Article publié le 11 décembre 2007
Les prévisions des climatologues sont en général des prévisions moyennes et raisonnables, d’autant plus qu’elles font l’objet de négociations politiques dans le cadre du GIEC, avec le souci de ne pas désespérer les populations. Cependant, les incertitudes étant immenses, il est toujours fait mention qu’on ne peut exclure des ruptures de seuils et des phénomènes d’emballements qui sortent radicalement des projections actuelles mais seraient trop improbables pour être prises en considération...
Seulement, voilà, les dernières nouvelles du climat ne sont pas bonnes du tout et renforcent justement l’hypothèse d’un emballement possible à relativement court terme. Ce ne sont pas des informations qu’on peut prendre à la légère même s’il ne s’agit pas de paniquer. Il faut du moins sérieusement envisager la possibilité d’un tel enchaînement qui augmenterait les températures dramatiquement, bien au-delà des modèles actuels, par un processus qui s’auto-alimente lui-même et qui aurait peut-être déjà commencé !
sauve qui peut !
Il est certes trop tôt pour affirmer que ce soit vraiment le cas, d’autres études pourront sans doute nous rassurer, ce n’est peut-être qu’un effet de cycle qui pourrait s’inverser, espérons-le, mais il n’est pas forcément trop tôt pour en parler, ne serait-ce que pour faire le point sur les raisons qu’on aurait de ne pas trop s’inquiéter. C’est préférable plutôt que de porter une sorte d’interdit sur ce catastrophisme qui n’est pas un simple fantasme, une faiblesse de la cervelle, mais semble bien venir des faits eux-mêmes. Il est surtout important de prendre conscience que dans le cas d’une accélération du réchauffement les priorités en seraient complètement bouleversées. Il sera toujours utile de réduire les gaz à effet de serre que nous émettons pour ne pas en rajouter, mais comme on ne pourra plus ralentir notablement le processus, la priorité sera plutôt de tenter de s’adapter à cet épisode extrême, ce qui changerait complètement la donne.
On est loin de la déclaration des scientifiques au sommet de Bali appelant à ne pas dépasser un réchauffement de 2°C, ce qui serait bien nécessaire effectivement, sauf que c’est un objectif sans doute déjà hors d’atteinte et qu’il se pourrait même que le système soit déjà hors de tout contrôle ! Certains s’imaginent encore pourtant que tout pourrait s’arranger tout seul grâce aux nuages ou quelque autre miracle qui transformerait le chaud en froid, comme si notre planète n’avait pas déjà connu de tels épisodes. Hélas, les nouvelles vont toutes dans le même sens qui n’est pas du tout rassurant, loin de là.
Il faut s’y faire, le monde n’a plus de mystère et personne ne nous sauvera hors de nous-mêmes. L’univers n’est pas habité d’un esprit protecteur mais de bruits et de fureurs, et s’il n’est pas exclu que d’autres intelligences aient pu se développer dans cette immensité, c’est hors de notre portée de toutes façons. Nous somme seuls sur cette Terre dont nous avons déstabilisé un équilibre millénaire et il ne sert à rien d’invoquer la divine Gaïa qui ne viendra pas à notre secours ni aucun autre dieu ou force cosmique... Nous devons faire face nous-mêmes au désastre que nous avons peut-être enclenché mais qui nous dépasse maintenant et menace de tout submerger. En attendant un démenti du réel ou de spécialistes plus compétents que moi à ces sombres perspectives, nous ne pouvons nous dérober à essayer de prendre la mesure de la catastrophe qui vient, de son caractère tellement catastrophique qu’il en devient impensable et nous fait éprouver toute la fragilité de notre existence et de notre aventure humaine, suspendue à notre rationalité trop limitée...

Les faits
Il ne s’agit pas de prétendre que le pire serait sûr. ’La Recherche’ a certes bien raison d’évoquer ’Un monde d’incertitudes’ : les effets des nuages, l’incidence des aérosols, l’adaptation des écosystèmes végétaux, la capacité d’absorption du CO2 par les océans, la circulation océanique, la stabilité des hydrates de gaz, le dégel du permafrost, la fonte des glaces, l’activité solaire et le rayonnement cosmique, les rejets humains de gaz à effet de serre, les événements extrêmes...
Il faut bien dire pourtant, que la plupart de ces incertitudes vont vers le pire, en premier lieu la fonte du permafrost qui s’accélère avec celle de la banquise mais aussi la capacité d’absorption de l’océan qui diminue dangereusement et notre incapacité à réduire nos émissions :
- Fonte de la banquise en Arctique : un emballement est possible
- L’emballement (bis) : nos émissions augmentent et l’absorption par la mer diminue...
- Regain d ?émissions de gaz à effet de serre dans les pays riches
Ce n’est pas rien et, sans compter tous les avertissements de ces derniers temps, ces nouvelles confortent les risques d’emballement alors même que les spécialistes du climat sont réunis à Bali pour mettre à jour le protocole de Kyoto, mais avec des hypothèses basses afin de ne pas trop effaroucher les politiques... On peut effectivement trouver irresponsable de faire état de scénarios tellement catastrophistes qu’il ne servirait plus à rien de vouloir s’y opposer. Seulement, la question, c’est de savoir si c’est oui ou non ce qui s’annonce au vu des dernières données !
Le cercle vicieux
L’erreur qu’on ne devrait pas commettre avec la météorologie comme avec le climat, c’est de s’imaginer que ce sont des processus linéaires dont les effets sont proportionnels aux causes alors que ce sont des équilibres chaotiques qui peuvent passer rapidement d’un état à un autre par rupture de seuil. Ce qui justifie qu’on puisse s’inquiéter c’est qu’il y a bien des risques d’emballement, des ’boucles de rétroaction positive’ qui provoquent une amplification auto-entretenue, de type ’explosive’. Certes, il y a aussi des boucles de rétroaction négative. La vapeur d’eau pourrait ainsi réduire l’ensoleillement mais ce n’est pas automatique et encore trop mal connu car tout dépend de l’altitude des nuages... Prendre pour acquis le fait qu’un réchauffement conduit au refroidissement n’est pas raisonnable. En tout cas, c’est le résultat qui montre qu’on est plutôt dans un cercle vicieux...
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Le fait que nos émissions augmentent encore est très significatif mais ce n’est peut-être plus l’essentiel car la fonte du permafrost sibérien et la baisse d’absorption du CO2 par l’océan vont produire inévitablement une accélération rapide du réchauffement peut-être même jusqu’à la libération des méthanes marins... Il ne servira plus à grand chose de vouloir réduire nos émissions (ou alors tout, tout de suite !) car, la réduction de l’absorption du CO2 par la mer va rendre dérisoires nos efforts (on n’est plus dans les mêmes ordres de grandeur) et la fonte du permafrost devrait libérer des quantités énormes de méthane. Plus rien à voir avec la production humaine, on est à une toute autre dimension, géologique, et dans un effet ’boule de neige’ si l’on peut dire, car plus le climat se réchauffe, plus l’effet de serre se renforce et plus la température monte ! C’est une perspective absolument terrifiante et d’autant moins impossible qu’elle semble se dérouler sous nos yeux !

The Road to Hell
Nous allons connaître l’enfer. Celui qui a vécu par le feu périra par le feu ! Enfin, ce seront plutôt nos enfants qui paieront pour leurs pères... Réussirons nous à faire de cette Terre surchauffée un paradis tropical, du moins dans les terres restées émergées ? Il ne faut pas trop rêver et il faudrait plutôt se préparer à vivre dans un monde infernal, se préparer à la catastrophe si on ne peut plus l’éviter, ce qui pourrait nous obliger à changer de front et, au lieu de se focaliser trop exclusivement sur la réduction du CO2 (avec des biocarburants qui ont des conséquences catastrophiques), prendre à bras le corps l’adaptation de nos sociétés au changement climatique. C’est un changement de cap risqué, d’autant que ceux qui prônent cette position, comme Bjorn Lomborg, le font avec l’illusion que tout pourrait continuer comme avant, en prenant pour argent comptant les valeurs les plus faibles des prévisions, et en ignorant systématiquement les signaux d’alerte majeure ! Si la température devait grimper ’en moyenne’ de plus de 6° sur toute la planète, maximum envisagé par les modèles, cela voudrait dire pourtant que sur les terres, les températures extrêmes vont monter bien au-delà, sans parler d’un emballement bien supérieur tel qu’on est bien obligé de l’envisager désormais et comme il y en a eu plusieurs par le passé, à l’origine de grandes extinctions de masse (et si ça s’est produit, le même cercle vicieux peut se reproduire, sans rien qui l’arrête apparemment) !
