Article publié le 25 septembre 2007
Les
avantages écologiques et énergétiques des biocarburants, mis en avant
par le gouvernement et étayés par une étude de l’Ademe de 2002, sont
remis en question par un nombre croissant de scientifiques et
d’associations de consommateurs.
Si
tout le monde s’accorde à dire qu’ils peuvent réduire la dépendance de
la France aux hydrocarbures et fournir un nouveau débouché à
l’agriculture, leur intérêt écologique - généralement mis en avant pour
justifier le soutien à cette filière -, fait paradoxalement toujours
débat.
Certes,
à la différence des hydrocarbures, leur combustion n’accroît pas la
quantité de CO2 dans l’atmosphère : elle ne fait que libérer le dioxyde
de carbone absorbé par les plantes. Cependant, la culture, la
transformation et le transport des biocarburants dégagent également du
CO2.
Le bilan écologique des biocarburants est donc assez contrasté.
L’association UFC Que-choisir est favorable au développement de la filière biodiesel en France, quand le gouvernement soutient plutôt le superéthanol (E85). L’association consumériste conteste par ailleurs les avantages fiscaux accordés à la filière des biocarburants. Selon l’UFC Que-choisir, la réduction de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP), destinée à permettre aux biocarburants d’être aussi compétitifs que les hydrocarbures, avait un sens lorsque le baril de pétrole coûtait 30 dollars. Mais au-delà de 55 dollars le baril, les biocarburants deviennent naturellement plus compétitifs, et l’avantage fiscal « fournit une rente au producteur, grève le budget des consommateurs, et limite les possibilités de financement des autres leviers de diminution de la dépendance au pétrole. »
D’aprés : Le journal du développement durable
Le reportage de France 3 :
Certes,
à la différence des hydrocarbures, leur combustion n’accroît pas la
quantité de CO2 dans l’atmosphère : elle ne fait que libérer le dioxyde
de carbone absorbé par les plantes. Cependant, la culture, la
transformation et le transport des biocarburants dégagent également du
CO2.Le bilan écologique des biocarburants est donc assez contrasté.
L’association UFC Que-choisir est favorable au développement de la filière biodiesel en France, quand le gouvernement soutient plutôt le superéthanol (E85). L’association consumériste conteste par ailleurs les avantages fiscaux accordés à la filière des biocarburants. Selon l’UFC Que-choisir, la réduction de la Taxe Intérieure sur les Produits Pétroliers (TIPP), destinée à permettre aux biocarburants d’être aussi compétitifs que les hydrocarbures, avait un sens lorsque le baril de pétrole coûtait 30 dollars. Mais au-delà de 55 dollars le baril, les biocarburants deviennent naturellement plus compétitifs, et l’avantage fiscal « fournit une rente au producteur, grève le budget des consommateurs, et limite les possibilités de financement des autres leviers de diminution de la dépendance au pétrole. »
D’aprés : Le journal du développement durable
par yunhe (IP:xxx.xx7.72.67)
le 11 novembre 2009 à 06H42
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