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La France n'a pas de pétrole, mais elle a de la betterave

Article publié le 25 mai 2007

2007 représente un vrai tournant pour la prise de conscience écologique. Concrètement, sur le terrain, l’E85 représente une vraie alternative au pétrole avec des lois qui lui ont ouvert un horizon économique : il est autorisé à la production, à la distribution et à la vente. En effet, de plus en plus de voitures « vertes » sont proposées à la vente, des stations-services vendent de l’E85 et la production intérieure de bioéthanol s’emballent. Est-ce une vraie avancée technologique ou un nouveau « miroir aux alouettes » ?

La France n'a pas de pétrole, mais elle a de la betterave

Qu’est-ce-que le E85 ?

Stricto sensu, les biocarburants sont des carburants produits à partir de plantes cultivées. Ces dernières produisent, soit de l’huile à partir du palmier à huile, du colza ou du tournesol, soit de l’alcool avec la canne à sucre ou la betterave ou enfin de l’amidon hydrolysé au moyen du blé et du maïs. Le carburant végétal, le « carburant vert » ou « agrocarburant » peuvent être les autres dénominations. L’agrocarburant est composé à 85°/° de bio-éthanol et 15°/° d’essence.

Les usines de bioéthanol poussent comme des champignons.

Les biocarburants sont produits localement, n’entraînent pas de surcoût de transport et ne sont pas soumis aux aléas de la conjoncture internationale. Certes, l’université californienne de Berkeley estime qu’un même volume d’E85 contient moins d’énergie car moins d’octane de l’ordre de 28°/° qu’un volume d’essence mais le « carburant vert » met davantage à profit l’énergie qu’il possède. Au final, le « biocarburant » permet d’obtenir un kilométrage équivalent à 85°/° de celui d’un moteur essence et surtout son moteur produit 75°/° de gaz à effet de serre en moins. Enfin, le coût du litre d’éthanol est moins cher que celui de l’essence puisque son prix à la pompe est d’environ 80 centimes : le biocarburant est donc très avantageux du point de vue économique.

De surcroît, la France possède une belle opportunité en étant l’un des plus gros producteurs de canne à sucre et de betterave au monde. La première est cultivée à l’île de la Réunion qui à elle seule fait pousser 200000 tonnes de cannes à sucre et la betterave l’est dans le nord de la France en Picardie et dans le Nord-Pas-de-Calais. Ainsi, la France a les moyens de devenir un important producteur de bioéthanol et surtout de satisfaire la demande intérieure en « carburant vert » dans la quasi-totalité : la balance commerciale française sera moins négative en raison de la diminution des importations de pétrole qui est responsable en grande partie du déficit commercial. Déjà, l’usine d’Origny Sainte Benoite dans l’Aisne est le plus important site de production d’éthanol en France avec une production de 950 m3 par jour. Elle illustre parfaitement la montée en puissance des biocarburants dans le monde. Cette usine couple sa production de sucre et d’éthanol de betterave : le site fait travailler trente emplois et génère 2000 emplois indirects. Le groupe Teréos va ouvrir cinq autres usines en 2007.

L’automobile qui « se met au vert ».

Deux solutions s’offrent aux consommateurs de carburants alternatifs à l’essence et au diesel. Premièrement, le biocarburant peut-être modifié chimiquement afin d’être adapté aux moteurs diesels et essences classiques. Cependant, son empreinte écologique est plus importante que la seconde solution. Cette dernière préconise d’adapter les moteurs de la voiture de « monsieur tout-le-monde » aux biocarburants au moyen d’un kit. Ford Motors Company met au point des moteurs utilisant du biocarburant E85 qui développent 5°/° de puissance en plus. L’équivalent de l’E85 comme carburant de l’aviation montre qu’il produit jusqu’à 9°/° de puissance supplémentaires. La Suède utilise couramment le biocarburant et le sud des Etats-Unis produit et consomme de plus en plus : le choix états-unien est facilité par les importantes productions de maïs qui sont la matière première des carburants végétaux. D’ailleurs historiquement, le premier véhicule produit en série capable de rouler avec du biocarburant fut la Ford T des années 20 dont les fermiers propriétaires de l’époque fabriquaient leur propre « carburant vert ». Aujourd’hui, 40°/° des voitures au Brésil roulent avec un kit de conversion qui accepte les types de carburant (« vert » et classique). D’ailleurs, cette technologie a déjà été adoptée en Allemagne et en Suède. Général Motors est un leader mondial avec sa filiale suédoise qui a développé un concept de voiture de sport équipée du moteur « biopower » : elle a d’ailleurs des performances sportives supérieures aux mêmes modèles classiques de la marque. Dans le domaine du sport automobile, des voitures de sport roulent au « flexfuel » dans le championnat de voitures de tourisme suédois en 2007 et l’année dernière, 30°/° des compétiteurs du rallye de Suède roulaient au « flexfuel » : c’est le cas de la Ford Fiesta Groupe N.

