Article publié le 13 juin 2007
Un vrai pavé dans la mare, d’abord parce que si
le vin est utilisé en exemple, ce genre de conseils n’est ni plus ni
moins qu’une remise en cause du commerce international ! En effet, ce
sont les impacts environnementaux du transport qui sont incriminés. De
là au retour du protectionnisme, il n’y à qu’un pas que le Times ne
franchit pas. En effet, il délivre juste des conseils au citoyen avisé
afin de réduire l’impact environnemental de ses consommations (voir ci-dessous). Mais la logique est bien là : pourquoi aller chercher ailleurs
ce que l’on a de similaire près de chez soi ?
Même sans aller jusqu’à une remise en cause du commerce international un peu tirée par les cheveux, ce simple conseil qui a provoqué la fureur des producteurs néozélandais et du Ministre du Commerce Phil Goff, est un reniement de la notion de spécificités régionales en matière de vin. En quelque sorte, la boucle est bouclée : si le terroir n’a plus d’importance en matière de vin, si seul le marketing compte, alors tous les vins se valent, puisqu’il suffit de faire les bons mélanges pour obtenir un vin que le consommateur appréciera...
La Nouvelle Zélande a évidemment accusé ses compétiteurs sur le marché du vin d’être derrière ce genre de rhétorique et de se faire un plaisir de la répandre dans la presse. C’est en effet, selon nous, une hypothèse crédible sachant que l’affaire est sortie à l’occasion de la Foire internationale des vins et spiritueux de Londres, du 22 au 24 mai dernier. On verra si l’attaque informationnelle ressort à l’occasion de Vinexpo, qui commence le 17 juin prochain à Bordeaux. Celle-ci ou une autre d’ailleurs, le monde du vin est impitoyable...
Thèmes
Changement climatique Développement durable CO2 Environnement Vin Pollution Gaz à effet de serre Transports Economie
Comme tout, l’économie a ses modes : à la période libéral-libertaire (n’étaient-ce pas les 1/3 mondistes qui voulaient que les pays pauvres se développent ?) va succéder une période nationalo-protectionniste (avec TVA antidélocalisation en prime). On commence à se rendre compte en Europe que le développement du 1/3 monde nous pose plus de problèmes qu’autre chose.










