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Agriculture intensive et désertification

Article publié le 19 mars 2007

Les méfaits de l’agriculture intensive sur l’érosion des sols et la biodiversité sont bien connus. Cet article présente une conséquence plus originale de cette pratique sur les pluies et sur le climat mondial.

Agriculture intensive et désertification

Je ne surprendrais personne en affirmant que l’élément vital à la survie d’une plante est l’eau. L’eau joue un rôle de solvant : les nutriments peuvent pénétrer l’organisme par les racines puis circuler avec l’eau au travers de la plante jusqu’aux branches et aux feuilles.

La circulation de l’eau se fait donc de bas en eau. La structure fibreuse des végétaux facilite cette ascension par capillarité, mais c’est la transpiration qui fournit l’effort de pompage. Il s’agit d’un phénomène complexe reposant sur l’exposition des feuilles au soleil. Pour simplifier, l’eau de la surface des feuilles exposées au soleil s’évapore et est remplacée par l’eau immédiatement voisine, provocant ainsi une aspiration qui se transmet jusqu’aux racines. La plante peut réguler cette transpiration en fonction de nombreux paramètres, dont sa teneur en eau et en nutriments.

La structure racinaire est en général grossièrement symétrique à la structure des branches. L’intérêt de parcourir le sol et le sous-sol étant toujours de trouver les nutriments nécessaires à la plante et l’eau pour les transporter. Plus ce réseau racinaire est développé, plus les branches s’allongent et prennent en hauteur, plus la plante aura besoin d’une grande force d’aspiration pour acheminer ces nutriments dans l’arbre, et donc plus la plante aura besoin de transpirer. Inversement donc, plus un plant est petit et ses racines courtes, moins il transpirera.

Dans l’agriculture intensive, l’arrosage artificiel et les engrais dispensent à la plante le besoin d’aller chercher cette eau et ces nutriments loin et profondément, ce qui se traduit donc par une transpiration réduite. La forte densité végétale ne peut pas compenser la perte de transpiration causée par la perte de hauteur et de profondeur de ce circuit d’eau. A superficie égale, la transpiration d’un champ peut donc être plusieurs fois moindre que celle d’une forêt de grands arbres.

A la surface de la feuille, la transpiration se traduit par un changement d’état : l’eau, de l’état liquide, se transforme en vapeur, et absorbe au passage une bonne quantité de chaleur. Sur de grandes superficies, cette absorbtion de chaleur est suffisante pour faire baisser la température de quelques degré. Au contraire, un sol nu exposé au soleil réfléchit l’énergie solaire et fait monter la température de l’air ; je pense en particulier aux zones désertiques ou en voie de désertification.

Sur de très grandes surfaces, de la taille de régions ou de pays, cette régulation de la température est suffisante pour rafraichir la vapeur d’eau de haute ou moyenne altitude, issue de l’évaporation des océans, favorise la condensation et peut ainsi provoquer des pluies régulières. Ces pluies issues de l’océan peuvent constituer un apport d’eau d’une quantité supérieure à ce qui a été perdu par transpiration.

Ainsi, les grands espaces verts sont capables de provoquer la pluie qui les abreuvera en nutriments. L’agriculture intensive et la désertification réduisent ce phénomène. Quand on connaît l’importance actuelle de l’agriculture intensive dans le monde et que l’on sait qu’il existe des surface de la taille de la Belgique dédiées à la culture d’une seule espèce, on se rend compte de l’importance que peut prendre cette pratique dans la désertification et le réchauffement climatique.

La pratique de l’agriculture intensive favorise ainsi les climats arides qui font la ruine de leurs exploitants, et à plus long teme la progression des zones désertiques. Au passage, les désherbants, au lieu de permettre aux "mauvaises herbes" de se développer et de transpirer, exposent une plus grande surface vierge aux rayons solaires. Selon le type de culture, cette surface exposée réduit plus ou moins le rafraîchissement permis par les plants.

L’agriculture intensive est une pratique fortement présente sur tous les continents, et qui continue à prendre de de l’ampleur, poussée par l’intensité des échanges internationaux. Le phénomène que j’ai décrit n’est qu’un des moyen par lesquels cette pratique favorise la désertification, mais c’est peut-être le plus susceptible d’affecter négativement la vie des populations locales, et l’écosystème à une échelle mondiale.

Par ailleurs, nous avons vu que les étendues végétales étaient capables de faciliter la pluie. En choisissant des espèces adaptées aux climats arides et capables de capter l’eau très profondément dans le sous-sol, il serait possible de mettre en place les conditions nécessaires à la reconquêtes de certains territoires désertiques, tout en s’épargnant le coût de grands travaux d’acheminement de l’eau.

