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Biocarburants : crime contre l'humanité ?

Article publié le 10 avril 2007

Quand Fidel Castro s’en prend aux biocarburants ...

Biocarburants : crime contre l'humanité ?

D’aprés Fidel CASTRO, cité la semaine dernière, les Etats-Unis condamnent, avec leur nouvelle politique de production de biocarburants, "à une mort prématurée par la faim et la soif plus de trois milliards de personnes dans le monde".

Malheureusement, les dictateurs n’ont pas toujours tort... Nous sommes en effet en train de commettre les mêmes erreurs que dans le passé avec le pétrole !

En apparence, la solution semble idyllique : non seulement économiquement et politiquement les biocarburants représenteraient la fin de la dépendance énergétique des pays consommateurs, la fin du méchant et puissant lobby pétrolier, une rente supplémentaire pour le milieu rural qui en a malheureusement souvent besoin, mais aussi la possibilité de maintenir notre mode de vie actuel basé sur l’utilisation de véhicules particuliers. Ne nous y trompons pas : même si celà coûtait 2 fois plus cher que le pétrole, voire encore beaucoup plus : si cette solution était réellement écologique et durable, je serais le premier à m’en réjouir.

Au brésil, un grand pourcentage des voitures individuelles roule à l’alcool de canne à sucre depuis 1975. D’aprés le site FUTURINC (http://www.futurinc.lautre.net/article.php3?id_article=59) "chaque litre d’éthanol produit 13 litres de résidus hautement polluants et rejetés dans les cours d’eau ". Pire, toujours d’aprés le même article : "grassement subventionnée, la culture de canne à sucre s’est répandue sur toutes les terres disponibles. Sinon plus. Profitant en priorité aux grands propriétaires terriens et bousculant l’agriculture vivrière des petits exploitants." Les biocarburants (à base d’huile de palme) participent même déjà à la déforestation dans certaines parties du globe. La planéte a déjà du mal à nourrir une population de plus en plus nombreuse : les surfaces cultivables ne sont pas infinies et la seule façon de les augmenter est de défricher encore plus de forêts. Dans ces conditions, cultiver des plantes pour en faire du carburant ne sera jamais rien d’autre qu’un crime contre l’humanité tant qu’il y aura des personnes sous-alimentées sur terre.

Dans le numéro de février 2007 du mensuel "Science et Vie", page 45, dans l’article consacré aux biocarburants, une comparaison est faite entre production d’essence sans plomb et production de super-éthanol :
"il faut 1,15 Mégajoules d’énergie fossile pour disposer de 1 mégajoule d’essence sans plomb [...] d’aprés une étude du Joint Research Center" dans son réservoir contre 0,84 Mégajoules pour le super-éthanol. Reprenons le calcul : avec l’énergie fossile nécessaire pour obtenir 1 Mégajoules de super-éthanol, nous aurions pu obtenir 0,73 Mégajoules d’essence sans plomb : trés exactement 27 % de gain. Rien de révolutionnaire, d’autant plus qu’avec 1 Mégajoules de super-éthanol, on fait moins de kilomètres qu’avec 1 Mégajoules de super sans plomb. Ce gain peut être simplement obtenu en fabriquant des moteurs plus efficaces, moins gourmands et en poussant les gens à éviter de prendre la voiture quand celà est possible ! Nous sommes loin d’une révolution dans ce cas de figure...

Il existe des moteurs en céramique, au rendement bien supérieur aux moteurs en métal. Le rendement est en effet fonction de la température de combustion, et celle ci peut être bien plus élevée quand le matériau supporte des températures plus hautes ! Pourquoi ne pas développer de tels moteurs ? N’existent-ils pas déjà dans les cartons des fabriquants ?

Dans sa Chronique environnement du 7 octobre 2006 sur France Info, Nathalie FONTREL reprend à juste titre les propos de la ministre de l’écologie Nelly OLLIN : je cite :
<< "Non je n’irai pas au salon de l’auto" dit la ministre de l’écologie. En ajoutant "Je n’y ai rien à y faire tant que la question de la circulation des voitures en France sera traitée de façon aussi légère". >>
La journaliste explique les propos de la ministre :
<<Mais pour cultiver ces plantes industrielles on use, et peut être abuse des engrais qui rejettent du N2O, du protoxyde d’azote dont le pouvoir réchauffant sur l’atmosphère est 300 fois plus important que le gaz carbonique. >>
Elle précise enfin l’impossibilité concrète de recourir aux biocarburants en France :
<< Imaginons que l’on consacre 20% de la surface agricole utile aux cultures énergétiques, on produira 10% des carburants consommés en France. >>

Dans son ouvrage "Mal de Terre", Hubert Reeves, le célèbre scientifique, reprend ces statistiques effrayantes : "La production mondiale de céréales a commencé à décroître en 1984, tombant de 342 kilos à 308 kilos par personne entre 1984 et 2000. [...] Plus de 60 000 kilomètres carrés de terres arables [...] disparaissent chaque année."
J’ajouterai que constat vaut pour tous les pays, tous les climats et toutes les types de cultures. L’agriculture demeure bien-sûr indispensable à notre survie, on ne peut donc éviter ses inconvéniants mais nous devons à tout prix réduire ses effets néfastes en recourrant à une agriculture raisonnée, qualitative et non seulement industrielle et quantitative. Ma seule remarque, c’est que les biocarburants ne sont pas indispensables à notre survie, et donc que rien ne justifie leur production à un tel prix écologique et humain. Les paysans sont le seul corps de métier qui soit absolument vital pour nous : ils méritent des revenus décents et la plus haute considération. Certains pensent que les cultures énergétiques pourraient les sortir d’un mauvais pas économique mais c’est la société qui se trompe et qui doit leur assurer de bonnes conditions de vie, en leur permettant de respecter leurs terres, notre terre, et la nature.

