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Le capitalisme environnemental ou l'art de ruiner une bonne idée

Article publié le 29 octobre 2007

Il y à peine quelques années, il était courant d’entendre les porte-parole de certains secteurs industriels énergivores (ou leurs mercenaires scientifiques), essayés de discréditer les théories sur les problèmes environnementaux en général et sur les changements climatiques en particulier. Pour influencer encore plus l’opinion publique, ceux-ci ont de plus dénigré les solutions proposées à ces problèmes en échafaudant des scénarios catastrophes où le protocole de Kyoto devait causer soit une simple récession et dans le pire des cas, mener à une dépression mondiale et à l’effondrement de l’économie de nombreuses nations.

Maintenant que la cause est entendue dans l’esprit de la majorité des citoyens, y compris chez ceux qui habitent les pays dont les gouvernements étaient les plus farouchement opposés aux accords internationaux de réduction des gaz à effet de serre (GES), plusieurs chantres de l’économie de marché ont subitement changé de discours et se drapent maintenant d’une étoffe verte, aussi soudaine qu’intéressée.

Ainsi, on voit poindre de nombreux projets visant à exploiter les énergies renouvelables qui ont pour promoteurs d’ex-négationnistes de l’impact des activités humaines sur le climat planétaire. Citons simplement les cas d’exploitants de centrales nucléaires ou au charbon qui investissent dans des parcs d’éoliennes, des pétrolières qui achètent des millions de litres de biocarburants ou encore des fabricants automobiles qui acquièrent des firmes qui ont développées des systèmes de propulsion alternatifs (moteur électrique ou à hydrogène, pile à combustible, etc.). Ces multinationales s’acharnent maintenant à exploiter des technologies de substitutions pour remplacer les procédés traditionnels polluants non pas suite à une épiphanie environnementale, mais plus concrètement parce que l’opinion publique exige le renforcement des législations en matière d’environnement et que les améliorations technologiques récentes rendent ces procédés abordables et concurrentiels.

L’industrie de l’automobile est particulièrement ciblée par les nouvelles exigences puisqu’elle représente plus du quart des émissions de GES et qu’elle dispose aussi de nombreuses avenues pour réduire son impact environnemental. L’un des éléments qui fait régulièrement la machette dans les médias concerne les nombreuses alternatives à l’essence. Celles-ci ne sont pas toutes aptes à prendre le relais immédiatement et celles qui seraient en mesure de le faire à court terme sont souvent affligées soit par des limites de coûts, d’autonomie ou encore de fabrication à grande échelle. Puisque la substitution totale à l’essence n’est pas encore disponible pour le marché de masse, la substitution partielle c’est rapidement imposée dans l’esprit des décideurs, soit l’ajout de substances au carburant des véhicules pour réduire la production de GES.

L’éthanol a démarré avec une longueur d’avance puisque cette substance peut être ajoutée à l’essence sans nécessiter des modifications au moteur des véhicules ou aux installations des pétrolières. De plus, la technologie requise pour produire cet alcool est disponible, facile et rapide à mettre en place ainsi que relativement peu coûteuse à implanter.

Mais les gouvernements et les industriels, trop heureux de montrer leur nouvelle vision environnementale, se sont lancés corps et âme dans la production massive d’éthanol sans envisager un seul instant les conséquences de leurs gestes. Ainsi, plusieurs gouvernements, aux États-Unis, au Canada et en Australie entre autres, ont décidé d’imposer une concentration minimale d’éthanol dans toute l’essence vendue sur leur territoire. Devant cette manne appréhendée et la flambée des prix du pétrole qui rendent les substituts pétroliers plus concurrentiels, d’innombrables usines de production d’éthanol ont vu le jour. Mais ce qui aurait pu être un premier exemple probant de développement durable à grande échelle, devient peu à peu, un nouveau cauchemar environnemental et social dans les pays qui tentent l’expérience.

