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Lorraine : de la biodiversité urbaine

Article publié le 15 juillet 2013

Toute une nature s’exprime en ville, dans un environnement très favorable, dans les parcs et jardins. Une faune et une flore que de nombreux citadins n’ont pas idée. L’inventaire réalisé sur le territoire de l’agglomération nancéienne a par exemple mis en évidence la présence de 1 500 espèces, dont 150 sont protégés.

Lorraine : de la biodiversité urbaine

La ville offre à certaines espèces animales les territoires pour vivre qu’elles n’ont plus à l’état naturel. De nombreux oiseaux sauvages, généralement faciles à observer, ont ainsi conquis les milieux urbains. Des cigognes se sont installées au centre de Nancy, de Bitche ou encore de Saint-Nicolas-de-Port (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t96-les-cigognes-sont-de-retour).  Le blongios nain, plus petit héron européen, a été découvert par hasard, près du centre-ville de Metz, dans un site bordant la Seille (voir : http://forumdeslorrains.forumactif.com/t1982-parc-de-la-seille-a-metz). L’échassier, noir et ocre, vit dans une roselière à l’écart. La destruction de ses habitats met l’espèce en danger. Le faucon pèlerin avait de même failli disparaître. Menacé par les pesticides, il ne trouvait plus à se nicher dans les falaises extérieures. Il utilise à présent des édifices religieux, comme à Metz, Nancy ou Saint-Nicolas-de-Port (voir : http://blogerslorrainsengages.unblog.fr/2009/06/02/le-faucon-pelerin-de-retour-au-bercail/) pour se reproduire. Qui plus est, ce rapace au piqué prodigieux est aussi un prédateur du pigeon. Il constitue dès lors une alternative naturelle pour réguler leur population.

Par ailleurs, bien que le rat ne suscite pas spécialement l’affection, il peut consommer annuellement environ 80 tonnes de déchets dans des villes de la taille de Metz ou de Nancy. Sans lui, il faudrait descendre plus souvent dans les égouts pour les déboucher.

Néanmoins, les villes voient également l’arrivée d’espèces invasives ou exotiques. Par exemple, les premières observations de perruches à collier dans un parc public de Nancy remontent à une petite dizaine d’années. Elles étaient trois. Elles sont aujourd’hui entre 50 et 100. Ces oiseaux ont pu s’échapper ou être relâchés. La perruche à collier vit d’habitude en Afrique ou en Inde. Mais elle a de bonnes dispositions pour passer l’hiver européen. A Bruxelles, on dénombre entre 5 000 et 10 000 individus. La Ville de Nancy observe avec une pointe d’inquiétude leur implantation. Ces perruches ne sont ni chassables ni nuisibles. Elles bénéficient d’un flou juridique. Elles définissent en tout cas un nouvel écosystème et il n’est pas certain que cette invasion soit appréciée de la nature.

A Metz, l’inventaire, débuté en 2011, se poursuit jusqu’en mai prochain. Outre le blongios nain, il a d’ores et déjà permis de découvrir deux plantes rares, une tulipe sauvage à Bellecroix et la gagée velue, une fleur jaune, à Borny.

Thèmes

Biodiversité Animaux Faune Flore

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commentaires
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par Helios (IP:xxx.xx1.143.69) le 15 juillet 2013 à 15H57

... il n’y a pas qu’en, Lorraine qu’existe la biodiversité urbaine !

Sur tout le pourtour mediterraneen, nous avons aussi de des especes invasives, notamment de droles d’oiseaux qui se sont installés. A Marseille, on estime la population a 400 000 qui ont fait leurs nids, qui sont devenus sedentaires tellement les conditions de vies sont bien adaptées. Helas les predateurs n’ont pas suivis pour stabiliser ces nouvelles populations...

""—ce rapace au piqué prodigieux est aussi un prédateur du pigeon. Il constitue dès lors une alternative naturelle pour réguler leur population. —""

ce que vous dites si bien pour le faucon pelerin, est aussi vrai ici car ils s’attaquent aux pigeons (blanc provençal) endemiques et le chasse hors de leur zone.

""— le rat (lui non plus) ne suscite pas spécialement l’affection, il peut consommer annuellement environ 80 tonnes de déchets ../.. Sans lui, il faudrait descendre plus souvent dans les égouts pour les déboucher. —""

Ici nous avons renoncé a les deboucher car la production est telle que les moyens de nettoyage sont insuffisant, la mairie ne peut plus payer !... les autres citées de Toulon a Perpignan sont dans le même cas !

""— les villes voient également l’arrivée d’espèces invasives ou exotiques —""

Pour nous cela est trop tard, les invasives sont déjé là et les exotiques, moins nombreuses sont farouchement protegées et ont tendence a se developper rapidement egalement.

""— La Ville de Nancy observe avec une pointe d’inquiétude leur implantation. ../.. Elles bénéficient d’un flou juridique. Elles définissent en tout cas un nouvel écosystème et il n’est pas certain que cette invasion soit appréciée de la nature —""

Oui, helas, leur protection excessive nous empeche de sauvegarder les especes natives qui disparaissent petit a peytit, soient en migrant vers le nord soit en s’eteignant petit a petit, vaincues par le nouvel ecosysteme.

