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La conquête de l'espace

Article publié le 22 novembre 2007

Prisonniers de la Terre, nous pouvons ensemencer l’espace !

La bonne démarche n’est peut-être pas d’aller sur Mars, mais d’ensemencer des exo planètes ! Stephen Hawking a-t-il raison de penser que le seul moyen "d’échapper à des désastres comme la collision d’un astéroïde ou une guerre nucléaire" est d’aller sur Mars ? Cela justifierait certes la construction d’une plateforme technique sur la Lune, mais la question "que ferons-nous sur Mars" n’a pas de réponse, car il est probable que la vie n’y sera pas une partie de plaisir ! Quant aux autres planètes du système solaire, il n’est pas raisonnable de vouloir y aller tant les conditions y sont épouvantables.

Non n’irons pas non plus sur les exo planètes que nous découvrons depuis quelques années, elles sont si loin… Même si certaines gravitent dans notre galaxie, La Voie lactée, elles sont tout aussi inaccessibles que les autres. La vitesse de la lumière est bien trop basse pour que nous puissions y aller avec un vaisseau qui aurait une vitesse, sinon proche, du moins du même ordre de grandeur ; et notre durée de vie interdit de telles projections dans l’espace et le temps… hélas (ou heureusement). Quant à dépasser la vitesse de la lumière, c’est beaucoup demander (même les amateurs de science fiction hésitent à jouer avec cette idée contraire à la théorie de la relativité : trop fantaisiste, c’est passer de l‘autre coté du miroir, franchir un point singulier de l‘espace-temps…). Faudrait-il, de plus, que les cosmonautes, au cours de cet hypothétique voyage, arrêtent de vieillir et ne subissent pas des mutations destructrices ; et qu’ils acceptent par ailleurs de ne faire qu’un aller simple ! (ce serait un bien mauvais choix que de vouloir revenir, car la Terre risque fort de les avoir oubliés au bout de tout ce temps, ou de n’être plus très accueillante au train ou vont les choses…). Aller dans les exo planètes restera donc, pour nous cul-terriens, une expérience intellectuelle, un rêve d’immortalité. Nous devons donc avoir une autre démarche pour mettre notre espèce - ou plus modestement la vie -, à l’abri de catastrophes annoncées.

Mais au-delà du rêve ou de l’expérience intellectuelle, il y a dans le champ des possibles un autre scénario, compatible celui-là avec nos contingences humaines : l’envoi sur ces exo terres si lointaines - après avoir, avec des radiotélescopes, sélectionné les meilleurs candidates parmi les telluriques, et vérifié que leurs caractéristiques donnaient une espérance mathématique de succès non nulle -, de vaisseaux porteurs de sources de vie. Pour les « ensemencer », c’est-à-dire y déposer les briques élémentaires de la vie, en espérant que celle-ci pourra s‘y développer de façon homothétique à ce qui s‘est passé sur la Terre pendant quelques millions d‘années. Ne serait-ce pas le bon moyen (le seul ?) de tenter de prolonger la vie - et peut-être l’espèce humaine -, au-delà de notre bonne vieille planète ? La Terre se fera un jour brûler par le soleil (si nous ne la faisons pas exploser avant avec quelques bombes nucléaires), alors quoi de plus légitime que de tenter de lui survivre, non pas en partant nous-mêmes - ce n‘est pas possible -, mais en envoyant dans l’univers, là ou elles pourraient survivre, sur ces exo planètes soigneusement sélectionnées, des bactéries, ces briques élémentaires de la vie qui résistent à tout (ou presque) et peuvent reconstituer leur ADN après avoie été mises en miettes ou fossilisées…Elles résisteront au voyage, elles !

Bien évidemment nous ne pourrons vérifier le succès de la mission, nous aurons probablement disparu de la surface de la Terre lorsque ces évènements extraordinaires se produiront : « l’exo atterrissage » de capsules pleines de bactéries sur des exo planètes ! Mais cela reste un détail, il n’est pas besoin d’être assuré de pouvoir constater le succès d’une grande aventure pour l’entreprendre !

