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Une nouvelle éthique des rapports de l'homme au vivant

Article publié le 21 février 2008

En ces temps de progrès scientifiques, il peut être utile de repenser les rapports de l’homme à la nature, et de l’homme à la vie. Ces rapports sont en effet au cœur de bon nombre de débats actuel : le réchauffement climatique, la biodiversité, les organismes génétiquement modifiés, le clonage, mais aussi l’euthanasie, l’avortement et la conception assistée. Dans ces domaines nouveaux, nous manquons d’une référence éthique qui pourrait nous servir de base à la prise de décision.

Commençons par nous défaire de la question religieuse. En effet, à religion est souvent prescriptrice en ce domaine, et sert donc de référence. Pourtant les approches religieuses sont multiples et elles ne peuvent nous apporter de justifications vraiment rationnelles aux principes qui régiraient le rapport de l’homme au vivant.

Il y a bien longtemps que nous avons découvert, en observant la nature, que les mythes de nos ancêtres concernant par exemple la création du monde n’étaient pas fondée sur la réalité mais plutôt sur la spiritualité et les symboles, et peut-être sur ce qu’on pourrait assimiler à une tentative d’explication fantasmatique du monde (ou révélée, c’est selon). Nous ne pouvons donc pas nous baser intégralement sur des savoirs anciens pour fonder notre éthique.

Notre démarche étant rationnelle, nous ne pouvons considérer les approches religieuses des rapports de l’homme à la nature et à la vie que comme des faits culturels, pouvant éventuellement trouver une justification dans une pratique traditionnelle éprouvée par le temps, mais certainement pas comme une source d’information fiable. Ce qu’il est important de prendre en compte en cette matière, donc, c’est l’influence qu’on les approches religieuses sur les rapports que nous entretenons aujourd’hui avec la nature. Ainsi, une fois identifiées, nous pourrons prendre du recul par rapport à ces influences, et ensuite les accepter ou s’en détacher.

Les rapports de l’homme au vivant dans la religion

Dans la plupart des religions, sinon toutes, le vivant et en particulier la vie humaine possède une valeur qu’il faut préserver. La plupart des religions, y compris les religions orientales, proscrivent l’avortement et le meurtre, et généralement dissuadent ou proscrivent l’euthanasie active. L’attitude envers l’homme est donc non équivoque, puisqu’il faut préserver la vie humaine à tout prix. Certaines religions affirment que la vie est quelque chose de sacré. La position la plus extrême en ce domaine est celle de l’église chrétienne, qui interdit l’euthanasie même passive et encourage l’acharnement thérapeutique. La plus nuancée est sans doute celle du bouddhisme qui ne tranche pas sur l’euthanasie, même active.

Le rapport de l’homme avec les animaux est plus ambigü. La violence envers les animaux, hors sacrifices, est généralement proscrite par la religion. Mais si les animaux sont considérés comme des créatures de Dieu, la vision des trois principales religions monothéistes est indéniablement celle d’un homme dominant la nature. Dans la genèse, Dieu montre à Adam l’ensemble des animaux pour qu’il les nomme. Ce faisant, on peut considérer qu’il lui donne un certain pouvoir sur eux. Il existe par ailleurs dans les livres religieux de ces religions certaines prescriptions nutritives carnivores. Tuer un animal n’est donc pas proscrit.

La vision bouddhiste et de l’hindouisme est plus nuancée, puisque l’homme et l’animal sont tous deux soumis aux mêmes lois de la nature et l’un peut se réincarner en l’autre. Toutefois, l’homme reste supérieur à l’animal et il existe une hiérarchie au sein de la nature. Le bouddhisme et l’hindouisme dissuadent toute violence envers les êtres vivants, ce qui peut pousser si l’on décide d’appliquer ces préceptes jusqu’au bout à s’abstenir de manger de la nourriture animal. Finalement, dans les rapports de l’homme à la nature, les positions des religions peuvent varier du végétarisme à l’affirmation claire de la domination de l’homme.

Ce que nous apporte la connaissance scientifique de la nature

La connaissance scientifique nous apprend des choses sur le vivant qui peuvent nous amener à modifier notre approche. L’utilisation de la raison et l’observation de la nature nous ont montré qu’une différence nette entre l’homme et l’animal n’existe pas, et chaque jour on découvre de nouveaux comportements intelligents, rationnels, sociaux, communicatifs ou émotionnels chez les animaux. Le temps de l’automate de Descartes est révolu de longue date. Finalement ce qui fait de l’homme ce qu’il est, ce n’est pas tant sa nature que l’émergence du phénomène extraordinaire qu’est la civilisation humaine.

