Article publié le 26 octobre 2009
ETAT D’ESPRIT
Une des difficultés du
développement durable, c’est qu’il s’immisce partout ! Les questions
sont scientifiques et techniques (Services Généraux, informatique,
production, qualité etc…) éthiques (RH, Gouvernance, politique
commerciale, politique de sourcing etc…) et même esthétiques (nouveau
code de représentation, nouvelles images, nouveaux story telling…).
Alors comment s’y prendre ?
Une vue d’ensemble est certes un préalable nécessaire mais de même que
le diable est dans les détails, c’est par les détails que se construit
le changement, pas à pas. Prenons deux exemples, un par crise
écologique :
CO2
La chasse aux émissions de Teq
CO2 est ouverte, et l’étiquetage environnemental des produits de grande
consommation sera un indicateur de plus. Pendant que certains font les
courses à la recherche des prix au kilo les plus bas, d’autre le plus
bas taux calorique, d’autres de plus en plus nombreux, feront la chasse
aux émissions de CO2 les moins élevées.
Des informations carbones
sont maintenant sur les produits de la chaîne d’épicerie Tesco en Asie
et en Grande-Bretagne. En France, après le groupe Casino, des magasins
E.Leclerc expérimentent cet étiquetage pour plus de 20 000 produits.
Aux États-Unis, Tesco va le faire cette année sur 5 000 produits et
Walmart annonce qu’ils suivront le mouvement.
On apprend ainsi qu’
« un cheeseburger McDonald’s rejette 3000 grammes CO2, 25 cl de jus
d’orange réfrigéré 360 gr, 25 cl de Coca-Cola dans une bouteille en
verre 272 gr, 25 cl de Coca Cola en canette aluminium 129 gr, 25 cl
d’eau en bouteille 94 gr » selon maxiscience
Certains critiqueront le focus carbone, au lieu de proposer des
indicateurs plus globaux sur l’impact environnemental, mais c’est un
choix techniquement plus simple, et correspondant à la priorisation des
enjeux environnementaux.
Biodiversité
L’heure
n’est plus aux seuls espaces naturels sauvages et à la macro faune
symbolique comme les pandas et les baleines, c’est crucial certes, mais
totalement insuffisant pour sauver la biodiversité. De plus en plus on
se penche sur la micro faune, les plantes les plus discrètes ou même
les environnements urbains.
Et les yeux attentifs ont parfois
de très heureuses surprises comme la redécouverte de la déesse
précieuse, cette libellule verte métallisée à l’abdomen bleu, de 2,5 cm
d’envergure, a été redécouverte en France, dans le Jura. On n’avait pas
revu la déesse précieuse (nehalennia speciosa), en France depuis 1876.
Autre signe encourageant, même les marques s’y mettent et LU par
exemple innove avec la mise en place de pratiques agricoles plus
responsables dont l’implantation de bandes fleuries de plantes
européennes mellifères est un exemple phare pour favoriser la
biodiversité dans les milieux agraires français, milieux où justement
la biodiversité subit sont plus fort recul selon l’indicateur STOC
(Suivi temporel des oiseaux communs) du MNHN !
photographie : Olivier Martin Delange
Thèmes
Des informations carbones sont maintenant sur les produits de la chaîne d’épicerie Tesco en Asie et en Grande-Bretagne. En France, après le groupe Casino, des magasins E.Leclerc expérimentent cet étiquetage pour plus de 20 000 produits. Aux États-Unis, Tesco va le faire cette année sur 5 000 produits et Walmart annonce qu’ils suivront le mouvement.
Purement et simplement des exercices de "greenwashing" pour flatter les écocon sommateurs, qui ne demandent que çà, dans le sens du poil pour augmenter le chiffre d’affaire.....