Les échelles de temps sont très incertaines et peuvent varier d’un facteur 100, de quelques dizaines d’années à plus d’un millénaire ! Il est donc bien possible qu’on trouve des solutions pour y survivre, on a la technologie pour cela sans doute et la géoingénierie peut gagner un peu de temps en prenant d’autres risques (en voilant le soleil par du soufre ou de la poussière d’aluminium par exemple !), mais le plus problématique sera de nourrir toute la population. C’est une situation à laquelle il faut se préparer même si ce n’est pas drôle, arrêter de se conduire en gamins irresponsables. On préférerait, certes, parler de choses plus positives ou exaltantes, mais on ne peut ignorer les informations qui nous parviennent. Je dois dire que je suis comme les autres et que ça me gonfle un peu cette histoire de climat et le catastrophisme ambiant, j’espère qu’on se trompe mais ce sont les nouvelles qui ne sont pas bonnes et qu’il faut prendre en compte dans nos projections du futur. S’il y a de bonnes nouvelles il faudra en tenir compte aussi mais ce n’est tout simplement pas le cas pour l’instant.
Comment vivre dans la fournaise ? Voilà peut-être la question de l’avenir et qui rend bien futiles toutes les autres... La question d’aujourd’hui, reste celle de savoir si on peut encore l’éviter (et comment ?). Il n’y a rien de moins sûr mais il faut tout tenter. On pourrait espérer du moins que devant la menace commune et le sentiment d’un destin partagé notre solidarité s’affirme assez fortement pour nous sortir de l’impasse. L’enjeu est toujours le même, ’civilisation ou barbarie’, mais on sait trop bien que les civilisations sont mortelles !

Excellent article.
Il est évident que nous commençons à nous heurter aux limites écologiques de l’activité économique.
Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long-terme tels que la dégradation de l’environnement.
Les modèles économiques actuels sont également inaptes à estimer à sa juste valeur la "production" de la nature, indispensable à notre survie : production d’oxygène, fixation du gaz carbonique par les forêts et les océans, régulation de la température, protection contre les rayonnements solaires, recyclage chimique, répartition des pluies, production d’eau potable, production d’aliments, etc.
Si nos modèles économiques intégraient le coût réel de la destruction de la nature, de la pollution, des modifications climatiques, cela changerait radicalement notre estimation de ce qui est "rentable" et de ce qui ne l’est pas...
En tout cas ton cmmentaire n’est pas rentable.
Merci de nous remonter le moral...
Investissez sur les côtes norvégiennes !
Mais le pire n’est pas toujours sûr...
... mais pas trop près de l’eau !
Pas sûr Zen que la Norvège devienne un paradis tropical ou même tempéré. Trop au nord
Une hypothèse est que la fonte des glaces de l’arctique réduise la salinité de l’eau de mer arctique, réduisant du coup le gradient de salinité entre l’équateur et le pôle, moteur du Gulf Stream. Il réchauffe largement l’Europe, et sans lui, par exemple, le climat à Paris serait celui du nord du Québec ; Pour la Norvège se serait carrément le climat polaire le plus dur...le seul fait d’une augmentation des température de quelques degrés ne suffirait pas forcément à compenser la baisse du débit du Gulf stream
Le risque est que l’Europe occidentale-nord se refroidisse carrément !!!!
n’oubliez pas que les modèle de changements climatiques induisent une autre répartition des courants et des vents et prévoient même des zones de ...refroidissement.
Moi je dirais plutôt d’investir ailleurs !
@ Jean Zin
Bravo ! On ne peut pas être plus clair. Dans un autre domaine, j’éprouve la même difficulté à faire passer mon information concernant nos croyances religieuses. Pour être crédible, il faudrait aller à petit pas ; le conservatisme des idées est telle qu’on ne peut traiter les questions graves de notre temps qu’en modulant.
Le fameux mythe de la création d’Adam et d’un monde créé à son intention nous a conduit dans une impasse (il faudrait que le peuple américain en prenne enfin conscience). Les Anciens l’avaient pressenti dans l’histoire de Prométhée volant aux dieux leur pouvoir dans le symbole du feu. Comme l’a écrit Luc Ferry, à la différence du monde de la nature, l’homme est plus que son programme, et c’est bien là sa spécificité, sa grandeur, mais aussi sa liberté, son indépendance et son drame.
Face aux bouleversements humains qui s’annoncent, que vaudront demain nos valeurs forgées au cours de notre histoire ?
Notre seule consolation est que l’univers continuera d’exister. Quelques millions d’années après notre disparition, la terre aura tout nettoyé.
Il me semble bien avoir lu ça quelque part
http://www.agoravox.fr/commentaire_...
Merci Jean Zin pour votre article et merci au commentateur pour le sien.
Le Furtif
Et pourtant l’historiographie religieuse inclut un chapitre sur le .... déluge et la montée des eaux qui détruit presque toute vie sur Terre, non ?
Chapitre commun à presque toute les mythologies moyen-orientales (donc les grecs) et causé par l’orgueil des hommes que Dieu s’empresse d’exterminer pour leur apprendre à vivre et recommencer à partir de rien, doté de meilleurs sentiments.
Finalement, la religion pourrait servir à élever les mentalités, non ? Au lieu de ça les culs bénis à la Bush et ducon s’empresse d’hâter la destruction. Remarquez que peut être c’est la perspective de hâter le jugement dernier qui les motive ces crétins. Tout ça pour aller direct au paradis et s’y faire chier (pas baiser, pas jouer, pas boire, pas se goinfrer...berk)
Ou peut être qu’en fait cet enseignement religieux montre que nous n’échapperons pas à ce destin tragique, et que même, nous avons besoin de cette destruction pour recommencer une civilisation moins arrogante et viable.
Rencontrer tous les observateurs ultra pointus et tracer une courbe relative directement à leurs déclarations des détails devrait être absolument affolant, alors que visiter un voyant ou astrologue rassure sur une possible prochaine rencontre, tout comme un curé, redonnera une lueur d’espoir...àààjygèè’aaa excusez moi j’étais en train de nettoyer mon clavier ’’rrrrrrrrrrrreeeeeeeeeeeeeee.
merci. Non, je vous rassure, tout va tr bien ,
Que c´est vendeur le catastrophisme...
Je crois que l’expression "réchauffement climatique" est impropre, et l’on devrait parler de "bouleversement climatique".
"Réchauffement climatique" ça a un coté assez sympathique pour les peuples du Nord, les plus pollueurs !
Un point rassurant quand même : lorsque des emballements climatiques avec dégazage des méthanes océaniques se sont produits dans le passé, la température s’est tout de même stabilisée à un niveau supportable par un nombre d’espèces vivantes non négligeable : pas de syndrome vénusien !
Cependant : à ces époques, les combustibles fossiles étaient encore en sous-sol, il n’y avait pas eu de déforestation massive en zone tropicale et le Soleil chauffait un poil moins qu’aujourd’hui...
Il serait prudent d’arrêter l’expérience en cours, au cas où... La géoingénierie, je parie qu’on va être obligés de s’y mettre.
D’abord on investis dans les plages et les bikinis, ensuite on crève tous comme des chiens. Oui mais des chiens en rut.
MDR :o)
Ouaip. Ca fait déjà quelques années que je me dis que ce n’est pas impossible qu’on en prenne plein la gueule. Et ce à cause de la conjugaison de 2 faits :
la météo est complexe, et elle a un effet-paquebot ( système inertiel dont la lourdeur est telle qu’il faut anticiper le cap longtemps à l’avance )
l’homme a tendance à n’accepter de sacrifier son confort que sous des contraintes fortes et bien palpables.
Conséquence des 2 faits : le risque de freiner au panneau "Trop tard !" est important. Et c’est exactement ce qui se passe pour l’instant : Kyoto a très mal marché, et Bali se profile déjà comme sous-minimaliste.
Et pour le moral, continuons a garnir nos maisons de belles illuminations de toutes sortes, faisons pleins d’achats pour remplir nos poubelles et disons a nos amis chinois de reduire leur effet de serre. Malheureusement malgré nos efforts, je pense que nous allons droit vers le mur NO LIFE dans le réel.
