Article publié le 6 avril 2009
Le CO2, dioxyde de carbone, est l’un des principaux gaz à effet de serre. Sa gestion permet donc de limiter la pollution atmosphérique. C’est pourquoi la recherche s’oriente vers la capture, le transport et le stockage souterrain de ce gaz. Il s’agit de récupérer les émissions générées par l’activité industrielle et de les enfouir dans des cavités inexploitées.
Le stockage géologique peut être effectué de différentes façons : stockage dans des gisements épuisés de gaz ou de pétrole, stockage en nappes aquifères salines, stockage dans des gisements houillers. La recherche s’oriente également vers la réinjection dans d’autres champs de production. Le stockage biologique utilise la capacité des forêts à retenir le CO2 par la photosynthèse ; il s’applique aux émissions de CO2 relativement faibles. Le stockage océanique consiste à dissoudre le CO2 dans les océans ; cependant, on ignore l’impact de ce procédé sur les écosystèmes aquatiques.
Il existe plusieurs méthodes de transport du CO2 : par canalisations, ou par bateau sous forme réfrigérée. Il est évidemment important d’optimiser la consommation énergétique liée à ce transport.

Actuellement,
on estime que la mise en place d’un procédé de capture du CO2 dans une
usine diminue de 15% à 25% l’efficacité de celle-ci, et augmente ses
coûts de 50%. Il existe une usine-test au Danemark qui permet la
recherche à échelle réelle sur les possibilités d’intégration d’un
système de capture à une industrie. 85% du coût de cette méthode est
lié au captage ; en l’état actuel de la technique, l’installation de
dispositifs de capture dans les usines ne serait absolument pas
rentable.
La technique de l’enfouissement est par ailleurs encore discutée ; en effet, enfouir le CO2 ne signifie pas le détruire. Il est donc très important d’étudier la sécurité de l’enfouissement, l’imperméabilité des cavités, la résistance à l’activité sismique, la surveillance afin d’éviter les fuites… La généralisation de cette technique n’est pas envisageable avant 2050 ; or, c’est à cet horizon que les mesures de réduction des émissions sont censées avoir fait effet. Cela peut expliquer l’engouement des industries pétrolières pour le procédé qui leur permet pour le moment de poursuivre leur activité normale. De nombreuses ONG s’opposent donc à cette technique, jugée trop dangereuse et n’apportant pas de solution réelle au problème des émissions de CO2.
Quelques projets en cours :
Le projet européen CASTOR allie des partenaires publics et privés de 11 pays d’Europe. L’un de ses objectifs est la réduction de 10% des émissions de CO2 des industries européennes. Il vise également à diminuer de moitié les coûts de capture du CO2 (pour arriver à un coût compris entre 20 et 30 euros pour la capture d’une tonne de CO2) et de développer des méthodes de sélection des sites de stockage géologique. L’enjeu de ce projet est à la fois de respecter les objectifs de durabilité du protocole de Kyoto et d’assurer l’approvisionnement énergétique européen. Ce projet est peu connu du grand public ; bien qu’il ait été lancé il y a une dizaine d’années, 55% des Français ignorent son existence.
Le gisement de gaz naturel K12-B, situé
près d’Amsterdam et exploité depuis 1981, produit un gaz à forte teneur
en CO2, ce qui a nécessité l’installation d’une infrastructure de
traitement sur place, afin de rendre le gaz commercialisable. Ce CO2
est ensuite réinjecté dans le gisement. Sur le site norvégien de
Sleipner, une expérience de stockage du gaz dans un niveau située
au-dessous du réservoir a été lancée ; cela permet de stocker 1 million
de tonnes par an.
L’Union Européenne a accordé une aide de 6
millions d’euros au projet CO2GéoNet (réseau de recherche européen
indépendant sur le stockage du CO2) et a subventionné 27 projets de
l’IFP sur le sujet depuis 2002.
Le Club CO2 a été fondé en 2002 par l’IFP, l’ADEME et le Bureau de Recherche Géologique et Minière ; il réunit les grandes entreprises de l’industrie énergétique française afin de développer une réflexion sur la capture du CO2.
La
plateforme ZEP, réunissant ONG et entreprises, a été créée en 2005. Son
objectif est d’éliminer d’ici 2020 les émissions de CO2 des centrales
électriques à énergie fossile.
Le deuxième colloque international
sur la capture et le stockage du CO2 s’est tenu à Paris en octobre
2007, organisé par l’IFP, l’ADEME et le BRGM.
Les entreprises, en particulier celles du secteur pétrolier, investissent massivement dans la recherche à ce sujet. Sept opérations de stockage du CO2 sont actuellement en cours dans le monde, dont deux en Europe.
Un nouveau projet expérimental a été lancé en Allemagne ; il vise à injecter en 2 ans 60 000 tonnes de CO2 à 800m sous terre, de manière à développer des outils de surveillance adaptés. Le coût de ce projet est estimé à environ 30 millions d’euros.
