hypothèse d’une influence anthropique. Bref, il est urgent d’en savoir plus.
L’économie du carbone est au centre d’une guerre géostratégique évidente comme vient encore de le montrer les positions de G. Bush qui ne surprennent que les niais. Mais, il y a évidemment une autre lecture de sa tentative de rompre son apparent isolement. Faut-il répéter que l’Europe n’a toujours pas les moyens de son indépendance dans le domaine de la connaissance dans un domaine critique qui conditionne les rapports de force de demain...
De toute façon, il faut répondre à cette objection.
La composition du GIEC comme base de la négociation post 2012 est une aberration. On ne négocie pas les données scientifiques ! Or, le GIEC n’est composé que de climatologues qui, de plus, en général, ne sont pas des experts du climat mais des modélisateurs des météo nationales. Il ne résume pas la communauté scientifique pas plus que les organisations proposées au Grenelle de l’Environnement ne représentent la nature qui, jusqu’à nouvel ordre, n’a pas de bulletin de vote. Nous aurons l’occasion de revenir là-dessus.
Bref, il n’y a pire sourd que celui qui ne veut entendre et toute démarche doit être fondée sur un doute raisonné.
Cela ne change d’ailleurs rien à la nécessité de réguler l’économie de change carbone dans laquelle nous sommes entrés, aux fins de garantir un minimum de liberté au fonctionnement économique.
Mais cela change l’approche globale du problème et cela permet de mieux comprendre pourquoi Bush demande à l’Europe de fixer les modes de régulation du marché "avant" d’en fixer les objectifs par des quotas échangeables ou pas.
Excusez moi de cette provocation qui n’est pas dans mon
genre mais le tableau ci-dessus est :
- soit une immense manipulation ;
- soit une donnée qui mérite d’être prise en
considération.
Le débat n’est pas évitable !
Je suis preneur de vos avis sur la question.
Organiser un "vrai" colloque de confrontation sur cette question qui paraissait réglée est peut-être une urgence à la veille du redémarrage du grand marchandage énergétiques post 2012 sous couvert de discussion du climat.
Sincérement, l’auteur : je ne veux pas mettre en doute vos doutes mais qu’en même, cela suffit de ne rien comprendre au cycle du carbone et à la corrélation, plus de C02 dans l’atmosphère terrestre, plus d’effet serre, plus d’augmentation de température. Si je vous comprends bien le GIEC est une bande de climatologues. j’espère que l’excuse de cette affirmation est votre manque. Mais vous avez raison : il ne faut rien changer, c’est plus simple et moins contraignant.
Chercher à savoir si le dossier sur lequel s’apppuie une institition aussi respectable a priori que la Nasa est une nécessité pour l’action, que les causes du réchauffement soit totalement anthropiques ou non.
Je considère par ailleurs qu’agir est une nécessité et que le protocole de Kyoto est très largement insuffisant quant à ses objectifs et quant à ses moyens ! Quoiqu’on puisse penser du G8, c’est ce qui en ressort également. Ne serait-ce que pour les constester, l’Europe doit comprendre les arguments des Américains et des Chinois sans lesquels il ne sert à rien de disserter dans son coin.
C’est la première fois que je lis un discours "sceptique" audible et je m’en réjouis. Jusqu’à présent, je n’avais guère eu l’occasion de lire que des interprétations intéressées ou d’autres analyses de peu de valeur, défendant très souvent des intérêts économiques.
Il me semble de toutes manières léger de réduire les questions climatiques à celle des émissions de CO2. J’espère que ces considérations seront prises avec tout le sérieux nécessaire...
Enfin !
Des articles qui parlent du réchauffement climatique et qui ne font pas dans le catastrophisme et la pensée unique ! Cela fait plaisir à voir. :-)
Je ne veux pas passer pour celui qui restera campé sur ses positions, mais j’aimerais beaucoup que ce genre de résultat soit confirmé par une agence moins partiale que la NASA, qui a par le passé publié des résultats approximatifs pour ne pas dire erronés juste pour obtenir une rallonge du Congrès américain (l’affaire de la météorite martienne ALH84001 par exemple...)