Je cite le commentaire vedette, celui de MagicBuster :
« Il est évident que nous commençons à nous heurter aux limites écologiques de l’activité économique. Un système économique libéral, dont le but est la recherche du profit à court-terme pour des intérêts particuliers, ne peut prendre en compte les coûts à long-terme tels que la dégradation de l’environnement. »
Voila une des raisons pour laquelle nous entendons tant parler des « menaces » qui pèsent sur notre planète. Le catastrophisme écologique est la diabolisation ultime d’une doctrine politique. Le liberalisme est le mal, c’est la Terre qui nous le dit, nos enfants vont mourir.
Une autre raison est que les media sont des vendeurs de peur.
Quant à la réalité des chiffres, nous pourrions en parler longtemps…
Le problème du débat sur le réchauffement climatique c’est qu’il est pourri par la récupération politique. Et vas y que j’en profite pour te rajouter des couches sur le capitalisme sauvage, et vas y que je vais te tartiner un truc sur l’obsolence du modèle de consommation occidentale.
Du coup on en arrive là, un débat qui devrait être objectif et constructif en est réduit à un affrontement idéologique sans intérêt et sans fin. Après la mode alter-mondialiste, voici la mode écologique avec pour seul but pour la plupart des gens, critiquer l’idéologie capitaliste. Le pire c’est que la grande majorité ne se rend même pas compte que son raisonnement est biaisé depuis le début.
Au sujet du problème en lui-même, le raisonnement moral est bien moins simple qu’il n’y parait. Il est certes facile pour nous, pays développés, de parler de réduction de la pollution, de l’émission de gaz à effets de serre, mais de quel droit allons nous imposer à des pays qui ne demandent qu’à se développer de contraindre ainsi leurs économies pour le bien de tous ? La Chine est devenue depuis peu le premier producteur de gaz à effets de serre devant les USA. On va vraiment aller dire à tous ces gens : "Bon écoutez c’est bien, vous venez de sortir de la misère, mais vous polluez trop alors on vous mets des gros freins à votre développement pour le bien de tous et au lieu de sortir de la misère en 10 ans vous en mettrez 30 ?"
C’est un raisonnement de pays riches, de petit bourgeois qui ne voit que son confort et qui ne se met pas une seconde à la place d’nun habitant d’un pays du Tiers-Monde.
Donc le problème est surtout là, tant qu’il n’y aura pas d’effets négatifs visibles, d’un point de vu réaliste,des pays comme la Chine, l’Inde, la Russie ne feront rien car ils ont d’autres priorités un peu plus importantes. Le point de vu des USA est que pour conserver leur leadership ils ne doivent pas contraindre leur industrie et ils n’ont pas tort sur ce point là. (préfèrent investir dans la dépollution)
En Europe on s’en fout, on n’a rien à défendre de toute façon. :-)
Les pays qui ont un rôle à jouer vis-à-vis du réchauffement climatique dans les années à venir sont surtout la Chine et l’Inde (moitié de la population mondiale)
Le fait de dire que ces pays accepteront de stopper leur progression économique est-il vraiment une hypothèse réaliste ? (parce que leur croissance passe par leur développement industriel hein)
S’ils ne le veulent pas quelles solutions ?
a) la décroissance ?
b) revenir au Moyen-Age ?
c) développer des énergies non/moins polluantes capable de remplacer efficacement celles dont nous avons besoins aujourd’hui ?
"Le fait de dire que ces pays accepteront de stopper leur progression économique est-il vraiment une hypothèse réaliste ?"
Bien sur que oui. Si on se rend compte que le capitaliste effréné actuelle conduit a la mort de l’humanité, je peux vous assurer que l’on considèrera toute hypothèse d’arrêt de la croissance chinoise comme tout à fait réaliste (à moins qu’il ne soit déjà trop tard à ce moment-là)
"S’ils ne le veulent pas quelles solutions ? a) la décroissance ? b) revenir au Moyen-Age ?"
Je ne comprends pas. Vous voulez revenir aux arbalètes et aux chevaliers ??? Quel rapport avec le réchauffement de la planète ?
"Le fait de dire que ces pays accepteront de stopper leur progression économique est-il vraiment une hypothèse réaliste ?" a) la décroissance ? b) revenir au Moyen-Age ? "
Ah, il n’y aurait qu’un seul système économique viable ?
A t-on vraiment besoin d’une société basée sur la consommation effrénée ?
A t-on vraiment besoin de se développer à toute force sur les ressources de la planète pour vivre décemment ?
Ne pensez pas qu’il n’y a pas d’autres alternatives. Ceux qui propagent ces idées, sont ceux qui bénéficie de ce système au détriment des autres et de nos enfants. Il y en a plains, mais il reste à les imaginer et les mettre en œuvre.... avant que les éléments sur lesquels notre prise est ridicule nous y contraignent de force
Notre monde ou système de choses artificialisé par l’industrie énergisé au pétrole et gaz ressemble à un train.
Un train que nous avons créé sans y prendre garde, qui va à la catastrophe probable, en nous y entraînant tous.
Un train qui n’a pas de freins...
L’option "freins" ne figurait pas dans le catalogue, pas de chance.
Mais a-t-on seulement pensé qu’un tel train se formerait ? Et quand nous l’avons compris, qu’avons nous dit ? Bah, bof, peut-être, pas sûr, on verra, "ils" verront....
Maintenant que nous savons que les choses sont mal engagées, par notre incurie pour l’essentiel, que disons-nous ? Pareil, à peu de nuances près.
Le temps des regrets viendra quand le mal sera tel qu’il s’imposera de lui-même. Que dirons-nous alors ? Zut, oups, tant pis, dommage ? Ou rien, car les morts ne parlent pas.
L’homme a la vie et la vue courte. Et cependant il pense à demain, aux autres, au sens de ses actes et à Dieu.
Miracle de l’évolution ? Ou brume d’une vérité majeure que nous refusons par rationnalisme, rejet (justifié) de la religion, ou peur de se voir méprisé par d’autres ?
Loin du bougisme économique ou electoral, je préconise une série de pauses : j’ai bien dit ’pauses’ :
Pause dans l’activité économique telle qu’aujourd’hui.
Pause dans la mobilité géographique frénétique.
Pause dans la contemplation stérile de la TV.
Pause dans l’admiration frustrante des "stars".
Pause dans la dépendance au jeu et au tabac.
Pause dans les excès alimentaires et d’alcool.
Pause dans la techno-gabegie de l’inutile made in China.
Pause dans le soutien aux trafics d’armes et de stups. Etc.
Et qu’on commence à penser, à sortir, à échanger, pacifiquement. Tous.
Qu’on se parle, sans haine ni envie de dominer, d’avoir raison à tout prix. Qu’on se fasse grillades et cafés dans la rue, sur les places, ensembles !
UN BON PROGRAMME POUR MAI 2008 !
Je n´ai pas vu "pause a internet", pourquoi donc ?
Oh, pour les bonnes résolutions du 1er de l’an, vous êtes un poil en avance ! :-))
L’espèce humaine est d’une stupidité inouïe, elle scie la branche sur laquelle elle est assise... Mérite-t-elle de vivre encore sur Terre, vue la pollution, la destruction capitalistique des matières premières, si une bonne centaine d’années sont encore devant elle, c’est miracle ! Les dinosaures et autres espèces (le Mako 200 millions d’années) ont disparu mais au bout de dizaines de millions d’années, l’Homme a trois millions d’années, l’Homme moderne 70000 ans, l’homme capitalistique industrielle une centaine d’années. Accélération irrémédiable de l’espérance de survie sur Terre par la destruction de notre propre habitat, le dernier Homme mourra avec le dernier Arbre... Reste un milliard d’années pour que la nature refasse son oeuvre, mais sans intelligence, on voit à quoi ça mène !!!
Et le plus grand malheur c’est que l’homme non seulement anéantira sa propre espèce, mais aussi des millions d’espéces qui ne lui avaient rien demandé...
Affirmatif, l’Homme est l’Ultime prédateur, Dieu n’est qu’une création philologique de l’Homme pour pouvoir faire ce qu’il veut sur Terre, car puisque Dieu l’a crée à son image... Plus sérieusement, nous sommes à la 6e extinction de masse d’espèces, celle-ci est le fait de l’Homme Intelligent, de plus à une vitesse jamais atteinte. Pourquoi ? C’est malheureusement très simple... L’accumulation de richesse par quelques milliardaires qui n’utilisent l’Homme que comme un surconsommateur. Pas de prospective dans l’avenir, c’est l’accroissement immédiat, les générations futures se débrouilleront avec des famines, le manque d’eau, les guerres écologiques etc. Le sort des populations primitives qui sont nos ancêtres est la parabole de ce qui arrive. Nous détruisons des sociétés de plusieurs millénaires, nos ancêtres, et depuis l’ère capitalistique nous détruisons aussi nos futurs enfants. Une fois la disparition de l’Ultime prédateur, la nature reprendra ses droits, la planète solaire a encore un bon milliard d’années... Où va le monde ? Il tourne à sa perte...