La seule et vraie solution au problème de l’énergie est de cesser la surconsommation. La voiture particulière a été un véritable désastre humanitaire et écologique : accidents, pollution et une immense soif d’energie. A tel point qu’en 200 ans l’humanité aura dépensé les ressources pétrolière que la nature a mis des millions d’années à nous offrir ! Réduire les déplacements individuels, utiliser les modes de transport doux (vélo marche à peid) et les transports en commun, voilà la seule véritable et définitive solution. De toute façon, un jour ou l’autre, s’il faut choisir entre manger et rouler en voiture, la choix sera vite fait, alors autant le faire tant que ce choix reste confortable et avant qu’il ne soit trop tard...

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commentaires
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par Marie Pierre (IP:xxx.xx1.231.67) le 10 avril 2007 à 10H22

Bon article, Jojo, et il ne faut pas oublier l’exploitation des coupeurs de canne à sucre au Brésil : humains réduits en esclavage pour les bénéfices des groupes industriels.

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par aquad69 (IP:xxx.xx5.100.34) le 10 avril 2007 à 11H15

Bonjour Jojo,

excellent exemple de ce à quoi peuvent mener les meilleures intentions du monde !

Soigneusement récupérées par le monde "raisonnable" des affaires, bien sûr...

Cordialement Thierry

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par LE CHAT (IP:xxx.xx1.75.49) le 10 avril 2007 à 11H37

Le Marsupilami nous a causé de ce problème dans son excellent article sur le mais mexicain.vont ils défricher la planète pour produire des biocarburants en polluant et en renforçant l’effet de serre ? on marche sur la tête .....

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par Liberté planétaire (IP:xxx.xx4.111.238) le 10 avril 2007 à 11H40

Plus que les biocarburants, il faut carrément montrer du doigt le consumérisme, dans son ensemble comme fondement d’un crime contre l’humanité.

La mondialisation du commerce a mis la partie de l’humanité la plus défavorisée en état de perpétuel esclavage, non par une contrainte visible, mais simplement par nécessité de survie :

- esclavage des enfants au Pakistan, au Madagascar, au Bengladesh
- esclavage des ouvriers chinois, viernamiens, coréens, qui travaillent pour "nos" industries délocalisées pour à peine 50 euros par mois (ou moins)
- esclavage des paysans des pays pauvres (Brésil, Afrique sub-saharienne) qui produisent plus pour l’exportation que pour leur besoins propres

Votre article est à mettre en relation avec un autre article dénonçant le soi-disant commerce "équitable" qui se révèle lui aussi, à l’usage, un bon moyen pour que s’engraissent les intermédiaires et la grande distribution.

http://www.naturavox.fr/article.php...

Militons pour la décroissance et la simplicité volontaire, c’est la seule solution pour s’en sortir.

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par aurelien (IP:xxx.xx0.129.111) le 10 avril 2007 à 11H54

voilà de quoi réconcilier, au moins sur ce point, Fidel Castro et José Bové

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par Ledahut (IP:xxx.xx3.76.149) le 10 avril 2007 à 12H39

Article intéressant sans aucun doute, ne serait-ce que parce qu’il met le doigt sur une plaie de notre civilisation qui est une gestion catastrophique de l’énergie qui est à la base de toute activité humaine. Par contre globaliser l’approche (ou l’appréciation sur) des questions énergétiques me semble très dangereux car c’est oublier que la solution globale de survie de l’humanité est en fait fonction de l’addition d’une multitude de solutions partielles et locales. Telle solution valable pour l’agriculture de la Beauce ne le sera pas pour l’agriculture mixte de l’Aveyron ou du Tarn et encore moins pour l’Algérie, les pays du Sahel ou les zones tropicales.

Vouloir remplacer tous les carburants d’origine fossile par des carburants d’origine végétale paraît effectivement être une hérésie. Par contre là où les conditions le permettent, des agriculteurs produisant leur propre carburant au lieu d’acheter du gas-oil pour leurs engins (dont ils ne peuvent plus se passer - économie oblige - même si les choix de la mécanisation pourraient largement être améliorés) ce serait déjà une contribution vers une meilleure gestion de l’énergie. En effet, traditionnellement l’agriculture (et j’y inclus l’élevage) produisait sa propre force de travail et les moyens de l’entretenir. Ce n’est qu’avec la généralisation de la motorisation que la traction animale a été abandonnée et que le producteur agricole est devenu dépendant pour son travail d’une source d’énergie qu’il doit acheter sur le marché en y sacrifiant une part de ses revenus monétaires.

En consacrant environ 20 % de sa superficie à la culture de tournesol (là aussi la généralisation est dangereuse et il faut raisonner au cas par cas) un agriculteur pourrait assurer son indépendance énérgétique en produisant son propre carburant, soit par pressage individuel de sa récolte, soit par pressage sous forme de CUMA, ce qui se fait déjà. Sans négliger toute forme d’échange toujours possible (huile contre paille, huile contre temps de travail, etc...) au sein de groupements ou, plus simplement, de l’entraide paysanne.

