Article publié le 30 septembre 2009
L’Australie, par exemple, est prête à s’engager à une réduction de ses GES de 25% si tout le monde est d’accord, mais seulement de 5% si aucun accord global n’est trouvé. Seule l’Union Européenne a pourtant l’instant décidé de s’engager « seule » sur ses émissions, avec une réduction de 20% de ses GES (niveau de 1990) d’ici 2020, voire 30% si un accord est atteint.
Les Etats-Unis, de leur côté, avancent aussi leurs pions. Leur « American Clean Energy and Security Act », qui doit être ratifiée par le Sénat leur impose une réduction des GES de 17% (par rapport au niveau de 2005) d’ici 2020, et de 83% d’ici 2050. Mais sans la contribution des pays en voie de développement, l’effort des PID serait vain, d’où les pressions de la communauté internationale sur la Chine ou l’Inde.
Le Chine, par exemple, est loin d’être inactive : elle vise elle aussi les 20% d’énergie renouvelables en 2020 (comme l’Europe), et investit près de 200 milliards d’euros dans les Cleantechs. Une bonne illustration en est le projet éolien géant sur le site du barrage des Trois-Gorges, ou la construction de gratte-ciel verts plutôt impressionnants.
Les
autres nouveautés de Copenhague devraient consister en l’instauration
de seuils non plus par pays (ce qui créé des tensions), mais par
secteur (comme des seuils maximaux de déforestation). Nous suivrons de
près les grands mouvements liés à ce sommet important pour la planète
et pour le secteur des technologies propres.
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