Alors oui, le doute reste, et profond à mon avis : s’agit-il d’un vrai résultat ou juste d’un geste en faveur de la politique anti-Kyoto du gouvernement américain (qu’il soit démocrate ou républicain) en vue d’une énième rallonge pour sa politique spatiale obsolète ?
Si le commentaire de la Nasa mérite qu’on s’y attarde, c’est aussi parce qu’elle, à l’origine, nourrit largement la thèse de l’exclusivité de l’effet du CO2. il s’agit donc plus d’une révision de copie que d’un appui à la politique anti Kyoto du gouvernement US. Le dispositif de Kyoto a été imaginé par les américains qui ont notamment privilégié des dispsitifs de pseudo marchés (quota) qui ne peuvent s’appliquer qu’aux émissions lourdes et restent impuissants devant les émissions diffuses devenues majoritaires, contrairement à ce que proposait l’Europe dans les années 90 (et que la France, de tout bord, a tout fait pour faire avorter). Ensuite, les USA se sont dédits par qu’ils ne pouvaient atteindre les objectifs fixés par ces moyens.
Si l’on veut être sérieux, il faut considérer que rien n’est si simple qu’on le dit. Il faut de nouveaux outils pour le post Kyoto et les fonder sur un constat scientifique qui ne soit ni partial ni négocié par des institutions. C’est tout l’enjeu des discussions qui commencent à Bali en novembre. Chacun mérite d’être écouté. Entendu, c’est effectivement une autre affaire...
"Mais, la découverte que les autres planètes du système solaire suivent, exactement, les mêmes courbes méritent malgré tout qu’on s’y attache un instant. "
Ici sur Terre, il nous a fallu des décennies de débats et de controverses pour enfin admettre qu’il y a de grandes possibilités qu’un changement climatique est en cours et alors on voudrait nous faire croire que la situation sur d’autres planètes est connue à ce point ?
Surtout qu’aucune planète du système solaire n’est semblable à la Terre, notamment du point de vue atmosphérique ;
C’est donc du pipeau intégral, un argument totalement biaisé.
Il y a des décennies au contraire qu’il est généralement admis que des changements sont en cours. le film d’Al Gore en montre des exemples. Il y a d’autres précurseurs que son professeur de biologie ! Il a fallu en revanche des décennies pour qu’on s’accorde sur l’idée que la cause pourrait être majoritairement anthropique.
Pour les autres planètes, ce n’est que récemment qu’on est capable d’en mesurer les évolutions thermiques. L’argument nz doit pas être rejeté à partir de considérations de type "il paraît mlogique que", "il est invraisemblable", "comment croire que...", etc. Il doit être rigoureusement démonté ou démontré. Il semble pour faire court que l’effet des cycles solaires sur l’ensemble du système solaire ne soit lui-même pas ou plus remis en cause. En revanche, il y a débat sur le fait que sa contribution serait majoritaire. Les climatologues disent qu’il est marginal. Personnellement, je ne souhaite qu’une chose, c’est que la communauté scientifique l’atteste clairement. Sinon, on tombera dans l’irrationalisme ou le catastrophisme qui se nourissent l’un l’autre (cf. la pétition dite Orégon).
cette position est scientifique, tout du moins universitaire. en licence de géographie, dans les unités d’enseignement sur le réchauffement climatique (environnement, etc) c’est ce discours modéré, mitigé qui est enseigné sur le réchauffement par des personnes que l’on suppose quand même compétentes (des checheurs) : les scientifiques déclarent ne pas pouvoir déterminer clairement quelle part de ce réchauffement revient à l’activité humaine et quelle part est naturelle.
Je suis d’accord, la base même d’une théorie scientifique est qu’elle peut par définition être réfutée. C’est ce qui la distingue d’une théorie non-scientifique.
Ce qui me chagrine dans l’histoire, c’est que l’histoire récente de la NASA n’est pas suffisamment exempte de tout soupçon pour que pouvoir estimer de la véracité de cette étude. J’attends donc avec impatience une éventuelle validation par une agence plus neutre politiquement de cette étude.
Il est bon de prendre en compte l’infinie complexité des échanges atmosphériques et océaniques, sans oublier la géothermie et l’apport solaire. Même un million de Giec n’apporteraient aujourd’hui que des approximations et des conditionnels. C’est d’ailleurs le role de ces experts. Dire ce qui POURRAIT arriver.
