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Biodiversité commence par soi-même

Article publié le 18 janvier 2010

Biodiversité commence par soi-même

Dans notre corps. Si on exclu les parasites et les pathogènes en tout genre, la biodiversité nous habite totalement et nous est indispensable. Entre les acariens domestiques dont les dermatophages qui nous débarrassent de squames et pellicules, cette famille d’espèces avec ses propres prédateurs et tout un écosystème représente près de 500 000 espèces différentes.
Que dire encore de notre tube digestif qui accueille pas moins de 500 à 1000 espèces différentes de microorganismes. Avec 10 puissance 14 bactéries cette population représente dix fois plus de cellules que le nombre de cellules totale du corps humain qui l’accueille et pour un poids total d'un kilogramme et demi. Le matériel génétique de ces organismes est estimé au total à 100 fois plus important que celui du génome humain. Cet écosystème interne qui vit en symbiose avec nous dans une relation d’interdépendance est très stable, mais il est toutefois sensible aux antibiotiques dont l’usage intempestif peut entrainer des modifications gênantes à l’échelle de l’individu, mais aussi de l’espèce…

Dans notre maison/oïkos
Nous avons mille autres manières d’accueillir de la biodiversité, au point qu’on pourrait décrire un écosystème humain, spécifique à l’homme qui a volontairement accueillit (chèvre) ou créé des espèces (vaches, moutons, chiens), ou bien qui a suscité l’intérêt de certaines (cafards, chats) ou carrément les a rendu folles amoureuses et laissées conquérir le monde (souris grises, mouches noires).
L’homme favorise donc une certaine biodiversité, celle des espèces commensales qui profitent des ressources qu’il disperse. Une espèce n’est pas par essence commensale mais peut le devenir, on voit ainsi par exemple les renards changer de comportement et s’installer de plus en plus souvent en ville.
Les espèces domestiques, sont devenues en quelques millénaires des espèces artificielles, comme les vaches à partir des aurochs, le chien du loup, le cochon du sanglier, le mouton du mouflon etc… Ce phénomène de spéciation n’est certainement pas terminé, songeons aujourd’hui à tous les NAC, Nouveaux Animaux de Compagnie, qu’est ce que ça va donner dans 3, 4 ou 5 millénaires ?
Le plus impressionnant reste le travail effectué sur les plantes. Les hybridations et les sélections les plus audacieuses ont donné des milliers de variétés essentielles à la durabilité de notre agriculture (des variétés qu’il faut préserver parce qu’elles disparaissent à vitesse grand V mettant un terme à des siècles d’efforts d’agriculteurs). Les cultures ornementales sont elles aussi concernée, des variétés horticoles innombrables, les roses en étant un exemple archétypale avec ses milliers de cultivars.

Cette biodiversité, la plus proche de nous, si proche qu’elle nous englobe totalement et nous dépendons totalement d’elle, est elle aussi en danger. Le travail à accomplir pour la préserver, en plus d’assurer la diversité de nos ressources alimentaires, pose pas mal de problèmes juridiques (brevet sur des variétés, autorisation de vendre etc.) et la désobéissance civile est une des seules voies immédiatement efficace pour la diffusion et la sauvegarde de milliers de variétés traditionnelles ou anciennes. Il n’y a pas que le cannabis qui est une culture illégale ! Des pommes, du blé ou des tomates le sont aussi… il y de quoi s’interroger.

Source image : Olivier Martin Delange

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Biodiversité

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(IP:xxx.xx1.180.145) le 18 janvier 2010 à 19H55

Monsieur Fel, votre article est passionnant et assez complet. Depuis quarante ans que je suis ce problème avec la conservation des plantes, j’en suis venu à m’interroger sur le bien fait de certaines disparitions d’espèces. Des espèces même pas étudiées , retrouvées lors de fouilles. Et bien, nous n’en avons plus besoin pour survivre semble-t-il. La nature est bien plus intelligente que nos pseudo-experts super-spécialistes des trente cinq heures avec congés payées qui préparent à une retraite "z’obligatoire". Un autre fait, notre nature n’a plus besoin des dinosaures pour venir à bout des plantes énormes.

Vous semblez recommencer les pseudo-études de biodiversité avec grande raison ; sachez que dans les années 1990 l’état nous payait des études à Lille dans le nord, dont le contenu venait de la faculté de Liège, et l’application avant interdiction de la délivrance de gélules à base de merde puisque remplies de microbes du tube digestif permettait l’amélioration de diabète et de lupus. A l’époque, j’ai retenu que nous avions deux kilogrammes de microbes dans notre tube digestif. Et comme dans les microbes, il y a la vie avec ses enzymes...pourquoi pas d’autres enzymes et-ou hormones que l’insuline pour aider l’absorption du glucose. Mais, la merde ne coute pas cher...l’interdiction pour raison d’hygiène m’a laissée complètement hors course.


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