Résumé : Pas encore sorti en France, la 11e heure est un documentaire grand public sur la crise écologique actuelle et ses solutions, promis à un beau succès.
Plus fort que "Une vérité qui dérange", Leonardo DiCaprio a réalisé "La 11e heure : le dernier virage". Le film d’Al Gore ne parlait "que" de la réalité du changement climatique, la 11e heure parle d’autres aspects de la crise, comme la perte accélérée de la biodiversité, mais aussi des solutions possibles.
Les cinéastes ont interrogé plus de 70 scientifiques et experts dans de nombreux domaines, pour comprendre l’origine de la crise actuelle, et envisager les solutions possibles.
La bande annonce en anglais est sur http://wip.warnerbros.com/11thhour/
De nombreuses personnalité intéressantes, porteuses d’initiatives positives, sont interviewées dans le film. Même si elles sont presque toutes nord-américaines, cela semble donner un aperçu d’initiatives en cours. Et le message qu’on peut écouter dans la bande-annonce est certain : "Ce sont moins des questions techniques que des questions de leadership (direction, orientation politique et économique".
Le site mentionné ci-dessus contient une section "experts" que j’ai trouvé particulièrement intéressante, parce qu’elle donne un aperçu du contenu intellectuel du documentaire, et des initiatives qu’il illustre.
Ce documentaire a déjà un mérite :
Celui de placer les choix de société, impliquant des citoyens, avant la science et ses admirateurs technophiles. La science est la charrue et nous les boeufs. Enfin ce devrait être comme çà...
Ce qui va contre les suroptimistes accrocs à la croissance pour qui la science, qui nous a tant donné (et c’est vrai) continuera de résoudre nos problèmes. C’est oublier que le progrès technologique dopé au charbon-pétrole-gaz nous a aussi apporté la pollution atmosphérique globale et qu’il ne peut rien en lui-même pour réduire les inégalités et favoriser la paix. Le couteau seul n’est rien, le cuisinier par contre...
Réfléchissez sereinement, vous les partisans libéraux du continuez à consommer comme çà, on va trouver des solutions en chemin... Si le principe de précaution pourrit la vie des voyageurs aériens, en matière climatique il peut nous la sauver à tous, voyageurs spatiaux que nous sommes !
Le marché, la concurrence, l’énergie pas chère, l’"autorégulation" : tout va bien, il faut se battre perso, pour tirer son épingle du jeu, pour "gagner". Vision à courte vue de ceux qui profitent du système en oubliant les autres après-eux ou loin d’eux. Qu’ils se débrouillent !
Ceux qui certifient rétroactivement la validité de Super-Phenix en déplorant son abandon en 1997 et anticipent avec la même assurance le succès des recherches d’ITER sur la fusion pour -au mieux- 2050. Visionnaires !
Des visionnaires, finalement peu concernés : si on ne parvient pas -et c’est probable, vu l’état d’avancement dans ce domaine- à faire un réacteur industriel de fusion fiable vers 2080, ils ne seront plus là pour pleurer les sommes dépensées quand l’urgence en 2007 était clairement ailleurs... et démanteler à grand frais les nouveaux monstres technologiques. On sera mal, mais eux reposeront en paix, c’est sûr.
Film sûrement intéressant, c’est vrai que j’ai un peu peur qu’il reste en surface et ne se contente finalement que de sensationnalisme et d’alarmisme. pour ma part j’estime que le plus grand des changements est à opérer dans les mentalités, je me demande si l’on en parle dans ce film... Parce que tenter de manger végétarien, voir d’autres alternatives économiques qu’une croissance folle, se rendre compte que les problèmes culturelles, les illusions avec lesquelles on se voile la réalité ont forcément un impact sur notre planète, je me demande quand même objectivement, si nombre d’entre nous en sont capables...