Scientifiquement, il me paraît plus que nécessaire d’approfondir les causes du changement apparent de climat, ses conséquences et son cycle (décennie - siècle - millénaire). L’explication médiatique CO2 = effet de serre = réchauffement climatique relève de l’abus de crédulité face à un tel enjeu et à une telle "mécanique météorologique" qui est finalement très mal comprise et encore très mal modélisable.
Jouer TAPIS sur le CO2 c’est miser à 100 contre un l’avenir de l’espèce humaine (eh oui faisons aussi un peu de catastrophisme). Proprement irresponsable, autant que de ne rien faire d’ailleurs.
Il se tend d’ailleurs un problème sous-jacent, et celui là est économique et stratégique, c’est la disparition de l’énergie pétrole dans 30 à 50 ans (encore une fois, tout cela relève d’experts qui peuvent se tromper) Quel rapport ? Il est clair : qui va payer la mutation industrielle de changement d’énergie ?
Du côté de la note, je vous rassure de suite, ce seront encore les pays du sud qui la paieront. De ce côté là - et cyniquement- il n’y aura aucun changement politique.
Par ailleurs, il ne s’agit pas de jouer tapis sur le CO2. Il ne s’agit même pas de savoir qui devra réellement payer la note. Il s’agit juste de remarquer qu’un faisceau d’observation tend à montrer un réchauffement climatique catastrophique durant le XXIe siècle. Ce n’est pas une preuve formelle à 100%, et tous les experts ne sont pas de cet avis j’en conviens. Mais une grande partie d’entre eux le pense, et avance des arguments de plus en plus nombreux.
Alors oui, peut-être sommes nous en train de paniquer pour pas grand-chose, peut-être que le climat ne va tant changer que ça, peut-être que Mère-Nature ne va pas nous renvoyer une énorme baffe dans la figure. Et dans ce cas-là, aucun problème. Mais si les experts ont raison ? Vous pouvez penser que je cède à un effet de mode (même si par ailleurs, cursus scientifique oblige, je m’intéresse au sujet), mais je préfère alerter les gens, les prévenir des conséquences possible, quitte à jouer les Cassandre, et tenter quelque chose de mon côté, à mon niveau, plutôt que jouer sur un coup de poker que la majorité des experts se plante.
Parce que si on choisit de ne rien tenter, on joue la vie de nos enfants juste pour assurer notre confort actuel. Cela s’appelle de l’égoïsme...
Il est fort probable que l’augmentation de la temperature sur terre soit due à une combinaison GES / activité supplémentaire du soleil cependant un accroissement de 50 du taux de CO2 dans l’atmosphère ne peut qu’avoir des conséquence Pour le catastrophisme il y en a surement mais l’espèce humaine peut disparaitre. ça l’a déja fait
C’est très opportun. S’il y a combinaison de causes - et c’est vraisemblable - leur combinaison peut produire des effets inattendus et paradoxaux dans l’ampleur ou le sens. Il est donc urgent d’en savoir plus...
Le diagramme est totalement faux. Si vous regardez vers 1’an 1945, il y eut un hiver réputé pour être l’un des plus froid du siècle. Or a cette même période le tableau montre une tendance encore plus douce que celle que nous vivons actuellement. C’est totalement FAUX !
Une augmentation globale peut entraîner une baisse localisée. Par exemple, on voit certaines températures baisser au pôle Nord, ce qui n’empêche pas la banquise de disparaître progressivement.
Jetez un oeil sur :
http://www.ens-lyon.fr/Planet-Terre...
D’autres courbes montrant la corrélation évidente entre température et taux de Co2 mais aussi activité solaire
La courbe que présente l’auteur y est...mais est un peu différente
Pourquoi ceux qui nient la responsabilité de l’homme sur le réchauffement, n’étudient jamais cette courbe température/Co2 ? MAUVAISE FOI ?
Corrélation ne vaut pas cause ! Personne ne nie la corrélation entre la variation et la teneur en CO2. Sauf qu’on sait désormais que la hausse de la température a toujours précédé la hausse du CO2 sauf depuis 1970. Une corrélation entre des phénomènes liés intinement peut cacher des causes tierces, même lorsqu’il y a effet retard. En revanche, si les phénomènes sont de nature très étrangères l’un à l’autre et d’ordre différent, on peut inférer, sauf contradiction expérimentale, qu’il y a cause. C’est la base de la démarche scientifique. Entre les cycles solaires et la température, il semble bien qu’on soit dans ce second cas.