Tout d’abord, le recours à l’éthanol se voulait une façon de réduire l’émission de GES, mais l’analyse du cycle de vie appliquée à la production de cet alcool n’est pas concluant à cet effet. Plusieurs études affirment même que l’ajout de l’éthanol à l’essence résulte en l’augmentation des GES lorsqu’on considère les quantités importantes de pesticides, d’engrais et le transport requis pour la culture des matières premières. Mais en plus d’avoir un impact environnemental somme toute fort relatif et contestable du point de vue des GES, l’utilisation de l’éthanol comme substitut de l’essence engendre aussi des effets néfastes autant en termes économiques qu’environnementaux.

Ensuite, l’ajout de nombreuses usines d’éthanol cause une augmentation importante du prix des produits agricoles utilisés comme matière première, comme le blé, le maïs, la canne à sucre et les huiles végétales. L’Organisation des Nations Unis pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) estime que les prix du maïs et du blé ont crût de 25% en 2007 et l’organisme prévoit la même croissance l’an prochain. Cette forte demande et des prix croissants incitent les agriculteurs à accroître leur production des plantes pouvant être transformées en biocarburants au détriment d’autres cultures. De ce fait, la diminution de la récolte de fruits et légumes cause alors une rareté de l’offre qui engendre l’augmentation du coût de ces produits pour le consommateur. De plus, puisque les céréales servent aussi à l’alimentation animale, les éleveurs de porcs, de volailles ainsi que les producteurs de lait et de ses dérivés sont donc aussi heurtés de plein fouet par la hausse des prix de leurs intrants. Toutes ces augmentations de coûts se répercutent invariablement dans le prix exigé aux consommateurs.

La pire conséquence des programmes actuels de production des biocarburants provient du fait qu’en raison de la mondialisation des marchés et de la quantité phénoménale de céréales en cause (les États-unis consacreront bientôt plus du quart de leurs céréales à la production de biocarburant), cette pression à la hausse sur les prix causé par la production d’éthanol dans un nombre limité pays, se répercutent déjà sur le prix des denrées alimentaires partout sur la planète.

Et comme si ce n’était pas suffisant, il ne faut pas oublier que les cultures en cause sont de grandes consommatrices d’eau, de pesticides et d’engrais azotés. Ces trois éléments pourraient aussi causer de grands tords à la quantité et à la qualité des eaux potables consommés par des centaines de millions d’individus.

En plus des hausses qu’ils perçoivent directement au supermarché, les consommateurs des pays concernés doivent aussi assumer les très généreuses subventions offertes aux agriculteurs et aux producteurs d’éthanol par des gouvernements qui désirent ainsi favoriser la naissance de l’industrie des biocarburants. Bizarrement, les gouvernements des trois pays en cause sont tous dirigés par des partis de droite qui ont tendance à vouloir éliminer les subventions. En combinant ainsi dans un seul programme mal ficelé et destiné à un cuisant échec, deux éléments que les répugnent, peut-être ont-ils l’intention de prouver que leurs politiques contre l’intervention de l’état dans l’économie et la réglementation environnementale sont les bonnes. Ils vous répondront sûrement que ce n’est pas le cas, mais ils ne s’y serait probablement pas pris différemment pour discréditer ces deux causes chères à leurs adversaires.

En résumé, alors que les gouvernements de quelques pays voyaient dans les biocarburants une solution à un problème environnemental local, leurs actions mal planifiées ont déjà commencé à engendrer des problèmes économiques et sociaux encore plus explosif que celui des GES qu’ils désiraient faire disparaître.

En effet, en raison de l’effet pervers de la mondialisation des marchés, la hausse de prix des denrées alimentaires se répercute partout sur la planète. Dans les faits, cette initiative qui visait initialement à nous protéger des GES a comme résultat ultime l’augmentation du prix de la nourriture dans les pays du tiers-monde. Tout cela afin de satisfaire l’appétit insatiable des automobilistes d’une poignée de pays riches et de leur permettre d’avoir l’impression d’être de bons citoyens ayant à coeur la cause environnementale.

