« Le problème n’est pas la volonté politique, ce sont les chaussures en croco, les lobbyistes. C’est un fait que l’argent s’exprime à Washington et cette démocratie ne fonctionne pas comme il était prévu qu’elle fonctionne ». James Hansen, scientifique de la Nasa chargé du changement climatique.
Jeudi 23 juin 1988, le climatologue James Hansen témoignait devant une commission parlementaire du Congrès des Etats-Unis. Ignorant les précautions affichées à l’époque par l’ensemble de la communauté scientifique, il annonçait être certain à « 99% » que le climat terrestre était entré dans une période de réchauffement provoqué par les activités humaines. Vingt ans après et selon James Hansen directeur du Goddard Institute for Space Studies (Giss) - l’un des principaux laboratoires de sciences climatiques de la Nasa -, la machine climatique est proche d’un « dangereux point de bascule ». Il faut, dit-il, réformer les pratiques agricoles et forestières, taxer le carbone, établir un moratoire sur la construction de nouvelles centrales à charbon et bannir complètement ces dernières, à l’échelle mondiale, d’ici à 2030. Le chercheur prédit une élévation du niveau des mers d’environ 2 mètres à la fin de ce siècle si rien n’est entrepris pour limiter les émissions de gaz à effet de serre - estimation très supérieure à celles généralement énoncées. Surtout, M.Hansen dénonce « le vaste décalage entre ce qui est compris par la communauté scientifique compétente et ce qui est connu par les décideurs et le grand public ». Pour expliquer le peu d’actions entreprises depuis vingt ans pour entraver le changement climatique, il met en cause les « intérêts particuliers » privilégiant leurs « profits à court terme ». Le propos est d’une violence inhabituelle. « Des sociétés ayant leurs intérêts dans les combustibles fossiles ont propagé le doute sur le réchauffement, de la même manière que les cigarettiers avaient cherché à discréditer le lien entre la consommation de tabac et le cancer, écrit M.Hansen. Les P-DG de ces sociétés savent ce qu’ils font et connaissent les conséquences sur le long terme d’un scénario "business as usual", ajoute le chercheur. A mon avis, ces dirigeants devraient être poursuivis pour crime contre l’humanité et la nature. »(1)
Dans cette
atmosphère de fin de règne de la mondialisation -laminoir, les
incertitudes quant à l’imminence du danger climatique perturbent encore
plus les certitudes des pays industrialisés quand à la pérennité du
modèle de développement occidental. Le combat d’arrière-garde de ceux
qui ne croient pas à l’évidence du changement climatique, a reçu une
brillante estocade de la part des... oiseaux. Ainsi, on apprend que « sur
les rochers du Cap Fréhel, ce printemps, ils étaient trois fois moins
nombreux qu’il y a deux ans. Ailleurs, ils modifient leurs itinéraires
de migration, ils décalent leurs périodes de reproduction, ils changent
leur régime alimentaire. Les bouleversements du mode de vie des oiseaux
constituent l’un des meilleurs indicateurs des évolutions climatiques
en cours. Et tous les signaux sont en train de passer au rouge. Les
temps changent, et comme nombre d’espèces de volatiles, les hommes vont
aussi devoir s’adapter »(2)
Les signes d’un dérèglement du climat se conjuguent avec ceux des
marchés financiers. La flambée du pétrole fait souffler un vent de
panique sur les Bourses mondiales. Après avoir franchi, jeudi 26 juin,
la barre des 140 dollars à New York, le baril de brut léger a établi,
vendredi 27 juin, un nouveau record, à 142,99 dollars. La faiblesse du
dollar passé jeudi de 1,55 dollar à plus de 1,57 dollar pour 1 euro,
les ruptures d’approvisionnement au Nigeria et les tensions au
Moyen-Orient attisent la spéculation. Le brut a bondi, jeudi, après
l’annonce, par la Libye,
d’une possible baisse de sa production. Le même jour, Chakib Khelil,
président de l’OPEP, - qui estimait que le baril pourrait atteindre 150
à 170 euros au cours de l’été. - accrédite ce scénario extrême. Car les
cours du billet vert et de l’or noir évoluent en sens inverse. « La
hausse du pétrole attise l’inflation et incite les investisseurs à se
débarrasser des actions pour se réfugier sur les matières premières, ce
qui stimule encore davantage les cours des hydrocarbures. C’est un
cercle vicieux ! », explique un analyste.Comment les dérèglements
climatiques vont-ils se traduire pour les pays ? Alors que les
Etats-Unis seront moins touchés par le changement climatique en tant
que tels, la hausse du niveau de la mer et la pénurie des ressources
devraient entraîner toute une série de complications dans d’autres pays
qui pourraient affecter sérieusement la sécurité nationale américaine,
comme le déclare un nouveau rapport du service des renseignements
américains. Selon l’évaluation des implications du changement
climatique mondial sur la sécurité nationale d’ici 2030, publiée le 25
