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Dégradation d'une grande nappe d'eau potable d'Ile-de-France

Article publié le 20 juillet 2007

Malgré les précipitations des semaines dernières, la nappe phréatique de Champigny, en Seine-et-Marne, l’une des principales réserves d’eau potable d’Ile de France, a atteint son plus bas niveau historique. Pire : à ce phénomène s’ajoute celui d’une pollution par des résidus de pesticides et de nitrates.

Dégradation d'une grande nappe d'eau potable d'Ile-de-France

 

Les pluies de ces dernières semaines n’y ont rien changé : la nappe phréatique de Champigny, en Seine-et-Marne, l’une des principales réserves d’eau potable d’Ile de France, a atteint son niveau le plus bas historiquement connu. Cette diminution s’est amorcée en 2003, année de la canicule et n’a cessé d’empirer. En cause : des précipitations hivernales insuffisantes pour recharger en eau les nappes phréatiques. Et à ce manque d’eau s’est ajouté un autre problème de taille : la nappe est aussi souillée par des résidus de pesticides et de nitrates, présents en quantité bien supérieure aux seuils réglementaires.

La nappe phréatique, peu profonde, constitue un terrain facilement atteignable par des polluants d’origine agricole. Une pollution qui a atteint un tel « record » que 178 communes de Seine-et-marne sur 514 ont même obtenu des dérogations pour fournir de l’eau non conforme à la réglementation. Ainsi, depuis une dizaine d’années, 15 % des habitants du département boivent une eau dépassant les taux de résidus de nitrates et de pesticides autorisés !

Pour faire face à ces problèmes, plusieurs solutions ont été envisagées par les autorités départementales. La première consiste à puiser régulièrement de l’eau dans la Seine, environ 10 000 m3 par jour, une quantité qui devrait tripler en période de crise renforcée. Sauf que le traitement de l’eau de la Seine... coûte cher. Une autre solution est de regrouper les communes pour investir dans de nouvelles unités de production d’eau potable afin de mieux traiter les résidus de pesticides. C’est ainsi qu’une telle unité de production vient d’ouvrir à Melun.

Ces « solutions » de courte vue sont des absurdités environnementales et économiques qui mettent en lumière l’incapacité chronique de certains de nos dirigeants à trouver des solutions durables.

Afin de renforcer la protection des nappes souterraines, Génération Ecologie préconise d’agir en amont au moyen d’une politique fiscale appropriée. L’instauration d’une taxe dissuasive sur les pesticides permettrait, en effet, de réorienter les modes de production agricole tout en dégageant, en parallèle, des recettes qui accompagneraient le développement de techniques alternatives à même de préserver les nappes d’eau souterraines.

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commentaires
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par Atlantis (IP:xxx.xx4.175.14) le 20 juillet 2007 à 11H54

oui pour la taxe sur les pesticides, mais tant que les agriculteurs continueront à labourer les sols et à les rendre plus durs que du béton (semelle de surface et semelle de charrue), l’eau ne rentrera jamais dedans. Si nos rivières ont un aussi sale aspect c’est pas de la pollutions chimique, c’est à cause de cette lessivation de surface des sols agricols.

Comme dit Claude Bourguignon, "ce qui est extraordinaire, c’est qu’on a inventé les inondations en période de sécheresse".

Je parie d’ailleurs que ce point tellement sensible ne sera jamais abordé lors du grenelle et qu’on va prendre pour au moins 20 ans de pénurie d’eau potable dans les nappes, toutes saisons confondues.

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par antoine (IP:xxx.xx3.130.122) le 20 juillet 2007 à 13H13

si tu ne labour pas tu plante comment...

antoine

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par semer sans labourer (IP:xxx.xx5.63.227) le 22 juillet 2007 à 20H20

@ Antoine :

Bonsoir ,

dans Google : "semer sans labourer"

http://www.google.fr/search?hl=fr&a...

Cordialement

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par antoine (IP:xxx.xx3.130.122) le 20 juillet 2007 à 13H10

ben tient c encore la faute des agriculteurs

je ne te dirai qu’une chose :

vu le prix des pesticide et des angrais g te garantie que les agriculteurs sont largement en dessous des doses préconisé par les industriel (et donc les autoritées sanitaire)

ajoute ça au pris du marché (toujours plus bas)

au finale elle existe déjà ta taxe dissuasive (c du bon sens)

pour ce qui est de l’autorisation de fournir de l’eau non potable tu pense franchement qu’un seul responsable politique prendrait ce risque. les taux sont au-dessus des normale d’où les nécessité d’autorisation mais dessous des normes de sécurité.

cordialement

antoine

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par Yoann Gontier (IP:xxx.xx4.224.233) le 20 juillet 2007 à 17H37

Bonjour Antoine,

Bien sûr que non ce n’est pas la faute des agriculteurs, c’est aux politiques d’agir pour limiter cet usage intensif des pesticides qui polluent les nappes phréatiques.

Les agriculteurs sont d’ailleurs les premières victimes de ces pollutions puisqu’ils sont, plus que n’importe qui d’autre, exposés aux effets néfastes des pesticides.

Il ne s’agit donc pas de monter les agriculteurs contre je ne sais qui, cela n’aurait évidemment aucun sens. Pour autant, on ne peut pas se satisfaire d’une situation dans laquelle le recours massif aux pesticides pollue nos eaux mais également nos aliments, tout en ayant des effets sur la santé des agriculteurs.

Pour ne prendre qu’un exemple en 2006, le Tribunal des affaires de sécurité sociale de Bourges a établi un lien entre l’exposion aux pesticides et la maladie de Parkinson.

La taxe dissuasive que propose de mettre en oeuvre Génération Ecologie vise à diminuer l’usage des pesticides pour la bonne santé de tous. Dans de telles domaines, la fiscalité s’avère être un levier d’action efficace permettant de modifier les comportements et les méthodes de production tout en dégageant de nouvelles recettes pour soutennir les techniques alternatives.

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par judel.66 (IP:xxx.xx1.214.34) le 28 juillet 2007 à 17H34

Yoann posez donc des questions ...1°pourquoi nos nappes phréatiques sont elles de moins en moins alimentées ??? répondez comme claude allègre"""parce que le fond de nos cours d’eau est tellement sale et visqueux qu’il est devenu imperméable""" que faire ??? il faut y réfléchir et faire en sorte qu’en aval des stations d’epuration des grandes villes ça ne continue pas et ne s’aggrave pas .difficile !!!

2°pourquoi pour plaire aux irresponsables, irrealistes ecolos qui veulent des rivières sauvages nos rivières du massif central,des pyrénées, des alpes ,du jura, des vosges et meme de bretagne sont des chasses d’eau et pourquoi jetons nous tant d’eau douce a la mer... ???

le rhin et le rhone mis a part ;de meme que la somme qui dès sa source est un egout ; tous nos autres cours d’eau en amont des grandes villes devraient aller de seuil d’écrétement de crue en seuil ...résultat : davantage d’infiltration , davantage d’evaporation = réalimentation de la nappe phréatique et regularisation du climat

bien sur , ces deux prop paraissent contradictoires,bien sur ,,en aval de toulouse ,d’orleans de troyes il n’est plus question de seuils mais il ne faut pas laisser dire que le magnifique chateau d’eau du massif central, par example ,ne pourrait pas voir toutes ses rivières aller de seuil en seuil .tout le monde y trouverait son compte y compris les truites !!!!...

discutez donc cela...

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par judel.66 (IP:xxx.xx1.252.240) le 30 juillet 2007 à 21H19

voir articles dans agoravox du 19/7 et natura vox du19/7


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