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52 votes

commentaires
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par ZEN (IP:xxx.xx6.155.56) le 29 octobre 2007 à 11H23

Tout à fait en accord avec votre conclusion

Je me permets de vous renvoyer ici pour plus de développement :

http://www.agoravox.fr/article.php3...

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par lerma (IP:xxx.xx1.72.26) le 29 octobre 2007 à 13H16

En Argentine,ils roulent au gaz et c’est à la fois pratique,car peu cher pour le consommateur qui peut ainsi rouler pour pas cher et utile car non polluant

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par Charley (IP:xxx.xx0.242.46) le 29 octobre 2007 à 14H49

Le gaz serait non polluant ? Il s’agit d’hydrogène sans doute.

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par Pierrot (IP:xxx.xx1.23.48) le 29 octobre 2007 à 21H44

à @yves,

Il est maintenant démontré, par des récentes études, que les biocarburants (éthanol 85 % et diester d’huiles végétales) ont plus d’inconvénients que d’avantages par exemple :

- pas de réduction notable des émissions gaz à effet de serre,
- consommateur d’eau (maïs ...),
- émission de polluants d’origines engrais, produits phytosanitaires, oxydes d’azote ...,
- non économiques sans les subventions,
- impliquent la hausse des matières alimentaires.

De plus faire le plein avec des biocarburants revient à priver un enfant du tiers monde de nourriture pendant un an !

Quant à l’intéret d’entreprises commerciales pour les énergies renouvelables (TOTAL, SHELL, AREVA ...) il provient du fait que ces énergies sont trop largement subventionnées, par exemple doublement du prix de revient pour l’éolien, plus que le triplement pour le photovoltaique etc.

Ces entreprises pensent au futur, encore lointain, où le pétrole aura quasiment disparu. Alors l’appat du gain facile les poussent vers les énergies renouvelables.

Bonne soirée.

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par ecogiro (IP:xxx.xx5.82.43) le 30 octobre 2007 à 18H46

Il y a une tendance bien incrusté chez les critiques à critiquer sans chercher ce ne sera qu’un peu. D’abord il y a le éthanol et les HVP. Les bagnoles tournent avec l’HVP sans problèmes. Le biodiesel étant obtenu de ce dernier. Le Bresil, les USA et l’Australie : 10 Million de Km2 chacun ont donc une surface considerable pour faire face à l’enguement pour les bios si le pétrole continu à monter ou bien à flechir dans les rayons comme il paraît à partir de 2015, selon les spécialistes.Pesimistes ? Je crois pas mais en tout cas la fin du pétrole est là Pour demain quoi. En plus, il y a aussi l’Amerique du Sud et l’Afrique où la surface potentiele réelle avoicine les 30/40 Millions de Ha. et irrigées par le ciel en plus Il faudrait ayuter que ses surfaces ne sont pas exploités aujourd’hui ou faiblement et donc ne pouvent être mis en compte dans la culpabilisation de biocarburants comme étant la cause de la "famine dans les pays pauvres". En effet, ces pays pauvres souffrent de la speculation de pays riches...et des maguilles des pétroliers lesquels s’occupent d’acheter le pouvoirs de dictateurs entre autres. C’est à dire ils ont le pouvoir et l’argent suffisant pour corrompre à tour de bras. On sait maintenant pour la Birmanie. Mais Total fait des affaires en or la-bàs depuis belle lurette. Pour les autres pays c’est du pareil au même. En France par exemple, il a été décreté que le E85 devraient faire l’affaire de biocarburants. Alors, ils ont mis une stratagème en place digne d’un pays bananier. Oubliant en tout cas que le HVP et le Biodiesel ont un bien meilleur bilan que l’ethanol et que 70% des vehicules roulent au diesel par ici !. Je crois que le "succés" au Brésil (et la Cachaça de Lula)les à fait oublier que nous avons une autre méchanique !!Enfin, tout un coup nos "visionnaires" politiques y compris les médias genre Hulot,se sont aperçus que les biocarburants seront un danger public et qu’il fallait mieux les interdire tout de suite. Ils parlent même pas que dans certains pays on les obtient sans trop des pesticides, avec moins d’engrais et qu’il pleut assez pour ne pas vider la nappe et nous assoiffer ou nous obliger à ne pas prendre de douche bientôt ! Tout cela est pathetique et mensongère. La FAO il y a un un seulement avez un programme pour l’exploitation des biocarburants en Afrique !!. Si l’Europe faisait ce qu’elle disse, avec ou sans protocole ACP,(traité de libre échange avec les pays pauvres d’Afrique) debrait permettre le libre echange dans la matière c’est à dire avec les biocarburants. L’investissement la-bàs detaxé et les taxes dans la UE annulés. De même pour l’Amerique du Sud. Le Bresil s’active beaucoup en Afrique . Ils conseillent et produisent. Nous nous regardons notre nombril, la PAC car sans cela on est mal très mal et ils veulent pas croire que cela s’acheve tôt ou tard car c’est l’argent du contribuable. Alors on verrait grand les yeux du mec qui gère la PAC dire encore une fois que les paysans de France doivent vivre et bla , bla, bla. Quelle hypocresie extraordinaire celle du vieux continent !! Mais à croire qu’ils ont encore du poid pour continuer cette destruction !! Et leurs propres destruction !!

