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Chronique d'une société schizophrène

Article publié le 26 février 2008

Quelques informations prises au hasard :

1 aller-retour Paris-Marrakech à 249 € émet presque 1 tonne de CO2 alors qu’un habitant des pays d’Europe de l’ouest réalise une émission moyenne de 8 tonnes de CO2 par an. Un vêtement peut faire plusieurs fois le tour de la Terre avant d’être vendu, les pôles de sous-traitance internationale étant dispersés sur tous les continents.

Les États-Unis refusent de signer le protocole de Kyoto au motif d’une non négociabilité de leur mode de vie. La Chine et les pays émergents ne sont pas concernés par le protocole de Kyoto au motif qu’ils ont le droit au même mode de développement que les pays occidentaux. La demande au niveau de l’huile de palme, responsable de la déforestation sauvage de toute une partie de l’Asie, a augmenté de 8,7 % par an depuis 1995, et la production de viande a été multipliée par 5 en 50 ans (soit plus que la croissance démographique). Ces informations incitent à la réflexion, provoquent l’indignation et parfois même la révolte.

Il en résulte aussi un sentiment étrange de culpabilité, voire de schizophrénie.

Schizophrénie de la demande

Juste après les informations vient le temps de la publicité et le citoyen devient consommateur. Alors il pense à ses futures vacances, à son dîner en ville, à la voiture de ses rêves. Mais le consommateur, confronté à sa responsabilité est rapidement atteint de schizophrénie, son steak a comme un goût de forêt brûlée, son costume à une odeur de kérosène, il observe les inondations, les cyclones et les autres dérèglements climatiques en tapotant sur Internet la destination de ses prochaines vacances qui seront chaudes, très chaudes. Mais dans notre société judéo-chrétienne, tout s’achète : autrefois les indulgences pour accéder aux faveurs du Très Haut, aujourd’hui les compensations carbones. L’honneur est sauf. Il faut responsabiliser le consommateur nous dit-on. Certes. Encore faudrait-il que ce soit la demande qui génère l’offre et non l’inverse. Qui peut raisonnablement penser que le consommateur soit libre de ce que le marché lui propose ? Les entreprises répondent-elles à une offre ou orientent-elles de façon prégnante les modes de vie et de consommation ? Ne sont-elles pas devenues maîtresses en matière de gestion de la frustration, érigée en paradigme marketing ? Et quand bien même le consommateur resterait maître de ses choix, ne serait-il pas de la responsabilité de l’entreprise de le raisonner, de ne pas forcément satisfaire ses lubies, ses caprices ? Entre le fabricant d’armes qui produit des bombes à sous-munitions, et l’État qui les commande, qui est responsable des répercussions sur les populations civiles ? Entre le père de famille qui commande un jouet pour ses enfants, et le fabricant qui néglige les conditions de fabrication dudit jouet au nom de l’exigence des prix, qui est responsable de la présence de plomb et autres produits toxiques dans les jouets ?

Si seulement la schizophrénie ne touchait que le consommateur...

Schizophrénie de l’offre

Nos chers constructeurs automobiles ne communiquent plus que sur le thème du vert, en nous infligeant une indigestion de végétal, de développement durable : la voiture propre. La publicité verte nous inonde à tel point qu’elle aliène notre capacité de réflexion. On apprend avec plaisir qu’une voiture aujourd’hui n’émet plus 180 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, mais « seulement » 130, 120 ou 100 grammes de CO2.

Alléluia ! Comment ne pas encourager cette belle initiative qui au passage permet à ce constructeur de gagner des parts de marché sachant que les progressions de ventes sont accueillies avec enthousiasme ? Bien sûr, les emplois sont préservés et le pouvoir d’achat se développe.