Bel article Juste une lueur d’espoir quand même, avec la proliferation des armes atomique et l’avenement de nombre de dictauture avec la bien veillance de ceux qui ily a peu de temps les auraient fustiger, on s’en va droit vers l’hiver nucleaire :-O Et moi qui avait commençé a fabriquer une arche
Excellent article.
Si on se place dans l’hypothèse pessimiste est-ce que George W. Bush (et Dick Cheney :-> and Co) ne risquent pas d’être jugé pour crime contre l’humanité ?
Aujourd’hui cela peut paraître une drôle d’idée comme probablement les lois définies et mises en œuvre à Nuremberg et à Tokyo en 1945 auraient paru improbables aux hauts responsables allemands et japonais en 1940. Dans dix ans Bush comparaissant devant un tribunal à Kyoto ou ailleurs… Qu’en pensez-vous ?
Je pense la même chose. Sauf que Cheney avec ses problèmes cardiaques... Il faudrait auparavant que les ricains ne soient plus les maitres du monde mais heureusement ils semblent être actuellement sur une pente très glissante
Oui, le déclin de la civilisation américaine est largement entamé. Mais ce n’est guere tellement plus réjouissant de penser que les prochains (voire déjà) maitres du Monde seront (sont) les Chinois.
Pour préciser sur les effets d’entraînement :
1/ Plus la température de l’océan augmente, moins il capte de CO2. Moins il en capte, plus l’effet de serre augmente et plus la température augmente.... et ainsi de suite.
2/ Le permafrost (sol gelée en permanence) fond créant à la place des tourbières et marécages. Ces derniers sont des émetteurs considérables de gaz a effet de serre, notamment le méthane. Donc l’effet de serre s’accroit, réchauffe les sols, et le permafrost fond encore plus vite et plus au nord.... et ainsi de suite
3/ Plus on détruit la forêt, moins le CO2 est absorbé. L’effet de serre s’accroit, les températures suivent, des régions s’assèchent (Afrique, pourtours méditerranéen) et inévitablement les incendies de forêt qui en plus de libérer le CO2 piégé diminue la capacité de la couverture végétale a absorber, l’eau monte détruisant encore plus de végétaux terrestres.... et ainsi de suite
4/ Calotte glaciaire. Plus il fait chaud, plus elle fond...logique. Mais au delà d’une certaine température la progression n’est plus linéaire. Un faible accroissement de la température peut déclencher une fonte brutale bien plus massive du en partie à la formation de milliers de lac sur les glaciers qui mine la calotte de l’intérieur et fait glisser les glaciers encore plus vite vers la mer dans laquelle la glace fond. Il y a déjà des glaciers au Groënland qui bougent à VUE d’OEIL (j’ai perdu l’article du Monde qui en parlait la semaine dernière), c’est à dire plus de 15 mètres par jour (au lieu de qql cm voici peu) ce qui a surpris les scientifiques au points que certains parlent désormais d’un élévement maritime possible de 2 mètres pour bientôt ; Si toute la calotte du Groenland fond, c’est une élévation de 7 mètres qui est prévue (et il faudrait rajouter l’Antarctique 5 fois plus vaste)
Au delà d’un certains seuil l’emballement devient irréversible. Ce qui ne veut pas forcément dire que la température augmentera de 6°C au lieu de 2°C mais pourrait continuer encore jusqu’à atteindre un équilibre une fois toute les sources d’accumulation du CO2 saturées ou détruites
En comparaison, Venus, planète similaire par bien des aspect, vit dans un effet de serre permanent à plus de 400°C et des climatologues l’étudie pour justement comprendre le mécanisme qui l’a amené là.
Le même type d’emballement existe dans l’autre sens, qui procède du même raisonnement ; la direction vers un âge glaciaire. Le cas ultime, tout à fait possible physiquement parlant, est une planète entièrement recouverte de glaces (plus la glace progresse, plus le rayonnement solaire est réexpédié vers l’espace, donc plus il fait froid et donc plus la glace progresse...etc etc)
Oui mais... si nous devenons trop vertueux, le ciel va être bien clair et bien propre et le "voile" de cochonneries qu’il contient laissera passer plus de lumière qui va encore augmenter la température.
vous m’avez suivi là ? ça veut dire que + de pollution = plus d’effet de serre et moins de pollution = plus de chaleur au sol ! j’y perdrais pas un peu mon latin là ?
Ah, oui, il y a une solution, c’est mettre du papier chocolat partout pour refleter la lumière vers l’espace, c’est une bonne idée... tiens on va s’adresser a la marmotte de la pub...
PS, un peu d’humour ne fait pas de mal, dans ce futur et triste monde.
L’écologie est un sujet intéressant mais l’absence de certitudes permet de glisser facilement du reel vers la fiction.
http://www.syti.net/EtatPlanete.html
http://www.syti.net/Kiosque/Kiosque...
http://www.syti.net/BushEnvironneme...
http://www.syti.net/AlertePlanete.html
Quoi qu’il en soit, La réalité dépasse toujours la fiction. Bonne imagination...
Nul n’est besoin d’être intelligent, cultivé ou savant, d’être du GIEC ou de s’appeler Al Gore. A part l’ignorance ou la politique de l’Autruche que l’on a érigé en politiquement correct, ne serait ce que pour quelqu’un qui approche la soixantaine et a vécu en Asie en Afrique, en Europe durant les années 50/60/70 et qui retourne, aujourd’hui, dans tous ces endroits, le constat, a part d’être privé de ses sens, d’être autiste ou extrêmement diminué, qu’il s’agisse des fleuves, des mers, des coraux, de la biologie marine, de la qualité des eaux, de mer, de rivières, de fleuves ou de sources et de celle des nappes phréatiques, pour peut qu’on veuille s’intéresser aux diverses ethnographies, a la botanique, aux cultures, a l’Ornithologie, ou plus simplement a l’erpétologie en général et ce sans même parler de la fonte des glaces et autres spectacles tellement ahurissant que personne n’’arrive a en prendre la mesure, il est une évidence qui s’impose, sans aucun catastrophisme, a n’importe quel être doté tout simplement d’un petit peu de bon sens, c’est que tous les points de non retour de tous les indicateurs ont déjà été dépassés depuis trop longtemps et qu’il n’y a absolument plus aucun autre choix que la fuite en avant dans laquelle la terre s’est lancée aveuglement… Les scientifiques les plus avertis, et ce n’est pas une nouveauté, parlent de coloniser d’autres planètes, ce qui fait partie des idées les plus optimistes qui soient confinant, c’est un euphémisme, a l’utopie, vu le niveau auquel nous en sommes actuellement de la conquête spatiale, pour tout dire, ca risque de faire un peu court, parce qu’au vu de la façon dont tous les indicateurs prennent très régulièrement et de manière redondante, les sois disant spécialistes de court, les choses vont plutôt dans le sens d’une accélération exponentielle… Quant à s’adapter, de tous les modèles possibles et imaginables de projections dans ce domaine, aucun ne permet réellement de projeter quoi que ce soit, les cycles nécessaires à ces multiples adaptations sont sans aucune commune mesure avec l’accélération régulière et la multiplicité des phénomènes inattendus auxquels nous sommes confrontés...aucun être humain n’a jamais pu s’adapter physiologiquement et biologiquement dans des laps de temps aussi courts que ceux auxquels nous sommes déjà confrontés… Un seul exemple très récent ; les meilleurs spécialistes mondiaux de la question s’étaient penchés sur le calcul du temps que mettrait une banquise à fondre et après avoir confronté tous les modèles les plus élaborés de projection, leur estimation s’était arrêtée sur 400 ans. Les meilleurs spécialistes de la planète avaient estimé à 4 siècles le temps que mettrait une banquise à fondre, ce qui semblait déjà alarmiste…. La réalité est tout autre puisque cette même banquise donnée a mis, en fait, 35 jours à fondre… Alors pour ce qui est des projections, si vous étiez informés en temps réel de tous les phénomènes qui n’ont de cesse de se produire en permanence, vous comprendriez pourquoi on ne vous en parle même pas…. Alors, les bios carburants, les énergies renouvelables et toutes autres foutaises prétextes à « Bizness », vous n’avez qu’à voir ou ca va mener…et puis tout ca, ca va aller très, très vite…
D’accord Warthogor avec la tonalité de votre commentaire mais vous dîtes :
"La réalité est tout autre puisque cette même banquise donnée a mis, en fait, 35 jours à fondre"
Non, il s’agit juste d’une petite portion de cette banquise (à peine 1 millions de km2), et uniquement pendant l’été. Même avec +6°C il y aura toujours une banquise, bien que bien plus réduite en surface et épaisseur
Ceci dit, l’évolution actuelle dépasse réellement toute les prévisions les plus alarmistes (celles scientifiquement basées) faites auparavant
Un esprit clair devrait s’en préocuper
bonjour
je confirme ce que vous decrivez je constate sur le terrain depuis bientot 6 ans en asie et avant en caraibe on ne parle jammais des courrants de fonds que je constate depuis 1999 un peux partouts avec des noyades en augmentations et dans un mettre d,eau je fait de l,apnee et pourtant plusieurs fois je n,ais reussis a m,en sortir que de justesse et c,est ce qui emportes les plages et plus grave et plus urgent aussi la deviation magnetique dont un groupes de scientifique ons faits des calculs sur les etoiles et dans touts les cas de figures la planete est atire par le soleil les solutions exites pour faires redescendres les oceans mais les hommes ons perdues la raison ils ons cree une 3eme malediction la cupidite a votre service pour toutes informations suplementaire jeanyves
Il ne faut pas ignorer certains mecanismes d’autorégulation qui sont déjà en marche
1) tous les pays dévelloppés en situation de stresse font moins d’enfant (l’effet de serre est un stresse) 2) la disparition des ressources facilement exploitable aura un prix et donc des solutions seront trouvé (si le pétrole coutait 3 fois son prix, plus personne ne s’en servirait) 3) si il y a boulversement radical, il y aura disparition radical d’espèces (végétales et animals) qui améneront de facto l’impossibilité de nourrir la population. Nous aurons donc notre décroissance tant désirée par certain.