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.132.34) le 31 octobre 2007 à 00H06

bonjour,

Ce n’est pas la première fois que l’élite monopolitique entraine l’humanité entière dans un mauvais choix, souvenez-vous : Preston Tucker, qui inventa, ou popularisa le premier, la ceinture de sécurité avant / arrière sur son modèle avangardiste en 1954, fut lâché par sa banque dès la sortie de ses cinquante premiers modèles et poursuivi par la justice. Il mourut ruiné, mais innocenté, deux ans plus tard.

Cet homme a juste eu tort d’avoir raison... trop tôt !

Il a fallu vingt ans ( et peut-être cent mille morts par éjection ) avant que le pouvoir ne comprenne enfin la priorité de l’usage de cet organe de sécurité aujourd’hui devenu obligatoire. Ou encore, pendant des années, la priorité à droite à chaque rond-point permettait d’y entrer mais entravait sa sortie...Egalement, depuis longtemps, chaque couple pourrait avoir deux voitures dont une électrique, en effet, il est reconnu que la seconde effectue ( en moyenne ) cent kilomètres par semaine, ce qui correspond à la barre inférieure des possibilités d’autonomie actuelle.

Notre civilisation, en France, aujourd’hui, ressemble à s’y méprendre à ce qu’avaient programmés les élites de l’époque Haussmanienne, dès le dix-neuvième siècle. Tout s’est passé comme ils l’avaient décidé, et Le Corbusier ( dit : Le fada...) passait pour un illuminé avec ses immeubles suspendus qu’aucun habitant n’a quitté mécontent. A l’époque de la révolution industrielle, il était aisé de programmer l’évolution de nos sociétés modernes, de calculer la taille d’un grand boulevard, mais ceux-çi, depuis des décennies ont atteint leurs limites, en nombres de véhicules et en conséquences sur l’environnement. Nul doute que le moteur à pétarade aura encore de beaux jours devant lui, car, même si l’urgente décision de convertir enfin tous nos modes de transports s’impose aujourd’hui, pour de moins polluants, il faudra néanmoins vingt ans pour négocier ce virage.

La solution « biocarburants », dont on se moquait du temps du pétrole à vingt dollars, devient subitement économiquement compétitive dès que celui-çi atteint cent dollars. Seulement, s’il faut du pétrole pour produire le « biocarburant » ( 0,9 P / 1 litre B ), l’écart est si infime que les prix des deux resteront intimement liés...

Et si cette nouvelle filière résout provisoirement le problème de la moitié de l’humanité...c’est au prix de la survie de l’autre moitié !

La meilleure des solutions en matière énergétique est celle qui s’appliquera à tous, sans exeptions. Elle existe déjà mais n’attend plus que le feu vert des autorités qui pour le moment, foncent dans le mur en marche arrière...

