Nous avons fait écho pendant de longs mois des luttes menées par les associations environnementalistes et les populations locales contre cet immense projet minier. L’usine est en phase de test : ça commence très mal
C’est le premier avril que l’usine déverse des milliers de litres d’acide sulfurique dans une rivière, dévastant la faune et la flore sur plusieurs kilomètres. L’eau contaminée s’est ensuite déversée dans la mer, plus précisément à l’intérieur du périmètre de la "zone tampon" censée protéger le lagon déclaré récemment patrimoine mondial de l’humanité.
L’industriel réalisait des tests alors que le bassin devant récupérer d’éventuelles fuites était en réparation. Pire, Vale Inco NC (nouveau nom pour Goro Nickel) a tardé à prévenir les autorités et a tenté de minimiser l’accident : "L’essentiel du liquide a été contenu et maitrisé dans la zone même de l’usine" était-il écrit dans un communiqué diffusé le lendemain, alors qu’il a été rapidement question de mille à cinq mille litres déversés dans la rivière et que certains avancent qu’il s’agit de dix-huit mille litres.
La zone impactée est "considérée comme un haut lieu de biodiversité et d’endémisme" selon le WWF-France, qui demande "le retrait immédiat de l’autorisation d’exploitation de l’industriel". D’autres associations environnementalistes ont joué un rôle essentiel dans l’information et la sensibilisation des populations et des autorités, en premier lieu Codefsud, la Coordination de défense du sud. Le Comité Rheebu Nuu et les autorités coutumières du sud de la Nouvelle-Calédonie, qui avaient fini par signer un pacte écologique avec l’industriel, sont également en alerte et appellent à la protestation.
Sources
Province sud de la Nouvelle Calédonie