Ce qui m’étonne, c’est que personne n’ait cité le dernier livre de Claude Allègre (Ma vérité sur la planète) qui parle en détail du sujet. Allègre cite des recherches, surtout dans l’antartique, où il y aurait une inversion dans le temps entre température et augmentation de CO2. Mais, à ma connaissance, cela n’a pas été trouvé au Groenland où ont eu lieu les études les plus fouillées sur les carottes glaciaires. A mon humble avis, il est souhaitable de réduire le CO2 émis pour obliger à trouver de nouvelles sources d’énergie (et surtout pas les agro-carburants, qui n’ont rien de bio et qui sont une belle supercherie*), avant que le pétrole n’atteigne 300 dollars le baril. Si, en prime, on limite le réchauffement, tant mieux. Mais sur ce dernier point, il est clair que le doute subsiste.
* Rendement énergétique des agro-carburants : 0,1% et de l’éthanol, négatif, car il faut distiller, un goufre d’énergie.
Scepticisme. ---
Pourquoi la courbe du cycle solaire s’arrête t-elle avant 2000 ?
Sur une courbe que j’ai pu voir ici : http://www.mps.mpg.de/images/projek...
La courbe de température ne suis PLUS le cycle solaire..
Intéressant.
Faisons simple :
1 - Sans effet de serre, la température moyenne sur Terre serait de -18°C au lieu de +15°C. Je n’ai jamais entendu, vu ou lu aucune contestation à ce sujet.
2 - Les gaz à effet de serre responsable de ce réchauffement naturel sont la vapeur d’eau (pour près des 3/4, avec l’aide des nuages), le gaz carbonique, le méthane, le protoxyde d’azote et l’ozone. Aucune contestation non plus.
3 - Les taux de plusieurs de ces gaz (CO2, méthane, N2O, ozone troposphérique) ont considérablement augmenté depuis 1800 et surtout depuis quelques décennies, et on y a ajouté de petits nouveaux très efficaces de notre cru (CFC, HCFC, HFC, SF6...). Incontestable et incontesté : ce sont des mesures.
4 - Le supplément de CO2 vient des combustibles fossiles pour les 3/4 et de la déforestation pour 1/4. C’est prouvé par l’analyse isotopique du carbone et le l’oxygène (p.ex. il n’y a pas de 14C dans le vieux carbone des combustibles fossiles).
5 - Le bon sens en déduit ceci : puisque les gaz à effet de serre "naturels" augmentent de 33°C la température moyenne de la planète, dont 24° pour l’eau et 9° pour les autres, si on en rajoute, on va faire grimper un peu plus la température ! C’est ce raisonnement qui a permis au chimiste suédois Svante Arrhénius de prédire dès la fin du 19ème siècle, avec une simple règle à calcul, qu’un doublement du taux de CO2 dans l’atmosphère ferait monter la température moyenne d’environ 4°C. Estimation remarquable, puisqu’elle est encore dans la fourchette du GIEC à ce jour.
Conclusion : ne renversons pas la charge de la preuve ! Aux négationnistes du réchauffement anthropique de PROUVER leurs thèses qui sont contraires au simple bon sens !
En fait, s’il existait des procédés pas trop chers pour cesser ces émissions excessives de GES, comme ce fut le cas pour passer des CFC à d’autres gaz moins nocifs pour l’ozone stratosphérique, l’affaire serait réglée depuis des années : on n’aurait pas attendu d’avoir des certitudes absolues pour appliquer la prévention qui s’impose.
Qui s’impose à tout analyste des risques, métier que j’ai un peu pratiqué mais qui semble ignoré tant des politiques que des médias : la probabilité d’un désastre planétaire au coût inimaginable est assez grande pour qu’il soit irresponsable, pour ne pas dire criminel, de ne pas consacrer une part importante de nos ressources à l’abaisser à un niveau négligeable.