Sachant que, en gros, la production de 300 Kg d’huile de tournesol ou de colza s’accompagne de la production corrélative de 700 Kg de tourteaux (résidus du pressage des graines) cela permettrait d’une part à l’agriculteur de redevenir indépendant sur le plan énérgétique et, d’autre part, de rendre inutile les importations de protéines végétales dont dépend à près de 80 % l’industrie des aliments pour bétail en France. Donc un effet non négligeable sur la balance commerciale ! Sans oublier que dans le cadre de la PAC (vive l’Europe bien pensée !) on subventionne les agriculteurs pour laisser en jachères improductives 20 % des surfaces céréalières. La logique actuelle de payer avec l’argent des contribuables des agriculteurs pour ne pas travailler pourrait donc être inversée avec pour conséquences : réduction de l’utilisation de carburants fossiles importés, réduction de l’importation de protéines végétales et suppression de subventions critiquées à juste titre. Et ceci sans avoir besoin de défricher un seul hectare de bois ou forêts !

Bien sûr, ceci ne serait qu’une solution très partielle, mais un pas en avant décisif compte tenu des économies financières réalisées et pour le maintien de zones rurales mises à mal par la rentabilisation et la concentration scandaleuses de services publics par une administration parisienne qui n’a manifestement rien compris à la notion de développement régional et humain... et environnemental. Là où des enfants pouvaient se rendre par leur propres moyens à l’école primaire on les oblige maintenant à prendre le car de ramassage car l’école du village a disparu. Non seulement on contraint les enfants à des conditions de vie défavorables à leur épanouissement, mais en plus on consomme du gas-oil pour polluer un peu plus la campagne !

On pourrait parler aussi de la fiscalisation de stocks industriels et commerciaux qui obligent à une économie de flux tendus dont la première conséqunece est la multiplication de véhicules routiers de livraison de gros et moyen tonnage. Alors que la plupart des industries pouvaient auparavant s’approvisionner périodiquement en matériaux et intrants de production par voie fluviale ou ferroviaire.

Que dire aussi du succès du TGV à 574 KmH ? Exploit technique non discutable et utile pour l’avenir. Mais pourquoi continuer à supprimer "en douce" des lignes ferroviaires régionales et contraindre un peu plus à l’utilisation de l’automobile ? Que dire aussi de la politique de réservation des billets de la SNCF dans laquelle des lignes régionales tout simplement n’apparaissent plus ? Et que donc le voyageur potentiel ne peut plus emprunter ... sauf s’il connaît l’existence de la dite ligne !!! Mais ça permet de faire chuter d’autant l’utilisation de la dite ligne régionale et donc de justifier sa suppression par manque de fréquentation !!! Un bon point cependant : la mise en service récente du ferroutage entre Perpignan et Luxembourg.

Le vélo ? la marche à pied ? Bien sûr que ce sont aussi des solutions partielles à ne pas négliger ! Mais combien de routes de campagne, combien d’aménagement des voies de circulation tiennent compte effectivement que des citoyens pourraient utiliser le vélo ou, tout simplement se rendre à pied à l’école ou à la boulangerie sans risquer leur vie pour cela ?

Bref, on pourrait continuer la liste des actions fragmentaires, peut-être marginales en elles-mêmes, mais dont l’addition des prises en compte permettrait de contribuer à une meilleure gestion de l’énergie dont nos sociétés actuelles ne peuvent plus se passer.

Bonne réflexion à tous dans la recherche d’une société mieux en adéquation avec les règles fondamentales de la nature qui nous (sup)porte.

Ledahut

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par zets (IP:xxx.xx0.33.141) le 10 avril 2007 à 12H42

Permettez moi de retoucher la fin de l’article : "De toute façon, un jour ou l’autre, s’il faut choisir entre manger et rouler en voiture, le choix sera vite fait", les riches rouleront en voiture et taperont fort sur les pauvres qui auront l’audace de se rebeller (devenir terroriste ?) parce qu’ils crèvent de faim.

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par nowhere unknown ? (IP:xxx.xx9.17.187) le 10 avril 2007 à 13H09

bises à tou(te)s

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par Michel (IP:xxx.xx3.71.106) le 10 avril 2007 à 14H16

il faudrait d’aborder reconsidérer le terme "biocarburant". "Agrocarburant" serait plus judicieux. Le "bio" de biocarburant, c’est pour faire "vert", du bon marketing politique en quelque sorte.

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par personne (IP:xxx.xx1.42.18) le 10 avril 2007 à 15H17

Les biocarburants tels qu’ils sont produits actuellement ne sont effectivement ni rentables ni écologiques, mais comme toute science, celle-ci évolue :

Ainsi on parle depuis des années déjà d’utiliser des algues pour produire du diesel ce qui éléminerait le conflit d’utilisation des terres agricoles : http://www.oleocene.org/index.php?p...

Mais on parle également des biocarburants de seconde génération : http://www.autovalley.fr/actualite/...

Ainsi, en combinant de grandes économies d’énergie et de grands progrès scientifiques, on peut peut-être espérer parvenir à un bilan moins négatif.