juin par les services de renseignements américains, le changement
climatique mondial aura de vastes répercussions sur les intérêts de la
sécurité nationale des Etats-Unis au cours des 20 prochaines années. A
l’instar des Etats-Unis, le rapport indique que l’Europe sera gravement
affectée par les conséquences du changement climatique. Mais le climat
changeant, les mauvaises récoltes, les inondations et les sécheresses
augmenteront les problèmes actuels comme la pauvreté, les tensions
sociales, la dégradation de l’environnement, le leadership inefficace
et la faiblesse des institutions politiques dans les pays tiers.(3)
Cela, à son tour, pourrait également avoir un effet domino, entraînant
des implications à grande échelle pour l’économie américaine et
mondiale, affirme le rapport, élaboré conjointement par l’Armée et les
agences de sécurité américaines. L’Afrique subsaharienne, le
Moyen-Orient et certaines parties de l’Asie, pourraient être les plus
touchés, laissant entrevoir la perspective d’une augmentation des flux
migratoires vers le Nord, étant donné que les réfugiés fuient les
climats plus rigoureux. Cette approche est citée comme une
préoccupation particulière dans la mesure où les pays d’accueil
n’auront ni les ressources, ni l’intérêt de recevoir ces immigrants du
climat. Parallèlement, et pour le responsable de la politique étrangère
de l’UE, Javier Solana, le continent doit se préparer à faire face à la
concurrence croissante concernant la diminution des ressources, les
vagues de réfugiés fuyant le changement climatique et les guerres sur
l’énergie, selon un rapport présenté aux dirigeants européens lors du
Conseil européen de printemps (mars 2008).
Dans un article pour le quotidien britannique The Guardian, M.Solana a déclaré que la pénurie d’eau pourrait facilement provoquer des troubles civils. Selon le rapport, l’Occident fait face à un conflit potentiel avec Moscou en termes d’accès aux réserves énergétiques en Arctique. Comme la calotte glaciaire en Arctique fond à une vitesse extraordinaire en raison de la hausse des températures moyennes de la planète, les gisements et les autres ressources inexploitées de l’Arctique présentent des possibilités commerciales futures.(4)
Le rapport mentionne aussi, un autre sujet de préoccupation : la possibilité que des migrants ou réfugiés environnementaux se compteront par millions en fuyant les répercussions du changement climatique. M.Solana met en garde que le système multilatéral est en danger si la communauté internationale ne réussit pas à répondre à ces menaces. Le rapport a fait un certain nombre de recommandations, y compris de répondre aux crises humanitaires au sein des Etats membres et de constituer des capacités militaires et civiles pour empêcher les conflits.
Par ailleurs, le manque de pétrole sera, lui aussi, un facteur contribuant à un bouleversement du monde tel que nous l’avons connu. Est-il possible, en effet, que le monde atteigne ou s’approche du pic de production de pétrole ? Des experts géologiques l’affirment, et si leur théorie du « pic pétrolier » s’avère exacte, les conséquences pourraient être terribles pour la sécurité énergétique et l’économie mondiale Le pétrole est non seulement le carburant qui alimente nos économies mais également une ressource énergétique limitée et non renouvelable. La population mondiale consomme actuellement 85 millions de barils de pétrole par jour pour l’électricité, le chauffage, les transports, la chimie ou d’autres activités économiques. Selon le rapport annuel de l’Agence internationale de l’énergie (IEA) sur les prévisions mondiales de l’énergie, l’économie mondiale consommera 130 millions de barils de pétrole par jour d’ici 2030. Le concept de « pic pétrolier » trouve son origine en 1959, au moment où une géologue américaine travaillant pour Shell, Marion King Hubbert, prédisait à juste titre que la production de pétrole américain atteindrait son niveau le plus élevé vers 1970.(5)
L’un des plus grands problèmes pour définir une politique énergétique sur le long terme, réside dans le fait que les données officielles existantes, portant sur les réserves, sont insuffisantes et font parfois défaut. Les estimations actuelles des organisations internationales telles que l’Agence internationale de l’énergie (IEA) ou le service géologique américain (US Geological Survey) concernant les réserves de pétrole se fondent sur les informations fournies par les entreprises pétrolières et les pays producteurs. De récents événements ont montré que les entreprises pétrolières ont parfois surestimé leurs réserves et ont été contraintes par la suite d’ajuster leurs chiffres. Les chiffres utilisés par les pays producteurs sont encore plus discutables. La plupart des pays de l’OPEP n’ont pas remis à jour leurs chiffres qui datent des années 1980 même s’ils ont pompé de grandes quantités de pétrole depuis. Or, aucun « supergéant » n’a récemment été découvert.
