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Article publié le 27 juin 2007

La dérégulation du marché de l’énergie ouvre la voie à de nouveaux investisseurs, "innovateurs" audacieux : quelles innovations ? quelles audaces ? pour qui ? le respect de l’environnement est plus que jamais d’actualité

Le Monde du 22 juin 2007 présente "un innovateur de rupture" selon ses propres termes, Charles Beigbeder, fondateur de "sa petite société" Poweo . Un chef d’entreprise qui prône l’innovation et la prise de risque : le propos est séduisant !

Mais quelle innovation et quelle prise de risque ?

Soyons rigoureux.

Profitant de la dérégulation du marché de l’énergie, Poweo promet du « charbon propre » en présentant un projet de construction d’une centrale à charbon sur le territoire du port Autonome du Havre

Or la population du Havre se mobilise contre ce projet : pourquoi ?

Parallèlement à l’actuelle centrale EDF , première émettrice de poussières de Haute Normandie, première émettrice de NOX et troisième émettrice de SO2, les nouvelles centrales émettront effectivement moins de polluants à partir de 2015, en application de la loi, donc moins de poussières, de SO2, de NOX, etc.

En revanche les émissions de CO2, redoutable gaz à effet de serre seront toujours effectives en 2011 ou 2012 ou même 2015 . Notre région, fortement industrialisée, est la première en émission de gaz à effet de serre par habitant.

Le charbon propre n’existe pas. On ne sait ni capter le CO2 ni le stocker. Tous les experts présents au colloque « Charbon propre, mythe ou réalité ? », réunis au Havre récemment ont été d’accord pour affirmer que la capture et la séquestration du CO2 ne seront pas au point avant 15 ans minimum et qu’elles seront très coûteuses.

Alors que le président de la République vient d’affirmer « le problème du réchauffement climatique devient une urgence », on construirait au Havre une centrale dont on sait qu’elle ne peut pas être performante.

Où est l’innovation ?

Par ailleurs, , interrogé sur un projet d’éoliennes en mer, et s’y opposant, Monsieur le Préfet faisait remarquer que « notre région développe déjà près de 10 000 mégawatts par ses sources classiques » c’est-à-dire que notre région qui correspond à 2,98% de la population française, participe à hauteur de 11 % à la production nationale, et n’en consomme que 4% selon les chiffres officiels.

Donc, si l’on comprend bien, on s’oppose aux énergies renouvelables en Haute Normandie sous prétexte qu’on produit plus d’électricité que l’on n’en consomme et on autorise des centrales à charbon !

Posons plutôt les vrais problèmes. Le dernier Ministre de l’Environnement affirmait : « Un urbanisme capable de concevoir des quartiers où tout concourt à préserver notre environnement, et des habitations à énergie positive, c’est-à-dire qui restituent autant ou plus d’énergie qu’elles n’en consomment, est possible... ». Un formidable chantier est ouvert aux vrais innovateurs d’un environnement respectueux de la planète : consommer autrement, en faisant appel aux économies d’énergie, à l‘efficacité énergétique et aux énergies renouvelables .

Enfin , les Havrais refusent de prendre des risques supplémentaires pour leur santé ! Le Havre a le taux de cancers le plus élevé en Haute Normandie et en France (35,7% contre 31, 8). Avec 978,8 décès pour 100 000 habitants, le territoire havrais se place en troisième position des sept communautés d’agglomérations les plus touchées par la mortalité générale.

En conclusion, le chef d’entreprise qui veut innover, doit tout d’abord convaincre ses concitoyens que ses projets tiennent compte des avancées de la science, et que, s’il prend des risques, il ne les fait courir ni aux hommes, ni à l’environnement : il respecte la vie et l’avenir de notre planète, pour nous et pour nos enfants.

Car, ce qui freine l’innovation et la prise de risque, c’est qu’elles ne sont ni authentiques ni légitimes, c’est le soupçon de l’ enrichissement personnel à tout prix et de l’habileté politique.

Comment interpréter autrement l’absence de débat citoyen, les décisions prises en catimini, sans concertation de la population, le mépris des conclusions des experts, le seul pouvoir d’un chef d’entreprise ?

Où est l’éthique ?