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par Marie-Odile BRUS (IP:xxx.xx6.33.225) le 10 avril 2007 à 23H24

Merci de cet article, j’avais donné cet exemple de la "tartufferie" de certains discours "écolo" y compris la prise de défense de la Planète comme si elle était une victime alors que NOUS sommes les victimes (le pire est que nous sommes également les bourreaux !). J’y ajoute :
- reçu il y a deux jours "programme de mme royal" : les septs piliers de son action, commençant avec le premier (je ne suis pas allées plus loin... pas la peine) = RELANCE DE LA CROISSANCE. Cela a marché Trentre Années Glorieuses... mais en reconstruction post 2nde guerre mondiale. Ensuite nous avons vu l’echec sur le long terme de cette démarche du toujours plus (de croissance, consommation, production...etc)... en vain. TOus sont prêts à nous mener dans le mur avec conviction ! La gauche se prend au rêve libéral, alors que celui-ci a vir au cauchemer depuis longtemps... Comment penser un autre système, comment faire évoluer notre pensée même, et oser imaginer quelque chose de différent. Il ne s’agit pas de lancer la pierre aux politiques finalement : ils nous représentent, ils nous servent la soupe que la majorité d’entre nous veut manger ! Privilègier l’avoir à l’être va nous mener où ? mais comment rééquilibrer la donne ? L’avoir renvoie à la propriété du sédentaire, l’être à la liberté nomade (voir article sur le libre de M. Odoul... et méditer !).

Logique capitaliste, financière = logique d’avoir, de possession au détriment d’un plus gand nombre.... Comment réinventer la notion de partage dans un monde où le pouvoir est roi, et non le respect ? Sans tomber dans l’angélisme, l’irréalisme ?

çà ne va pas être facile le 22 avril ! :/-)

Dans ma boite aujourd’hui, le programme de Mr Sarkosy, pas osé le lire après une journée de travail...

Pour revenir au thème "carburant... j’aimerais lire des articles sur les énergies vraiment alternatives (j’ai vu et lu des choses assez bluffantes sur interrnet... mais pas assez scientifique pour les analyser objectivement !

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par léonard (IP:xxx.xx6.100.70) le 11 avril 2007 à 08H53

Cet article démontre encore une fois que nos sociétés, leurs organisateurs, et la plupart des consommateurs cyber-gédéon et turbo-bécassine font croire ou croient au monde fantastique du développement durable et des carburants renouvelables qui dans leur esprit permettra de concilier maintien d’un haut niveau de vie(donc dépenses énergétiques élevéés) tout en maintenant d’aprés ces adeptes de l’écologie industrialisée-markétisée un monde style parc d’attraction où tout est propre et organisé. Nous sommes des millions de par le monde à considérer absurde le développement de la filière des biocarburants ils sont des milliards à voir en elle un nouvel essor économique juteux. Je vous conseille sur ce dossier de lire les articles très documentés sur le ^coût d’un tel développement sur le site manicore.com/. Les biocarburants :poudre au yeux et désastre écologique supplémentaire assuré. Si vous le souhaitez envoi gratuit uniquement par internet(pas de papier et d’encre) d’un essai : Faut-il parler d’avenir Epicure ? pilboul@tiscali.fr

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par léonard (IP:xxx.xx6.100.70) le 11 avril 2007 à 08H58

POUR DES DONNEES SCIENTIQUES / MANICORE.COM/

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par GM (IP:xxx.xx4.126.111) le 11 avril 2007 à 14H16

Bonjour, Juste deux précisions concernant cet article :

1/ 1 MégaJoule d’essence = 1 MégaJoule de bioéthanol car c’est une unité de mesure énergétique. Il ne faut donc pas confondre la consommation énergétique avec une surconsommation en volume.

2/ Avec des "si", on mettrait Paris en bouteille ..., la consommation de carburants résulte d’une combinaison de facteurs qui intéragissent dans un système : il est sûr qu’il y a un siècle ou deux, la traction animale ne mobilisait pas d’énergie fossile, ce serait donc une solution radicale que d’y retourner. Dans un système, il ne sert pas toujours de maximiser un facteur d’amélioration : n’est-ce pas mieux de faire Energie renouvelable + moteurs économes + comportements économes ... Ce sont les émissions de GES qu’il faut réduire

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par Les Cottages (IP:xxx.xx2.125.198) le 11 avril 2007 à 16H03

Et avec des si on peut couper du bois...

Quoi qu’il en soit la technologie reste et doit rester au service de la nature. Et non l’inverse, c’est pourtant le cas que nous vivons actuellement.

Parce que tout est inversé en ce bas monde.

Le blanc n’est pas tout blanc...

Le noir n’amène pas le cafard...

Le Blanc n’est pas pur.

Le noir n’est pas sale.

Il faut juste relativiser dans un monde à contexte localisé.

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par Barth (IP:xxx.xx5.11.77) le 11 avril 2007 à 14H40

Le "bio"carburant est la solution qu’ont trouvé les agriculteurs productivistes du nord pour sauvegarder leur revenu et ainsi augmenter la pollution des terres et de l’eau et aussi d’accroître plus rapidement encore la pénurie de l’eau.

Et bien sûr l’augmentation des prix des denrèes mettra en difficulté l’alimentation des pays de sud.

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par Les Cottages (IP:xxx.xx2.125.198) le 11 avril 2007 à 15H41

Bonjour,

Un crime contre l’humanité ? De quelle humanité parlons-nous ?

Et puis, qu’est qu’un crime contre l’humanité ?

... ???

OK !!!

- Rouler en voiture est un crime contre l’humanité !Je ne vous fais pas un dessin...

- Produire des éléments polluants est un crime contre l’humanité ! Je ne vous fais pas un dessin...