L’une des études les plus intéressantes dans ce contexte a été menée par le directeur d’une banque d’investissement spécialisée dans le domaine pétrolier, Matthew R. Simmons. Son livre « Twilight in the Desert : The Coming Saudi Oil Shock and the World Economy » (2005) a étudié des centaines de documents provenant de Saudi Aramco, pour arriver à la conclusion que l’Arabie saoudite était proche de son niveau maximum de production. La plupart des économies mondiales dépendant d’une augmentation de la production de l’Arabie Saoudite à l’avenir, l’impact sur la croissance économique mondiale pourrait être considérable. Depuis 2005, plusieurs rapports d’experts ont révélé que le champ pétrolier le plus grand au monde, le champ saoudien Ghawar, avoisinait ou avait dépassé son pic de production.
Les
grandes compagnies pétrolières semblent avoir des difficultés à
répondre au problème du pic de production de pétrole. Certaines
entreprises comme Shell ou Total ont connaissance de cette question
mais elles considèrent le pic comme un problème à moyen terme
(2020-2030). Mais un rapport du 09 juillet 2007 de l’Agence
internationale de l’énergie (AIE), qui prévoit une crise majeure de
l’approvisionnement en pétrole au cours des cinq prochaines années, a
ramené la question de l’amenuisement des sources d’approvisionnement en
première ligne.
Supposant que la température de la Terre augmente de 1,3 degré Celsius et le niveau de la mer d’environ 23 centimètres
(neuf pouces) d’ici 2040, le rapport prédit un scénario dans lequel les
individus et les nations seront menacés par d’importantes pénuries
d’eau et de nourriture, des catastrophes naturelles dévastatrices et
des épidémies mortelles. Le rapport du Csis prévoit, également, des
migrations intérieures et transfrontalières liées au changement
climatique, particulièrement en Asie du Sud, en Afrique et en Europe,
dans la mesure où les gens seront obligés de se déplacer pour chercher
de la nourriture et de l’eau, et pour fuir face à l’élévation du niveau
des mers et aux inondations, aux sécheresses et aux tempêtes plus
fréquentes. Dans ces conditions, la pénurie de pétrole et surtout
l’idée que le changement climatique peut remettre en cause la
mondialisation fait son chemin. Le changement climatique pourrait
mettre fin à la mondialisation d’ici 2040 - à cette date, le pétrole
sera marginal - d’après un rapport de hauts experts en sécurité
nationale. Les pays se replient, en effet, sur eux-mêmes pour préserver
leurs ressources alors qu’éclatent de nouveaux conflits liés au climat.
D’après le rapport « The Age of Consequences » (le temps des
conséquences), réalisé par le Center for Strategic and International
Studies aux Etats-Unis, la rareté des ressources pourrait dicter les
termes des relations internationales dans les années à venir, car les
pays riches pourraient traverser un processus de 30 ans, au cours
duquel ils abandonneraient peu à peu les pays pauvres. Au début du mois
d’avril 2007, l’ONU avait déjà conclu que les régions les plus pauvres
du monde seront celles qui souffriront le plus du réchauffement
climatique Pour Leon Fuerth, ancien conseiller pour la sécurité
nationale de l’ancien vice-président Al Gore et l’un des auteurs du
rapport du Csis, certaines des conséquences du changement climatique
pourraient entraîner la fin de la mondialisation telle que nous la
connaissons, différentes régions du monde se repliant sur elles-mêmes
pour conserver ce dont elles ont besoin pour survivre.(6)
1.Stéphane Foucart. Un climatologue de la NASA accuse les pétroliers de « crime contre l’humanité et la nature » Le Monde du 25 06 2008.
2.Laurent Carpentier : Le réchauffement climatique raconté par les oiseaux. Le Monde du 27 06 2008.
3.Euract’iv : Un rapport des Etats-Unis évalue les menaces du changement climatique sur la sécurité 27 juin 2008
4.Solana met en garde contre les conflits potentiels liés au changement climatique. The Guardian mardi 11 mars 2008.
5.Le pic de production de pétrole Euract’iv mercredi 23 avril 2008
6.Le changement climatique pourrait mettre fin à la mondialisation Euract’iv. Jeudi 8 novembre 2007
Professeur Chems eddine Chitour
Ecole Polytechnique Alger
Excellent article. Merci à l’auteur.
Article qui rassemble des informations très intéressantes, qui fourmille de détails pertinents mais un élément du problème y est cependant omis.
La question de l’explosion démographique n’est pas abordée dans l’article. C’est pourtant un des facteurs importants, et peut-être le plus important, de l’accroissement de la pollution et donc du réchauffement climatique.
Cet aspect est surtout prioritaire lorsqu’on veut bien prendre en compte les critères écologiques de l’analyse du problème.
Nous sommes 6 milliards d’humains sur la planète. Doit on attendre d’être 44 milliards dont 25 milliards d’Africains pour devenir enfin conscients où est le coeur du problème ?
Le nombre d’habitants d’une région de notre planète ne devrait pas dépasser la capacité des ces habitants à se prendre en charge de façon autonome, y compris sur la question de la production de nourriture.