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41 votes

commentaires
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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 27 juin 2007 à 11H00

Elle a bon dos l’éthique. Les prefets en sont d’ailleurs de fervents défenseurs, ils sont toujours les premiers à se mobiliser pour mettre à mal un projet écologique ou pour imposer un truc dont personne ne veut (nucléaire, OGM, charbon et on en passe). Eux qui d’ailleurs ont des responsabilités vis-à-vis de la population s’assoient sur les conclusions des experts risques. De toute façon on a jamais entendu parler de prefet condamné au pénal pour non respect de ses obligations. Donc tout roule, on empoche le fric et on polue à tour de bras. Remarquez aussi que la justice c’est pas mieux, même aux plus hautes instances. Sinon on aurait un recours et faudrait pas créer un précédent ...

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par lerma (IP:xxx.xx1.72.26) le 27 juin 2007 à 12H16

Le journal LE MONDE,vient une fois de plus de faire des articles de grandes complaisances envers des sociétés privées ,qui bien sur,on un plan média pour le journal LE MONDE de plusieurs centaines de milliers d’euros de publicité.

LE MONDE renvoi l’ascenceur sous forme d’article de complaissances et cela pourrait s’appeler du publi-reportage ailleurs,mais pour un organe de presse qui se revendique D’INFORMATION ,cela s’appelle de la MANIPULATION

"Charles Beigbeder, fondateur de "sa petite société" Poweo . Un chef d’entreprise qui prône l’innovation et la prise de risque "

Un fils à papa,gosse de riche,qui va faire de la spéculation avec le prix de l’électricité.

D’ailleurs,si vous interroger nombres de commerçants qui avaient commis l’erreur de passer au privé,ils vous diront TOUS que la facture à été très très douloureuse !!!

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par Frédéric Guinot (IP:xxx.xx3.248.130) le 27 juin 2007 à 13H40

On connaissait bien le principe du NIMBY (not in my backyard) on a à présent celui du BANANA (Build Absolutly Nothing Anywhere Near Anything)

Il y a une demande énergétique qui ne cesse de croître et qu’il faut bien combler tout en encourageant les économies d’énergie. Essayons donc de le faire de la manière la plus propre et la plus rationnelle possible.

Le Havre est un grand port et la plupart des produits nécessaires à la fabrication d’énergie arrivent là... Too bad ! Faut-il alors faire rouler des camions (ou des trains) pour transporter le charbon vers Clermont-Ferrand ou on construirait une usine à charbon "propre" ? Non. A moins de rouvrir le puits de mine du Massif Central, choisir Le Havre pour implanter une telle usine a du sens, même d’un point de vue écologique.

Imaginons sur les principes décrits dans l’article que l’Arabie Saoudite décide de n’extraire que le pétrole nécessaire à sa consommation... Ca serait rapidemment la guerre mondiale.

Contrairement à ce qui est dit dans l’article, on sait capter en stocker le CO2. On sait d’autant mieux le faire qu’il est produit localement dans une centrale à charbon et non pas de manière diffuse comme par exemple celui qui provient du transport routier. Injecter le CO2 dans des reservoirs naturels souterrains comme on le fait depuis des années pour le gaz naturel ne présente pas de défi technique particulier. Les géophysiciens doivent simplement se mettre à l’étude pour trouver les meilleures solutions localement. Certe, tout ceci à un coût, comme tout, et ce coût doit être financé, évidemment...

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par royer (IP:xxx.xx3.6.12) le 28 juin 2007 à 15H13

qui êtes-vous ? votre réaction m’intéresse : j’aimerais savoir d’où vous avez vos informations sur la capture du Co2 cordialement i royer

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(IP:xxx.xx3.248.130) le 29 juin 2007 à 09H44

Madame,

Je ne suis qu’un ingénieur travaillant dans les domaines énergétiques. Je peux vous renvoyer aux excellents articles publiés sur le site de Schlumberger. Leur centre de recherche de Ridgefield est certainement l’un des plus avancé en matière de capture et séquestration du CO2.

www.slb.com/media/services/a...

www.slb.com/media/services/r...

Cordialement

FG

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par pierrot4 (IP:xxx.xx1.23.48) le 30 juin 2007 à 18H29

A Frederic et Royer, en vérité il n’y a pas d’expérience industrielle de captation et de stockage de CO2 dans des sites géologiques stables (sites de charbon ou de réservoir de gaz) mais seulement quelques expérimentations en Novège, au Danemark etc.

Ces expérimentations sont encourageantes mais la faisabilité technique et surtout économique ne sont pas aquises actuellement.

Le coût serait au minimum de 20 euros par tonne de CO2 sequestrée quand le marché de CO2 (initié par le protocole de Kyoto est proche de 2 euros !).