J4aime bien l’image du train, on ne peut l’arreter mais on peut le dévier ... C’est risqué complexe, mais plus efficace que de tenter de freiner le mouvement avec ses "pieds"
Mà ké ce kil déblaterre lui ?
1/ Tu parles Charles. Comme la grande majorité se trouve dans les pays en voie de développement, soumis à des religions débiles prônant la surpopulation, sans contraceptifs, c’est pas gagné. La croissance de la population diminue, OK, mais elle augmente toujours vite ! L’unique régulation sera la disparition violente de cette population (guerres, famines, maladies, phénomènes climatiques...) jusqu’à un niveau viable. Entre temps, ils auront détruit encore plus l’environnement pour survivre.
2/Ok pour les solutions, qui existent déjà en partie...mais avant de les développer à plein par soucis d’argent fazcile et de compétition néolibérale exacerbé on attendra le dernier kilo de charbon (dans deux siècles ?), et d’ici là....trop tard. Alors oui les survivants peut être, et encore s’ils arrivent à conserver un semblant de civilisation suffisant pour développer des hautes technologies. Si par contre ils tombent trop bas, sans énergies fossiles, sans métaux, dans un monde pollué aux infrastructure abimées, quelles chances ont-ils d’avoir les moyens de développer du solaire, des éoliennes, la fusion nucléaire, le moteur à plasma ? Presque aucune...
3/ Les espèces qui disparaissent ne sont pas celles que nous consommons (ou si peu) c’est la vie sauvage. T’inquiète que les variété de céréales, de poulet seront préservés, sauf peut être si on se base uniquement sur les ogm pour bouffer aujourd’hui (les OGM induisent la disparition totale de milliers de variété, presque toute en fait, de plantes cultivées depuis des millénaires) Peut être que la disparition des abeilles (en cours)aura par contre les conséquences dont vous parlez
Ne soyez pas stupide. :-((
Les métérologues ne sont pas capables de déterminer le temps qu’il fera dans deux semaines, et vous vous les croyez quand ils vous donnent leurs estimations du temps qu’il fera dans vingt ans !! :-))
Plus crédule que ça, tu meurs ! :-))
un VRAI dossier sur le mensonge du réchauffement climatique, ICI : http://leblogdrzz.over-blog.com/art...
"Il est impossible de prévoir le climat au-delà d’une dizaine de jours. Prévoir un trimestre ça n’a, évidemment, aucune valeur. Alors prévoir le climat dans cinquante ou cent ans, c’est carrément de l’astrologie" Marcel Leroux, professeur émérite en climatologie à l’Université Jean Moulin - Lyon III, directeur du Laboratoire de climatologie, risques et environnement.
DRZZZ ne soit pas crétin
La météorologie et la climatologie sont deux sciences différentes, utilisant des outils, des concepts, des mesures, des observations quelque peu différents.
De plus les climatologues ne prétendent pas dire exactement ce que sera la situation dans 50 ans, alors que la météo essait de prévoir le plus exactement possible le temps du lendemain. Les climatologues établissent des probabilités de scénarios, sachant que de multiples évènements extérieurs encore inconnus peuvent l’infléchir. C’est la tendance des scénarios a mal se goupiller, et de pire en pire, qui est inquiétante et incite à être méfiant, plus les effets déjà remarqués et mesurés des changements climatiques (comme le niveau des mers qui augmente, la température, ça c’est mesurable dunoeud)
Mais tout ça se sont des concepts inconnus pour toi ; Comme quoi tant qu’il y aura des incultes à l’esprit de contradiction hypertrophié à la Bush, on est mal barré
Il est exact que les modèles sont très imparfaits, qu’il y a un monde d’incertitudes et il est très bon qu’il y ait des sceptiques qui creusent les faiblesses des théories adverses. Il ne s’agit pas de prétendre détenir une vérité qui nous échappe en (grande) partie. Je serais quand à moi ravi d’être convaincu qu’il n’y a rien à craindre et que tout ça n’est pas si grave mais je trouve parfois héroïque de maintenir cette position du sceptique qui ne se laisse pas prendre par la mode ambiante quand tous les signaux s’affolent autour de soi ! Le fait est que depuis un an surtout et encore plus ces derniers mois, la question n’est plus de savoir s’il y a ou non un réchauffement mais d’être stupéfait par l’accélération. Ce n’est pas être crédule sans être au courant de rien mais quand on suit l’actualité scientifique on ne peut effectivement qu’être un peu paniqué, d’autant plus sans doute qu’on n’est pas compétent, mais qui l’est vraiment ? Tous les voyants sont au rouge. Le premier mouvement est de se dire que c’est foutu, mais on ne peut pas en rester là, il faut essayer tout ce qu’on peut et d’abord confirmer ou non la débâcle qui s’annonce. Si la menace est établie même la Chine s’y mettra... La première priorité est d’approfondir les dernières données, et prendre la mesure des risques encourus pour y ajuster les politiques.
Lyon 3 Jean Moulin ? C’est pas là que sévissait aussi l’autre révisionniste Millon ? :-))
Non, Faurisson et Golnish, les revisionistes de la Shoah
Millon c’est juste le précurseur malheureux de Sarkozy qui a cherché à reprendre le discours et les voix FN
Sinon BRZZZ le TROLL a déjà publiè le même post sur http://environnement.blogs.liberati...
Petite recherche sur Marcel Leroux. Morceaux choisis ; on dirait du Allegre, un autre anti réchauffement.
"Le réchauffement global, c’est de la climatologie people"
"Prévoir le climat à 50 ans, ce n’est plus de la climatologie, c’est de l’astrologie"
"Certaines serres injectent du CO2 pour mieux faire pousser les plantes, et l’on voudrait nous faire croire que l’augmentation du taux de CO2 serait un danger pour la biodiversité ?"
"Dans une salle de cours fermée, la concentration de CO2 augmente jusqu’à 1200ppm au bout de quelques heures. Personne ne fait de malaise..."
"L’académie des sciences commence à bouger dans le sens des sceptiques. Allègre, Courtillot, Le Moël, commencent à se démener..."
Encore un troll a là Allègre. Bon qu’il ait une autre opinion, OK, la science se doit d’étudier toutes les pistes. Mais n’oublions ps qu’il sont 100 fois plus à dire l’inverse et avec de grosses pointures du climat dedans
Ah oui, Golnisch... Merci pour le correctif.