Vient pourtant rapidement une question lancinante : si hier un véhicule émettait 180 grammes de CO2 par kilomètre parcouru, combien de grammes de CO2 seront émis aujourd’hui par 10 véhicules aux performances environnementales de 100 grammes de CO2 sur la même distance  ? Pourtant, après une belle page de publicité vantant les mérites environnementaux d’une marque, on nous propose de rutilants 4X4, dorénavant appelés Cross Over (c’est plus rassurant). Quand l’offre et la demande se tiennent par la barbichette... Nous vendons des avions au monde entier et invitons dans la foulée nos aimables acheteurs à diminuer leurs émissions de GES (gaz à effet de serre), nous déclarons la guerre au transport routier et nous démantelons les structures du fret... Schizophrénie, quand tu nous tiens...

Schizophrénie politique et diplomatique

Les États-Unis ont déclaré leur mode de vie non négociable. A ce titre, ils ne signent pas le protocole de Kyoto. Mieux, ils tentèrent de torpiller la conférence de Bali. Pourtant c’est aux États-Unis que doit se tenir en 2008 un sommet des pays les plus importants en émissions de GES. On se demande bien ce qu’ils vont pouvoir se dire ! On nous promet des révolutions technologiques susceptibles de répondre aux enjeux climatiques. Depuis Kyoto (1998) on attend toujours les brevets et les fameuses révolutions devant nous permettre de consommer en toute quiétude. En matière d’innovations technologiques, disposons-nous du temps nécessaire pour diminuer nos émissions et respecter les objectifs de Kyoto, reconnus par ailleurs comme insuffisants en l’état ? Pendant ce temps, les 4X4 consommant 20 litres aux 100 kilomètres continuent de circuler sur la route 66 au nom du mythe de l’American way of life.

Nos amis Chinois, pays en voie de développement (Sic ! Jusqu’à quand a-t-on droit à ce statut ?), aujourd’hui premier émetteur de CO2 avec les États-Unis, déclare avoir le droit de polluer, sous prétexte que nous avons montré la voie en la matière. Cet argument tient t-il ? D’abord cela signifierait que polluer est le seul mode de développement possible. Si nous percutons le mur, est-il judicieux d’accélérer encore ? Par le même argument, on pourrait aussi prétendre au renouveau de l’esclavagisme, après tout, les sociétés occidentales se sont enrichies par la traite négrière. Aux vues des conditions de travail de nos fournisseurs préférés, il faut croire que l’argument tient.

Des espoirs de rédemption !

Cette schizophrénie bien sûr n’en est pas une... Il s’agit plus simplement de la défense d’intérêts particuliers au détriment des enjeux collectifs où le cynisme et l’hypocrisie sont bien souvent de mise.

Cependant, il existe des signes encourageants permettant d’espérer des changements profonds : quand consommer différemment et changer son mode de vie devient un réflexe et surtout un plaisir (consom’acteurs), quand la production responsable se révèle être économiquement efficiente (produits alimentaires et cosmétiques biologiques, commerce équitable, mode éthique, développement responsable...), quand les pouvoirs publics s’engagent avec volontarisme. A ce titre, soulignons les efforts allemands de réduction d’émissions de CO2 (-40 % à l’horizon 2020) et les programmes anglais de production d’électricité éolienne (30 % dans le mix énergétique).

Si la réponse collective aux enjeux des répercussions de l’activité humaine souffre d’inerties liées à la défense d’intérêts particuliers, les initiatives individuelles du consommateur, de l’entreprise et de certains responsables politiques tendent à démontrer que la notion de développement durable est source de convergence d’intérêts particuliers.

Thèmes

Changement climatique

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commentaires
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par Archimédron (IP:xxx.xx6.141.52) le 26 février 2008 à 14H29

Vous avez rédigé un excellent article mais je dois vous dire honnêtement que je suis un peu déçu par la conclusion qui laisse le lecteur sur sa faim.

