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Un jardin parisien

Article publié le 7 janvier 2011

Un jardin parisien

La saison se termine et c’est à regret qu’on range ses pelles et ses pioches dans l’armoire… du bureau.

Comme souvent avec un projet de développement durable, c’est un enchaînement causal qu’on n’a pas totalement anticipé qui fait d’un petit projet une véritable aventure.

En 2008, alors que l’agence (BETC Euro RSCG) initiait sa démarche de développement durable qui continue encore à se déployer et à se ramifier aujourd’hui, on a bien entendu mis en place les différents tris nécessaires au recyclage. Parmi ces flux les déchets organiques triés à la source étaient alors peu volumineux (dans les 5kilos / sem) puisqu’il n’y a pas de cantine d’entreprise.

Avec ce volume, aucune hésitation : le lombricompostage. Les dits lombriciens arrivés par la Poste s’étant rapidement mis à l’œuvre il fallait dès lors trouver un moyen de valoriser le compost produit…

Après quelques contacts auprès des associations de quartier on a découvert un projet de jardin partagé à initié : Victor SCHOELCHER (devant le square Alban Satra¬gne 107 bis de la rue du Faubourg Saint-Denis 75010 Paris) avec l’association de quartier Jardin PLU’s.

Voici en quelques images son histoire

Dès avril 2009 le gazon commence à être attaqué par d’étranges rectangles d’1m20 par 1m60 séparés de bandes de 60cm (la largeur de la tondeuse).

L’aventure avait ceci d’osé que l’agence est implantée dans un quartier populaire, très vivant et que le jardin a pris le parti d’être un jardin OUVERT. Nulle barrière pour empêcher les passants de profiter de ce coin de verdure.
Ce pari se doublait d’un défi particulier : le lieu était squatté ! Un important groupe de réfugiés afghans campait sur place et alentour, et un groupe de jeune SDF et leur nombreux chiens fréquentent les lieux.

Alors quand une bande de publicitaires en habits du dimanche a débarqué armé de pelles pour s’initier au jardinage en s’y prenant comme des manches c’était pas gagné…

Contre toute attente, nos amis afghans, dont la plupart avaient une expérience agricole, ont trouvé ça des plus cocasse et nous ont montré les rudiments du maniement de la pelle-bêche ou du râteau. Lancés dans leur élan, avec d’autres résidents du quartier membre de l’association, c’est finalement tout ce petit monde qui s’est affairé dès la première année !

Bien entendu tout cela selon la charte main verte et sous l’œil complice des jardiniers de la mairie de Paris.

 

DSCN1606.JPG

Et c’est un succès.
Alors certes ce jardin fourmillant de végétation spontanée et sans plus de dessin que le parcellaire est un fouillis sans nom que ne récuserait pas Gilles Clément, mais le pari est gagné. J’en tiens pour cela deux preuves :
1. Il n’est quasiment pas abimé ! Aucune fleur coupé, pas de plante volée, pas de parcelle écrasée ou détruite. Même les chiens évoqués plus haut se font réprimander lorsqu’ils explorent d’un peu trop près une parcelle…
2. Une vraie réussite de biodiversité urbaine, on a même pu observer une mante religieuse parmi les cucurbitacées et la cohorte d’insectes en tout genre qui colonisent le site, le vol irrégulier des papillons et les lombrics introduits en même temps que le compost de l’agence.


Pour la saison 2010 le jardin s’est encore agrandi, les afghans sont partit mais un groupe d’irakien les a remplacé. Les bisannuelles on fleuri et c’est entre des lupins, des roses trémières et même du blé, des choux, des tomates, des carottes, des betteraves, des cosmos, des iris, des tournesols, de la menthe, de la lavande, des pavots, des coquelicots, des bleuets, des rhubarbes, des courgettes, de la bourrache, du sarrasin, des phacélies etc… que cette tâche de biodiversité dans des arrondissements de Paris les moins vert continue de s’épanouir.

Hâte maintenant d’être au printemps 2011 pour voir sortir les fleurs des quelques 500 bulbes de printemps confié à la terre en cette fin de saison et recruté de nouveaux jardiniers du midi parmi les salariés de l’agence et le voisinage.

La première année les légumes avaient un peu de mal à « donner » parce que le jardin ne recevait pas assez de visites de pollinisateurs. S’est donc posé la question d’implanter des ruches dans le quartier… mais c’est une autre histoire…

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commentaires
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par Quitterie (IP:xxx.xx8.166.129) le 8 janvier 2011 à 22H47

Comment continuer l’aventure, ailleurs dans Paris, et transformer d’autres jardins partagés en jardins ouverts ?

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(IP:xxx.xx1.248.10) le 6 février 2011 à 09H08

""Comment continuer l’aventure, ailleurs dans Paris, et transformer d’autres jardins partagés en jardins ouverts ?"" Il faut essayer d’imiter ce génie.


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