Mais ici les remèdes sont tellement déplaisants que tout est fait pour démontrer qu’ils ne sont pas nécessaires ! Que n’imaginerait-on pas pour continuer à consommer de plus en plus sans mauvaise conscience ?
Ceci posé, compte-tenu du comportement de la Chine et de l’Inde, de l’emballement du réchauffement en Arctique, du réchauffement des océans déjà constaté jusqu’à 3000 m, des mauvaises surprises qui tombent régulièrement (p. ex. signes d’arrêt de l’absorption de CO2 par l’océan Antarctique), j’ai l’intuition qu’il pourrait bien être déjà trop tard pour éviter une accélération incontrôlable du changement climatique, sauf remise en cause drastique de nos niveaux de consommation, avec crise économique monstrueuse à la clé.
il est urgent de mettre des sous dans la mise au point de procédés pour recevoir moins d’énergie du Soleil (parasols spatiaux, particules stratosphériques réfléchissantes, dopage de la fixation de carbone par les plantes terrestres ou les algues, augmentation de l’albedo terrestre - effet miroir) : pas des solutions définitives, mais des moyens de se donner le temps de régler le problème des émissions de GES sans conflagration mondiale.
Tous ces arguments sont très intéressants mais, seul problème, personne ne nie le réchauffement climatique ni la mécanique globale de l’effet de serre.
La question est : les émissions de CO2 sont-elles la seule cause de l’augmentation de la température moyenne globale ?
Si l’on veut limiter à 2° cette hausse, c’est parce qu’on estime qu’au-delà les menaces non évaluables sont trop grandes comme par exemple la fonte des glaciers entraînant l’arrêt définitif ou momentané du gulf stream et l’inversion des climats entre les deux rives de l’Atlantique Nord. Il faut donc avoir une claire idée du jeu des causes.
Quant à la solution proposée - limiter l’impact solaire-, elle est contreproductive et dramatique. L’énergie solaire par la photosynthèse fixe le carbone de l’atmosphère dans les plantes et augmente la part du carbone vivant disponible par rapport au carbone mort (pétrole, charbon) à prélever.
Installer des parasols géants, c’est comme prétendre répartir le travail en le diminuant. C’est réduire la richesse disponible non contributive à l’effet de serre...
VOus avez raison : il faut d’autres moyens plus efficaces. Mais pas des moyens inspirés par le catastrophisme ambiant qui se révèleront être de nouvelles lignes maginots. Un des moyens que je propose est par exemple de créer une banque mondiale carbone assise sur les taxes environnementales et d’acheter les réserves carbone pour qu’elles ne soient pas exploités. On pourrait annexer les certificats correspondants aux monnaies de réserve. Ce serait plus efficace que le systèmes des indulgences (payer l’équivalement carbone d’un voyage par exemple) qui ne change rien au problème et permettent aux discoureurs d’avoir les moyens de continuer de discourir... pour rien !
Désolé M. Hernu, votre raisonnement sur la photosynthèse est faux. S’il était correct, nous n’aurions pas de problème, la nature reprendrait notre supplément de carbone. Vous oubliez aussi que le gaz carbonique n’est pas le seul GES anthropique, que les océans dissolvent environ 1/4 de notre gaz carbonique (enfin, dissolvaient, on commence à avoir des doutes) et que la végétation demande grâce s’il fait trop chaud et n’absorbe plus de carbone, au contraire (canicule 2003).
L’efficacité de l’"effet parasol" refroidissant des aérosols souffrés issus des grosses éruptions volcaniques (Pinatubo) et de la combustion du charbon (années 50-60 en Europe, actuellement en Asie) est d’ailleurs bien connu, et pris en compte comme forçage négatif par le GIEC. Pour une action volontaire, il faut bien sûr trouver un autre produit : les pluies d’acide sulfurique sont un effet collatéral éliminatoire.
Comprenons-nous bien : la mise en route de ces procédés de géoingénierie est "de dernière intention", si nous sommes débordés par l’emballement du réchauffement, et ils doivent être réversibles rapidement et sans effets secondaires rédhibitoires.
Seulement, pour être prêts à s’en servir si nécessaire, il faut avoir étudié tout ça bien à l’avance. C’est une sorte d’assurance (celle qui ne coûte cher qu’avant l’accident).