Je me permettrai donc de vous rappeler deux points essentiels relatifs à l’écologie militante :

Premièrement le développement durable n’est qu’un concept flou et mensonger dont il vaut mieux éviter l’usage : c’est un concept auto-contradictoire. Il laisse sournoisement espérer que l’on pourrait continuer le développement, à condition d’y adjoindre une "green touch" ? C’est une escroquerie intellectuelle. Durable oui, on peut concevoir une société durable, mais à condition justement que la notion de développement soit remise en question. Si nous voulons assurer un monde vivable aux générations futures, la seule solution logique est la DECROISSANCE. Et elle se fera de toute manière, de gré ou ou de force, car il est impossible de se développer de manière infinie dans un monde dont les ressources sont finies.

Un autre point sur lequel j’ai à faire une remarque c’est le "commerce équitable". Je vous le dis tout de suite, je suis contre le commerce équitable, non pas à cause de son principe qui est tout à fait honorable, mais à cause de la partie cachée de toute activité commerciale à l’échelle planétaire. Equitable ou pas, le commerce qui se fait avec des pays éloignés de plusieurs milliers de kilomètres, implique nécessairement un bilan carbone désastreux. En clair, que vous achetiez standard ou équitable, vous polluez pareil.

J’aurais préféré que vous parliez de commerce de proximité : que nous apprenions ou plus exactement que nous réapprenions à consommer local en priorité, car consommer local, produire local, c’est la solution la plus simple pour avoir un bilan carbone quasi nul.

Quel est le bilan carbone d’un kilo de bananes, d’un kilo de café, d’un kilo de caco ? Et avons-nous absolument besoin de ces produits ?

Et pourquoi aller chercher à l’autre bout de la planète ce que nous pouvons produire localement ? On peut très bien vivre sans banane, avocat ou ananas. La consommation de produits exotiques n’est qu’un effet pervers de la mode, ce qui a généré de stupides habitudes de consommation.

Et aujourd’hui où le pétrole devient rare et cher, le consommateur perverti devient demandeur d’un produit qui n’existait même sur nos marchés il y a à peine 40 ans.

La vraie solution à ces dérives destructrices de notre environnement repose sur l’éducation et l’information, en appliquant consciencieusement les principes de la "simplicité volontaire".

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par faxtronic (IP:xxx.xx3.127.45) le 26 février 2008 à 17H48

Cela ne marchera pas ta simplicité volontaire. Il y a un milliard 500 millions de chinois et autant d’indiens qui ne reve que vivre comme les américains.

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par Marc Bruxman (IP:xxx.xx9.179.123) le 26 février 2008 à 19H46

C’est toujours drole de voir comment les gens moinssent des évidences. Ceux qui ont mis "-1" croyez vous réelement que les Chinois et les Indiens ne révent pas d’avoir une grosse baraque et une grosse bagnole comme nous ?

Et bien sachez que la circulation automobile est une telle plaie dans les grandes villes (à coté Paris ne bouchonne pas) que le PCC aimerait bien réduire la circulation. Ils ne le font pas car ils savent que ce serait un motif potentiel d’insurection violentes dans les grandes villes. Il faut rappeler à ceux qui ne connaissent pas le pays que le contrat social actuellement en vigeure peut se résumer à : "Enrichissez vous mais ne faites pas de politique !". Ce résumé c’est Deng Xiaoping qui l’a dit en personne. Ce contrat social était à destination des villes. Qui se sont effectivement enrichies et qui ont cessées de faire de la politique.

Donc contrairement à ce que croient nos bien pensants occidentaux, le PCC peut continuer à mal se comporter au niveau des droits de l’homme il ne lui arrivera rien. Mais si il cessait d’offrir à son peuple l’espoir de l’amener au niveau de vie de l’occident il ne tiendrait pas longtemps.

Que vous trouviez cela fort regrettable est une chose. Que vous moinssiez à la moindre vue de quelqu’un qui vous rappelle ce fait en est une autre.

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par faxtronic (IP:xxx.xx3.127.45) le 27 février 2008 à 09H41

Laissons tomber ce fil, les gens s’enferment dans leurs voeux pieux et refusent de voir la verité :

Il est impossible de changer l’evolution des choses, car c’est en partie dans la main de la Chine, qui est une société fondé sur la consommation de 400 millions de privilegié citadins et de 1 milliard d’esclaves rurau. La Chine est une terrible dictature, et pourtant elle est prise en modele par TOUT LE MONDE sur la planete, car pour les riches, la Chine est un paradis. L’espoir de changer les choses est absolument nul.