Lorsque l’on parle de l’eau douce stockée, on songe essentiellement aux glaciers, aux cours d’eau et aux nappes phréatiques. Nous disposons pourtant sous nos yeux d’un réservoir immense et extrêmement important par ses multiples rôles : l’eau stockée par les espèces vivantes elles-mêmes, dans les arbres, les animaux ou l’humus. A trop vouloir capter et exploiter l’eau des sources évidentes, on détruit facilement ce stock d’eau invisible et indispensable à l’équilibre planétaire.

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commentaires
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par gem (IP:xxx.xx5.117.249) le 19 mars 2007 à 12H53

c’est la première fois que je lis quelque part que "l’agriculture intensive" est un facteur de sécheresse...

Et si on suit la logique de vos raisonnements, moins la végétation est développé, plus elle est courte, et pire c’est : donc l’agriculture extensive est pire, la prairie encore pire, mais le pire du pire, c’est le bâtiment, la route et le parking ... Il est bien connu que Paris est significativement plus chaud en surface que le reste du bassin parisien (plusieurs degrés), et en terme de précipitations, ça ne semble pas avoir d’impact.

Une affirmation pareille aurait mérité au moins une source scientifique. Le GIEC, qui explore à fond tous les facteurs climatique, devrait en contenir mention.

Je doute que ça soit le cas...

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par Dilettante (IP:xxx.xx2.109.12) le 19 mars 2007 à 15H48

Je ne sais pas si si le GIEC a déjà mentionné tout cela, mais il me semble que cet organisme s’intéresse surtout aux effets de l’industrie sur l’environnement, et en particulier sur le réchauffement climatique, et il est tout à fait possible qu’il ne s’y soit pas encore intéressé ou que cela n’ai pas encore donné lieu à publication.

"c’est la première fois que je lis quelque part que "l’agriculture intensive" est un facteur de sécheresse..."

Il est pourtant reconnu que cette pratique favorise le ruissellement des eaux, limitant le stockage de celle-ci par le sol (nappes phréatiques) et la biomasse.

"l’agriculture extensive est pire, la prairie encore pire"

Les prairies ne sont pas sujettes aux mêmes pratiques :

Que les prairies soient permanentes ou artificielles, elles ne sont ni irriguées ni fertilisées artificiellement, imposant aux racines de se développer. Elles ne sont pas non plus entretenues, ce qui permet au sol de se structurer et de mieux capter l’eau de pluie. La transpiration d’une prairie n’est sans doute pas comparable à celle d’une forêt, mais on ne peut pas non plus dire qu’elle soit pire.

Par ailleurs, ce phénomène ne peut se ressentir que sur une très grande échelle ; un hectare de culture intensive au milieu de d’une forêt n’aura sans doute pas d’influence sensible sur le climat ; le tiers des surfaces exploitables d’un continent dédié à cette pratique aura un effet bien plus sensible pour peu que l’on y prête l’attention.

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par gem (IP:xxx.xx5.117.251) le 20 mars 2007 à 12H52

- Le GIEC s’interesse à TOUT, absolument tout, ce qui impact le climat. Y compris le pet des vaches et la digestion des termites, la fringale du plancton, la surface en forêt ou en pergélisol, etc. Il suffit qu’un chercheur (un vrai...) est publié quelque chose pour que ça nourrisse le rapport.

- "il est bien connu", c’est à manier avec précaution (j’insiste : sourcez !). Vos affirmations sont grossièrement fausses. Les prairies sont fertilisée lorsqu’on les plante, et elle le sont ensuite par les défecations des animaux, ce qui représente beacucoup. Si l’irrigation a un impact, ce n’est certainement pas de réduire les précipitations, au contraire ; en France, l’irrigation peut représenter l’équivalent de près de 20 % des précipitations (100 mm contre 600 mm, par exemple), entièrement évaporée ; de l’eau qui, sans ça irait à la mer, et qui y ira de toute façon (durée de vie de l’eau dans l’atmosphère : de l’ordre de la semaine)...

- "grande échelle" ? parce que vous trouver que la région parisienne c’est une petite échelle ??? Alors que le moindre village revendique (souvent à juste titre !) son "micro-climat" qui explique ceci ou cela...

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par Dilettante (IP:xxx.xx2.109.12) le 20 mars 2007 à 17H17

Concernant le ruissellement des eaux, tous les documents abordant les inconvénients de l’agriculture intensive l’évoquent. Je ne sais pas vers quelle source vous orienter tant elles sont nombreuses. Voyez par exemple [1]. Jetez également un coup d’oeil à la vidéo de Jeandb dans les commentaires ; s’il ne s’agit pas exactement du même sujet, elle soulève les mêmes questions.