En 1453, l’empire byzantin s’est effondré sous les coups des Ottomans. Les conséquences de cette chute sont encore visibles aujourd’hui dans les Balkans.
En 1393, la ville reçue pourtant un premier avertissement. Elle fut encerclée par Turcs mais s’en tira par miracle car au même moment, les Mongols déferlaient sur le flan Est des Ottomans.
Hélas, des querelles et rivalités théologiques prirent le pas sur les décisions et actions nécessaires de renforcement des défenses de l’Empire. L’élite de l’Empire passait son temps à se disputer sur le sexe des anges.
Il arriva ce que l’on sait. Constantinople tomba, les byzantins et leurs élites furent massacrés. Les Ottomans avancèrent à travers l’Europe provoquant des torrents de sang et de souffrances.
Rien n’a vraiment changé en 2007. Cela fait des années que nous constatons des hausses excessives du taux de CO2 et de vapeurs d’eau dans l’atmosphère. Nous sommes parfaitement au courant des conséquences de ces hausses. Seules les dates et les lieux des catastrophes à venir découlant de l’emballement du climat ne sont pas connues.
Etasuniens, Chinois, Indiens, Européens se regardent en chiens de faïence et s’interpellent. "Nous ne ferons rien qui mettent en cause notre façon de vivre" affirme les uns. "Vous vous êtes développés sans précaution pendant des siècles et c’est nous qui devrions renoncés à notre développement ?" rétorque les autres.
Notre planète, c’est Byzance pour tout le monde.
Les scientifiques ont des oeillères : Ils ne cherchent que les facteurs de réchauffement du climat.
Quels sont les potentiels facteurs de refroidissement climatique ? Ils doivent bien exister, même si les facteurs passés n’opèrent plus aussi hégémoniquement.
Tout cela pour dire que l’homme va vers la maitrise du climat.
"Tout cela pour dire que l’homme va vers la maitrise du climat."
heu c’est pas pour demain. Déjà que l’on comprend à peine les mécanismes et qu’en plus le climat est quelque peu "chaotique"
Entre la compréhension accrue (mais encore trés imparfaite) des multiples et complexes interactions de phenomenes naturels qui générent des climats, et la maitrise de ces climats, il y a un monde ! Je ne vois pas tres bien comment l’homme, malgré sa maitrise technologique actuelle, maitrisera jamais les mega-cyclones, les inondations diluviennes, et autres catastrophes planétaires programmées.
de toute façon, c’est foutu... Pour s’interesser encore a la planete, il faut avoir resolu tous ses problemes de base, ne pas avoir de problemes de fin de mois, avoir un toit un boulot alors de la a ce que 6 milliards d’humains pensent a la planete en meme temps... Il y a un cataclysme de difference... mais bon, gardons espoir. A+ BZ.
Oui. sans compter que toutes ces reflexions sur le "réchauffement climatique" occultent largement d’autres problemes liés et tous aussi pressants : la démographie mondiale exponentielle, avec ses implications en matière d’exploitation et de gestion des ressources naturelles, de l’eau, et des chaines alimentaires.
La planète suffoque déjà avec ses 6,5 milliards d’habitants, alors qu’on nous en prévoit 9 ou 10 milliards pour dans 45 ans, soit moins de 2 générations. Sans compter les modeles économiques conçus il y a 30 ans, et qui ne survivront pas 30 autres années...
Je souhaite bien du plaisir aux trois prochaines générations (auxquelles je n’ai pas contribué, fort heureusement).
L’article pêche par optimisme. L’hypothèse extrême de réchauffement, c’est Vénus (quand la température augmente assez pour dégazer le CO2 des océans, puis par la suite pour déstabiliser les carbonates dans les roches de surface => plus de recyclage du CO2 mantellique).
Bof. Article un peu "ne paniquons surtout pas, mais tout est foutu !". faire de la science "avec les mains", qualitativement, c’est bien, on peut faire des boucles et des rétroactions dans tous les sens, y compris le pire, mais il y a un moment ou il faut chiffrer tout ca - et la, ca ne plaide pas plus que ca pour "la fournaise" "extrême".
En fait je me demande pourquoi il est nécessaire d’agiter des scenarios noirs à +6°C ou davantage (peu probable qd meme) alors qu’il faudrait surtout faire prendre conscience que +3°C, c’est déjà colossal, et que les impacts seront bien là... :-|
Je suis entièrement d’accord sur le fait que 3° c’est déjà beaucoup mais ce n’est pas par plaisir que j’envisage pire, je ne fais que rendre compte des dernières nouvelles qui dérivent par rapport aux modèles. Si les valeurs n’étaient pas hors-norme ce serait effectivement absurde d’être catastrophiste mais il est un fait qu’il y a de quoi s’inquiéter, pas de dire que c’est sûr mais il n’y a rien qui permet d’être sûr du contraire. Je relève par exemple cette citation de "Pour la Science" de novembre 2006 :
"Les concentrations de dioxyde de carbone atmosphérique étaient élevées lors des grandes extinctions en masse, suggérant un rôle du réchauffement global dans ses événements. Aujourd’hui, le dioxyde de carbone atteint 385 parties par million (ppm) et devrait augmenter de 2 ou 3 ppm chaque année. A ce rythme, le dioxyde de carbone atmosphérique atteindra 900 ppm à la fin du siècle prochain, une concentration proche de celle qui régnait lors de l’extinction thermique du Paléocène il y a 54 millions d’années".
Depuis l’année dernière les nouvelles vont toutes dans la même direction, les dernières du mois étant les pires. Moi je veux bien que cela ne soit pas grave (je l’espère) mais je ne suis pas sûr qu’il soit si raisonnable de garder les mêmes prévisions après tout ça. Bien sûr, je suis preneurs d’arguments qui prouveraient qu’il n’y a aucun risque de dérapage au-delà des 3° ! Par contre, si le risque existe, il est irresponsable de ne pas le dire (même si on risque effectivement de passer pour un charlot qui affole tout le monde sans raisons...).
OK. Toute la difficulté est donc faire du "catastrophisme éclairé", de communiquer, de façon hierarchisée, sur l’échelle des conséquences possibles, pondérés par leur probabilité d’occurence (le risque, quoi..) : 2 points qui évoluent, en effet, avec l’amélioration de nos connaissances sur le climat, et les observations les plus récentes...
quant à la citation de Pour le Science, elle me parait bizarre : si c’est sur un siecle, 380 + 3ppm/an (hypothèse tres haute...) x 100ans = 680 ppm... pas 900, sauf si vous incluez un feedback climat/carbone de plus de 200 ppm (peu probable).
si "la fin du siècle prochain" signifie 2200, a mon avis, il n’y aura vraiment pas assez de carbone fossile pour émettre 2.5 ppm/an (1.9 actuellement) jusque là...Sinon, la comparaison avec il y a 54 millions d’années me parait un peu foireuse.
C’est effectivement la fin du siècle suivant, donc dans 200 ans qu’il y a risque maximum (cela ne veut pas dire que tout va bien d’ici là). Dire qu’il n’y aura pas assez de pétrole et de charbon pour encore 200 ans est certes probable mais cela n’empêchera pas le co2 dégagé par l’océan de continuer à augmenter. Cette augmentation linéaire n’est d’ailleurs pas le plus probable, un emballement est plus que possible. Après, dire que la comparaison est foireuse, je veux bien. Moi je ne prétends rien savoir de plus que les autres. Ce sont des spécialistes qui font des prévisions catastrophistes (que d’autres spécialistes contestent mais les mesures vont pour l’instant du côté des pires prévisions) ! Savoir qu’on risque une extinction massive, même si cela n’a rien de sûr, change quand même la donne...
Sur le lag température/Co2, dans les observations paléo (cycles glaciaires/interglaciaires) il est plutôt entre 700 ans (Hansen) et 1000 ans. Les Océans ne relarguent (en net) pour l’instant pas du tout de CO2 ! tout au plus parle-t-on d’un éventuel affaiblissement de ce puits. Imaginer que d’ici 100/200 ans les océans vont se mettre à relarguer, en masse, du carbone me parait donc juste un peu prématuré (je n’ai pas dit impossible, mais juste prématuré)...
pour l’exctinction massive, j’ai peur qu’on n’ait pas forcément besoin d’invoquer le rechauffement pour cela... l’homme y arrivera tres bien tout seul.