Et n’est-ce pas une autre façon (la seule ?) de donner un peu de contenu à ces vieux rêves d’immortalité - qui ont fabriqué tous ces mythes dans lesquels s’enracinent nos croyances et nos valeurs -, non pas pour nous, hommes des temps historiques terrestres, mais peut-être pour une espèce nouvelle d’humanoïdes, ou, pour le moins, quelques formes élémentaires de vie - qui arriveront peut-être à se développer selon cette flèche de complexité croissante, à laquelle nous devons tout et qui reste un mystère au sein de cet univers mystérieux…

Il est vrai que nous risquons de polluer ces planètes lointaines ; que cette pollution peut détruire des formes de vie (pourquoi pas, peut-être plus évoluées que la notre), ou rester sans conséquence, relevant d’une expérience gratuite… comme un exploit sportif. Et alors ? qui osera nous reprocher de tenter l’aventure ? S’il n’y a que des cailloux sur ces exo planètes, la démarche est légitime ; s’il y a déjà des formes de vie (évoluées ou non) elles feront bien leur affaire de ces bactéries, en en tirant partie suivant des processus complexes d’hybridation, ou en les éliminant. Parions sur les vertus d’un darwinisme stellaire…

Le reproche que nous devrions nous faire, a contrario, serait de ne pas tenter cette expérience d’ensemencement, de diffusion de la vie dans l’univers, à partir du moment ou nous en avons les moyens. Ne serait-ce pas d’ailleurs plutôt un devoir pour nous que de le tenter ? Ne serions-nous pas redevables à ces exo planètes, capables de recevoir le viatique de la vie et de la développer, de leur apporter cette semence ? Et dans le doute - que celle-ci y soit déjà présente ou pas -, nous devons faire ce pari pascalien (tout aussi palpitant que l’autre, sinon plus !).

Reste la question des moyens. Envoyer des caisses de bactéries vers des planètes si lointaines n’est pas aussi simple que d’envoyer un robot ou des hommes sur Mars : les vaisseaux (il y en aura plusieurs pour autant de cibles distinctes), coupés de la Terre au bout de quelques dizaines d’années, devront être ensuite en autonomie totale, trouver leur propre énergie et se guider par eux-mêmes, pendant des milliers d’années, pour se crasher au bon endroit… et libérer les précieuses cargaisons. Il y a encore beaucoup de travail pour définir les spécifications de ces vaisseaux qui devront, entre autres choses remarquables, posséder une intelligence artificielle d‘un niveau supérieur, et le construire !

Mais ce sera la suite logique des tentatives précédentes de communication, notamment de celle de Carl Sagan qui avait gravé son message sur le disque emporté par la sonde Voyageur en juin 1977, qui faisait lui-même suite au message radio interstellaire émis en novembre 1974 par l‘Arecibo Observatory de Cornell… premiers essais de communication, premières « bouteilles à la mer ». Mais avec une nouvelle ambition, plus sérieuse qu’un aller-retour sur Mars, exploit sportif sans lendemain !

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commentaires
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par jcm (IP:xxx.xx5.29.116) le 22 novembre 2007 à 13H41

L’état actuel de la planète nous fait penser que notre survie pourrait se trouver menacée à moyen terme, en raison de notre utilisation effrénée de ressources de toutes sortes, qui pour certaines commencent à manquer, sans la moindre précaution (pollutions de toutes sortes).

Au point que nous risquons de passer de ce "vieux rêve d’immortalité" à un simple espoir de survie, ce qui est déjà le cas pour une fraction significative de l’humanité.

Un tel envoi de bactéries dans les conditions actuelles m’apparaît comme une idée tout à fait irresponsable et irrespectueuse des centaines de millions de personnes auxquelles on ne consacrera même pas le quart des ressources et crédits qu’exigerait cet envoi dans l’espace et qui en mourront probablement.