Concernant les prairies, j’insiste : la dynamique d’irriguation et de fertilisation est totalement différente. Vous semblez vous concentrer sur les prairies artificielles, mais même celles-ci ne connaissent pas les opérations industrielles et systématiques appliquées aux cultures, qui déstructurent totalement le sol. Cela fait une grande différence.

Vous centrez la question sur le territoire français et vous interrogez sur ce qu’il faut entendre par "grande échelle". En effet, le territoire français n’est peut-être pas pour le moment le plus exposé à ces inconvénient. J’ai rédigé cet article en songeant davantage aux territoires immenses qui sont exposés au manque d’eau, comme le Sahel. J’ai eu le tort de ne pas dire tout cela explicitement et c’est peut-être ça qui vous fait tant réagir. Cela ne veut pas dire que l’agriculture française n’aura jamais à s’en soucier.

Si vous voulez en savoir plus, je vous invite à jeter un coup d’oeil aux ouvrages de Masanobu Fukuoka, qui évoquent tout cela à plusieurs reprises et sont accessibles au grand public.

Enfin, dans les commentaires, Demesure évoque le procédé Irrigasc, que je ne connaissais pas. Je me réjouis de voir que de telles initiatives ont été prises, et il est mentionné à plusieurs reprises que "même les pluies sont de retour" ( [2], par exemple). On ne peut pas vraiment parler de "preuve", mais si vous êtes de ceux qui ont besoin que les grandes puissances institutionnelles de ce monde investissent des millions et publient des dizaines de papiers dans des revues reconnues pour admettre la "scientificité" d’une théorie, je vous invite à faire preuve d’un (tout petit) peu plus d’ouverture d’esprit.

Dilettante

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par jeandb (IP:xxx.xx6.189.35) le 29 mars 2007 à 00H58

Le Giec n’est pas une référence de compétences .

Dans tous ces problèmes climatiques , à force de s’occuper de ce qu’il se passe dans le ciel , ils oublient que l’eau dans le sol à un incidence sur le climat .

Evidement les avocats du diable qui veulent toujours défendre les intérêts financiers de ceux qui détruisent le planète veulent faire gober que c’est l’effet de serre qui est responsable des dérèglements climatiques. L’assèchement des terres par pompages de plus en plus profond c’est pire que pire qu’un parking !!!!!

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par jcm (IP:xxx.xx4.254.216) le 19 mars 2007 à 13H08

Sur le stockage de l’eau dans les sols n’oublions pas le rôle essentiel des aquaporines, qui serait largement favorisé par des sols structurés avec une couche humique importante.

Ce que permet notamment la technique du bois raméal fragmenté.

Voir : Autorégulation des sols

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par Tatontan (IP:xxx.xx8.200.41) le 19 mars 2007 à 16H12

Toujours en suivant notre raisonnement, comment allons-nous répondre aux 9 milliards d’habitants que nous aurons prochainement. Le Bio c’est bien, mais c’est une pratique de riches. A bientôt

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par Dilettante (IP:xxx.xx2.109.12) le 19 mars 2007 à 16H42

Je prévois d’écrire un article qui vous relativisera peut-être votre point de vue. En attendant, je veux bien aller dans votre sens : le bio n’est pas une pratique assez mure ni une philosophie assez développée pour résoudre à ces problèmes.

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par Dilettante (IP:xxx.xx8.39.85) le 19 mars 2007 à 22H24

Hum, j’ai pas encore appris à écrire sur fond vert... Je suis l’auteur des deux commentaires d’IP xxx.x2.109.12 et l’auteur d l’article.

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(IP:xxx.xx2.227.131) le 26 mars 2007 à 21H17

Etudiez le fonctionnement d’une amap et vous constaterez que le système est viable et que le coût supporté par le consommateur n’en fait pas un "truc de riche". Et si vous prenez en compte les externalités (coût du transport, des engrais de synthèse, impôts pour financer les excédents : la pac c’est 40% du budget de l’Europe !!) celà revient même moins cher que les produits de l’agriculture intensive (je ne parle pas du bio de carrefour qui vient de Pologne ou du Maroc ou de certains produits allemands importés de Chine !!). Et les agriculteurs expérimentés dans le bio sont capables d’assurer des rendements qui approchent ceux de l’agriculture mécanisée. C’est une question d’organisation et d’investissement dans la valeur travail et celà se paye aussi.

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par jeandb (IP:xxx.xx5.153.253) le 19 mars 2007 à 16H28

On aura beau faire de l’irrigation sophitiquée en goutte à goutte en surface , si on surpexploite les nappes souterraines , le désert continuera d’avancer.

Non l’évaporation n’est pas de l’eau perdue , non l’eau en surabondance qui s’infiltre n’est pas perdue . La seule manière de gaspiller l’eau est de la laisser ruisseler et couler vers la mer.