Par consequent, l’enjeu n’est pas de contrecarrer l’evolution du monde, car c’est un effort vain et contre-productif, mais au contraire de s’y adapter :

- Adaptation au changement climatique
- Adaptation a la rarefaction (pour nous) des matieres premieres
- Adaptation a l’energie chere (changement d’energie par exemple). Le but est d’avoir une energie bon marché.

Car il y a des personnes qui parlent de decroissance, de simplicité volontaire. On verra bien le jour ou ils ou leurs enfants auront besoin de la société dans tout sa sophistication (par exemple : leucemie de la jeune fille de maison). La, leur ideal de simplicité volontaire s’evanouira d’un coup.

Rien n’est plus dangereux qu’un idealiste.

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par faxtronic (IP:xxx.xx3.127.45) le 26 février 2008 à 17H46

Le traité de Kyoto etait pervers. Je le disais des le debut et maintenant cela se voit :

Dans le monde ou on est, seul les etats pollueurs ont des croissances economiques. Dans le monde ou on est, seule la croissance economique permet d’obtenir des parts de marchés.

OR, celui qui a les parts de marché a aussi la production.

Donc seuls les pasy pollueurs obtiennet a la fin la production. Donc la production devient plus polluante. Car il est toujours moins cher de bruler une tonne de Charbon san precaution (Chine) qui de s’evertuer a produire de l’energie verte.

Les pays qui adopterent Kyoto se sont tirés une balle dans le pieds et ont favorisés les pays qui n’adoptent pas kyoto, donc l’effet de Kyoto est une augmentation de la pollution (Chine, ouverture a l’OMC : 2001 seulement, ca laisse reveur) en favorisant les pays non adherents.

Et en plus, il y encore une masse de bon gros charbon et de petrole a bruler, pour bien un centaine d’année, largement le temps pour que les pays Kyotoites perdent toutes influences et tout pouvoirs.

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par sobriquet (IP:xxx.xx0.253.23) le 26 février 2008 à 20H31

Ceux qui ont adopté le protocole de Kyoto se sont peut-être tiré une balle dans le pied, mais ceux qui l’on rejeté ont alors jeté des clous devant eux et devant tout le monde ! Car tout le monde, pâtira bientôt de l’irresponsabilité actuelle, que l’on soit premier ou dernier !

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par Marc Bruxman (IP:xxx.xx9.179.123) le 26 février 2008 à 19H33

"1 aller-retour Paris-Marrakech à 249 € émet presque 1 tonne de CO2 alors qu’un habitant des pays d’Europe de l’ouest réalise une émission moyenne de 8 tonnes de CO2 par an."

Le transport aérien représente 2% des émissions de gaz à effet de serre. C’est négligeable. Quand vous aurez fait baisser de 50% les émissions des aviosn vous aurez donc fait baisser les émissions totales de 1%. C’est sans intérêt et tout le monde le sait. Seulement dans la rhétorique d’extréme gauche c’est le riche qui voyage en avion et c’est donc bien de critiquer. C’est vrai autant se priver de quelque chose que l’on ne consomme PAS !

"Les américains considérent leur mode de vie comme non négociable".

Et ils ont parfaitement raison. Vous pouvez polluer moins sans changer de mode de vie. Quelques exemples : Acheter des ampoules à économie d’énergie, ne pas utiliser de sacs plastiques au supermarché, mettre un chauffage géothermique. Pensez que rien que les ampoules à économies d’énergie permettraient de fermer une centrale nucléaire française si on les utilisait partout. Et en plus ca coute moins cher.

Il y a aussi la dématérialisation. Ne plus utiliser la poste pour vos envois de documents mais tout faire par internet. Si la signature électronique était légalisée et avec les bons courriers ont pourrait réserver le facteur pour les colis encombrants. Et autant de CO2 en moins !