C’est un rêve de riche égoïste totalement indifférent au sort de ses contemporains, et je reproche que l’on puisse oser proposer que cette "aventure" puisse être tentée !!!

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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 22 novembre 2007 à 14H41

Après l’égoisme, l’aprenti sorcier ensemenseur de planète ! prochain article sur les clones humains pourvoilleur d’organes ?

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par vincent (IP:xxx.xx2.128.131) le 22 novembre 2007 à 16H53

pourquoi chercher a ensemenrcer l’espace alors que il y a de tres fortes probabilites que la vie existe deja sur d’autres planetes

ne nous prenons pas pour dieu, deja occupons de sauver la planet apres on pourra y penser

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par jamesdu75 (IP:xxx.xx6.241.142) le 22 novembre 2007 à 16H56

Il peut y avoir une autre solution aussi. Pourquoi pas une entitée plus evoluée que la notre pour nous fournir les bon elements.

Les extra terrestres sont tj percus dans la SF comme des mechants qui veulent nous manger en sushis. Mais dans la vraie SF celle de Arthur C Clarke par exemple. Pourquoi ne pas penser que des technologie plus rapide existe.

J’ai toujours trouvé que c’était pretencieux de se dire, parce que l’homme n’arrivera pas a atteindre la vitesse de la lumiére on y arrivera jamais. Aprés tout on était certains que la terre était plate ou qu’aprés l’atlantique il n’y avait rien.

Donc pour moi le bout du tunnel sera forcement étranger a l’humanité.

AU pire les point Lagrange pourrait nous fournir une energie suplemmentaire. Si les gouvernements passé plus d’argent dans la recherche que l’armée ou des loies liberticide. Les colonies sur Mars serait déjà la, peut être.

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par jolojlo (IP:xxx.xx4.193.52) le 26 novembre 2007 à 09H59

Si l’on regarde l’histoire les deux principaux moteur du developpement de la societé humaine sont la guerre et la conquette de "teritoire" notre dernier bon technologique vient de la conquette spatiale, depuis, nous nous laissons porter par le dernier elant !!!!! je prefere que le prochain saut vienne d’une nouvelle conquette plus ambitieuse plutot que d’une guerre mondiale.

malheureusement l’etre humain etant foncierement egoiste, la misere du monde perdurera, ce n’est pas quelque milliards qui resoudrons le probleme.

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(IP:xxx.xx1.105.170) le 28 novembre 2007 à 11H38

Gérard,

Arecibo c’est sur l’île de Porto Rico.

Cornell c’est aux Etats Unis.

Même si je sais bien que scientifiquement les deux sont étroitement liés.

Envoyer une caisse de bactérie sur une autre planète c’est stupide et inutile à tous les points de vue.

On peut imaginer que les populations locales n’apprécient vraiment pas cette manière de procéder. Qu’est ce que c’est que cette civilisation qui ne se déplace même pas elle même et qui nous envoie ses bactéries pour nous empoisonner.

Dans la charte spatiale de l’onu, un des principaux articles est de ne pas interférer avec le biotope, les formes de vies locales. En clair ne pas leur balancer nos formes de vies qui pourraient être dangereuses et interférer à tous les niveaux avec les formes de vie locales, en modifiant leur évolution.

Réduire la mission sur Mars à un vulgaire "exploit sportif" est insulter l’espèce humaine et toute l’évolution de la vie. Explorer d’autres biotopes pour aller y vivre n’est pas un exploit sportif du dimanche mais la condition sine qua none de n’importe quel système biologique pour survivre matériellement.

Quant à la signification philosophique, je craint qu’elle ne vous échape définitivement.

Je vous conseille la lecture de 2001 l’Odyssée de l’Espace d’A.C. Clarke, LE livre de science fiction qui a tout compris à la conquète spatiale. Et si cela vous plait, ses trois suites, 2010 Odyssée Deux, 2061 Odyssée Trois et 3001 Odyssée Finale.