- Continuer à manger de la viande, en sachant que les animaux dont la vie est de finir sur un étalage, alors que pour les maintenir en vie ils consomment plus d’eau et mangent plus de nourriture que les pays du tiers monde n’auront jamais dans leurs assiettes. Je ne finis pas le dessin... est un crime contre l’humanité !

- Mentir est un crime contre l’humanité ! Dois-je vous faire un dessin ???

Qui parle de survie ???? Il faut vivre tout simplement.

Allez, je me lance !

Comment peut-on croire que l’économie dans laquelle nous sommes est faite pour maintenir un équilibre ? Pire, peut-on croire que cette économie recherche un équilibre ? Qui l’a dit ? Même si quelqu’un vous l’a dit pourquoi espérer qu’il vous dit la vérité ? Oui je parle de la Vérité ! Une chose difficile à entendre. Si bien, que lorsqu’elle se présente à nous, nous employons mille et une illusions pour la masquer, ne pas la voir ou l’écouter.

Je ne vous parle pas de la vérité que l’on vous sert le soir au 20H. Je vous parle de la vraie vérité. La véritable vérité qui fait, que lorsque l’on arrête de se mentir, voir les choses tout simplement et telles qu’elles sont.

Dans quel genre de système vivons-nous ?

Partout nous voyons, des affiches alléchantes : BIO ! Par ici, EQUITABLE ! Par là.

Qu’est ce que cela cache ? Ou sur quoi fermons nous les yeux ?

Nous vivons dans un système économique bien rôdé et ficelé, qui tourne mal, mais pour qui ?

La question est de savoir, pour qui sert ce système économique en place ?

Nous voyons apparaître les banques, moteur essentiel de ce système et qui plus est, en dehors de toute surveillance étatique. Donc libre, elles ont leurs propres codes, leurs propres règles et ne se soumettent aux tribunaux les seuls brefs instants d’un mouvement populaire contre leurs institutions. Sinon, l’Etat lui est soumis. Oui, l’Etat emprunte aux banques !!!???

A qui appartiennent ces banques ? Et là tout le mystère s’épaissit. Mais revenons à nos moutons (et je vous assure qu’ils sont bien gardé les moutons)

Nous sommes donc dans un système économique qui s’auto-alimente : On travaille pour consommer, on paye des impôts pour que l’Etat maintienne le système le plus juste qu’il soit envers ses administrés. Plus on consomme, plus les entreprises produisent, plus les entreprises produisent, plus le PIB est important, plus le PIB est important, plus la voix de l’Etat peut peser dans la balance du contrôle du flux monétaire entre pays.

Il ne faut pas se leurrer. L’Etat, c’est comme une famille en plus grand, donc avec plus de rouages subtiles. Et l’Etat c’est comme un village qui va commercer avec un autre. C’est tout. Enfin, les imbrications peuvent être plus complexes, seulement cela ne sert à rien de se compliquer inutilement.

Nous voyons très bien que si tout était géré à la "bon père de famille", tout irait pour le mieux dans le meilleur des mondes. Et ce n’est pas le cas. Pourtant cela pourrait être et ce n’est pas utopiste de le dire. En revanche, il est utopiste de croire que l’homme insérer dans ce système l’emploierai correctement, pour les autres et surtout pour lui. Et oui pour lui. Pour épater ses collègues, pour écraser son voisin, pour charmer la belle et pour tout un tas d’autres choses, il lui est impossible de se servir correctement de ce système économique. Et de toute façon, il le régule de lui-même. Celui qui ne suit pas le pli, on le met au vert ou au sombre. Eh oui, on en vient au principe bête et stupide : "on me l’a fait donc je te le fais" Enfin...

Qu’est ce que cela veut dire ?

Cela veut dire que notre système économique n’est pas juste. Non pas que ceux qui l’utilisent soient pourris. Quoique... !!

Nous utilisons un lègue. Cela ne veut pas dire que nous devons utiliser ce lègue en sachant tout les tracas engendrés par ledit. Cela veut seulement dire que les instances qui nous gouvernent ne sont plus aptes à gérer en "bon père de famille" et surtout dans le contexte actuel. Car ce sont ces instances qui utilisent ce lègue.

Pourtant, ces instances sont toujours en place. Et personne ne veut les déloger.

Et elles mentent, surtout : sur tout et n’importe quoi.

Que le bio, c’est bien ! Que le bio, c’est bon !

Et ceci quelque soit la catégorie du bio ! Nous sommes d’accord, continuons...

Qu’on n’a pas d’autres choix, que celui là. Pourquoi ? Parce que les experts l’ont dit ! Ces mêmes experts, allaités et nourris par le système économique en place ! Pourquoi voulez vous qu’ils changent de refrain ? Ils font comme tout le monde.

Maintenant il faut savoir on l’on se situe.
- Pour une catégorie de la population : mettre de l’argent de côté, on sait jamais.
- Pour une catégorie de la population : mettre ses proches à l’abri, du système qu’ils savent et maintiennent corrompus.
- Pour une catégorie de la population : vivre pour payer des charges, c’est le seul moyen qu’ils aient trouvé pour se sentir vivant avec bien sur toutes les complications que cela entraînent.

Vous tous et vous toutes commencez à ouvrir les yeux sur ce qui se trame et ce n’est pas bien pour ceux qui le trame.

Donc on remet une couche.