Je passe sur le fait d’utiliser votre musique et vos livres au format numérique ce qui en plus d’être plus pratique et moins cher pollue moins.

Donc non tant que tout cela n’a pas a été fait, il n’y a rien à négocier sur le mode de vie. Mais ca on ne veut pas le faire car on connait les conséquences en matière d’emploi. La gauche ne peut donc pas en parler sans facher son électorat.

"réme gauche c’est le riche qui voyage en avion et c’est donc bien de critiquer. C’est vrai autant se priver de quelque chose que l’on ne consomme PAS !

"Les américains considérent leur mode de vie comme non négociable".

Et ils ont parfaitement raison. Vous pouvez polluer moins sans changer de mode de vie. Quelques exemples : Acheter des ampoules à économie d’énergie, ne pas utiliser de sacs plastiques au supermarché, mettre un chauffage géothermique. Pensez que rien que les ampoules à économies d’énergie permettraient de fermer une centrale nucléaire française si on les utilisait partout. Et en plus ca coute moins cher.

Il y a aussi la dématérialisation. Ne plus utiliser la poste pour vos envois de documents mais tout faire par internet. Si la signature électronique était légalisée et avec les bons courriers ont pourrait réserver le facteur pour les colis encombrants. Et autant de CO2 en moins !

Je passe sur le fait d’utiliser votre musique et vos livres au format numérique ce qui en plus d’être plus pratique et moins cher pollue moins.

Donc non tant que tout cela n’a pas a été fait, il n’y a rien à négocier sur le mode de vie. Mais ca on ne veut pas le faire car on connait les conséquences en matière d’emploi.

Maintenant il faut penser qu’aucun peuple n’acceptera de changer son mode de vie. Les mesures qui passent dans les pays développés se contentent d’accompagner les progrés de la technique. Cela permet en même temps de mettre des barrières protectionistes et de faire des vacheries aux pays du tiers monde sans en avoir l’air.

Non la seule façon que vous aurez de vendre l’écologie c’est de pouvoir dire à tous. En faisant quelques efforts vous pouvez moins polluer sans renoncer à rien. Cela se fera par des investissements en sciences et technologie.

"Green is beautiful"

La dessus je suis d’accord ! Mais on deviendra vert uniquement en comprenant mieux la nature et en l’exploitant plus efficacement. Aucune loi ne nous rendra écolos.

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(IP:xxx.xx0.253.23) le 26 février 2008 à 20H23

Oserez vous encore dire qu’il ne faut pas toucher au mode de vie lorsque l’on ira au boulot en hélico, lorsque l’on ne mangera plus que de la viande, lorsque le gaspillage sera élevé au rang d’art et de droit inaliénable ?

Et la dématérialisation, ce n’est pas un changement de mode de vie ?

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par Marc Bruxman (IP:xxx.xx4.48.80) le 26 février 2008 à 20H43

"Oserez vous encore dire qu’il ne faut pas toucher au mode de vie lorsque l’on ira au boulot en hélico, lorsque l’on ne mangera plus que de la viande, lorsque le gaspillage sera élevé au rang d’art et de droit inaliénable ?"

Si on ne mange plus que de la viande c’est qu’on est capable d’en produire. Et je ne crois pas que l’on ne mangera plus que de la viande. L’homme aime bien varier. Sinon on importerait pas des fruits du bout du monde.

"Et la dématérialisation, ce n’est pas un changement de mode de vie ?"

Oui. Mais ce que je critique ici c’est cette volonté de se flageller et de ne plus prendre de plaisir au prétexte que ca pourrait polluer. Et bien c’est pas demain la veille que vous allez imposer ca.

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par sobriquet (IP:xxx.xx0.253.23) le 26 février 2008 à 21H03

Vous dites : "Mais ce que je critique ici c’est cette volonté de se flageller et de ne plus prendre de plaisir au prétexte que ca pourrait polluer".