Pour ce qui est de la vie en elle même, le phénomène est le même : plus nos recherches avancent, plus nos observations se font pointues et plus la frontière entre le vivant et l’inerte deviens indéfinissable, si bien qu’on serait tenté encore une fois d’y voir un continuum. Avouons toutefois que le phénomène de la vie reste en grande partie un mystère.

Force est de constater qu’au fur et à mesure de l’élargissement du champ de nos connaissances, nous sommes de plus en plus poussés à abandonner l’idée du sacré de la vie, ainsi que celle de la supériorité absolue de l’homme sur la nature. Ceci ne signifie pas qu’il est impossible d’accorder de la valeur aux choses, toutes choses n’étant pas équivalentes, ni que l’homme ne soit pas supérieur dans les faits aux autres espèces animales, mais les positions radicales de la religion sont à revoir à la lumière des connaissances scientifiques.

Aujourd’hui, l’homme et le vivant

La religion et la science ont toutes deux influencées l’homme dans son rapport à la nature et à la vie.

Aujourd’hui, ce rapport est clairement un rapport de domination et d’exploitation. L’homme dans ses pratiques considère que la nature est à sa disposition. S’il la préserve, c’est pour en disposer plus durablement mais il n’a pas toujours ce souci. Au fur et à mesure que ses connaissances s’élargissent, ses possibilités de contrôle et d’utilisation deviennent plus importantes encore et ce qui était viable dans une nature quasiment infinie en comparaison de nos moyens atteint aujourd’hui ses limites.

Parallèlement à cela l’idée du sacré de la vie, et en particulier de la vie humaine, qui nous est transmise par la religion, reste très influente dans la société. Elle connaît même une recrudescence en réaction à nos progrès techniques en génie génétique et à notre exploitation démesurée de la nature. La religion reste la référence morale et éthique.

Aujourd’hui ces deux élans de l’homme, le contrôle de la nature et le respect de la vie, finissent par se rejoindre sur le même terrain et par entrer en conflit. Ce conflit, nous devrons le résoudre, sans sombrer dans un conservatisme réactionnaire qui empêcherait tout progrès par peur du danger, sans non plus continuer à agir sur notre environnement et sur le vivant sans limites comme nous le faisons aujourd’hui.

Comment repenser les rapports de l’homme au vivant

D’après moi, la solution du conflit consiste à refuser à la fois le caractère sacré de la vie et l’idée d’une domination absolue de l’homme sur la nature. Il consiste à promouvoir l’idée que le vivant, quel que soit sa forme, possède une certaine valeur qu’il faut préserver et développer.

Mais quelle valeur attribuer à une plante ? A un mammifère ? A un insecte ? A un fœtus de deux semaines ? De dix semaines ? A un adulte en pleine santé ? A un vieil homme sur le point de mourir ? A un invalide ? Nous pourrions commencer à définir une échelle de valeur, en distribuant les points à tel ou tel être vivant en fonction de son espèce animale, de son état de santé, de son âge. Une telle démarche serait parfaitement arbitraire et vite limitée.

Une approche plus souple consisterait à évaluer pour chaque être non pas ce qu’il est mais le potentiel et la liberté dont il dispose, c’est à dire sa capacité et sa liberté d’action sur le monde, et plus son potentiel est important, plus nous lui attribuons de valeur. Il s’agit d’étendre le concept de liberté positive à l’ensemble des êtres vivants, et d’y intégrer le futur par l’idée de potentialité. Le but de toute décision collective réfléchie pourrait être le suivant : maximiser le potentiel et la liberté du plus grand nombre d’êtres vivants.

Une nouvelle éthique

Notons d’abord que cet axe de réflexion a pour but de jeter les bases d’une éthique, en vue d’éclairer d’éventuelles décisions collectives. Son but n’est pas de constituer une doctrine. L’aspect important à retenir est qu’on définit chez les êtres vivants un potentiel dynamique, susceptible d’évoluer, et non figé, ce qui nous mettrait immanquablement sur la route du totalitarisme.

L’éthique environnementale est partagée aujourd’hui entre l’éthique anthropocentrée, qui a l’inconvénient d’établir une séparation entre l’homme et la nature, et l’éthique biocentrée, qui est confrontée au problème d’un relativisme peu applicable. Ce que nous proposons, c’est une nouvelle approche qui permet de réconcilier ces deux courants, en proposant une éthique qui n’est pas centrée sur l’homme, mais qui ne nie pas son importance, tout ceci en établissant une hiérarchie fondée sur un principe rationnel et non figée.

Le fait que les animaux soient incapables eux-même d’appliquer une telle éthique, ce qui pourrait renforcer l’idée que seule une éthique anthropocentrée est valable, n’est pas un réel problème. En effet, dans ce cadre, on peut relever que c’est justement parce que l’homme a un potentiel et une liberté plus importante qu’il a une responsabilité plus importante pour appliquer cette éthique, et qu’il a même cette possibilité. Ainsi les droits accordés sont proportionnels aux devoirs imposés.