Le Conseil général de la Marne utilise depuis la fin de l’année 2006 des véhicules expérimentaux consommant du biocarburant : il a reçu l’aval de l’ancien ministre délégué à l’industrie François Loos. « Cela permettra d’économiser des gaz à effet de serre », a déclaré le ministre à Châlons-en-Champagne, site pilote de l’expérience nationale. "Cette nouvelle étape nécessitera le déploiement de pompes spéciales dans les stations-service", a-t-il ajouté. Les constructeurs devront également adapter leurs moteurs à ce carburant plus corrosif. "Nous aurons toujours besoin de pétrole. Mais nous en réduisons la quantité, le coût et l’émission de gaz à effet de serre". Le ministre s’est installé au volant de l’une des sept premières voitures qui utiliseront l’E-85. Cette flotte "flex fuel" (dont le moteur permet le mélange essence/biocarburant) sera utilisée à titre expérimental pendant un an par le conseil général de la Marne. Pour les photographes, François Loos a fait un plein d’E-85 en marquant un arrêt à une pompe qui affichait le prix symbolique d’1 euro pour un litre. Les éthanols sont issus de la betterave à sucre, du blé, du maïs ou de la canne à sucre. La SNCF emboîte le pas de la collectivité territoriale et fait circuler depuis l’automne 2006 des véhicules utilisant le B30, « agrocarburant » voisin du E85 et qui se compose de 30°/° de biocarburant. En outre, elle va équiper plusieurs locomotives d’un moteur fonctionnant au B100 et comme le sigle le laisse deviner, il est 100°/° végétal : si la production suit et l’environnement économique reste favorable, l’expérience se poursuivra.Ainsi, une société française vend des kits de conversion Ethanol-E85/ Essence qui s’installent en quelques heures et ne nécessitent aucune modification. Ensuite, vous avez le choix de rouler avec du sans-plomb 95/98 ou du bioéthanol. En France, rouler au bioéthanol est légal depuis le 1er janvier 2007 et près de 500 stations en France le proposent à la vente. Voici la liste des modèles de voitures fonctionnant à la technologie « flexfuel » : Ford Focus Bioflex, Ford Focus C-Max Bioflex, Saab 9/5 berline 2.0 t BioPower, Saab 9/5 break 2.0 t BioPower, Volvo C30 Flexifuel, Volvo S40 Flexifuel, Volvo V50 Flexifuel. Des modèles français seront proposés à la vente dans le courant de l’année : Citroën C4, Peugeot 307, Renault Megane.

« L’or vert » remplace « l’or noir ».

Le Brésil est le leader mondial de la production et de la consommation d’éthanol. Le groupe Coimex est le plus important producteur et fournisseur brésilien et son expansion est rendu possible pour deux raisons : d’abord, les carburants pétroliers sont fortement taxés, de plus le Brésil est un important producteur de canne à sucre, matière première du « carburant vert ». Aux Etats-Unis, Archer Daniels Midland Corporation est le plus important producteur américain et a réalisé un chiffre d’affaire de près de 11 milliards de dollars en 2006.

Malheureusement, les plantes qui servent à la production du bioéthanol prennent beaucoup d’espace et entrent en concurrence avec la biodiversité des forêts et l’agriculture alimentaire : nourrir la population est un autre grand défit de l’avenir. De surcroît, ces plantes consomment énormément d’eau et les réserves ne sont pas illimitées en France. Alors même que le printemps est la saison des précipitations, plusieurs départements restreignent déjà la consommation de l’eau et les agriculteurs sont montrés du doigt : il ne s’agit pas de rendre leur travail encore plus stigmatisant. Au final, le bioéthanol n’est pas une solution parfaite. De plus, le remplacement de la production des carburants classiques par celui des « agrocarburants » n’est pas possible car elle nécessite trop de terres à cultivées que ne peut supporter la planète en plus de sa fonction nourricière. Enfin, cette alternative durable provoque des bouleversements considérables dans le domaine alimentaire : les produits primaires des pays en voie de développement flambent et les populations n’ont plus assez de pouvoir d’achat. Le prix du maïs au Mexique a flambé à la suite des exportations états-uniennes de maïs servant à la produit du « carburant vert ». Dans d’autres pays souvent pauvres ou la diversité biologique avait été préservée jusqu’à maintenant, les paysans ont déboisé pour cultiver ce nouvel « or vert » comme en Malaisie. Surtout, l’E85 ne règle pas tout puisque même s’il devait remplacer dans la totalité les carburants produits à partir du pétrole, il n’empêcherait pas totalement les émissions de gaz à effet de serre, il les limiterait seulement : cette donnée est à prendre en compte sachant que la population mondiale comptera bientôt neuf milliards d’habitants. Par conséquent, le réchauffement climatique ne serait pas stoppé, tout juste ralenti. Malheureusement, le Groupe d’expert intergouvernemental sur le climat nous ont montré que l’humanité ne peut plus se permettre d’apporter des moitiés de réponse au réchauffement climatique mais doit opérer de vrais progrès technologiques et économiques.



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commentaires
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(IP:xxx.xx1.19.35) le 25 mai 2007 à 11H43

"Ainsi,la France a les moyens de devenir un important producteur de bioéthanol et surtout de satisfaire la demande intérieure en « carburant vert » dans la quasi-totalité"

Hmm... mes sources estiment à 30% la demande intérieure qui pourra être satisfaite par du biocarburant... Je serais curieux de connaître les votres :-/

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par HOARAU.D (IP:xxx.xx3.29.195) le 25 mai 2007 à 14H30

Concernant les sources, je pense que nous avons les mêmes sauf qu’évidemment à moins de penser que la totalité de la consommation de carburants (avions voiture..) sera d’origine végétale les prochaines années(je ne pense pas que cela soit votre cas), les balbutiements de la consommation en agrocarburant elle peut-être satisfaite dans sa quasitotalité). A ce sujet, ajoutons aux cannes réunionnaises celles des antilles françaises qui aujourd’hui servent à produire du sucre et vous verrez que le compte peut-y mettre. Enfin,je ne projette jamais dans un avenir incertain à savoir le monopole des agrocarburants : les réflexions se fondentsur les petits signes de 2007.

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par Roland Gerard (IP:xxx.xx1.111.154) le 25 mai 2007 à 13H22

De plus en plus on entend le mot "agrocarburant", je trouve ça plus juste. Ce serait bien de garder le "bio" pour la vie, celle qui respecte les animaux et les plantes comme l’agriculture bio. + de voiture= + de route, + de route= + de voiture...et si on roulait moins ?

