Les experts du GIEC, le groupement d’experts internationaux dont l’avis sert de référence auprès des gouvernements,vient de tenir sa troisième réunion à Bangkok sur le réchauffement climatique après celles de Paris et de Bruxelles.Je vous avais fait par de leurs premières conclusions dans un message du 14 avril. Cette nouvelle réunion avait pour but de définir dans quelle mesure et comment le monde pouvait arriver à lutter contre ce réchauffement dans les Vingt ans à venir.
Ses conclusions globales ont été rassurantes en indiquant qu’il c’était possible de stabiliser la hausse des températures à 2°C depuis 1990 à un cout relativement raisonnable pour l’économie mondiale entre 0.2pct et 3pct du Produit Industriel Brut mondial de 2030. Une fourchette relativement large néanmoins ce qui n’est pas anormal vu l’ampleur du problème et l’imprécision de telles prévisions. Mais, car il y a un mais, à condition de s’y prendre tout de suite(avant 2015) car plus tôt se produira la stabilisation du taux de CO2 dans l’atmosphère aux environs des 445/490 ppm de CO2, plus tôt se produira la décroissance que les experts envisagent à partir de 2015.
Les conclusions detaillées domaine par domaine des experts sont par contre plus préoccupantes. Ils pensent en effet qu’il y a beaucoup à gagner dans l’habitat et le batiment pour lesquels il serait possible d’éviter 30pct des émissions actuelles pour un cout assez faible.Curieusement, ce n’est pas à ce domaine que nos politiques ont réservé leurs premières subventions. Pour le transport, 2ème gros poste d’émissions, les experts ont identifiés des possibilités de réduction d’émissions mais qu’ils voient contrecarrées par la croissance de cette activité et par les préférences des consommateurs. Pas grand chose à gagner sur le transport sauf à devenir globalement coercitif.
Sur le mix d’énergies pour nous alimenter le GIEC voit les énergies renouvelables représenter 30 à 35 pct de ce mix en 2030, le nucléaire monter de 16 à 18pct et les biocarburants représenter entre 3 et 10 pct de la demande "transport "en 2030. Enfin ils ont identifié un potentiel d’atténuation très important dans la réforestation dans les zones tropicales ! Quand on sait que le Brésil voit les zones de forets se réduire tous les jours pour y être remplacées par des cultures de cannes à sucre à destination des biocarburants ou l’Indonésie qui annonce une déforestation de 2pct de la surface totale de ses forets, on ne peut qu’être sceptique. Enfin les experts semblent croire beaucoup au potentiel de la, séquestration du carbone qui n’en est pourtant qu’à ses tout débuts.
Recommendation utile par contre dans l’instauration d’un marché mondial du carbone que le GIEC voit monter à 50 dollars la tonne.Le baton financier en quelque sorte.
Rien d’alarmant donc dans les conclusions finales à destination du grand public dont on dit néanmoins dans la coulisse qu’elles ont été fortement influencées pour ne pas être alarmante justement par les représentants americains et chinois qui ont les interêts et opinions que l’on connait à savoir de ne pas avaliser les engagements de Kyoto non plus que ceux du traité qui devra lui succéder.
Depuis Georges Bush a fait part de ses suggestions qui se bornent à prévoir un effort des grandes industries qui découlerait de la mise en oeuvre des techniques récentes industrielles moins consommatrices d’énergies, mais surtout pas d’effort des populations pour réduire leurs consommations et modifier leur mode de vie. "L’American way of Life for Ever" en quelque sorte, le mode de vie américain pour toujours en Français, comme il l’avait dit au tout début de son premier mandat.
Les Chinois poursuivent leur shopping intercontinental pour mettre la main par tous les moyens sur les ressources pétrolières et minières de la planète ;
Les Russes par l’intermédiaire d’un de leur représentant accueillant je ne sais plus quelle réunion internationale sur le sujet ont carrément dénié le problème et le lien entre émissions de CO2 et réchauffement climatique ;
Quelques experts négativistes dont Claude Allègre, refutent les arguments de la vaste majorité des experts sur la base - qui est vrai- du peu d’information sur une longue période sur l’évolution du taux de CO2 dans l’air au fil des siècles et sur l’explication des variations climatiques déjà observées sur le globe. Autre expert négativiste,un chercheur au MIT, Massachussets Institute of Technology,spécialiste du climat, Monsieur Richard Lintzen,qui considère que la science du climat est pour l’instant immature, que les mesures effectuées, surtout il y a plus de 20 ans, sont absolument sujettes à caution(cf le niveau des océns) et que Kyoto ne sert à rien !
C’est dire que la vérité scientifique est loin d’être établie sur ce sujet et que les avis et les positions sont très éloignées pour arriver au consensus qui serait nécessaire pour avancer.
Suite au prochain épîsode, la réunion du G8 qui a lieu en ce moment
Thèmes
Climat Changement climatique Energie CO2 Environnement Gaz à effet de serre Monde Libéralisme
CONSEIL : je trouve pas très intelligent ni très facile à comprendre l’abréviation "pct" preésente dans l’article à la place vous pourriez mettre "pourcentage" ou "%" voila ...