L’une des omissions de cet article est la suivante : si la production agro-alimentaire doit suivre la croissance démographique non maîtrisée de la population mondiale alors nous allons vers des catastrophes humanitaires gigantesques.
C’est une question de déséquilibre entre d’un coté le potentiel de production agricole en respectant les équilibres écologiques (problème d’utilisation de pesticides, d’utilisation d’eau, de réduction de la biodiversité par la réduction des zones « sauvages » etc.) et de l’autre coté la masse croissante des populations.
C’est un fait certain : il va être de plus en plus difficile de nourrir la population mondiale si des actions prioritaires ne sont pas entreprises pour faire baisser fortement la natalité dans certaines régions du globe.
Les gains de productivité dans les techniques agricoles se traduisent partout dans le monde par l’accroissement des pollutions de types divers et par l’accroissement des déséquilibres écologiques du fait de l’accroissement des zones agraires, de la réduction des forêts, de l’exposition accrue à l’érosion des grandes surfaces cultivés industriellement.
Autrement dit la solution n’est certainement pas dans le productivisme agricole en expansion perpétuelle. La solution est dans des mesures volontaristes de contrôle de la natalité dans les pays où les populations prolifiques n’arrivent pas à subvenir à leur propres besoins alimentaires. Ces pays sont ceux où les structures économiques ne peuvent pas suivre l’explosion démographique et où les adolescents ont pour objectif principal de venir gagner en Europe de quoi nourrir leur famille nombreuse.
Par exemple, le Niger a très peu de surface cultivable et très peu d’eau disponible pour l’agriculture, pourtant le Niger est le pays avec le taux de natalité le plus élevé au monde : plus de 7 enfants par femme. À ce taux-là la population double environ tous les 20 ou 25 ans. À l’évidence la priorité est dans la baisse de la natalité et pas dans la hausse de la productivité agricole.
Si on n’intervient pas avec des mesures volontaristes pour imposer la baisse de la natalité dans les pays qui n’arrivent pas de façon autonome à assurer la survie de leur population, alors le scénario démographique « moyen » qui prévoit 9 milliards d’habitants sur la planète en 2100 sera largement dépassé et pourrait atteindre plusieurs dizaines de milliards d’habitants. La Division de la population de l’ONU a en effet publié ses prévisions les plus récentes concernant la progression de la population mondiale. La Division de la population envisage plusieurs scénarios dont un scénario « moyen » avec 9 milliards d’habitants en 2100.
« Selon ce scénario moyen, le niveau de la fécondité mondiale se stabilisera autour de deux enfants par femme. Toutefois, la Division de la population rappelle que même de faibles variations dans le taux de fécondité peuvent avoir d’énormes conséquences sur le long terme. Même une faible variation de 0,25 enfant par femme par rapport à ce scénario moyen de 2,1 enfants par femme aboutirait à une prévision de la population mondiale pour 2033 de 2,3 milliards d’habitants (hypothèse basée, pour un taux de fécondité de 1,85 enfant par femme) à 36,4 milliards (hypothèse haute, pour un taux de fécondité de 2,35 enfants par femme). »
Vous trouverez le texte du paragraphe précédent dans le Communiqué de presse de l’ONU, dont le sous-titre précise que la population mondiale pourrait éventuellement « atteindre 44 milliards vers 2100 » car ce n’est pas exclu :
http://www.un.org/News/fr-press/doc...
En fait tout dépend du taux de natalité moyen des femmes. Le taux de natalité moyen global en Europe (l’ensemble du continent y compris la Fédération de Russie) est actuellement descendu à environ 1,3 enfant par femme. Le taux de natalité qui permet de maintenir une population au même niveau, donc le taux de renouvellement stable, est de 2,1 enfants par femme. Dans certaines régions de la planète ce taux restera longtemps très supérieur à 2,1 enfants par femme. C’est une question d’évolution des mentalités. Ainsi les démographes se basent sur les données économiques et sociologiques (donc sur le contexte de civilisation et le contexte culturel) pour estimer l’évolution des tendances démographiques. D’après ces études, les démographes prévoient généralement que l’évolution des mentalités en Afrique sera très lente, que que la notion de transition démographique n’est pas encore applicable en Afrique, et que le pic des populations en Afrique ne sera toujours pas atteint en 2100, date à laquelle les Africains seront selon les estimations moyennes entre 2,2 milliards et 3 milliards (ou entre 15 et 25 milliards dans les cas extrêmes, peu probables mais pas impossibles). Il ne faut pas oublier que les Africains étaient 130 millions en 1900, qu’ils étaient 780 millions en 2000 et qu’ils sont déjà 950 millions en 2008. Le taux de natalité moyen sur l’ensemble du continent africain est actuellement d’environ 5 enfants par femme.
Le graphe suivant centralise les données démographiques mondiales fournies par divers organismes officiels spécialisés dans les études démographiques, dont notamment la « Population Division » des Nations Unies et l’INED à Paris :
http://www.agoravox.fr/IMG/Taux_de_...