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par HOARAU David (IP:xxx.xx3.2.224) le 27 mai 2007 à 15H33

Les réponses à l’article ont été nombreuses. Loin de moi l’idée d’avoir raison sur ce sujet. Néanmoins, je vais tenter de révêler les noeuds du problème. Dune part, il ne faut pas remplacer le monopole d’une matière première par une autre (le pétrole par les plantes). Pour éviter, une augmentation du prix de la betterave et l’impossibilité de satisfaire toute la demande en canne à sucre ou colza, il faut multiplier les technologies de substitution : hydrogène, électrique... Résultat : les multiplicités des types de transport aboutissent à une saine cohabitation et à un non épuisement d’un type de ressource. Deuxièmement, je crois qu’il faut scinder deux problèmes : celui des technolgies cité plus haut et celui sociétal de chnagement de mode devie. Sur ce point précis, il est certain qu’il faut apprendre aux gens à faire daantaage de vélo et à apprécier la marche à pied pour éviter les excès du tout transport.

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(IP:xxx.xx5.52.252) le 25 mai 2007 à 13H53

« Les constructeurs devront également adapter leurs moteurs à ce carburant plus corrosif. »

Je crois que vous êtes passé rapidement sur cet petit détail, mais qui en fait pose un problème énorme. C’est tout con en fait l’E85 bouffe les plastiques à terme, cela concerne aussi bien les réservoirs, les durites, les filtres et les joint. Si cela fonctionne au Mexique c’est parce qu’ils ne font des mélanges qu’à 15%. Par ailleurs le Mexique utilise aussi beaucoup des moteur type Pantone, qui eux acceptent la plus part des carburant de l’huile de friture au Kérosène… Ce type de moteur à réaction plasmatique ne rejette que de la vapeur d’eau. Ci-joint un lien pouvant vous permettre de comprendre le fonctionnement de ce moteur,

http://www.onpeutlefaire.com/recher...

Pour moi l’E85 ressemble à une vaste fumisterie, destinée à récupérer des subventions Européennes car notre par dans la PAC a diminué. D’autre part le bilan énergétique de production d’un litre d’E85 est pour l’instant supérieur à la production d’un litre de carburant classique.

Les véritables avancées se feront avec l’introduction des Fuel Cell ou pile à combustibles. Mais les constructeurs actuels ne maîtrise pas encore le sujet totalement et les coups de production sont encore trop élevés

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par TOM (IP:xxx.xx4.49.91) le 25 mai 2007 à 14H19

Cette article est vraiment pourris !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

"Enfin, le coût du litre d’éthanol est moins cher que celui de l’essence puisque son prix à la pompe est d’environ 80 centimes : le biocarburant est donc très avantageux du point de vue économique."

Si on enleve les subvention au agro-carburant et les taxe que l’état met pour l’essence, je peut te dire que les "biocarburants" sont 3 fois plus chère que l’essence est que meme avec un baril a 300$ les "biocarburants" resteront plus chère.

"la France a les moyens de devenir un important producteur de bioéthanol et surtout de satisfaire la demande intérieure en « carburant vert » dans la quasi-totalité : "

N’importe quoi !!! Pour satisfaire la france en biocarburant il faudrait cultivé de la betterave sur 2 voir 3 fois la surface de la france.

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par HOARAU.D (IP:xxx.xx3.29.195) le 25 mai 2007 à 14H39

mêmeréponse que pour l’autrz commentaire, ajoutons cher monsieur les sucres antillais et réunionnais qui aujourd’hui ne doivent leur survie qu’à la taxe des sucre étrangers et à l’achat des sucres français par l’UE à un prix supérieur à celui du marché. Pour continuer, vous comprendrez que cest faire oeuvre d’utilité économique, écologique que d’orienter vers cette transformation la canne

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par FANFAN (IP:xxx.xx0.124.153) le 25 mai 2007 à 17H30

Entièrement d’accord avec les deux précédents méssages.... notre superficie agricole ne permet de couvrir que 15% de nos besoins, si l’on conserve nos cultures alimentaires. Rajoutons qu’une diminution du prix de revient au kms entrainera...une augmentation du kilométrage parcouru par voiture et donc des besoins et une pollution accrus . Mais pour la croissance économique c’est sans conteste un bon filon : imaginons le nombre d’éqipement à mettre en place, le nombre de voiture à remplacer...L’équipe à Juppet va se frotter les mains !

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(IP:xxx.xx4.166.91) le 25 mai 2007 à 17H42

Un lien très instructif contre le lobbying qui s’intensifie sur AgoraVox

http://www.moratoire-agro-carburant...

C’est un massacre programmé pour continuer à polluer et faire joujou avec les 4X4 et les yachts !

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par Phil (IP:xxx.xx2.217.123) le 25 mai 2007 à 20H53

Malheureusement, il semble que la "rentabilité" supposé de ce carburant soit sujet à caution. La production de ce bio-ethanol nécessiterait plus de pétrole que prévu.

Je penche personnellement pour une action marketing de notre industrie agro-alimentaire pour écouler sa production agricole.

Non désolé, pour moi le "bio"-ethanol est une fausse bonne idée pour notre pays. Il ne peut rien en sortir de positif. L’approche substitution d’un produit par un autre n’est pas une solution.

Un article plus réaliste sur le sujet : http://www.leblogfinance.com/2007/0...

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par zazie (IP:xxx.xx2.143.41) le 25 mai 2007 à 21H03

Tout cela,c’est de l’arnaque ! donner de la betterave ou de la canne à sucre pour se déplacer en bagnole, quelle drôle d’idée alors que des millions de gens meurent de faim ! il ne faut pas chercher de solution au développement, c’est à dire à une course en avant de la consommation pour les plus riches,mais il faut chercher à vivre autrement avec une autre répartition des richesses. mais cela c’est encore plus difficile que de faire "manger"nos automobiles !

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(IP:xxx.xx8.39.206) le 25 mai 2007 à 23H02

"Le coût du litre d’éthanol est moins cher que celui de l’essence puisque son prix à la pompe est d’environ 80 centimes : le biocarburant est donc très avantageux du point de vue économique."

Ce que je constate, c’est qu’il faut consommer un plus grand volume de E85 pour obtenir le même travail ; de l’ordre de 25% en plus environ. Si bien qu’à travail égal, le coût du E85 est comparable à celui du gazoil, comme si le prix de l’un avait été indexé sur l’autre ! Indexation ou pas, l’économie à la pompe est un trompe-l’oeil.