En matière de gestion de l’eau , il faut une vue globale sur le territoire incluant les réserves souterraines et le long terme.

Les rivières et fleuves évacuent les eaux qui n’ont pas été utilisé pour la croissance végétale .

L’eau des précipitations n’est pas régulièrement répartie sur la surface et tout au long de l’année.

l’activité principale de l’humanité dans les siècle à venir sera la répartition de l’eau pour recherger les nappes phréatiques jusqu’à faire reverdir les déserts.

http://www.dailymotion.com/jeandb/v...

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par Demesure (IP:xxx.xx8.123.57) le 19 mars 2007 à 22H49

Bonjour,

La question qui me taraude, c’est l’agriculture intensive en Asie suite à la révolution verte qui a permis d’éviter les famines pourtant considérées comme inévitables dans les années 70. L’Asie est même exportatrice de riz malgré son énorme population. Est ce qu’on peut considérer ce genre de pratique de "durable" (les rizières pour la production intensive ont quand même quelques milliers d’années en Asie et on en arrive même à tailler dans les flancs de montagne pour la culture en terrasse). Est ce qu’il est souhaitable d’appliquer ce modèle à l’Afrique pour qui la révolution verte n’est jamais arrivée et qui est dans une situation de dépendance catastrophique.

Pour l’instant, en Asie, les rendements agricoles à l’hectare ont tendance à progresser et les variations de productions nationales sont souvent plus dues à des problèmes politiques (communisme en Chine ou au Vietnam dans les années 70, 80, socialisme en Inde jusqu’en 1990) qu’à des limites agricoles (manque d’eau, érosion des sols...). Est on en train d’atteindre les limites et a-t-on observé des choses jusqu’à présent qui permettraient de conclure dans ce sens ?

D’avance merci pour vos réponses.

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par Demesure (IP:xxx.xx8.123.57) le 19 mars 2007 à 23H05

Je me permets aussi, à titre d’anecdote, de faire quelques remarques

- La désalinisation est une industrie en plein essor, le pays leader dans ce domaine qui exporte partout étant l’Espagne. L’adversité poussant à l’ingéniosité, on peut aussi regarder du côté d’Israel, pays qui est en train de vider ses nappes phréatiques.

- Il y a le procédé Irrigasc (chercher avec Google) qui mérite d’être mentionné qui a permis de planter plus d’un million d’arbres fruitiers dans le Sahel, Sahel dont certaines zones ont tendance à reverdir ces dernières années.

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par Dilettante (IP:xxx.xx8.39.85) le 19 mars 2007 à 23H51

Bonjour,

Je ne suis pas capable de répondre à vos questions, mais peut-être juste d’en ajouter de nouvelles.

D’une part l’augmentation de rendement aux moyens d’outils mécaniques et chimiques se traduit en général par une augmentation des coûts d’exploitation plus importante, annulant ainsi une bonne part des avantages de l’augmentation de rendement. Je me demande si les famines qui ont été évitées ne l’ont pas été au prix de la dépendance technologique et de l’endettement permanent. Les exportations seraient une bonne illustration de cette situation.

La hausse de rendement et l’extension des zones de cultures intensive constituent une fuite en avant : avec le temps, le sol sera de moins en moins capable de pourvoir les besoins alimentaires de la population, et les coûts de productions exploseront. Il ne faut pas oublier que cette pratique est totalement tributaire de l’approvisionnement en pétrole.

Au passage, je vois bien un petit malin proposer d’exploiter des champs pour produire le carburant qui permettra d’exploiter d’autres champs. Cela me semble insensé.

Concernant l’Afrique, il ne faut pas oublier que le continent ne serait pas dans cette situation si les puissances occidentales ne l’entretenaient pas : des champs immenses sont surexploités pour produire des denrées qui seront vendues à bas prix dans nos magasins, pendant que les Etats y expédient leurs surplus alimentaires gratuitement en la qualifiant d’"aide alimentaire", ôtant ainsi aux pays africains concernés toute possibilité de connaître l’autonomie alimentaire.

Les habitants de ces pays sont totalement piégés : ils ne connaissent pas l’autonomie alimentaire, donc pas l’autonomie politique, sont dépendants des cours mondiaux, et pendant ce temps leur sol s’épuise. C’est donc davantage une question de politique internationale que d’écologie.

Dilettante

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par Actias (IP:xxx.xx8.117.34) le 26 mars 2007 à 12H27

Bonjour,

60% des terres cultivés et 70% de la consommation d’eau sont utilisés pour l’élevage. Il y’a une perte thermodynamique completement aberrante due au fait que les citadins du XXI persistent à vouloir manger de la viande à chaque repas (sans meme parler des conséquences sur la santé).

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