Ce graphe est extrait de l’article « Démographie et immigration : suicide collectif des Européens » qui a été publié sur AgoraVox :
http://www.agoravox.fr/article.php3...
Pour nous recentrer sur le sujet principal de l’article, la pollution puis le réchauffement engendrés par l’activité humaine, la solution écologique et de bon sens est la suivante : le nombre d’habitants d’une région de notre planète ne devrait pas dépasser la capacité de ces habitants à se prendre en charge de façon autonome, y compris sur la question de la production de nourriture. Les Africains sont actuellement près d’un milliard. Comment sera produite leur nourriture lorsqu’ils seront 245 milliards (si on n’arrête pas leur démographie explosive) ?
Les autres continents devront-ils leur fournir la nourriture ? Il est anti-écologique de produire sur un continent la nourriture pour nourrir la population sur un autre continent. Les lieux de production agro-alimentaire doivent être proches des lieux de consommation.
Encore une remarque : les écologistes estiment que les ressources renouvelables de la planète, en respectant les équilibres écologiques, permettraient d’offrir une vie confortable, du niveau que connaissent aujourd’hui les pays « occidentaux », à 2 milliards d’habitants.
N’est-ce pas également un critère à prendre en compte ? N’est-on pas déjà largement en surpopulation ?
Quel avenir vise-t-on : une planète avec 2 milliards d’habitants avec une vie confortable de tout point de vue, ou bien une planète Terre avec 10 ou 20 ou 40 milliards d’habitants qui seront 5 fois ou 10 fois ou 20 fois de tout point de vue moins bien lotis que ce que connaissent aujourd’hui les pays « occidentaux » ?
Quoi que l’on fasse, un fait est incontournable : toute augmentation de la production agricole se traduit par l’augmentation de la pollution liée à l’industrialisation de l’agriculture. Une planète Terre avec 10 ou 20 ou 40 milliards d’habitants sera aussi 2 fois ou 4 fois ou 8 fois plus polluée que maintenant et avec le réchauffement généralisé qui s’en suivra. Est-ce cela que l’on veut ?
Il n’y a qu’une solution : la réduction des naissances dans les régions où les populations ne sont déjà pas capables d’assurer leur propres moyens de survie. Les aides au développement devraient exclusivement viser cet objectif ce qui d’ailleurs contribuerait rapidement à réduire la pauvreté endémique de ces régions.
Une erreur de frappe s’est glissée dans mon commentaire. Les démographes estiment que si rien n’est fait pour brider les naissances dans les régions à forte natalité, la population mondiale atteindra 44 milliards d’humains en 2100 dont 25 milliards d’Africains.
Dans une phrase du commentaire il y a une faute de frappe, qui donne le chiffre de 245 milliards au lieu de 25 milliards.
Je profite de cette correction pour faire remarquer que si effectivement à cause de la fécondité des Africains dans le cas extrême les Africains pourraient représenter plus de la moitié de la population mondiale en 2100, cette croissance extrême des populations Africaines ne sera possible que si les autres branches de l’humanité s’organisent pour fournir la nourriture nécessaire aux Africains.
Mais le voudra-t-on ou même sera-ce matériellement possible ?
Mais sera-ce matériellement possible et d’ailleurs le voudra-t-on ? Car les autres branches de l’humanité accepteront-elles de s’épuiser en faisant toujours plus d’efforts pour financer et approvisionner les Africains dans leur course à la prolifération incontrôlée ?
Par conséquent le scénario suivant, qui n’est pas du tout certain, est cependant plausible si on n’arrive pas à imposer rapidement une très forte baisse de natalité aux Africains : la population africaine continuera de croître à un rythme tel que les famines d’intermittentes deviendront endémiques et généralisées à l’ensemble du continent. Les famines créeront des conditions sociales insurrectionnelles. Des guerres deviendront endémiques en Afrique. Les famines et les guerres se chargeront de faire baisser le nombre d’Africains pour atteindre l’équilibre entre la capacité des Africains à se prendre en charge (notamment en ce qui concerne les besoins alimentaires) et leur capacité à se reproduire.
Pour autant que je le sache, les études démographiques étudient et proposent toujours différents scénarios, celui que vous citez ici me semble le plus pessimiste ! Certains autres tablent sur des plafonnments de la population autour de onze milliards au cours de ce siècle (et il y a en a d’autres selon les facteurs économiques, educatifs...) Malgré tout le facteur démo est en effet souvent laissé de coté dans les prévisions alors qu’il est très important.
« Des sociétés ayant leurs intérêts dans les combustibles fossiles ont propagé le doute sur le réchauffement, de la même manière que les cigarettiers avaient cherché à discréditer le lien entre la consommation de tabac et le cancer, écrit M.Hansen. Les P-DG de ces sociétés savent ce qu’ils font et connaissent les conséquences sur le long terme d’un scénario "business as usual", ajoute le chercheur.