Ca me fait penser à ceux qui vendent des produits écologiques sujets à crédit d’impôt : on entend souvent dire qu’ils gonflent leurs tarifs d’une valeur égale à la somme du crédit d’impôt accordé. Vous croyez faire une affaire ? Vous croyez que les dirigeants se soucient d’écologie ? En fait ce sont les prestataires qui font une affaire, et l’état ne se soucie que de la santé de ses entreprises.

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par Hervé (IP:xxx.xx3.191.18) le 27 mai 2007 à 00H08

A partir de 2007 ou 2008, la production mondiale de pétrole va décroître à un rythme de plus en plus important, le pétrole conventionnel facile à extraire comme le pétrole dont l’extraction est difficile et très coûteuse. Selon une estimation raisonnable, nous aurions une production limitée à 80 % dans 12 ans et à 50 % dans 20 ans de celle d’aujourd’hui, car les réserves de pétrole ont été surestimées.

Le nucléaire, les piles à combustible et les biocarburants sont des solutions illusoires (il faudrait 3 à 4 fois la surface agricole de la France pour remplacer le seul pétrole utilisé comme carburant).

Lire : La fin progressive du pétrole

Les biocarburants sont séduisants, à condition de ne pas regarder le bilan énergétique de leur production, ni la surface de terres cultivables à utiliser pour remplacer une partie seulement du pétrole utilisé à ce jour en France. La situation est identique dans le reste du monde, sans doute pire dans les régions tropicales. Celles-ci permettent un meilleur bilan énergétique à court terme (en utilisant beaucoup de produits chimiques pétroliers), mais les sols de ces régions sont fragiles et deviendraient rapidement stériles, sans compter les ravages de la déforestation.

Lorsque l’on étudie la consommation de pétrole (carburants, engrais et autres produits pétrochimiques) utilisée pour produire l’équivalent en biocarburants, on constate qu’il faut, sur un hectare de culture, en tonne équivalent pétrole (tep) :
- huile de colza : 0,50 tep consommée pour produire 1,37 tep = 0,87 tep à l’hectare,
- huile de tournesol : 0,29 tep pour 1,06 tep = 0,77 tep / ha,
- éthanol de betterave : 3,22 tep pour 3,98 tep = 0,76 tep / ha.

Pour produire l’équivalent des 49 millions de tonnes de pétrole consommées par les seuls transports (sans compter les autres usages) il faudrait utiliser dans le meilleur des cas (huile de colza) 56.400.000 hectares (564.000 km2) soit plus que la superficie de la France et 3,6 fois la superficie des terres cultivées en France.

Dans les régions tropicales, un meilleur bilan énergétique à court terme (en utilisant beaucoup de produits chimiques pétroliers), détruit les sols de ces régions, sans compter les ravages de la déforestation.

L’avenir de l’agriculture et comment nourrir les populations sont les aspects peu connus de la disparition du pétrole, comme celui de la surpopulation.

La seule solution est de consommer beaucoup moins d’énergie et de se préparer à des réalités contraignantes, en changeant de façon radicale notre mode de vie, l’organisation du territoire (passer de l’exode rural à l’exode urbain), l’urbanisme, l’architecture, l’organisation économique et sociale.

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par TiBo (IP:xxx.xx2.13.94) le 27 mai 2007 à 11H38

"Malheureusement, le Groupe d’expert intergouvernemental sur le climat nous ont montré que l’humanité ne peut plus se permettre d’apporter des moitiés de réponse au réchauffement climatique mais doit opérer de vrais progrès technologiques et économiques."

Cette phrase résume à elle seule l’esprit de votre article : si l’on pollue trop et que l’on consomme trop de pétrole, c’est la faute aux technologies. Mais les gentils ingénieurs vont venir nous sauver... Je ne suis pas d’accord, et je vais vous dire pourquoi :

La cause principale de la pollution atmosphérique due aux automobiles n’est pas le taux émission d’équivalent CO2/km, mais ce besoin compulsif, cette attitude fortement ancrée dans nos sociétés de prendre la voiture pour un oui ou pour un non, d’habiter en loin de son lieu de travail, et la très mavaise gestion de l’espace urbain, avec des zones residentielles, d’autres industrielles, entre lesquelles chaque matin et chaque soir se forment d’immenses embouteillages... C’est pourquoi, plutôt que d’attendre une réponse technique (attitude, convenez-en, assez lache lorsque l’on n’est pas chercheur...), il vaut mieux opérer un réel changement de mentalité, et en finir avec l’opulence, vivre simplement, à échelle humaine. Je ne prétend pas que cela soit facile. Cela demande une prise de conscience du problème par chaque individu. Cela demande une remise en question du système actuel, sa survie résidant dans la croissance, et donc dans le renouvellement permanent de biens encore viables, la consomation croissante de carburant... Cela demande surtout, et c’est le plus difficile, d’inventer,ou plutôt de découvrir un autre système de pensée, un autre mode de vie.

Je voudrai d’ailleurs vous faire part d’un calcul réalisé par Ivan Illich dans "Energie et Equité", et retrancrit par Denis Cheynet dans Objectif Décroissance, déterminant la "vitesse réelle" d’une automobile, c’est à dire le temps de trajet, ajouté au temps de travail néscessaire pour réaliser ce trajet. Je vous passe les détails du calcul, réalisé avec le salaire moyen, la consommation moyenne, la vitesse moyenne. On se rend alors compte que la "vitesse" d’une automobile est de seulement 20 km/h. Et si l’on fait tendre la vitesse instantanée de l’auto vers l’infini, la "vitesse réelle" est de seulement 25,3 km/h... Au vu de cette constatation, on se dit qu’il vaut mieux travailler moins et rouler en vélo... C’est pourtant la solution contraire qui est toujours proposée : travaillez plus, l’économie se portera mieux, les entreprises pourront investir dans l’écologie, et vous pourrez acheter des nouveaux produits plus respectueux de l’environnement... Que vous devrez bientôt remplacer par des produits encore plus respectueux.