Enfin cette approche devrait s’appliquer à la fois aux problèmes environnementaux et aux problèmes humains liés à la bioéthique.

Conséquences sur quelques débats contemporains

A l’aide de cet outil d’évaluation nous pouvons repenser notre rapport à la nature.

Ainsi il apparaît clairement que l’utilisation de l’agriculture intensive nécessite d’évaluer non seulement les bénéfices pour l’homme, mais aussi les dégâts sur la nature, la réduction de la biodiversité qu’elle entraîne, et donc la diminution de la potentialité de la nature à créer de nouvelles espèces. Orienter toute la nature pour le seul bénéfice de l’homme est une hérésie. Cela revient à n’attribuer aucune valeur aux autres espèces vivantes.

S’interdire de manger de la viande animale paraît être une position assez radicale, en ce sens que l’homme a plus de potentiel que l’animal. Dans la nature, les animaux se nourrissent les uns des autres, et les plus puissants des plus faibles. Mais on peut aussi remarquer que la consommation de viande n’a pas de raison d’être si importante qu’elle l’est, tant que notre vie n’est pas en danger et que notre santé est bonne.

Le processus consistant à remplacer ou injecter des gènes dans un organisme n’a rien de transgressif si l’on ne considère pas que la vie soit sacrée, d’autant plus qu’on s’appuie sur des mécanismes naturels pour le réaliser. De même pour le clonage ou l’insémination artificielle. Il n’y a aucune raison d’interdire ou d’entraver la recherche en génétique. Celle ci augmente notre potentiel.

L’implantation d’OGM à grande échelle dans la nature devrait par contre faire l’objet d’une grande prudence, au cas par cas, en mesurant les bénéfices réels sur l’ensemble de la nature et sans surestimer notre capacité à mesurer les conséquences de nos actes à long terme sur le système infiniment complexe qu’est la biosphère. Un OGM n’est pas l’équivalent d’un être naturel (dans la mesure où l’action de l’homme n’est pas équivalente au hasard) et ne possède pas autant de garanties d’intégration dans l’écosystème.

L’euthanasie et l’avortement sont à évaluer compte tenu des situations particulières. Un fœtus, en tant qu’homme en devenir, a très peu de capacité mais a un potentiel très important, et d’autant plus de valeur qu’il a de chance de survivre. C’est autant d’attention à sa survie qu’il faut accorder, en tenant compte de la restriction de la liberté qu’il peut provoquer chez sa mère. Avec l’âge, l’homme acquière généralement plus de valeur. Quant au vieil homme, il a une expérience et un potentiel de transmission important, mais si son état ne lui permet plus de l’utiliser, sa valeur en est d’autant amoindrie.

Le clonage thérapeutique, l’utilisation de cellules souches et d’autres problématiques peuvent être repensées dans ce sens, en terme de potentialité, le tout étant de réussir à évaluer les bénéfices et les coûts.

Conclusion

Cette idée reste à approfondir, il s’agit d’une première approche. La notion de potentiel est à affiner et à étendre, par exemple en y intégrant la notion de bonheur et de souffrance. Enfin on pourrait imaginer des moyens de la rendre applicable économiquement. Toujours est-il qu’en suivant ces principes, on évite la radicalité qui consiste à considérer que toute forme de vie est sacré, et les problèmes sociaux que cela pose (par exemple les problèmes sociaux liés aux grossesses involontaires, ou à l’acharnement thérapeutique). De plus on évite de se focaliser uniquement sur l’homme et ses besoins comme prévalent sur tout le reste. Cette méthode permet de replacer l’homme dans la nature, sans pour autant négliger sa valeur.

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commentaires
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par quen_tin (IP:xxx.xx1.234.60) le 21 février 2008 à 10H22

D’autres sujets de réflexion : http://ungraindesable.blogspot.com/

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par aurelien (IP:xxx.xx3.31.158) le 21 février 2008 à 12H24

par aurelien (IP:xxx.x3.31.158) le 21 février 2008 � 11H56 L’économie de marché se moque des cas par cas Quentin. Les OGM agricoles sont des OGM productivistes rentrant dans le cadre d’une agriculture toujours plus rentable au sein d’une économie de croissance appliquée au vivant. C’est en ce sens que sont modifiés intentionnellement ces organismes. La vie a ses propres rythmes, naturels. Faire entrer le vivant dans l’économie de marché, et introduire de ce fait, cette idée de croissance et de "toujours plus", dans la production agricole est une grave erreur, et une démarche dangereuse, et pour la biodiversité, l’environnement, les consommateurs et les agriculteurs eux-mêmes piégés dans un mécanisme d’auto-destruction des écosystèmes agricoles, au nom du bénéfice et de la rentabilité maximale de leurs exploitations.