- "Comment faire croire que l’on va changer de système économique à une grande partie de la population, en sachant que ceux qui reste ne seront pas en mesure de dire ou faire quoique ce soit ? Subventions et allocations Merci...La question est ouverte Paul ?
- On utilise un système, que l’on sait par avance périssable en produit Henri, mais avec qui on peut faire de gros bénéfices !!!!
- Alors, chouette on l’utilise Paul, mais zut il va falloir qu’on le change dans pas longtemps !!!
- Pas grave Henri, soit ils continuent avec des produits tout pourris ou alors on leur propose une alternative inaceptable ! Comme en 2002 ! Rappel toi, comment on s’était gavé et pas que de caviar...
- Mais comment être sur, Paul ?
- Une bonne agence de pub, 2 ou 3 stars sur le déclin pour émouvoir et hop, on touche la corde sensible. Ensuite yapluka...ramasser les profits Henri !
- Alors forcèment ils choisiront l’aternative faisons de la nature notre havre de paix avec un maximum de rentabilité pour nous Paul. Mais est-ce possible ??"
- Bien sur, il faut les emmener en buté, leurs donner l’illusion que rien d’autre ne peut subvenir à leurs besoins de manière satisfaisante ensuite le tour est joué.
- Mais commment Paul ?
- Je vais te le dire Henri, et écoute bien, rien ne les sauvera...il faut comme dans tous les contes, un prince, une princesse et la vilaine sorcière !!! Ha, ha, ha. Moi ce que j’adore c’est dominer le monde...
- Sacré Paul, va..."

On prend soin de vous contre la pollution.

Finalement, outre l’oncle, la tante, le neveu ou la nièce, pire voire la compagne ou compagnon, qui d’autres que vous mérite toute votre attention ?

Oui, vous !!! Qui lisez ces lignes !!!

Rappelez vous, au début du siècle une grande mode arrive : l’enfant. Et c’est surtout les classes moyennes qui mettent en applications, car elles le peuvent. Exactement comme maintenant. Non pas les classes ouvrières, car chaque main est une bouche à nourrir et les petits en bas age comme les vieux ne peuvent pas mettre la main à la pâte. Donc tous travaillent. Effectivement, tout est mis en œuvre pour parfaire à la vie de cet enfant, si cher, tant désiré. D’ailleurs, très vite tout un mercantilisme se met en place autour de lui, pour son bien être. Je ne vous fais pas de dessin...

On change le décor et hop c’est reparti.

Sauf que là, on arrive au summum !!

Après avoir pourrit la planète et tous ses écosystèmes, et vous le savez car c’est arrivé près de chez vous !!!

On vous promet de continuer, seulement là, la star : c’est vous !!!

- On vous bichonne : BIO !

Eh oui, on prend toujours soin de ses chevaux de course avant de les abattre quand ils ne servent plus à rien.

Comment ce système peut-il vouloir ma mort ?? Ce système ne veut pas votre mort, il l’anticipe avec votre participation. Rentabilité oblige !!?

Eh oui, comme toujours par le mensonge, la tromperie. Car vous êtes le meilleur associé du diable et vous ne quitterez pas la table comme ça, après tout, vous y avez participé, et personne ne vous a forcé la main, non ?

On nous force la main de façon insidieuse et surtout lâche. A bien y réfléchir, qui est le véritable lâche ?

Quelqu’un peut-il me dire pourquoi les produits BIO coûtent plus cher que les produits OGM sortis de laboratoire et ceux couverts de pesticides et d’insecticides ??

Je répète ma question.

QUELQU’UN PEUT-IL ME DIRE POURQUOI LES PRODUITS BIO COUTENT PLUS CHER QUE LES PRODUITS OGM SORTIS DE LABORATOIRE ET CEUX COUVERTS DE PESTICIDES ET D’INSECTICIDES ??

Allons, allons....

Et si pour une fois nous arrêtions ne nous mentir, de nous voiler la face. Et si pour une fois toutes les personnes qui lisent sur ce site, arrêtaient de faire des crimes contre l’humanité.

Juste une fois.

Je ferme les yeux ... est ce que ce monde existe ???

 ;-) & :-)

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par Ledahut (IP:xxx.xx1.203.50) le 11 avril 2007 à 16H29

A "Michel" :

tout à fait d’accord sur la notion de "biocarburant" qui n’a de biologique que le support végétal dont il provient, mais pas forcément produit en conditions "bio" - Agrocarburant ? Carburant d’origine végétale ? A voir quel est le terme le plus approprié ! Un terme a au moins l’avantage d’être précis, c’est HVP = Huiles Végétales Pures (pressage à froid de graines oléagineuses) qui peuvent d’ailleurs aussi bien servir à l’alimentation humaine que de carburant. Pour l’anecdocte, testez donc une HVP de tournesol dans votre salade et vous n’aurez plus envie d’aller acheter une bouteille d’huile au supermarché !

A "Barth" :

Non, les carburants d’origine végétale ne trouvent pas leur origine chez les "agriculteurs productivistes du nord", mais dans les travaux commencés depuis plus de 25 ans par un "petit" agriculteur du Lot-et-Garonne qui s’est ensuite associé à la Chambre d’Agriculture pour les études plus poussées dans les domaines chimique et physique ... ce qui lui a valu une longue suite de procès de la part de l’administration auxquels il a d’ailleurs très bien survécu et continue toujours de promouvoir cette solution (voir pour info INSTITUT FRANCAIS DES HUILES VEGETALES PURES). Il est vrai, par contre, que les conditions de production dans les grandes plaines céréalières du centre et nord de la France sont plus favorables que dans les structures plus petites et les conditions d’autres régions agricoles de France. Mais ceci relève d’une conformation géographique à laquelle on ne peut pas changer grand chose hormis des aménagements locaux. A moins que les changements climatiques annoncés ne viennent y mettre leur grain de sel.