A mon avis, ces dirigeants devraient être poursuivis pour crime contre l’humanité et la nature. »
Je ne peux que soutenir cette qualification de "criminel contre l’humanité" que j’ai défendu il y a plus d’un an.
Intéressant article
C’est à la fois une bonne nouvelle et une mauvaise, parce que ce repli risque de se faire dans le chaos, faute de politiques prévoyantes...
Savez vous qu’aujourd’hui des millions de tonnes de pétrole en Iran ne trouvent pas prenneur... faute d’acheteur... Non pas parce que le pétrole est trop cher , mais parce que la pénurie est savament orchestrée... au détriment de l’Iran...En gros le but de cette augmentation du prix du brut, et donc de l’essence raffinée, a pour objectif d’assoiffer l’Iran en essence... Car l’Iran est importateur d’essence... et percoit quasiment rien sur ses exprortations de pétrole... Concluant des contrat pay back aux compagnies pétrolières, moyennant qq backchich, ce pays deuxième exportateur de pétrole au monde, ne peut subvenir au besoin de sa population en essence à la pompe... paradoxal mais vrai.... site : iran resist... pour ceux qui veulent approfondir la question oh combien interessante.... Autre sujet de non inquiétude... pendant que l’on se masturbe avec le pic de pétrole, au USA, tout est pret pour l’après pétrole..avec les huilles des algues microcospiques... des centaines de brevets ont été émis dans le monde et l’amérique est prete a produire a grande echelle du carburant à base d’algues..les firmes qui penchent sur ces projets pharaoniques, pensent que le désert de sonora soit 32000 km2 suffit a rendre auto suffisant les USA en essence.... Ce n’est PLUS DE LA SCIENCE FICTION... C’est LE REEL EN 2010.... renseignez vous ......http://www.greenfuelonline.com/news... Qui plus est comble d’ironie, cette culture d’algue necessite des quantités enormes de CO2...source de vie pour ces algues...productrices d’huiles ........
Dans 10 ans on achetera du CO2 pour consommer de l’essence.... quelle ironie......Aujourd’hui trop de CO2 demain pas assez.....
Qui parle de catastrophisme.... faisons confiance à l’homme et la planete TERRE, plutot qu’aux diseurs de malheurs....agissants pour je ne sais quel lobby....
je ne parle pas des possibilités énormes sous la méditerannée... etc etc etc etc....
c’est tellement plus facile de taxer en leur donnant mauvaise conscience....
Faut se renseigner un minimum avant de tirer des conclusions hatives :
Si l’iran a du mal à vendre une partie de son pétrole c’est parce que celui-ci est trop souffré ; ce qui le rend cher et compliqué à raffiner pour respecter les normes occidentales sur les carburants et les rejets industriels.
Concernant les algues (biocarburants de 3° génération), rien ne sera industrialisable à grande échelle avant (grosso modo) 10 à 20 ans. L’existence de brevet ne signifie rien quant aux possibilités industrielles sous jacentes ; il s’agit juste de protéger une idée ou les résultats de travaux de recherche.
sur les algues annoncé ce matin sur europe1, industrialisation dès 2010 ... MAis quand bien même dans 10 ou 20 ans, le pic de production de pétrole se situant lui aussi dans 30 ans.. et encore avec ce que l’on sait des reserves... qu’est ce que cela change... RIEN... on aura de toutes façon trouvé la parade.... 32000 KM2 de plantations d’algues pour alimenter les USA en essence c’est Peanuts en surface..
Cette filière est des plus interessante....
Le pétrole grimpe aujourd’hui pour de pures raisons geopolitiques, et non pas pour des raisons de pénurie possible..Arretons de culpabiliser les gens.. Sans compter je le répète sur les formidables réserves au fond de la méditéranée....Demain le pétrole ne sera plus l’unique source de carburant. La planète n’a pas encore donné 1% de ses ressources..... et on veut nous faire croire au grand SOIR..... non merci....
Il ne faut pas confondre le déclaration d’intention (communiqué de presse) et la réalité scientifique et technique. Je pourrai, demain, pondre un communiqué de presse annonçant que je vais construire une usine d’éthanol base paille (ou bois) en 2009. Ce communiqué serait potentiellement repris par Europe 1 (ou n’importe qui d’autre) alors que je serais pourtant bien incapable de produire à un coût compétitif.
A l’heure actuelle au niveau recherche, on sait faire pleins de choses avec les algues mais :
c’est assez cher
personne ne sait construire un réacteur de culture d’algues de taille industrielle (compatible avec les ordres de grandeur mentionnés : 32000 km2)
Pour finir, vos informations sur le pic pétrolier semblent dater un peu puisque maintenant même les compagnies pétrolières (Total, BP, Shell) l’annoncent pour 2020-2030. Le pic gazier suivant 10 à 15ans plus tard.