Pour résumer,et pour ceux qui n’auraient pas eu le courage de tout lire ;-), toutes les solutions techniques ne sont qu’un leure, ne soignent que les symptomes. La racine du problème est à l’axiome fondamental de nos sociétés, qui peut se résumer par "quand l’économie va tout va", et "quel que soit le problème, une réponse technique existe".

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par François TATARD - ex prof-ingénieur Insa Rennes (IP:xxx.xx0.93.26) le 27 mai 2007 à 12H00

François regrette que l’Email redacteurs@naturavox .fr soit faux. Il aurait aimé retrouver Claire ciangura, entre autres. LA DAME DE L’ADEME ET LES BIOCARBURANTS

Superbe exemple de parité administrative, la dame de la Dème, est en tous points conforme au modèle masculin dans les domaines techniques, comptables et fiscaux. Même inculture soixante huitarde, même langue de bois, même refus de l’évidence et des réalités physiques et financières. Elle pérore sur les ondes autant sur le bluff de l’effet de serre que sur les biocarburants. Dans sa dernière intervention elle a expliqué que l’éthanol n’a pas les mêmes propriétés que l’alcool dit « éthylique », surtout quand, mélangé à l’essence, il devient du bi ou du diéthanol. Selon cette dame, non seulement on sauverait l’agriculture betteravière, mais on réduirait les émissions de gaz carbonique et on ferait des tas d’économies. Pour bien répondre il faudrait aligner des chiffres et ça, c’est fatigant à lire. On peut essayer de les remplacer par des mots.

Des labours à la pompe

Avant de sortir « l’éthanol » de l’alambic, il y a eu du travail et des dépenses d’énergie considérables. Le tracteur qui laboure, sème et engraisse pour finir par arracher puis transporter aux camions qui continuent vers la « sucrerie » reconvertie en distillerie. Cela représente une bonne quantité de carburants. Si l’on y ajoute tout ce que consomme l’usine AZF pour produire les ammonitrates qui engraissent les terres à betteraves on obtient beaucoup de calories. On n’a pas fini. L’usine va laver triturer malaxer, chauffer et pressurer pour sortir le jus fermentescible chargé de saccharose (le sucre). Même, si les levures travaillent sans salaires ni syndicats, elles vont consommer 33% du carbone pour produire le gaz carbonique qui fait pétiller le champagne, et les yeux de nos dames. Ces levures vont produire de l’alcool, jusqu’au plafond de leur empoisonnement qui se situe à environ 15%, dans les mélasses, diluées en conséquence. Comme quoi les levures sont moins fragiles que les hommes qui n’en supportent que moins d’un demi pour cent de leur masse, avant le coma létal. Ce n’est pas encore fini, car, le mélange eau alcool, limité à 12° pour des questions de productivité, devra être distillé de manière à éliminer 84% d’eau par évaporation. L’énergie nécessaire se calcule très facilement, mais il est encore plus précis d’utiliser les chiffres globaux de la comptabilité analytique de la production. En tout, il aura fallut plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre d’alcool et il faudra 1,56 litres d’alcool pour donner l’énergie d’un litre d’essence. Bien entendu, en brûlant ce coûteux produit, on va encore produire du gaz carbonique, ce qui devrait faire de la peine aux illusionnistes des gaz à effet de serre. Si on raisonne, sans tenir compte de la fiscalité, comme le fit notre Ministre frisé de l’économie et des finances, mal « instruit » par son service des douanes, on peut produire l’illusion, si c’est le but cherché. Si on est une Directrice de l’ADEME gouvernementale compétente, on doit enquêter auprès des distillateurs, analyser les comptabilités et conclure sur la comparaison de choses comparables. Lors de sa conférence radiodiffusée sur ce sujet, le Capitaine au long cours HADDOCK (de la section Flandres-Artois en Belgique) qualifiait l’alcool d’ « ennemi du marin ». Il aurait pu ajouter « ennemi du contribuable » Que reste-t-il de ces élucubrations avec si peu de chiffres ? Seulement la conclusion du vieux paysan :

« Si c’est pas malheureux de brûler de la nourriture »

Va-t-on encore nous parler de FAIM DANS LE MONDE ?

Pour ceux qui aiment les calculs

On retiendra les masses atomiques suivantes qui servent de base de tous les calculs : C=12 - O=16 - H=1 On notera ainsi que le sucre C12H22O11 voit sa « mole » peser : 342 grammes qui, en s’hydrolysant, vont donner 2(C6H12O6) de glucose d’une masse de 360 grammes.

A son tour la mole de glucose va fermenter en libérant 2 moles d’alcool éthylique (C2H5OH) et deux moles de gaz carbonique CO2.

En résumé on calcule facilement que 46 grammes d’alcool, avant d’être brûlés dans les moteurs, ont déjà produit 44 grammes de CO2

En brûlant, ces mêmes 46 Gr d’alcool vont encore produire 88 Gr de CO2 Soit au total 3X44 = 132 Gr de CO2 taux d’émission de CO2 132/46 = 2,87 Gr par Gramme d’alcool

L’essence, qu’on peut comparer au benzène par défaut et par précaution, a pour formule C6H6 donc une masse molaire de 78 grammes qui vont produire 264 grammes de CO2 donc taux d’émission de CO2 : 264/78 = 3,38 grammes par gramme d’essence

Or il faut 1,56 grammes d’alcool pour produire l’énergie d’un seul gramme d’essence ce qui remonte le, taux de CO2 de l’alcool à 2,87 X 1,56 = 4,48. Vous voulez plus simple ? 1)- pour équilibrer les masses entre l’alcool et le benzène on appliquera à l’alcool le cœfficient : 78/46 = 1,696 2)- pour équilibrer les pouvoirs calorifique on multipliera ce chiffre par 1,56 soit : 1, 696 X 1,56 = 2,646

Aux 6 CO2 produits par la combustion du benzène on opposera les 3 X 2,646 = 7,94 CO2 de l’alcool. Conclusion : 7,94/6= 1,32 à l’avantage du benzène.