Promouvoir la culture du tournesol n’est pas promouvoir la pollution puisque c’est certainement la céréale la moins exigeante en engrais chimiques et en traitements phytosanitaires, même en culture intensive. Par contre le tournesol réussit très bien en "bio" et qui plus est se contente d’une pluviométrie réduite. Donc consommation nulle ou réduite d’eau d’irrigation ! Après récolte, les résidus végétaux broyés et incorporés au sol constituent un très bon amendement organique et un excellent précédent pour une céréale d’hiver qui pourra suivre avec un apport réduit d’engrais chimiques.

S’il est un reproche qu’on peut faire à la culture moderne du tournesol, c’est la généralisation de variétés à tige courte résistant mieux à la verse, mais qui produisent beaucoup moins de matière organique (puisque la masse végétale totale de la plante est plus faible) que les "anciennes" variétés à grand développement et, par conséquent, ont un moindre effet d’amélioration du taux de matière organique des sols. A vouloir réduire la sélection variétale à la seule recherche de la productivité quantitative de graines, on a sacrifié d’autres aspects utiles de la plante.

Quant à l’argumentation sur l’augmentation des prix des denrées agricoles qui mettrait en difficulté l’alimentation des pays du sud cela fait partie d’un certain nombre d’idées sans fondements véhiculées dans les médias soit par l’intérêt de certains groupes, soit par ignorance de la réalité des choses.

1- une telle attitude relève d’un racisme basique qui consiste à croire que les habitants du "sud" sont incapables de produire les aliments dont ils ont besoin et resteront dépendants des "bons blancs du nord" satisfaisant leur bonne conscience en s’occupant de ces "pauvres petits". S’ajoute à cette logique le versement sous formle de céréales de contributions à l’ONU par tel grand pays céréalier, ce qui lui permet de maintenir les subventions aux agriculteurs et de satisfaire ainsi les lobbies politiques concernés. Mais c’est une autre histoire !

2- il n’est pas plus condamnable d’acheter des ananas en Côte d’Ivoire ou de faire venir des haricots verts frais de Nairobi à Rungis tous les matins en échange de blé produit en France, que de livrer du Cantal et du Bleu d’Auvergne aux épiceries parisiennes et d’approvisionner les meuniers et boulangers auvergnats en blé de la Beauce.

3- si le prix des denrées agricoles devaient augmenter en Europe (ce qui est en train de se dessiner avec les principes malthusiens de la PAC sacrifiant l’avenir des exploitants agricoles européens, du moins les plus avancés) cela entraînerait un accroissement de la demande pour les produits du "sud" et donc une incitation plus grande à y accroître la production. Les agriculteurs du Sénégal, du Mali, d’Afghanistan ou du Vietnam n’ont pas attendu les leçons des "experts du nord" pour répondre à la demande du marché ! Ce pourrait même être une solution (partielle !) pour réduire les mouvements migratoires.

La question de la pauvreté dans les "pays du sud" est beaucoup plus une question de politique de ces états, de liens économiques et commerciaux et d gestion des ressources que de capacité des producteurs locaux prisonniers de systèmes socio-politques contre lequels ils n’ont que de très faibles moyens de réagir. Là aussi encore une autre (et très longue !) histoire dont on pourrait parler.

à "GM" :

oui, bien sûr qu’il faut prendre en compte l’ensemble des aspects d’un problème, à commencer par son propre comportement ... même si les habitudes prises sont souvent difficiles à modifier ; Mais ne désespéront pas, la nature humaine est pleine de ressources !

Bonne journée à tous

Ledahut

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par Barth (IP:xxx.xx9.90.158) le 11 avril 2007 à 17H53

A « ledahut »

Ta technique d’argumentation ne manque pas d’intérêts. Tu fais dire à l’interlocuteur ce qui sert ton raisonnement. En fait, tu souhaites arriver au plus vite à une conclusion qui semble tout à fait te convenir « l’augmentation des prix au nord est une bonne chose pour le sud ».

Je n’ai jamais dit que les biocarburants trouvaient leur origine chez les agriculteurs productivistes de nord. Je dis qu’ils ont sauté sur l’occasion imaginant avec raison le démantèlement de la PAC à venir et une perte de revenus. Il me semble que ceux qui vont le plus pâtir des baisses de subventions, ce sont bien ces mêmes agriculteurs.

A ma connaissance on ne fait pas seulement du biocarburant avec du colza, on en fait également avec du maïs, non ? Le problème de l’eau se pose oui ou non ?

Il semblerait également que, pour étayer tes arguments, tu aies besoin d’invoquer le racisme. C’est curieux et même gênant dans la mesure où tu considères que l’Afrique est autosuffisante, pardon qu’elle le sera. Pour le coup, tu dois être ce bon blanc à la bonne conscience dont tu parles. En tout cas tu te dédouanes complètement de toutes les conséquences que pourraient avoir l’augmentation des cours, puisque pour toi ce ne sera pas un problème.

Si tu es de bonne foi, tu fais un sacré pari sur l’avenir.

