A l’occasion de l’anniversaire du Grenelle de l’environnement, le magazine « Terra Economica » dévoile la facture écologique du président de la République. Nous nous permettons de reprendre ici cette information, tellement celle-ci est significative.
Bilan
Pour ses seuls voyages officiels, ce dernier a émis en 11 mois 7 061
tonnes de CO2. Cette quantité correspond à la quantité de gaz à effet
de serre rejetée dans l’atmosphère par Nicolas Sarkozy au cours de ses
déplacements officiels des onze derniers mois. C’est-à-dire depuis la
signature du « Grenelle de l’environnement », le 26 octobre 2007, en
présence du prix Nobel de la paix Al Gore.
C’est autant que le total annuel des
émissions de gaz à effet de serre de mille Français, l’équivalent des
émissions de gaz à effet de serre totales annuelles - transport,
logement, nourriture... - de 1000 Français ordinaires, ou encore du
village de de Monbazillac (Dordogne).
Pour atteindre ce chiffre vertigineux - mais pas forcément inexplicable
compte tenu de la charge présidentielle - Nicolas Sarkozy a parcouru
selon les informations du magazine – forcément sous-évalués - 301 236
kilomètres ces 11 derniers mois, soit une moyenne de plus de 900 km par
jour. C’est au total 80% de la distance de la Terre à la Lune.
Précision : le magazine n’a pas pris en compte les escapades privées de
Nicolas Sarkozy et de la première Dame de France Carla Bruni, en
Jordanie ou en Egypte par exemple.
Le président lui-même, son Premier ministre François Fillon ensuite, et
bien entendu son ministre de l’Ecologie, du développement et de
l’Aménagement durables Jean-Louis Borloo appellent depuis octobre 2007
à « l’exemplarité écologique ». Il y a tout juste un an le Chef de
l’Etat déclarait en conclusion du Grenelle, et en parlant de la
France : « Comment
devenir un exemple, si on n’est pas capable de s’appliquer à soi les
règles qu’on voudrait voir retenues par les autres ? ».
Pas de compensation CO2
Terra Economica est aussi allé voir du côté des 4 principaux organismes de compensation des émissions de gaz à effet de serre. Ces derniers sont formels : aucun ministère, pas plus l’Elysée, ne font appel à eux pour compenser leurs émissions de CO2.
Revenons aux déplacements de Nicolas Sarkozy. Première info : à voir la configuration d’une semaine présidentielle, pas question pour le chef de l’Etat de grimper dans un train. Le 2 avril dernier, par exemple, après un conseil des ministres le matin, le chef de l’Etat se rendait à Nantes pour le congrès de la FNSEA, avant d’atterrir le soir au Sommet de l’OTAN, à Bucarest. Le 3 mai, il était en Haute-Savoie le matin, et à Rome l’après-midi, le 5 juin direction Saumur, le 6, embarquement pour Athènes, avant de gagner, le 7, Beyrouth. D’ailleurs, souhaiterait-il glisser un petit TGV dans le planning qu’il ne faudrait même pas y penser. Selon nos sources, un trajet en train implique un dispositif de sécurité complexe comprenant la réservation de trois wagons entiers et une opération de déminage. Du coup, il n’y a pas une semaine sans que le président ne s’envole. Ce sont les contraintes du métier.
Tony Blair encore plus lourd, François Mitterrand "super CO2"
Qu’en est-il des homologues européens de Monsieur Sarkozy ? Mystère ! A ce jour, il existe peu ou pas de bilans carbones des édiles de ce monde. Le journal britannique The Independant a publié, il y a un an, une estimation du bilan carbone de Tony Blair sur l’année 2006. Selon une méthode similaire à celle utilisée par Terra Economica, The Independent a estimé les émissions des déplacements du chef du gouvernement à 8 127 tonnes équivalent CO2 en seulement 55 voyages ! La faute au Boeing 777, très lourd. Utilisé sur les longs courriers, il émet environ 50 kilos éq.CO2 au kilomètre ! Beaucoup plus polluant que l’A319CJ.
D’autres
chefs d’Etat, avant Nicolas Sarkozy et Tony Blair, ne se sont pas
privés de lâcher les gaz. Ainsi le président François Mitterrand
courait-il le monde en Concorde. Chic mais extrêmement polluant.
Pas
question, ici de lancer un concours. D’ailleurs l’Elysée ne compense –
toujours - pas ses émissions, mais consent tout de même quelques
gestes. Il y a un an, à l’appel d’un collectif d’associations, le
palais de l’Elysée a symboliquement éteint ses lumières « cinq minutes
pour la planète ». Estimation : 7 kilogrammes de CO2 économisées, soit
un millionième du bilan CO2 du président de la République.
Bilan encore sous-évalué
Parce qu’il n’a pas pris en compte le chauffage et l’électricité
consommés par l’Elysée ;
Parce qu’il n’a pas pris en compte les frais de bouche et de réception
de l’Elysée ;
Parce
qu’il n’a pas pris en compte l’impact écologique des autres avions qui
accompagnent le Président (exemple : lors d’un déplacement en Guyane
ayant pour thème la biodiversité et le développement durable les 11 et
12 février dernier étaient mobilisés : un A340, deux A319, un Falcon
900, un Antonov, deux Transall et deux hélicoptères).
Thèmes
Un bilan énergétique catastrophique pour l’Elysée, heureusement que le territoire ne suit pas le mdoèle de cette entreprise.
Alors quoi dire de nos hommes qui voyagent plus que Sarko ne le fait et se tuent au travail pour rapporter à la France des contrats pour leurs usines et leurs collaborateurs ? Stop à l’inutile et à la désinformation. A qui ça profite cette désinformation basic et franchement orientée ?
Ben c’est sûr que si pour toi, prendre l’avion c’est travailler dur, on est pas sorti de l’auberge.
Il vaudrait mieux que les gens qui prennent l’avion pour un oui ou pour un non s’organisent mieux afin de moins prendre l’avion. Il existe désormais de nombreuses technologies qui permettent de moins prendre l’avion, de travailler moins dur, et d’être tout aussi efficace !
Le problème, c’est que certains n’ont pas encore compris que les bénéfices du travail sont censés améliorer la qualité de la vie, pas de la pourrir !
Faut évoluer mon vieux, on a changé de siècle. Et le siècle qui vient sera celui de l’optimisation énergétique, pas celui du gaspillage. Que cela nous plaise ou non.
Les gugus qui croient encore que prendre l’avion est du dernier chic et qui en plus voudraient nous faire croire qu’ils travaillent dur sont complètement archaïques. Hé oui, c’est comme ça .... :-p
Le discours du Président Sarkozy du 25 octobre 2007 avait lancé de grands mots : il était question d’une « révolution dans nos façons de penser et de décider. Une révolution dans nos comportements, dans nos politiques, dans nos objectifs, dans nos critères. »
Mais la première loi consécutive au Grenelle de l’environnement ne traite que la moitié des questions écologiques.