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par Stephane Klein (IP:xxx.xx9.133.55) le 31 octobre 2007 à 12H04

Dommage, vous jetez le bebe avec l’eau du bain :

des industriels niaient le rechauffement climatique -> ceux-ci comprennnent qu’ils ne peuvent tenir cette position -> embrouillent les politiques au ordres -> qui decident une politique idiote en matiere de biocarburant -> qui risque d’affamer la planete.

Conclusion : les industriels des energies renouvelables sont tous des pourris.

C’est un peu indigne, non ?

J’aimerais connaitre votre opinion si :
- les biocarburants sont produits avec des plantes peu gourmandes en eau (herbe a elephant,..) ne prenant pas ou peu de terre agricole et ayant un rendement proche de la canne a sucre (8/1).
- ces biocarburants sont produits a partir d’algues elevees en mer ?

Puissiez-vous souffrir que ce soit grace a leur rentabilite que les EnR, y compris celles produisant de l’electricite, se developperons et deviendrons l’alternative de masse, et vous en savez quelque chose avec HydroQuebec.

Ceci dit, les EnR sont des energies bien plus a portee humaine que les energies fossiles et le nucleaire : que ce soit via le solaire, le petit eolien, la micro-hydro, elles sont toutes a portee du particulier mais il faut pour cela investir, entreprendre, risquer pour avoir une part du gateau.

Conclusion : laissez donc la facilite du ’tous pourris’ et du ’complot capitaliste mondial’ aux gauchistes francais.

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(IP:xxx.xx6.88.175) le 1er novembre 2007 à 06H50

Liberté d’entreprendre oui. Liberté d’exploiter, non.

Mais, vu la tendance lourde de l’homme à l’égoïsme, il faudra toujours des barrières légales et des garanties sociales.

Exploiter des ressources, oui avec garanties de durabilité. Exploiter des humains, çà non, c’est de l’esclavage, c’est clairement immoral.

Le capitalisme doit se lire tant à travers ses succcès que ses excès.

C’est un outil, pas un artisan. L’homme est l’artisan. Tous les hommes ont même valeur et droit à la dignité.

La petite entreprise, c’est le capitalisme démocratique, celle qui apporte à la commmunauté, celle qui vit dans et fait vivre le monde réel.

La financiarisation, c’est l’appropriation par un seul de ce qui appartient à plusieurs, c’est la captation par avance des fruits du travail des autres, qui en seront par suite spoliés.

C’est là ce qu’il faut combattre. Pas le fait d’entreprendre ou d’innover. C’est beaucoup une question de mesure, de pluralisme, de respect mutuel, tout simplement.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.20.195) le 5 novembre 2007 à 09H06

C’est curieux cette façon outrancière avec laquelle certains utilisent l’arme "bio" . Déjà Danone, embraya dès le réveil de celui-çi sortant son yaourt indigne de ce nom dont on pouvait lire en tout petit qu’il n’était nullement issu de cultures biologiques. A chaque fois que les grandes structures commerciales utilisent cette dénomination, c’est grossièrement mensonger et impunissable !

En y regardant de plus près, il y a difficilement plus polluant que le "biocarburant" . Ceci participe nettement à la perte de crédibilité auprès du public au point qu’un article d’actualité sur ce sujet sur AGV reste sans la moindre réaction.

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.20.195) le 5 novembre 2007 à 09H08

C’est curieux cette façon outrancière avec laquelle certains utilisent l’arme "bio" . Déjà Danone, embraya dès le réveil de celui-çi sortant son yaourt indigne de ce nom dont on pouvait lire en tout petit qu’il n’était nullement issu de cultures biologiques. A chaque fois que les grandes structures commerciales utilisent cette dénomination, c’est grossièrement mensonger et impunissable !

En y regardant de plus près, il y a difficilement plus polluant que le "biocarburant" . Ceci participe nettement à la perte de crédibilité auprès du public au point qu’un article d’actualité sur ce sujet sur AGV reste sans la moindre réaction.


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