L’ALCOOL GENERE AU MOINS 1,32 FOIS PLUS DE CO2 QUE NOS CARBURANTS

Si l’on ajoute à cela tout le CO2 produit en amont pour fabriquer le sucre, nul doute que les déchets de CO2 émis avec l’alcool dépassent plus que largement ce qu’on obtient avec les produits pétroliers. Rendez vous sur internet et regardez les élucubrations verbeuses et abondantes de l’ADEME sur le sujet. On dirait la constitution giscardo-européenne adaptée aux disciplines scientifiques.

Par un écran de fumée dialectique on assiste à une démonstration visant essentiellement à faire croire à la bonne affaire.

Comment de superbes hauts fonctionnaires, issus des prestigieuses écoles de la république, comme Sciences Po ou l’ENA, peuvent-ils prendre ainsi les braves Français pour des imbéciles ? Propager des idioties comme les gaz à effet de serre ; la pompe à chaleur (ça c’est polytechnique (voir SIROTA et l’Inspection des finances) n’est pas digne d’un pays qui, par le passé, fut à l’avant-garde des sciences.

C’est ainsi qu’on voit le triomphe d’AIRBUS (avions fabriqués à l’envers des saucissons) finir dans une panade financière incroyable et la liste est longue des fantastiques gaspillages qu’on doit à la malhonnête inculture de nos dirigeants.

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par GIB (IP:xxx.xx3.233.139) le 28 mai 2007 à 11H40

Bonjour, Cela fait plus de 15 ans que les analyses de cycle de vie des produits sont réalisées et permettent d’obtenir des fourchettes de d’émissions de gaz à effet de srre qui sont à l’avantage des biocarb. Les calculs de coin de table ne suffisent plus.

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par clairette (IP:xxx.xx0.180.157) le 11 juin 2007 à 21H15

@ Tom, Fanfan, François,

Merci de vos pertinentes mises au point !

Comment faire comprendre que pour faire rouler les voitures (et ne parlons-pas des avions...) et les tracteurs nécessaires à la culture.... nous devrons nous contenter de manger des feuilles de betteraves : il n’y aura plus de prés et d’animaux, plus de patates, plus de céréréales, rien que des fanes de betteraves et des feuilles de colza ou de maïs !!! Bon appétit !

C’est pourtant simple de calculer les rendements à l’hectare par rapport à la superficie del’hexagone... (si nous restons dans notre petit univers franco-français)

Et dans les déserts, qui recouvrent la plus grande partie de la planète ??? C’est vrai qu’ils auront leurs dromadaires ou chameaux ! les veinards !

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par Tatard - ex prof Ing. INSA (IP:xxx.xx3.28.77) le 15 octobre 2007 à 17H37

Si les calculs de "coins de table" ne suffisent pas, merci de leur opposer des calculs de table entière

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par tatard (IP:xxx.xx4.72.6) le 19 juillet 2008 à 11H34

Bioéthanol – ce qu’il coûte et ce qu’il donne

Il faut un peu plus d’un litre d’équivalent pétrole pour produire un litre de bioéthanol. Ces chiffres s’entendent depuis les labours jusqu’à la dernière distillation. Il faut un 1,600 litre d’éthanol pour fournir la même quantité d’énergie qu’un litre d’équivalent pétrole. Où est la bonne affaire ? Ce n’est pas parce que le monde entier déraisonne qu’on doit refuser tout effort de réflexion, quelle que soit la position sociale ou politique.

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par Arthurito (IP:xxx.xx0.14.71) le 29 mai 2007 à 12H48

Dire que "Enfin, le coût du litre d’éthanol est moins cher que celui de l’essence puisque son prix à la pompe est d’environ 80 centimes : le biocarburant est donc très avantageux du point de vue économique." est un non sens, car cela ne tient pas compte de la TIPP dont l’éthanol est en grande partie exonéré pour pouvoir être présenté à un prix attractif. Une question : que sait-on réellement du bilan énergétique, carbone et économique de ces carburants. Je lis à droite et à gauche (allez, surtout à gauche) que ces bilans ne sont pas bons et que ces nouveaux carburants sont avant tout un nouvel instrument de politique agricole.

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par Maes (IP:xxx.xx5.51.81) le 31 mai 2007 à 11H19

Oui, la liberté n’a pas le même goût pour tous. Total,sait de quoi il parle. Si on nous imposse l’Ethanol il y a des interêt 1) Le sucre qui ne pas vendue avec des subventions en Afrique on doit faire quelque chose même si c’est pas rentable ni écologique, mais mieux que continuer à affamer les pays sous-devéloppés. 2) En agissant de la sorte la France se descalifie car le B100(biodiesel) est de loin le plus écono-écolo sans parler de l’huile pure que soit disons fait mal au moteurs.Ils veulent dire à la poche du Gouv. Il faut savoir interpreter, citoyens !! Et Oui on a beaucoup des betterraves en France, mais sutout de gros, gros navets !!

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par Maes (IP:xxx.xx9.226.119) le 1er juillet 2007 à 18H37

Il y a de quoi attrapper une ulcère dans ce pays. C’est mon cas. Quand on critique sans savoir peut devenir dangereaux. Au Bresil on peut changer de terrain car 20 fois la France donc il y a moins des risque dû à la monoculture et apauvrissement des terres. Quand à l’huile végétal ilsexistent + o - 1200 éspèces des oléagineauses parmi celles ci la jatrofha qui pourrait donner à bouffer à des milliers de familles en Afrique et au delà. Problème les Cargils et autres Dreyffus et Monsantos ne veulent pas entendre parler, comme les pétroliers d’ailleurs, de s’en passer de leur soja OGM, mais comme il a dit qq "il veut mieux l’avoir dans le réservoir que dans l’assiette". En fait c’est une question uniquement politique : ils mentent dans les chiffres, ils ignorent les morts de la pollution:très jeunes et vielliards, et ils sont de la mains avec les lobbies contructeurs et pétroliers qui veulent pas baisser les bras pour faire des voitures plus propres ou fonctionant à l’huile entre autres. L’heure est au raisonnement et cela nous ammene à reflechir sur ce foutu pays et cette foutue Europe des menteurs.