Vous m’avez mal lu.
Je ne dis pas que l’effet parasol n’existe pas !!! J’explique que simplement il agit en refroidissant tous les moteurs de la vie sur Terre et s’il refroidit la température terrestre, c’est aussi en ralentissant la photosynthèse et donc en diminuant la part des ressources non contributives à l’effet de serre. Bref, c’est la vie qui s’éteint. Le cas du Pinatubo que vous citez est d’ailleurs tout à fait illustratif : les pertes de biodiversité ont été considérables, bien plus élevées qu’actuellement où sans doute ces pertes sont dues à d’autres causes.
Lorsqu’on examine les carottes glaciaires grâce aux méthodes les plus récentes de datation (les résultats les plus édifiants ont moins de six mois), il apparaît que la hausse du CO2 suit et non précède la hausse de la température. Cette hausse agit en ralentissant la hausse et non en l’amplifiant tout simplement parce qu’en favorisant la captation naturelle du carbone par les plantes, cela commence à rééquilibrer l’effet des océans. Sur ce point, votre remarque est fondée. Le puit de carbone océanique semble altérée dès l’origine par l’augmentation de la température. Cela dégage du CO2 qui va amplifier l’absorption par les plantes et rééquilibrer le processus avant même que les causes naturelles n’aient disparu. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle les variations de température se sont produites beaucoup plus vite qu’on le pensait jusqu’à présent où la vitesse semblait une preuve irréfutable de l’origine anthropique. En revanche, comme je l’ai remarqué plus haut, depuis 1970, le CO2 précède la température. Ce qui peut être interprêtée différemment. Comme la preuve de l’origine humaine ou comme une corrélation tierce. La libération du CO2 en excès perturbe évidemment la biosphère et doit être combattue que les cycles solaires interviennent ou pas.
Mais ; la solution que vous mentionnez peut, elle doit être étudiée. Evidemment. Elle combat la température mais ne combat que la part naturelle de la hausse du CO2 (le déficit de capatation par les océans). Mais elle ne repose pas sur un mécanisme évident et le remède pourrait donc s’avérer pire que le mal. Là encore je dis "pourrait". La vérité est qu’on ne le sait pas...
"En 2006, 442 réacteurs de puissance fonctionnent dans 31 pays différents dans le monde, soit un total de 370 GW produisant environ 17% de l’électricité mondiale" source
Je me demande combien de gigatonnes de vapeur d’eau (premier gaz assurant le processus d’effet de serre) chimiquement traitée est ainsi rejetée dans l’atmosphère terrestre par jour...
J’ai écrit à EDF pour savoir s’il existait une étude concernant la structure physico-chimique de la vapeur d’eau rejetée par les centrales nucélaires, mais je n’ai jamais eu de réponses...
La vapeur d’eau n’est pas chimiquement traitée (échange) mais votre question est fondée. L’effet est sans doute marginal mais mérite d’être étudiée. Ceci dit, si le nucléaire est une solution éminemment meilleure qu’il n’est généralement admis (en raison des campagnes financées par les ONG financées par les lobbyes du pétrole...), il ne saurait en l’état actuel des techniques répondre à la totalité des besoins. Nous sommes donc "condamnés" à optimiser nos consommations (efficacité énergétique) et à développer des éneregies de substitution économiquement viables. En clair, c’est le marché qui doit être aiguillé vers les bonnes solutions. Les déclarations et les décrets n’y suffiront pas !
Hello !!!
Je dirais même plus : "Et l’Eau ?"
Il faut vraiment faire quelque chose....
Bonjour,
Toutes les considérations scientifiques sur les changements climatiques annoncent dans un futur plus ou moins proche des conséquences néfastes à la vie, humaine notamment, et probablement non maîtrisables - d’abord dans les pays pauvres bien sûr. Si la causalité des cycles solaires avec le changement de climat reste sans doute à prouver, tout est si complexe, en revanche, les raisons du gaspillage de nos ressources sont elles très bien connues. Et sur elles nous pouvons agir avec une forte et prépondérante volonté politique.