Je suppose que l’extraction des schistes bitumineux de l’alberta est cher également.... Si vous comparez avec le pétrole extrait en arabie saoudite, vous avez raison... Mais dans le cas des algues, il s’agit de tout autre chose. Aujourd’hui la technologie est chère...mais bien en deça du prix actuel du baril... environ 70 dollar le baril de carburant à base d’algues.. L’afrique du sud vient de conclure avec la société greenfuel, l’achat de réacteurs pouvant à terme assurer leur autosuffisance en carburant.
Quand aux 32000 M2 de culture d’algues, personne n’a dit que cela se ferait en un seul lieu. A l’échelle des USA c’est peaunuts en surface...Ona mis des années à maitriser la technologie pétrolière, on mettra bien moins pour maîtriser la technologie des réacteurs d’algues.
Plutôt d’être continuellement ronchon, de ne jamais croire en l’homme et de se replier sans cesse sur soi, il convient déjà de FAIRE CONFIANCE EN l’HOMME.
Malheureusement en France , on ne fait que critiquer sans agir, ou mollement.... alors que des états ou des entreprises foncent sans se poser de questions..... Les firmes qui se sont engouffrés dans ce carburant non d’avenir mais déjà présent, croulent sous les demandes.... et les capitaux affluent....
Les israéliens, les américains, les hollandais, même les allemands s’y mettent à la vitesse grand V.... Qu’est ce qu’on attend.....que les autres nous passent encore devant.....
a propos.... les reserves en pétrole de l’antartique viennent d’être éstimés à 500 milliards de baril....
Franchement le discours de la pénurie en matière d’énérgie me fait doucement sourire... et m’est d’avis que ce "pétrole en antartique" n’est pas prets de jaillir, tant la technologie des reacteurs à algues EST LA SOLUTION....pour une production de masse.... pour le reste, le vent, l’hydro, le solaire etc etc....nous servira d’appoint....
AUCUN PROBLEME..... AUCUN.
Voici une phrase qui m’interpelle ! Une phrase digne d’internet ! ET SI C’ ETAIT VRAI ? En début d’un paragraphe vous écrivez :
""Les signes d’un dérèglement du climat se conjuguent avec ceux des marchés financiers."" Si nos grands ignorants qui ne savent diriger nos pays malgré leur prise de pouvoir confiscatoire et donc idiote n’avait pas accés à une dimension de notre terre ? Ceci me rappelle mon cours d’histoire où il nous était enseigné que des Hommes politiques savaient prévoir à deux et même trois siècle comme Colbert, Roosevelt , et même Vauban ...Avaient-ils l’intelligence de nos énarques et technocrates qui précipitent notre monde vers le chaos ? Pourtant, ils (nos énarques) trouvent la meilleure solution solution et le plus rapidement mais cette solution s’avère être rapidement catastrophique pour nous, le peuple. Il me semble humblement que c’est normal puisque jamais dans leur solution , ils ne tiennent compte de notre présence à nous Êtres Humains qui à leurs yeux semblons compter moins que la récolte de blé ou l’arrivée de pétrole...ainsi nous avons 22% d’illétrés et 30% d’enfermés dans des zup ...ils n’avaient pas réussi avec le permis de conduire obligatoire (30% de Français roulent sans permis et même à tout âge dès 8 à 9 ans !)à bloquer complètement et bien le coût du carburant augmente.... ! Mais , si la Nature joue un rôle plus important que prévu...si la loi de cause à effet joue également dans notre belle Nature...nos C. nous emmenent droit sur un mur ! .....
Très bon article.
Je pense que la mondialisation est une chose à revoir car elle demande un effort immense au niveau du déplacement des produits, matières premières comme produits finis. Il fut une époque ou les produits étaient fabriqués sur place. Avec les matières premières des environs. Aujourd’hui, on va assembler des produits en Chine pour les vendre en Europe avec des matériaux d’Afrique . Même si le trafic de matières premières est très complexe à régler, celui des produits finis ne l’est pas. Il faudrait revenir à une production industrielle locale. Ca fera du bien à l’environnement et, avec l’augmentation du pétrole, ca ne coutera bientot presque pas plus cher de produir en France qu’en Chine.
La mondialisation a été une chance pour le 20ème siècle ... qui n’a pas été saisie. On l’a utilisée de manière déraisonnée, en pensant profits, profits, profits et à court terme. Aujourd’hui, c’est devenu un véritable fléau qui coutera très cher à la planète
Excellente synthèse, merci !
Je remarque ces temps-ci (ce n’est pas nouveau mais maintenant çà me crève les yeux) que dès que l’on veut parler d’un sujet dérangeant, la plupart des gens esquivent le débat.
La curiosité va vers les petites histoires, les peoples, les évènements sportifs, la petite phrase, etc. mais ne veut (ne peut) accrocher quoi que ce soit dont les conséquences risquent de bouleverser la vie.
Nos gouvernants n’échappent sans doute pas à la règle et préfèrent ne pas savoir, car alors on ne peut répondre en faisant simplement des moulinets. C’est dire (et je souhaite me tromper) que votre article que je trouve particulièrement lucide, sur une question primordiale, risque de n’intéresser que modérément,infiniment moins en tout cas qu’un quart de finale de l’Euro. Ce qui n’enlève rien à sa qualité.