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par zifou (IP:xxx.xx0.174.122) le 11 juillet 2007 à 08H09

Je suis professeur d’histoire-géo et je me servirai de votre article comme base de travail avec mes secondes. Il a l’avantage d’être clair,précis et abordable (ce qui n’est pas toujours le cas de certaines publications parfois beaucoup trop techniques). Surtout,il à l’avantage de montrer que les biocarburants ne sont pas la panacée puisqu’ils vont être à l’origine d’autres problèmes liés à l’augmentation de l ’activité agricole : l’épuisement des nappes phréatiques et l’utilisation massive de fongicides et autres pesticides. Votre article correspond exactement à ce que je recherche sur agoravox, des gens passionnés particulièrement compétents dans un domaine précis qui en savent parfois beaucoup plus que les savants les plus éminents.

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par François TATARD - ex prof-ingénieur Insa Rennes (IP:xxx.xx0.161.173) le 14 septembre 2007 à 12H07

L’intoxication mentale mondiale

A la fin du 18° siècle et au début du 20°, circulaient des hypothèses farfelues pour expliquer l’incompréhensible. On notera :

- le fluide calorique que les lois de Joule vont anéantir mais qui restera dans les esprits littéraires pour faire croire à la pompe à chaleur aux rendements supérieurs à l’unité.
- Le mouvement perpétuel pour lequel il faudra attendre le début du 20° siècle pour voir refuser les brevets par l’Institut de la propriété industrielle.
- La génération spontanée que seul le grand Pasteur réussit à éradiquer.
- L’effet de serre provoqué par des gaz erratiques particuliers ce qui entraînait la notion de lévitation des gaz lourds par convexion, dilution et courants d’air.

De nos jours ne subsistent de ces ragots d’ignares, que la pompe à chaleur et l’effet de serre.

De ces deux là, seul l’effet de serre connaît une exploitation commerciale en devenir. Cette exploitation est concentrée sur le gaz carbonique qui nourrit nos végétaux, avant de nourrir les hommes et les animaux.

Comment gagner de l’argent avec le gaz carbonique ?

La Société l’Air Liquide, un de nos meilleurs placements boursiers dits « de père de famille », vous communiquera les cours de vente au détail du CO2 comprimé dans des bouteilles d’acier. Le CO2, sans être rare par rapport à la demande, ne se trouve pas disponible n’importe où. On peut le récupérer, assez propre, dans les cuveries de fermentation. Moins pur, vous le trouvez sortant des sols volcaniques. Alors, direz-vous, pourquoi ne pas le prendre là où il est sensé provoquer le réchauffement climatique en vitrifiant notre atmosphère, par convexion ou dilution ? Parce que, à raison de trois litres de CO2 pour 10000…litres d’air, ce n’est pas une mince affaire. Rendez vous compte, c’est comme s’il vous fallait trouver trois billes noires insérées dans un tas de neuf mille neuf cent quatre vingt dix sept billes blanches, du même diamètre. C’est ce qu’on appelle chercher une aiguille dans une botte de foin.

« Mais ! Monsieur ! Vous n’allez pas me faire croire qu’il n’y a que trois billes noires dans près de dix mille billes blanches pour changer le climat. Il y en aurait-il le double, soit 200% que cela ne changerait rien à la chose. Donc vous me mentez et les « scientifiques » du GIEC rectifieront vos mensonges »

« Ah bon ! Vous ne voulez pas me croire parce que vous ne voulez pas apprendre les propriétés des gaz ? »

« Non Monsieur ! Je ne vous crois pas parce que vous n’êtes pas le patron du CNRS, ni de l’ADEME. Tous les dirigeants politiques le confirment. C’est même écrit dans les journaux »

« Alors si c’est écrit dans le journaux c’est que c’est vrai. Donc, désormais, vous paierez pour récupérer un gaz que les autres vendront »

« Non Monsieur « ils » ont déjà commencé à le stocker dans la terre et ce n’est pas pour le vendre »

« Ah Bon ! Mais dites-moi : j’ai besoin de l’échelle ; Tenez bien le pinceau.

Des dérives encore plus graves : les biocarburants

« Parfaitement, les journaux le disent : la France est toujours en retard, même sur le Brésil qui roule au sucre de canne. Pardon à l’éthanol » « Détrompez-vous cher Monsieur et un peu de patriotisme ! Que diable ! En effet, dès 1938 la France carburait à l’alcool et pas seulement dans le pinard et le pastis. Les excédents vinicoles et les marcs des vendanges étaient distillés. Ce n’était pas une mesure économique, mais politique, si on ne voulait pas voir le Sud vinicole se révolter avec violences. C’était déjà arrivé. Cet alcool était additionné à l’essence pour livrer un carburant au rabais appelé CARBURANT NATIONAL. Il était considéré, à juste titre, comme une belle saloperie. La consommation augmentait, le moteur peinait, n’avait plus de reprise, d’autant plus que les véhicules français étaient sous-puissants donc d’un très mauvais rendement, puisqu’il fallait les pousser à leurs limites. Vous voyez qu’on n’a pas attendu les Brésiliens et qu’on en a tiré une leçon qu’ils tireront plus tard à leur tour »

Ce qu’on a fait en 1938 pour nos vignerons, l’Etat moutonnier s’apprête à le refaire pour nos betteraviers, enfants gâtes du blocus continental napoléonien. On va même l’étendre à toute l’agriculture en comblant les jachères imposées par l’EUROPE de Bruxelles.