Une civilisation qui s’enferme sur elle même, se contente de son berceau, au cas où cela vous aurai échapé, la Terre n’est que notre berceau et on ne reste pas indéfiniment dans son berceau. C’est la phrase géniale de Tsiolkovski, l’inventeur russe de l’astronautique à la fin du 19ème siècle.

Un petit pas pour un homme mais un bon de géant pour l’humanité. Neil Armstrong ne pouvait dire une phrase plus géniale. Lui avait tout compris de ce qu’il faisait sur la Lune, à contrario de beaucoup de rampants qui ne voient pas plus loin que conquète de l’espace = guerre froide.

Je fais partie de ceux qui préfèrent être mal payés et passer leurs vies en combinaison spatiale à installer des télescopes sur la Lune, travailler dans les laboratoires spatiaux pour vous trouver des molécules nouvelles qui vous guériront que de me lever tous les matins en voyant mes contemporains faire la tronche et n’ayant rien d’autre à faire que faire leurs courses et leurs ménages et leurs papotages insipides.

Ce n’est pas parce que VOUS, vous préférez rester sur Terre qu’il faut en dégouter les autres et décider dictatoriallement qu’il doivent rester au sol.

6.5 milliards d’humains qui décretent que quelques dizaines d’entre eux doivent rester autoritairement sur Terre, c’est la dictature par la masse.

Votre texte est l’exacte copie de ceux que l’on lisait dans les journaux bien pensants des années 50/60 disant qu’aller sur la Lune c’était impossible et inutile. Il suffit juste de changer certains noms.

La preuve, vous dites encore "aller dans les exoplanètes", phraséologie Jules Vernienne. On dit aller sur les exoplanètes.

Je vous ramène aux derniers paragraphes de la première partie du livre Totalement Inhumaine du génial Jean Michel Truong disponible sur le net sur sont site.

http://www.jean-michel-truong.net/t...

Il ne s’agit pas d’une bete conquete histoire d’aller envahir un continent et de l’exploiter, mais notre planète n’est pas éternelle, entre les astéroides qui peuvent nous anéantir du jour au lendemain, les déréglements climatiques, les périodes de glaciations, la période du flash de l’hélium de notre soleil dans bien moins de 5 milliards d’années qui calcineront les planètes jusqu’à Mars, il s’agit de commencer sérieusement à se préoccuper outre ne nous sauver nous mêmes mais de sauver aussi la Conscience, ou au moins la Vie, qui à mis laborieusement 4.65 milliards d’années à émerger sur Terre.

Laisser détruire cela ne trouvez vous pas ça légèrement insuportable ?

Holocauste planétaire consenti ?

Quant à l’argument c’est trop loin pour que des humains y aillent, c’est vraiment un argument ridicule. Faites les calculs, et aller à la plus proche des exoplanètes à 60 années lumière ne prend que quelques années à accélération constante à 1 g, même en stoppant l’accélération à une fraction de la vitesse de la lumière pour éviter les problèmes relativistes.

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par Cursoux (IP:xxx.xx7.119.61) le 28 novembre 2007 à 14H26

Je ne suis pas intéressé par la fiction. Je ne crois pas que l’homme puisse un jour quitter le système solaire. Il est allé sue la lune, c’est bien ; il ira sur Mars, bien sûr. Notre connaissance de ces palnètes en sera améliorée, mais rien de plus. A moins que l’on trouve des traces de vie, ce qui répondrait à une vieille question philosophique. Cela justifie les moyens mis en peuvre. Hubble est un observatoire indispensable, et d’autres suivront, avec notamment la station spatiale. Mais ne tombons pas dans la fiction : nous ne quitterons pas le système solaire. Alors, oui, pour que l’espèce ne disparaisse pas, pourquoi ne pas ensemencer l’espace ; et pour ce faire envoyer des caisses de bactéries sur des exoplanètes telluriques. Rien d’extraordinaire, finalement.


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