Dans ce cas, le désintérêt n’est qu’un forme d’angoisse.
Pour ma part je ne peux m’empêcher de penser que,si on ramène l’âge de l’aventure de la vie sur terre au temps d’une année, ces 100 dernières années ne durent que le temps d’un flash. Et on a crû pouvoir faire comme si tout commençait maintenant, sans chercher vraiment à comprendre. Comme si tout ce qui n’était pas notre intèrêt immédiat était sans importance...
La mondialisation est « réversible », selon la CIBC :
"La hausse des coûts de l’énergie limite les avantages de la mondialisation, en augmentant les frais de transport à un point tel qu’ils contraignent les entreprises à se rapprocher de leurs marchés respectifs, selon un rapport de Marchés mondiaux CIBC."
La hausse du pétrole diminue les avantages compétitifs de la Chine
Transports : la mondialisation du yaourt aux fraises - Et maintenant ?
Problème de liens...
"La mondialisation peut elle durer ?"
Si nous voulons nous mêmes durer , il est urgent de transformer cette mondialisation en une autre , la seule issue réaliste consistant à organiser une mondialisation des relocalisations . A l’échelon national cela signifie réaménagement du territoire , déplacement des populations , réinvestissement du rural et des activités primaires agriculture et artisanat.Cela signifie révolution foncière , révolution culturelle : TOUT va changer . Plus nous laisserons durer la mondialisation moins nous aurons de chance de durer dans des conditions acceptables. Nous avons encore quelques moyens énergétiques fossiles permettant de nous aider à la transition ; si nous attendons la crise , il sera trop tard . La question la plus importante aujourd’hui est donc : comment provoquer cette prise de conscience chez les lambdas et les décideurs ? Comment accélérer la révolution culturelle ? Commment dépasser les articles sur le net et rapidemment rentrer dans l’action ? Comment mobiliser la société , alors que beaucoup s’époumonent en vain ? Quelle stratégie adopter ?
Très intéressant. A la marge, je voudrais poser une question. Vous écrivez : ""les cours du billet vert et de l’or noir évoluent en sens inverse.""
Est-ce que ce n’est pas là l’arnaque du siècle ? Le prix du baril de pétrole est constant en euros. J’attends toujours une explication pertinente à l’augmentation de l’essence à la pompe, mais comme ’Soeur Anne’, je ne vois rien venir.
Les européens ne seraient-ils pas en train de participer au renflouement de la dette des US ? Pour moi, cela paraît évident. Mais bon, je ne suis pas ’économiste".
Il est vrai que la mondialisation peut constituer une étape limitante, mais le but de cete contribution est de montrer à contrario que la mondialisation est pour beaucup dans les dereglements climatiques. La consommation débridéée est à tort confondue avec la croissance . De plus la mondialisation est surtout basée sur les échanges qui seront réduits considérablement du fait du climat erratique mais aussi de la pénurie inexorable du pétrole Pr.C.E. Chitour
contrairement à ce que croient beaucoup d’observateurs du phénomène de réchauffement planétaire, il me paraît que le paramètre démographie mondiale n’est pas aussi déterminant comme il le pensent.
Le comportement du phénomène démographique est beaucoup plus à l’image du comportement des systèmes dynamiques dits dissipatifs dont la caractéristique chaotique est en fin de compte dans la longue durée une forme de stabilisation ordonnée.
La limitation des naissances ne se fait pas sur une politique repressive de planification familiale "on ne change pas la société par decret".
Cette limitation intervient d’elle-même dans les nations aujourd’hui à taux de reproduction élevé, par l’absorption du développement dans son sens général (croissance correcte, je veux dire sans effets irreversibles sur notre grand-mère Gaia, gouvernance publique clean, aide et coopération des nations riches à celles pauvres, éducation de base et éducation civique de respect Gaia, etc.)
L’algérie bien que ne remplissant pas toutes les conditions énumérées plus haut puisqu’elle connaît depuis des lustres : mauvaise si ce n’est bien pire ignare gouvernance publique, malcompréhension des préceptes religieux encourageant la reproduction à tout bout de champ, une éducation civique conséquence de l’ignare gouvernance publique saccageant sans conscience tout ce qui ressort de l’espace immatériel ou matériel, public, etc. ; a vu depuis la 2ème moitié des années 1980 et plus particulièrement dans les années 2000 une diminution extraordinaire du taux de fécondité qui se rapproche de plus en plus de certains pays avancés.
C’est dire que la dimension démographique n’est pas déterminante au contraire des tendances faussement productivistes d’un système capitaliste fortement carnassier et abhorant toute manifestation de saisie systémique des conséquences et des effets pervers, résultant de ses innombrables dynamiques sectorielles et inter-sectorielles à l’échelle de la planète terre.
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