Sources :
http://www.gazdefrance.com/FR/publi...
https://www.co2castor.com/
http://www.novethic.fr/novethic/sit...
http://www.novethic.fr/novethic/sit...
Thèmes
LA CSC EN QUESTION...
Rapport de l’Académie des sciences ÉNERGIE 2007-2050 LES CHOIX ET LES PIÈGES. On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’àl’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier, cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination du CO2.
NUMERO DE MARS DE SCIENCE ET VIE :
LA CAPTURE DU CO2 NE SAUVERA PAS LE CLIMAT :
Trop risqué - Trop cher - Trop peu - Trop tard.
LA CSC EN QUESTION...
Rapport de l’Académie des sciences ÉNERGIE 2007-2050 LES CHOIX ET LES PIÈGES. On voit clairement que, vu le nombre d’incertitudes qu’il faudra maîtriser, les valeurs numériques qui circulent sur les volumes offerts au stockage géologique du gaz carbonique n’ont guère de fondement dans l’état actuel des connaissances. De toute manière, le stockage du CO2 ne peut être raisonnablement envisagé qu’àl’échéance de 2030 et la division par 4 des émissions de CO2 à l’horizon 2050 paraît très incertaine. En particulier, cet espoir ne doit pas être utilisé comme un alibi permettant de relancer dès maintenant la construction de nouvelles centrales thermiques de type ancien, en remettant à plus tard le difficile problème de l’élimination du CO2.
LA CAPTURE DU CO2 NE SAUVERA PS LE CLIMAT : Trop risqué - Trop cher - Trop peu - Trop tard.
Faut pas non plus oublier le CO2 qui est en exces en dilution dans les oceans. Pas moyen de le recuperer celui-la non plus
Je rejoins Escaravage, rester concentre sur la reduction et LA CAPTURE DU CO2 NE SAUVERA PS LE CLIMAT : Trop risqué - Trop cher - Trop peu - Trop tard.
Dans 100 ans, le temps qu’il faut pour que les eaux du globe se touillent, plus de coraux, plus de crustaces (et plus de poissons ?) et salade d’algues a volonte pour tout le monde ! (et avec l’acidification, meme pas besoin de vinaigrette)
Je ne serais pas étonné si, en fin de compte, il s’avérerait que la méthode de stockage du CO2 la plus rentable soit la forêt.
Pendant ce temps on détruit les dernières forêts primaires pour les biocarburants...
Moi j’ai une idée. D’abord, on arrête de prendre le co2 (pétrole, gaz) du sol et de l’envoyer dans l’athmosphère.
Ensuite, on arrête de couper des arbres et on en plante de nouveaux. Ben ouais, voilà plein de superbes usines à captage de co2 qui sont gratuites ne demandent presque aucun entretient !
Et qui sait, peut-être que le captage de co2 par les océans va diminuer, arrêtant ainsi le processus d’acidification qui a déjà modifié le PH et ne cesse d’empirer (aujourd’hui, l’océan est alcalin. Si il devient acide, les divers mollusques risquent d’avoir sacrément du mal à faire leur coquille !).
Ah mais non, mon idée ne tient pas la route. Les gens veulent continuer à consommer n’importe quoi n’importe quand et à avoir deux voitures :-(
Je me suis demandé s’il n’y a pas moyen d’utiliser le Co2 industriellement pour le bien de tous
Quelqu’un peut-il me renseigner ?
"Je me suis demandé s’il n’y a pas moyen d’utiliser le Co2 industriellement pour le bien de tous "
Oui, bien sûr ! Et il n’y a même pas besoins d’industrie pour ça :
Il suffit de le laisser dans l’atmosphère pour que la flore s’en nourrisse, ensuite la faune pourra se nourrir de la flore... Doubler le taux de CO2 permettrait de presque doubler la croissance des plantes.
Ce serrait pas génial ça ? A manger pour tout le monde !!!
Le CO2 n’est pas un polluant : il est INDISPENSABLE à la vie sur terre !
Il y a de quoi halluciner : considérer le CO2 comme un polluant !!!
Le réchauffement a d’abord des causes naturelles complexes (que certains chercheurs sérieux et compétents commencent à identifier), la part anthropique n’est même pas quantifiable, et la responsabilité du CO2 est à ce jour non démontrée scientifiquement. Il faut arrêter de nous prendre pour des gogos.
Article intéressant mais cependant incomplet.
Il faut examiner toutes les phases de l’opération en particulier :
captage du CO2 en sortie d’usine thermique,
purification du Co2 (le séparer des autres gaz, azote, oxygène, oxyde de carbones, gaz clorhydrique, oxydes d’azote et de soufres etc...
comment : procédé cryogénie ou membranes semi perméables ? pas simple,
liquéfaction du CO2 purifié : très énergivore ...
transport du CO2 : pipe line
stockage en gisement géologique (charbon, gaz, pétrole, sel ...).
Un démonstrateur est en projet chez nous.
http://www.total.com/fr/responsabil....
Attendons de voir avant de dire que cela ne marche pas.