Je suis par contre tout à fait en phase avec ton post d’hier (10/4).

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par léonard (IP:xxx.xx6.100.71) le 12 avril 2007 à 08H11

A Ledahut

Brillante démonstration socialo-trosko-ecolo-industriobio-progressiste...of course ! Les biocarburants oui pour les paysans afin qu’ils puissent réduire d’autant leurs dépenses énergétiques et leurs coûts de production. Pour les progressistes bio-bobos et certainement technocrates et fiers de l’être (d’après votre style péremptoir et fin connaisseur je ne doute pas que vous l’êtes)qu’ils restent dans leur ville. Y’a tout pour eux : fast food, ciné, expos, galeries marchandes, nuits blanches, clubs branchés et bien entendu salons branchés où l’on refait le monde pour les autres trop niais pour le comprendre. Tiens j’ai besoin dans mon hameau de garçons vigoureux pour retaper une grange, remettre en état une grande friche, désherber sans pesticide un jardin de 800 m2 sans tracteur,sans motoculteur. Y’a des clients dans le salon ?

Léonard Non, alors fermons la lumière pour réduire la facture énergétique.

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par Ledahut (IP:xxx.xx6.186.109) le 12 avril 2007 à 10H45

A "Léonard", à "Barth" et aux autres

Bonjour ! Je découvre ce matin votre commentaire et j’avoue que je ne me connaissais pas toutes ces qualités (socialo-trosko-ecolo-industriobio-progressiste...of course !) Ca en jete ! Faut bien rigoler un peu et en plus c’est bon pour la santé !

Contrairement à ce que vous semblez penser je n’appartiens pas à ce monde bobo que vous citez. Ouvrier agricole avant de faire quelques études et d’essayer d’apporter ma contribution dans différents pays, y compris dans des zones de conflits où la situation des familles rurales n’est pas des plus simples j’essaie de faire la part des choses entre l’aspiration vers un futur moins destruteur de l’environnement, le techniquement possible et le réalisable dans la pratique. Non, je ne pense pas être ce "bon blanc à la bonne conscience". C’est par le partage d’expérience et de connaissances avec des sociétés rurales diverses (et combien enrichissantes par leur savoir et leur expérience !) que j’essaie de contribuer à la recherche de solutions. Et il n’est pas facile de respecter les principes d’une éthique d’humanité et de bonne gouvernance des ressources naturelles dans un contexte où s’affrontent les intérêts divergents du souci de faire vivre décemment une famille, de contraintes de marché, de solutions parfois technocratiques imposées par des politiques agraires ou de développement, de recherche de profit par des groupes financiers, de pressions idéologiques par tel ou tel groupe ...

De tous temps l’homme a modifié son environnement pour satisfaire ses besoins. Mais l’accumulation de connaissances scientifiques au cours des âges a été déviée vers la maximisation des profits. Conjuguée à la croissance démographique mondiale et des besoins corrélatifs, en particulier en énergie, cette logique nous rapproche dangereusement des limites de ce que la nature peut supporter avec le risque de changements profonds susceptibles de mettre en cause la survie même de l’humanité.

Les HVP constituent une alternative de carburants sans effet sur l’émission des gaz à effet de serre. Certes très fragmentaire et certainement pas LA solution ! Mais c’est un premier pas en attendant d’utiliser (et de trouver !) d’autres sources de carburants non polluants (ou moins polluants que les carburants d’origine fossile) et des formes d’organisation de la société et des transports moins exigeants en énergie à effets néfastes sur l’environnement. Et si en attendant de trouver mieux ça permet à des agriculteurs de continuer leur métier en polluant moins, quel mal y-a-t’il à cela ?

Je n’ai aucune prétention à vouloir donner des leçons à quiconque ! Si je suis ici, c’est simplement pour essayer de mieux comprendre et de partager avec ceux qui ont le même souci de ne pas léguer à nos enfants une Terre saccagée et de corriger mes opinions si elles s’avèrent erronées. C’est par la confrontation des idées et des analyses que nait le progrès et qu’on pourra, espérons-le, éviter des catastrophes et peut-être vivre mieux demain.

Nota à l’attention de "Léonard" : défricher à la main, c’est un excellent exercice ! Je suis partant, et à la pause on aura l’occasion de discuter d’un tas de choses !

Bonne journée à tous Ledahut

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(IP:xxx.xx2.125.198) le 12 avril 2007 à 12H54

Bonjour,

C’est bien comme je le disais.

Tous les brevets et inventions existent, personne n’a attendu que vous ou d’autres personnes commencent à essayer de réfléchir pour apporter enfin une solution.

On nous ment, et vous, vous vous mentez honteusement.

Donc, pendant que vous discutez de choses et puis d’autres l’heure continue de tourner.

On aime se voiler la face, qui plus est, avec de grands mots et de jolies phrases. Une bonne tournure de style. Une introduction Un corps ou l’on argumente, par thèse Une antithèse Et une synthèse ... Conclusion. Ah l’école... !!! Maintenant le blog, quelle douce évolution...

Vaut-il mieux le carburant NHO au concentré biocarbonique à évolution lente ou bien le bio supercarburant éthanolique à réduction de rejet ??? Ouh, c’est épatant, la question est ouverte...

Et oui, il faut combler, je comprends.

Comme c’est mignon.

En plus on pourra être copain, on parle de la même chose...

C’est vraiment mignon.

 ;-) & :-)


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