PENSEZ VOUS QU’IL FAILLE ADOPTER DES MESURES D’URGENCE ET DE PROTECTION DU MILIEU NATUREL ORIGINAL, ET COMMENT PENSEZ VOUS QUE NOUS POURRIONS LE FAIRE ???

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(IP:xxx.xx3.196.246) le 16 juillet 2013 à 09H31

@ Helios (IP:xxx.xx1.143.69) le 15 juillet 2013 à 15H57 : Nous n’avons plus de dinausaure et n’en avons plus besoin puisque la hauteur de la végétation ne s’y prête plus.

Que les Hommes continuent de profiter de la Nature mais qu’ils cessent d’essayer d’en modifier Ses Lois. La découverte des équilibres nous indique bien que nous n’en connaissons pas du tout les bases, surtout en occident . La difficulté qui semble exister dans la définition même de la phytosociologie l’indique.

Notre principe de fonctionnement qui se voudrait scientifique et qui ne veut accepter que ce que nos cerveaux très limités peuvent concevoir est un avantage certain pour que la SCIENCE VRAIE progresse mais un inconvénient majeur pour approcher la vraie vie dans notre si belle Nature.

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par ble2 (IP:xxx.xx6.142.178) le 31 juillet 2013 à 11H36

Préservation de la biodiversité à Moyeuvre-Grande

Depuis quelques semaines, un hôtel à insectes et un pierrier à rampants ont été installés au Parc municipal des Jardins de l’Atelier, à Moyeuvre-Grande.

L’hôtel à insectes est composé de plusieurs modules remplis de matières variées, qui permettent à chaque insecte de choisir son habitat. Une natte de roseaux enroulés a par exemple était mise en place pour les abeilles et les guêpes solitaires, comme les mégachiles et les osmias. Ces insectes découpent en effet les feuilles pour en tapisser leur terrier. Les bourdons disposent quant à eux d’une boîte avec un trou de 10 millimètres. Des vieux bois empilés ont également été ajoutés pour les insectes xylophages.

Le pierrier à rampants, bute de pierres calcaires, sert de son côté de refuge aux lézards, aux gastéropodes, voire aux orvets et aux couleuvres. D’une surface de 20 mètres carrés environ, il accueille pour l’instant des lézards, des grenouilles et des crapauds.

A noter qu’un second hôtel à insectes est envisagé près des voies SNCF. L’installation de ruches est également à l’étude.

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(IP:xxx.xx3.92.195) le 31 juillet 2013 à 16H19

L’Insee a recensé 141 500 personnes sans domicile fixe en 2011, soit 11 500 de plus par rapport à l’année précédente.

Par G. G. (avec AFP)

Le nombre de sans-domicile (1) a augmenté de 50% depuis 2001, atteignant le chiffre de 141 500 personnes, dont 30 000 enfants début 2012. C’est ce que révèle une étude de l’Insee rendue publique mardi. L’institut de la statistique avait recensé 130 000 SDF lors de sa précédente enquête en 2011.

Cette explosion démographique reflète l’impact de la crise économique couplée à la flambée des prix de l’immobilier dans les années 2000. Pour les associations de défense des mal-logés et des sans-abri, réunies hier devant la gare de Lyon pour appeler à la mobilisation des pouvoirs publics, elle illustre aussi l’inefficacité de la gestion saisonnière du problème sans politique sur le long terme.

Près de deux sans-domicile sur cinq sont des femmes d’après l’enquête de l’Insee. Ces dernières, avec ou sans enfants, bénéficient généralement de conditions d’hébergement plus stables que les hommes seuls et étrangers.

Sur les 81 000 adultes sans domicile recensés dans les agglomérations de plus de 20 000 habitants, 53% étaient d’origine étrangère, alors qu’ils n’étaient que 38% en 2001. Ce chiffre est en augmentation en raison de la hausse du nombre de réfugiés sans places en centres d’accueil pour demandeurs d’asile. L’Insee met aussi en évidence le nombre de « travailleurs pauvres » vivant à la rue : un quart des sans-domicile avaient un travail régulier ou un « petit boulot » au moment de l’enquête contre 53 % en population générale.

Près de 10% des sans-abri refusent l’hébergement en centre collectif

L’étude se penche plus particulièrement sur les 66 300 adultes francophones sans domicile. Près de la moitié d’entre eux étaient en centre d’hébergement collectif (11% dans un centre qu’ils doivent quitter le matin, 35% dans un centre où l’on peut rester la journée), un tiers dans un logement payé par une association, 12% dans un hôtel, et 9% étaient des sans-abri.

La moitié de ces sans-abri n’avaient pas voulu dormir en centre d’hébergement à cause du manque d’hygiène et de l’insécurité. Les autres ont été refusés par manque de places ou n’ont pu s’y rendre (arrivée trop tardive, chiens non admis, etc.). Les femmes accompagnées d’enfants sont majoritairement hébergées en hôtel ou en logement associatif.

Enfin, Christophe Robert, délégué général adjoint de la fondation Abbé Pierre, a rappelé lundi lors de la mobilisation du Collectif des associations unies que près de 20 000 personnes habitaient aujourd’hui dans un bidonville en France, risquant à tout moment de voir leur logement démantelé.

(1) Selon la définition de l’INSEE, une personne est dite sans domicile si elle a passé la nuit précédant l’enquête dans un lieu non prévu pour l’habitation (on parle alors de sans-abri) ou dans un service d’hébergement.

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