J’ai peur que tout cela ne soit pas si assuré, mais c’est vrai que c’est ce sur quoi on peut s’appuyer sauf qu’il y a eu aussi des épisodes très rapides sur quelques dizaines d’années (mais on peut supposer la participation de volcans dans de tels phénomènes). Il est vrai que les océans n’en sont pas encore à relarguer leurs gaz mais c’est un phénomène assez bien connu et une diminution de l’absorption est déjà un facteur aggravant de l’effet de serre quand on est en phase d’augmentation.
"La réduction d’efficacité des puits naturels de carbone contribue à l’augmentation rapide du CO2 atmosphérique observée récemment" indique Philippe Ciais, du Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement, l’un des auteurs de l’étude. "Cette réduction d’efficacité des puits de carbone dans l’océan et la végétation, est causée notamment par des changements de circulation dans l’océan Austral et, peut-être, par des sécheresses dans l’hémisphère nord. Elle est responsable de près de 20% de l’accélération récente de la teneur atmosphérique en CO2".
« Des changements d’une telle ampleur constituent une surprise énorme, avoue Ute Schuster. Nous pensions que ces modifications ne pourraient survenir que lentement à cause du volume de l’océan ».
Le plus grave dans l’immédiat c’est la fonte du pôle nord bien plus rapide que prévue. Et là encore, la surprise, c’est la rapidité "Nous avions bien prévu tous ces changements pour le futur, mais les voir se produire maintenant est tout à fait remarquable". C’est le dégel du permafrost qui semble le plus inquiétant pour l’instant et qui menace d’emballement. Voilà pourquoi il n’est pas prématuré de s’inquiéter. Je dirais que la charge de la preuve a changé de camp : il faut maintenant prouver qu’on ne va pas rapidement à la débâcle et non plus prouver un réchauffement dont tout le monde peut constater l’étendue...
Que cela aille jusqu’à l’extinction massive n’est pas une idée que j’aurais trouvé raisonnable avant mais plusieurs études l’étayent depuis l’article de "Pour la Science", et c’est tellement gros qu’il faut bien en parler. S’il y a bien des phénomènes d’emballement incontrôlables, notre responsabilité est entière d’enclencher une extinction même si elle ne se produit que très longtemps après. Certes, on a bien entamé le travail mais je ne crois pas qu’il faut refuser de regarder ces hypothèses extrêmes en face, au moins pour s’assurer qu’on s’en préserve et que ce n’est pas ce qui est en train de se passer. Parce que, dans ces phénomènes non-linéaires, on peut toujours se dire que c’est un événement rare, quand ça tombe sur nous c’est notre destin qui est en jeu...
En tout cas, c’est la lecture des dernières nouvelles du climat qui m’a décidé à envisager le pire. Il ne s’agit pas de croyances mystiques dans une nature divine qu’on aurait réveillée mais de processus physiques précis et qui sont en cours !
finalement il y avait à peine une année j’etais traité de ultra pessimiste et que je ne devai penser qu’a moi, si si si, c’est de vous tous. Maintenant tout ce passe comme je le prevoyai, vous commencez a vous reveillez avec la peur, l’impuissance. Sans etre mechant il est legerement trop tard, vous subissez vos propres responsabilités, pendant que moi et certains d’autres etaient traités comme des debiles, voir meme d’extraterrestre (jamais compris pk vu que je m’interesse au devenir de la planete ). Maintenant vous allez l’air fin et vous arretez de vous la peter roi de la montagne. Je ne dit mot de ce qui se passe, vous venez a peine d’effleurer l’ampleur de la catastrophe. Ah oui j’oubliai, petit vengeance personnel, vous etes negationistes les gars ? tout sa c’est dans votre tete, pensez qu’a vous, je ressort vos propres mots, a bon entendeur, salut.
Bonjour, Je m’interesse à la question du journalisme citoyen. J’aimerais mieux cerner les raisons qui poussent à participer, par des articles, à ce nouveau moyen d’information. POur cela, il faudrait que je puisse rentrer en contact avec des rédacteurs d’Agoravox. Voici mon adresse : carlota_zuck@hotmail.fr
Votre témoignage m’aiderait beaucoup, vous aurez juste à répondre à quelques unes de mes questions.
Merci.
Bonjour
L’homme, dans sa fuite en avant, a résolu pas mal de problemes qu’il avait lui meme creé (certes en en creant d’autres). N’est il pas capable d’inventer des puits de C02 artificiel ??? Sauriez vous dans quelles mesures il serait capable de réguler lui-meme le climat (vous parliez par exemple de voiler le soleil avec je-ne-sais quel substance) ???
Merci.
Il y a des projets, qui semblent un peu fou, de voiler le soleil, d’ensemencer la mer, d’enterrer le CO2, etc. On pourrait imaginer d’autres méthodes (produire plus d’oxygène, etc.) mais les quantités sont tellement énormes que tout cela semble presque impossible. On ne pourra rester sans rien faire mais l’hypothèse qu’on n’y puisse plus rien n’est pas absurde. Avant de s’en persuader il faut tout faire pour empêcher l’emballement. On se rend compte en tout cas qu’il y a effectivement un équilibre fragile entre un emballement qui mène à des températures très élevées de même qu’il y a un emballement possible jusqu’à une Terre boule de neige. Peut-être finira-t-on par savoir réguler le climat, mais on en est encore loin... Tout dépend du temps qu’il nous reste et qui est bien difficile à évaluer !
Il existe des moteurs chimiques qui consomment du CO2 (c’est à verifier et ça vient de sortir, source Science & Vie).
Bref, l’équilibre entre moteurs à émission de CO2 et à émission d’O2 permettrait d’équilibrer nos émissions.
Est-ce que voiler le soleil ne serait pas un remède pire que le mal ? Je le crois.
Quant à des moteurs qui consommeraient du CO2, que produiraient-ils ? de l’oxygène et du carbone ? Ne rêvons pas.
Bonjour Jean Zin,
Je suis content de voir que vous êtes en train de comprendre vous aussi l’ "horrible" vérité... Sur le site de TEST j’ ai annoncé au mois de février dernier un terrible changement de perspective à venir dans les 18 mois. Je crois que le "train" arrivera à l’ heure. Pour ceux qui sont intéressés, il peuvent aussi aller voir mes prédictions pour 2008. Elles ne sont pas très bonnes (pénuries pétrolières ?, alimentaires ?, guerre ? etc...), je suis désolé. C’est un bien sale boulot, celui de casseur de rêves mal fondés que je me sens obligé de faire. Maintenant, il faut bâtir sur la réalité.
Je pense que les hommes politiques, les haut-fonctionnaires les services de renseignement et les journalistes bien informés savent aussi que l’ année 2008 sera non seulement difficile pour le bon peuple, mais surtout difficile pour eux. Les médias (tout comme cet article) suent la peur à grosses gouttes, mais encore faut-il être équipé des capteurs pour le voir).
Imago (un des mes lecteurs mais je dois trop faire honte- c’est mon job de briser tous les tabous les uns après les autres- alors il ne le dira pas !) qui contribue sur Agora Vox et ici, a aussi réalisé dans quelle situation on est (Sommes-nous arrivés à la croisée des chemins ?). Article, certes averti, mais qui sue aussi la peur.
Pourtant, cette lucidité qui commence à se généraliser, elle est potentiellement salvatrice. Ce serait l’inverse, hélas le déni est autant généralisé qu’ endémique dans la population, qui serait inquiétant.
La peur va dégouliner de partout et de plus en plus. Peur de perdre son boulot, peur de perdre son confort, peur de mourir, peur des guerres, peur des épidémies, peur de l’ avenir... Ceux qui aiment la peur seront bien servis dans les mois et les années à venir. Il n’ y a que les SDF qui n’ont plus rien à craindre.
Qui a dit déjà que :
"what we must fear is fear itself ?"
Moi, je ne fais pas de prédictions, je n’ai pas de capacités divines de divination, je fais tout au plus des prévisions en fonction des données présentes et je m’inquiète des risques de catastrophes majeures, ce qui ne veut pas dire que ce soit sûr et un risque établi. L’hypothèse extrême n’est encore qu’une hypothèse et qui n’est pas encore la plus probable, c’est une question a étudier en détail, c’est le moins qu’on puisse faire mais la question la plus difficile à prévoir c’est la date justement.