Schématiquement, pour les occidentaux vieillissants mais pas plus sages, il s’agit de préserver la pompe à richesses, tandis que pour l’Asie et notamment l’Inde et la Chine il s’agit d’inverser la pompe, à la mode 19ème siècle si j’ose dire, avec la pollution qui l’accompagne. Le Proche-Orient et l’Afrique creusent eux le sol dur à la pioche. La consommation effrénée occidentale doit fournir la croissance espérée, surtout à l’Asie, et un peu de redistribution après, mais quand même après l’accumulation des profits par un tout petit nombre. Cette croissance importante décuple la demande en ressources naturelles non renouvelables ou fragiles. J’ajouterais, ne peut s’accomplir qu’à ce prix.
Cependant et cela mérite d’être souligné, la population mondiale croit fortement surtout en Asie, en Afrique et en Amérique du sud et les besoins en ressources fondamentales énergie et eau se multiplient de même.
Donc deux phénomènes se conjuguent : une augmentation importante de la population du globe avec une croissance économique mondiale forte et gaspilleuse. Mais cette croissance demeure profondément inégalitaire. J’ajouterais, ne peut se réaliser qu’à ce prix.
Pour rester sur cet exemple, la consommation en énergie et en eau reste parfaitement corrélée avec la puissance économique sinon militaire : Al Gore a bien expliqué ce que brûle comme essence un américain dans son 4x4 à 8 cylindres par rapport à un européen avec sa berline de 60ch ou sa petite voiture, un israélien consomme environ 330 m3 d’eau par an là où un palestinien se contentera de 83 m3, au Maroc, 18% de la population rurale seulement accède à l’eau courante, en Afrique on brûle avec de mauvais foyers ce qui reste de bois pour cuire les aliments, on pratique le surpâturage puis la mise en culture du mil et du sorgho qui appauvrissent les sols par nature peu fertiles. Mais ces céréales sont souvent cultivés de manière ancestrale économique en ressources (sauf la sueur) et visant l’autosuffisance alors que l’Europe et les US ne savent que faire de leurs surplus céréaliers produits à grands frais d’engrais, d’eau, de pesticides et de mécanique.
Les effets visibles sont immédiats. Sans citer la grande marmite océanique en ébullition, ni les calottes glaciaires qui craquent ni le permafrost qui mijote, exemples si frappants, on peut énumérer les faits si banals à pleurer : élévation de la température moyenne, assèchement des nappes phréatiques (les nappes fossiles des pays arabes, par exemple, déficit récurrent en France), salinisation de celles-ci (exemple, au Maroc), pollutions chimiques à effet retard (en Bretagne notamment), évaporation des lacs (le moins grand lac Tchad a perdu par exemple la moitié de sa surface ces 50 dernières années), amaigrissement des cours d’eau de l’amont des bassins y compris chez nous, en Afrique, tendance à la réduction globale de la durée et de l’intensité de la saison des pluies, successions rapprochées de périodes de forte sécheresse, irrégularités spatio-temporelles des précipitations, partout, aléas d’orages violents qui accélèrent l’érosion, inondations provoquées par la déforestation et l’agriculture intensive etc.
Pour ne pas être trop moderne, je n’évoquerai que les ordinateurs, les téléphones portables ou les piles dont on retrouve les maudits ingrédients dans la graisse des ours polaires après le funeste DDT, drôle de climat dans l’arctique quand même. Puis, les atteintes générales à la biodiversité y compris celle qui finit dans notre assiette malgré ses beaux emballages colorés.
Pour en finir, et c’est finalement le plus important, la régulation du climat ne sera pas obtenue par la dispersion de paillettes dans l’atmosphère et encore moins par de la poudre de perlimpinpin mais notamment par ce que vous avez évoqué M. Hernu : une nouvelle comptabilité. Elle inclura le carbone mais aussi l’eau et plus globalement le coût environnemental et social de l’activité économique. Au passage, il faudra qu’évolue ce qu’on dénomme la personne morale et son intérêt unique d’accumulation rapide du profit au détriment de toute autre considération sauf contre-pouvoir politique ou social. Cela nous entraîne bien sûr vers un mode de croissance douce et mieux partagée, équilibré et respectueux de la nature et des hommes. Assurément nous n’y sommes pas encore. Certainement cela nous serait profitable et réglerait pour longtemps les problèmes de climat, et bien d’autres.
Cordialement
Pierre