C’est certainement une voie d’avenir car d’après les experts de l’Agence Internationale de l’Energie (AIE) le charbon est l’énergie de l’avenir à l’horizon 2030/2040 à condition qu’il soit "propre" (sans CO2 émis). Mais pour le futur proche (2007-2030) ce n’est pas une bonne idée sur le plan écologique. Cordialement.

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par bmd (IP:xxx.xx1.31.6) le 24 juillet 2007 à 11H30

Frédéric Guinot, si le captage du CO2 présente des difficultés particulières.Certes,l’injection de CO2 dans les roches poreuses des gisements est pratiquée de longue date par les pétroliers pour faire de la récupération assitée du pétrole. Certes il existe des gisements naturels de CO2.Mais contrairement au méthane,le CO2 se dissout dans l’eau des aquifères et les acidifie.Il y a donc altération des minéraux et ce problème doit être soigneusement étudié.Toutes les structures susceptibles à première vue de recueillir le CO2 ne seront pas forcément viables sur le long terme.Et comment se situeront géographiquement ces structures viables par rapport aux sources de CO2 que l’on voudra capter ?Attention aux idées abstraites proposées par des gens qui n’ont aucune idée de la complexité géologique du sous-sol. Un très bel exemple d’idée abstraite qui s’est transformée en déroute est celle de la géothermie des roches profondes.L’idée géniale était qu’en forant suffisamment profond on pourrait exploiter des quantités énormes de chaleur à notre avantage.Les pilotes ont montré que ce n’était possible que dans les rares endroits où la géologie le permettait et de source énorme et inépuisable la géothermie des roches profondes est devenue un appoint confidentiel à l’échelle de nos besoins.

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par sergeï (IP:xxx.xx9.4.101) le 27 juin 2007 à 14H02

Le savez vous ? Je viens de l’apprendre par l’édition "gratuite" du journal le monde, justement, le passage à un fournisseur différent d’EDF risque d’être une usine à gaz juridique, car non seulement, elle sera irréversible mais, accrochez-vous bien, attachée au logement et pas à son occupant. Celà signifie que vous devrez bien vous renseigner avant de louer ou acheter un logement sur le "statut" énergétique de votre futur logement. Car, à plus ou moins long terme, la facture risque fort d’être différente, hors secteur réglementé (prix du marché). En somme, on reproduit le mécanisme de la fameuse loi de 1948 sur la réglementation des loyers, sauf que cette fois-ci, elle jouera à l’encontre de l’intérêt des occupants... Cette disposition, qui rendra focément un logement moins attractif risque de poser de délicates questions juridiques et pratiques :
- un propriétaire pourra-t-il s’opposer à la sortie de son logement du secteur réglementé par une décision de son locataire ????
- Ne risque t-il pas de se créer un parc de logements hors secteur réglementaire, principalement dans les logements sociaux ou des locataires plus fragiles risquent d’être sensibles au baratin des gens de PoweO machin truc, pour un avantage immédiat futile... Que feront les bailleurs sociaux quand leur parc sera passé au tarif déréglementé.

Il faut savoie aussi qu’EDF et Gdf seront aussi respectiveement opérateurs dans l’énergie concurrente (gaz pour EDF et electricité pour gDF) et que des packs bi-energie feront sortir le client du tarif réglementé pour le tarif marché, et ce, définitivement.

Gare aux surprises pour qui ne sera pas averti ...

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(IP:xxx.xx3.28.170) le 27 juin 2007 à 21H26

Dans un marché de libre concurrence, les entreprises font en sorte d’éviter par tout les moyens...d’être en concurrence !

C’est un principe premier en économie qu’il ne faut absolument ne pas perdre de vue sous peine d’être b... !

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par pierrot4 (IP:xxx.xx1.23.48) le 30 juin 2007 à 18H37

Il n’est pas justifiable de sortir des contrats à prix réglementé, par appat du gain immédiat, et y revenir ensuite lorsque ces prix "libres" deviennent énormes. En effet, ces sociétés "électriques" souvent ne produisent rien (pure négoce à partir du courant de l’EDF) ou produisent à partir de combustibles fossiles bien plus chers que l’énergie électrique à base de nucléaire comme le fait l’EDF.

le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière ... Cordialement.

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par Cassandre (IP:xxx.xx2.18.96) le 28 juin 2007 à 10H45

Se cramponner au tarif réglementé EDF est un moyen de rendre inutile cette centrale à charbon.