Il n’est pas bien difficile de prévoir une crise systémique en 2008 car elle est déjà là et personne ne sait comment s’en sortir mais s’il ne tenait qu’à moi, le krach boursier se serait produit depuis longtemps ! En fait j’annonçais cette fin d’un monde en 2006 déjà, "Et si ce n’est pas cette année ce sera la suivante !". Les déséquilibres sont là, ce qui est incompréhensible c’est que ça tienne si longtemps malgré cela. C’était la même chose avec la bulle Internet, évidente au moins en 1999 et qui n’a véritablement chuté qu’avec les tours en 2001 !
Il faudra donc peut-être un déclencheur extérieur mais, ceci dit, cela ne sera pas forcément si terrible et l’occasion plutôt de partir sur de nouvelles bases. Le rôle des populations et des Etats sera déterminant. Pour le réchauffement, il n’y a aucune raison que 2008 soit très particulier, peut-être par la prise de conscience mais sinon nous serions protégés du pire jusqu’en 2009 paraît-il, à cause d’El nino je crois.
Il est très embêtant que lorsqu’on se fait lanceur d’alerte on se trouve en si mauvaise compagnie avec toutes sortes d’illuminés qui se prennent pour des prophètes. Il est très difficile de tenir la bonne mesure. La catastrophe est possible, il faut regarder les risques en face pour s’en prémunir au mieux, pas la peine d’en faire une punition divine, un destin inéluctable, ni faire comme si on savait d’avance ce qui se produira et qu’on pouvait désigner les coupables. Il faut raison garder et ne s’aveugler ni dans un sens ni dans l’autre, en étant prêt à changer d’avis devant les faits qu’il faut étudier avec le moins de pathos possible.
Vous avez dit Jean Zin :
"Il est très embêtant que lorsqu’on se fait lanceur d’alerte on se trouve en si mauvaise compagnie avec toutes sortes d’illuminés qui se prennent pour des prophètes. Il est très difficile de tenir la bonne mesure. "
C’est un peu éculé, ça manque d’imagination. En fait, je ne sais pas si j’ attendais mieux de vous. Que pouvez -vous imaginer d’autre ? Je vous mets au défi de trouver sur internet une de mes "prophéties" qui ne se serait pas avérer correcte, pour la simple et bonne raison que je n’ ai jamais fait de prophéties de ma vie, sauf celle dont je parle dans mon commentaire (dans 18 mois etc...)
Je n’ai jamais prédit de crash boursier, ni en 2006, ni en 2007, ni même en 2008 d’ailleurs. Ce n’est pas parce que la planète s’effondre que les riches sont tout de suite affectés !
Par contre, je prédis un moment, où tout le monde va comprendre que le futur n’existe plus. Nous vivrons quelques journées de folie et puis après on se remettra au travail...
Dire ça, c’est être "illuminé ?" Mais de quel droit pouvez dire ça ? Croyez-vous que cela vous grandisse ?
Rassurez-vous, avec moi vous êtes en très bonne compagnie. Vous ne risquez rien, sauf d’avoir raison !
A quand un vaccin - obligatoire ! :/-) - contre la fièvre acheteuse ? :-))
Je trouve votre article intéressant. Il me semble en effet que la philosophie est au centre des interrogations sur l’avenir de la planète. Finalement, le dérèglement climatique nous pose le problème de notre implication, de la place de l’homme sur la planète. Le climat est peut-être comme la maladie pour certains, une chance de faire le point, de remettre en cause un mode de vie, de réfléchir sur le sens que nous donnons à nos actes, sur pourquoi nous les faisons.
A noter que les pires prévisions de 1980 sont aujourd’hui très largement dépassés dans la réalité.
Ceci encore, la fonte des glaces en antartique a été multipliée par 30 pour ce seul été 2007.
http://www.lepilori.net/2007/12/sac...
Nous tous, qui avons consommé au rythme quasi américain depuis la fin de la dernière guerre, nous avons atteint un degré d’addiction incroyable. Nous sommes tous des drogués sous perfusion incapables de renoncer à notre confort, et celui-çi est appuyé très fort sur l’ensemble du monde entier qui contribue à ce confort. Ce confort est aussi facteur de longue vie que tous les progrès pharmaceutiques.
Il n’y aura pas de pétrole pour tout le monde et pourtant, tous ont grande envie de ce confort, c’est légitime, qui fait rèver ceux qui regardent la télé. C’est la hausse brutale du baril qui projette immédiatement des dizaines de techniques alternatives dont les recettes sont maintenant visibles sur Internet.
Sans pétrole, on peut encore circuler,et se nourrir sans aucune difficulté, mais pas sans volonté...
FOUTAISES !!!!! :-((
Une équipe de l’Université de Californie sur Sud, dirigée par le biologiste Lowell Scott, a déterminé que la fin de l’âge glaciaire n’avait PAS été provoqué par le CO2.
Selon cette étude publiée en octobre prochain dans le magazine spécialisé Science, la température des mers auraient augmenté quelques 1’300 années avant une augmentation semblable du CO2 dans l’atmosphère.
En résumé : l’augmentation du CO2 suit un réchauffement naturel de la planète (dû au soleil), plutôt que le cause. Le CO2 est non coupable.
Parole au professeur Lowell Scott : "On dit continuellement que la correspondance entre le réchauffement climatique et le CO2 se vérifie dans les données des glaciers. Vous ne pouvez plus affirmer de telles choses."
Un changement climatique n’est pas l’autre. Il peut y avoir un initiateur astronomique, et le CO2 suit (et amplifie), ou volcanique (c’est le CO2 qui commence), sans compter le méthane des fonds océaniques et des pergélisols qui peut entrer dans la danse ensuite.
Aujourd’hui, ce sont les GES humains qui sont le déclencheur, CO2 surtout mais pas seulement. Les rigolos que vous citez sont moins nombreux que ceux qui estiment le GIEC trop optimiste.
Même Allègre écrit que nous devons 33° de plus à l’effet de serre naturel, dans lequel le CO2 entre pour un bon tiers. Partant de là, on en rajoute autant et des gens viennent dire que ça n’aura aucun effet ?!!? Et vous les croyez ????
"Foutaises" ne fait pas partie des arguments scientifiques mais purement polémiques. Il est idiot d’être partisan dans cette affaire, être "partisans du réchauffement" est aussi stupide que d’y être opposé. Il faut suivre les données scientifiques et il est amusant de prétendre que ce serait une nouveauté que l’augmentation du CO2 suit le réchauffement. Cela fait des années que Claude Allègre dit ça et ce n’est pas faux mais il n’y a rien là qui soit pour nous rassurer puisque cela veut dire simplement qu’on est déjà dans une boucle de rétroaction positive. La seule conclusion qu’on pourrait en tirer c’est que nous ne sommes pas coupables dans cette affaire, c’est effectivement possible mais cela n’empêche pas qu’on n’a fait qu’aggraver le problème. Il se trouve que toutes les études tiennent compte de cet effet retard et constatent qu’on ne peut ignorer l’incidence de la production anthropique qui reste malgré tout significative. Ceci dit la question de la culpabilité n’a aucune importance, la véritable question est de savoir ce qu’on peut faire pour limiter l’emballement et c’est là où ce phénomène d’augmentation du CO2 comme effet retard de la fin de la dernière glaciation pourrait rendre tous nos efforts inutiles. C’est ce qu’il faudra évaluer le mieux possible, il ne suffit pas de foutaises pour n’y plus penser...
Il y a trente ans, circulait la parabole du papillon, expliquant comme l’immense planète sur laquelle nous sommes si petits, était en fait très fragile et nous, des brutes. Bien avant, circulaient depuis la nuit des temps, de bouche à oreille, la légende du déluge...
L’humanité moderne ne transmet plus cette légende, et s’asseoit sur la parabole. Pourtant, on a pas idée des extrèmes conditions par lesquelles est passée notre planète avant d’enfin s’installer dans cette quiétude provisoire qui a permis à l’humain de se redresser jusqu’à cette position de vainqueur. Il ne serait pas inutile que celui-çi consacre son énergie à conserver et entretenir cet équilibre si fragile qui lui a permis d’évoluer si favorablement. Effectivement, le progrés donne à l’humain le moyen de stabiliser le climat afin d’assurer les cinq cent mille ans de paradis que révèlent le calendrier temporel. Il aurait pu en être ainsi si nous avions été séduits par le mode de vie des indiens.
Bien sûr, tout ce progrès est allèchant, captivant, brillant, mais un dangereux bouquet final à un très court feu d’artifice...