Intoxications financières

Quand les services de l’Etat prétendent chiffrer leurs projets insensés, la même démarche les conduit à truquer tous les chiffres et de refuser de comparer ce qui est comparable. Ainsi des biocarburants dont le prix de revient hors taxes est comparé au prix de l’essence à la pompe. Ainsi des éoliennes qui s’amortissent sur un prix du KWH supérieur aux prix du KWH payé par l’abonné à l’EDF. Ce cadeau qui leur est fait est payé par le consommateur.

Curieuse démarche de la pensée universelle. Nos « Marie Chantale » de l’écologie nous bourrent le mou avec l’appui des médias. Incapables de faire un simple calcul énergétique ou financier ils plaident pour éradiquer la « faim dans le monde » en conseillant aux affamés de produire un mauvais carburant plutôt que de la nourriture. Il y a quelques années, la presse spécialisée dans le sensationnel, pseudo scientifique, celle qui répand les âneries de l’effet de serre, claironnait qu’on avait réussi à extraire ou synthétiser des protéines à partir du pétrole. Les mêmes plaident, maintenant, pour transformer notre nourriture en carburant. Il faut vraiment que le lecteur ait une toute petite cervelle pour ne pas s’apercevoir qu’on se « paie sa tête ». Gille de Gennes vient de mourir. Sa grande âme n’aurait pas admis ces supercheries. Mais il n’est pas seul à refuser de suivre les papagalos de l’écologie officielle. Malheureusement, il y a tant de craintifs qu’on n’est pas à la veille de les entendre.

Les Paniquards intéressés

Qui sont-ils ? On les appelle des « scientologues ». Façonnés à la sauce enseignante de 1968, ils ont été formés aux disciplines abâtardies par les débauches sémantiques des fameuses mathématiques modernes, censées ouvrir à tous l’accès facile aux sciences. On les appelle météorologues, climatologues, astrologues, tous adeptes des sciences divinatoires. De leurs études, ils ont retenu des formules sans comprendre ni essayé de comprendre les sciences qu’on leur enseignait si mal. Cela a commencé dès l’école primaire. Il suffit de comparer les vieux livres de « leçons de choses » d’avant et d’après 1968. A ces ectoplasmes de scientifiques on a donné des chefs formés à Science Po et Normale Sup dans les disciplines littéraires rénovées à l’ENA par un vernis de droit public. Une campagne gigantesque, mondiale, d’intoxication, a été lancée avec toute la puissance des médias. Que ce soit pour un motif charitable ou salvateur, un seul but : des crédits, du pognon. Pourtant, tout ce qui avait été découvert aux siècles précédents l’a été sans ces fameux crédits. De CROZEMARIE à nos grands patrons du CNRS jusqu’à ce Ministre surnommé « le docker de Somalie », il n’y a pas loin. L’important n’est pas de posséder mais de disposer. Voyages, voitures, hôtels de luxe Etc.… Oui ! Mais la recherche a besoin d’argent ? Comment utilise-t-elle cet argent ? Lisez les bilans, ceux des officines de recherche et ceux des professionnels de la charité. Recomptez ce que dépensent les fameux Chefs Chercheurs ou Présidents charitables dans le « tourisme universitaire », dans les « séminaires », « colloques » « voyages d’études ». Ces gens-là se feraient sodomiser pour un billet d’avion, une note de frais, car, ces manifestations se font de préférence dans les hauts lieux du tourisme, le plus loin possible sous les tropiques. Ou alors, on leur paie de beaux bateaux, croisières à la clé. Déjà, la République, dans le passé, a financé ce type de tourisme scientifique « bidon ». On a encensé Charcot, médecin allergique à la médecine, yachtman refoulé, navigateur approximatif, auto proclamé Commandant, et son inutile POURQUOI-PAS, financé par le contribuable et naufragé avec lui. ESTIENNE a repris le flambeau. L’océanographie est aussi un prétexte à de bien belles croisières. Pour entretenir la pompe à finances, rien de tel que de flanquer la panique. Quand il a la trouille, le contribuable est bien plus malléable ? Pour cela, on va chercher dans le showbiz, les HULOT, les BARNIER,…. Ils sont légion à courir après la manne électorale et ses prébendes. Sans chercher bien loin, on en trouve aussi à l’Académie des Sciences, de toutes les sciences, de tous les pays du monde.

« Pigeons de tous les pays : unissez-vous…Et payez »

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par Jean Vladimir Térémetz (IP:xxx.xx7.36.179) le 18 septembre 2007 à 18H46

Laisser les Betteraves en paix. Page 8 du site www.savoir-ce-qu-est-l-unive... : l’énergie atomique inoffensive et inépuisable.

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par alzine (IP:xxx.xx8.101.74) le 26 octobre 2007 à 23H19

Il est certain que les biocarburant de 1ère génération concurrencent la production d’aliment, ce ne sera pas le cas avec ceux de seconde génération issus des résidus de cultures ou du bois. Outre l’impact positif sur l’effet de serre, moins de CO2, biocarburants de première comme de seconde génération produisent moins de NOx que les carburants pétroliers, et surtout pas de benzène ( 1% de benzène dans l’essence actuellement et 5% il y a 10 ans ). Benzène que l’on retrouve dans l’air souvent bien au-delà des normes peu sécuritaires. Benzène qui n’a pas été cité ou si peu lors de la conférence que nous venons de suivre. Surprenant ? …. A suivre.

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par viniou (IP:xxx.xx2.114.115) le 3 novembre 2007 à 10H43

je voudrais repondre à ces quelques commentaires. premierement les voitures depuis 1990 peuvent fonctionner avec l’ethanol, le seul soucis s’est de remplacer le filtre à essence au bout de 1000 klms. deuxiement pour essayer de ralentir l’effet de serre, il faut bien commencer par quelque chose, en attendant le moteur à hydrogene, qui ne saurait tarder, bmw fait tourner un 6 cylindres avec ce gaz, mais jentends dejà les critiques , on va polluer en fabricant de l’hydrogene. Alors question, on fait quoi ?


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