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par bmd (IP:xxx.xx1.31.6) le 24 juillet 2007 à 11H10

En ce qui concerne la libéralisation de l’électricité en Europe,à lire l’article de Marcel Boiteux dans futuribles, que vous pourrez trouver sur www.sauvonsleclimat.fr . Avec cette conclusion ironique, selon laquelle la concurrence est en principe organisée pour faire baisser les prix, alors que dans ce cas il s’agit d’augmenter les prix pour organiser la concurrence ! il s’agit donc bien d’augmenter les profits au détriment des contribuables.Et cela se traduira par le développement du fossile, car il est le mieux placé pour assurer l’offre en électricité de pointe, la plus juteuse. Et ce fossile, ce sera le charbon, car il est plus durable( une centrale à fossiles est là pour 40 ans sinon plus, alors il faut être sûr d’avoir du combustible jusque là) et d’approvisionnement beaucoup plus sûr que le gaz. Revenons en à l’usine projetée au Havre.L’augmentation prévisible de la consommation d’électricité en France(pas question de chercher à réduire la consommation !), entraîne des projets de construction de moyens de production. On observe qu’il s’agit essentiellement d’éolien et de centrales à combustibles fossiles, et qu’à part l’EPR destiné en fait à remplacer les centrales nucléaires existantes, il y a un moratoire de fait sur les centrales nucléaires. Le développement de l’éolien, facilité par le même genre d’arnaque politico-financière que la libéralisation du marché de l’électricité, entraînera lui aussi en France un développement du fossile, car l’éolien ne peut être considéré isolément puisqu’il ne peut pas marcher sans le "back-up" de centrales à combustibles. Quand s’ôtera-t-on enfin de la tête cette vision idyllique des éoliennes produisant une électricité propre et aurons nous enfin la vision réaliste des éoliennes enchaînées à leur centrales à charbon comme en Allemagne et au Danemark.En Allemagne, le couple éolien-charbon produit 900g de CO2 par KWh, à comparer aux 1000 du charbon seul !Quel progrès, quand on pense que le nucléaire en produit en France à peu près 20 !Et le Danemark et l’Allemagne produisent 4 tonnes de CO2 par habitant de plus que nous ! Mais l’électricité au charbon, seule ou en appui de l’éolien, n’a pas que l’inconvénient d’émettre énormément de CO2.Il y a aussi des émissions de SO2,d’oxydes d’azote, de suies,d’hydrocarbures aromatiques polycycliques, d’aérosols, de poussières, d’éléments radioactifs, en particulier de radon qui est un gaz que rien n’arrêtera. il y a aussi des émissions de mercure et d’arsenic. Les émissions moyennes de mercure sont de l’ordre de 10 à 20 kg par TWh produit. Quand on sait qu’il suffit de traces de mercure dans la chaîne alimentaire pour provoquer de gros dégâts, c’est effrayant.Ce problème est devenu un problème majeur aux Etats-Unis, mais on n’en parle guère en Europe, qui en émet tout autant que les Etats-Unis, la production de l’électricité au charbon, grâce à nos amis Allemands, Danois et Polonais en étant le principal responsable. Les normes d’émissions européennes pour 2015 prévoient la diminution de ces émissions toxiques, mais elles seront insuffisantes, car elles porteront sur ce qui est le plus facile, SO2 et oxydes d’azote, poussières.Il en restera d’ailleurs encore une bonne partie. Résoudre les autres problèmes passe par une reconception totale des centrales à charbon,sur laquelle il existe certes des recherches, mais qui aboutiront quand ? Le problème n’est pas ici celui de l’automobile, dont les émissions dangereuses ont été réduites énormément par une contrainte mise sur les normes d’émissions. Le cycle de renouvellement de l’automobile est de l’ordre de 10 ans, tandis qu’il est de 40 pour les centrales électriques !Autant dire que si on laisse faire, le coup sera parti et il n’y aura pendant longtemps pas de retour en arrière. Il faut absolument exercer une forte pression pour que ne soient plus construites en France de centrales à charbon ou plus généralement à combustibles fossiles tant que la technique n’aura pas permis de réduire considérablement les émissions de tous les produits dangereux et de séquestrer le gaz carbonique. Les associations antinucléaires ont une responsabilité dans cet état de chose. A force de diaboliser le nucléaire, l’attention a été complètement détournée de ces problèmes. Il serait temps qu’elles se réveillent ! Quand au journal "Le Monde", il se refuse obstinément à porter ce genre d’informations à la connaissance de ses lecteurs, je peux en témoigner ; Il en est de même de l’ensemble des médias français.


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