Pourtant, on empêche bien les pédophiles de violer les enfants au prétexte que ça leur fait du mal. La seule différence est que le plaisir dégradant est considéré comme normal dans un cas et pas dans l’autre. On n’a pas besoin de tous ces artifices pour se faire plaisir ; il n’est nulle question de flagellation. Juste de prendre conscience du mal que l’on fait subir aux autres sans le savoir.

Quant à la viande, ce n’est pas parce qu’on est capable d’en produire qu’on est capable d’en produire sans conséquence. Faut-il donc continuer à défricher les forêts, à exterminer des espèces, à exproprier les petits exploitants, juste pour manger de la viande quelques années de plus, juste pour préserver un mode de vie élaboré par un peuple peu nombreux à une époque révolue ?

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par sobriquet (IP:xxx.xx0.253.23) le 26 février 2008 à 21H04

addendum : en revanche, j’espère bien que ces changements ne seront pas imposés mais initiés par le plus grand nombre.

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par faxtronic (IP:xxx.xx3.127.45) le 27 février 2008 à 09H46

"addendum : en revanche, j’espère bien que ces changements ne seront pas imposés mais initiés par le plus grand nombre."

WARFFFFFFFFFFFFFFF, il suffit de voir comment le plus grand nombre s’est rué sur les soldes made in China, comment le plus grand nombre ne peuvent pas s’offrir ces produits si bon pour l’environnement, comment les gens trimenet pour vivrent deja dans ce monde. Reve mon gars, reve, mais sans moi STP.

Je pense toujours que la meilleure facon de vivre aujourd’hui est de s’adapter au monde et non pas l’inverse, cra nous n’avons plus aucun pouvoir.

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par julialix (IP:xxx.xx1.130.67) le 26 février 2008 à 23H02

Il est vrai que pour savoir choisir entre le moins pollueur et nos envies il faudrait quantifier chaque objet ou déplacement ou service avec une unité qui tient compte de tous les paramètres. Difficile...

Un exemple qui fait réfléchir : Quand on veut acheter un frigo, on visite plusieurs magasins et on compare plusieurs marques. Mais qui prend vraiment son calepin et note la gamme et le modèle et fait le tour de tous les magasins de la ville ? Personne car celui qui le fait vraiment s’aperçoit qu’à modèle égal c’est le meme prix. C’est ce qu’on appelle oligopole. Les fabricants et les distributeurs s’arrangent entre eux. Et personne n’a vraiment le temps de comparer.

C’est ce qui se passe pour les produits verts. On nous dit bien ce que l’on veut dire et personne n’a les outils comparatifs.

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par faxtronic (IP:xxx.xx3.127.45) le 27 février 2008 à 09H33

Non c’est ce qui s’appelle la concurrence : l’effet de la concurrence, c’est d’homogeneiser les prix, et pas forcement vers le bas.

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par highlander (IP:xxx.xx3.186.34) le 27 février 2008 à 09H56

Kyoto a divisé le monde en 2 camps, ceux qui n’ont pas à respecter ses objectifs (càd 90% des pays du monde) et ceux qui ne respectent pas ses objectifs (les Européens, Canadiens, Japonais, Australiens...).

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par parousnik (IP:xxx.xx2.66.180) le 27 février 2008 à 17H03

Curieusement la gestion de la ressource humaine personne n’en parle jamais mais il faudra bien le faire un jour à moins que la surpopulation de certaines parties du globe ne soient déjà"réservées" à quelques test de destructions massives !

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par Serpico (IP:xxx.xx1.88.82) le 11 mars 2008 à 13H34

Le parallèle avec l’esclavage est un coup en-dessous de la ceinture.

Cela n’a rien à voir.

Inversons l’accusation : pourquoi exiger des pays du tiers-monde de se mettre au vert (!) pendant que les pays occidentaux continuent à nous pourrir la vie ?

Les donneurs de leçons sont toujours les mêmes, c’est à dire les coupables.

L’occident dit : j’ai fait un gros caca, je continue à faire caca mais vous retenez-vous !

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