par aurelien (IP:xxx.x3.31.158) le 21 février 2008 à 12H06 D’autre part, l’éthique, dans notre société, est reléguée à une considération d’ "avis". Autant dire qu’elle n’est pas réellement prise en compte. Tous les comités d’éthique ne donnent que des "avis", et ces avis sont connexes aux règles économiques qui prévalent sur le reste. Nos sociétés considèrent l’éthique comme un secteur interne à l’économie de marché : les insitutions éthiques dépendent aussi de financements institutionnels. Tant que l’on placera l’idéologie de la croissance, l’économie de marché au-dessus des considérations éthiques, il ne pourra y avoir que destruction perpétuelle du vivant.

Si tu regardes le Grenelle, aucun avancement majeur n’a été réalisé, l’utilisation de pesticides par exemple n’eu aucun calendrier fixe pour une éventuelle réduction. Ce sont les questions économiques, de profit à court terme, qui prévalent clairement chez les décideurs politiques, et aucun signe ne laisse actuellement entrevoir un quelconque changement à cela.

Pire, on avance la religion dans la société comme remède et espérance aux problèmes de la société. Autant dire, que l’éthique, qui n’est ni religieuse, ni laïque, ni communautaire, mais qui résulte d’une pensée débarassée des idéologies, des dogmes, des clanismes et des nationalismes, n’est pas encore d’actualité dans les fondements de nos sociétés.

par Dominique Kuster (IP:xxx.x3.137.247) le 21 février 2008 � 12H03 Votre article me fait très peur. D’abord classer tous les êtres vivants sur une échelle, c’est pas de l’éthique, c’est une hyper-hiérarchisation qui ne peut mener qu’aux pires dérives.

D’abord on classe par espèce, ensuite on classe au sein d’une espèce, et on finit dans "le meilleur des mondes". Je suis vraiment pas convaincu par le fait que l’ajout d’un potentiel nous éviterait le totalitarisme.

Et d’un point de vue pratique, vous nous voyez parvenir à un consensus sur le classement des êtres vivants ? IMPOSSIBLE !

Et pourquoi refuser le caractère sacré de la vie ? Au-delà des religions, la vie EST sacrée car si nous ne la respectons pas, comment nous respecter nous-mêmes ? Elle est sacrée car nous en dépendons, en faisons partie, et n’en connaissons pas d’autres. Elle est sacrée car à nos yeux il n’y a rien de plus beau.

Et comme vous le faites bien remarquer, cette désacralisation de la vie ouvre la porte à tous les délires, en particulier aux OGM (initialement chimères génétiques, qui n’ont rien de naturel).

S’il y a un potentiel qu’il faudrait changer, vers le bas, c’est notre potentiel de nuisance.

Personnellement je suis très satisfait des principes éthiques, non religieux, mis en avant par la permaculture : prendre soin de la terre, prendre soin des gens, partager équitablement. C’est bien plus simple à comprendre et à appliquer que vos calculs dénués d’âme.

par aurelien (IP:xxx.x3.31.158) le 21 février 2008 à 12H10 J’aquiesce à cette idée de "sacré", si elle ne réfère à aucune religion ou organisation particulière. Une fois que l’on a écarté toutes les organisations, tous les systèmes, et tous les dogmes de pensée, alors on peut, éthiquement et philosophiquement, questionner la notion de sacré par rapport à la vie elle-même.

Ce questionnement peut effectivement empêcher la main-mise de ce domaine de pensée par des groupes religieux, et par des courants de pensée exclusivement utilitaristes ou scientistes.

Cependant, que l’on soit athée ou catholique, ou bouddhiste ou autre, la notion de sacré ne recouvrira sans doute pas la même signification. C’est pourquoi il faut faire attention aux mots que l’on emploie et à l’arrière-plan qui les constituent.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.31.158) le 21 février 2008 à 11H56

L’économie de marché se moque des cas par cas Quentin. Les OGM agricoles sont des OGM productivistes rentrant dans le cadre d’une agriculture toujours plus rentable au sein d’une économie de croissance appliquée au vivant. C’est en ce sens que sont modifiés intentionnellement ces organismes. La vie a ses propres rythmes, naturels. Faire entrer le vivant dans l’économie de marché, et introduire de ce fait, cette idée de croissance et de "toujours plus", dans la production agricole est une grave erreur, et une démarche dangereuse, et pour la biodiversité, l’environnement, les consommateurs et les agriculteurs eux-mêmes piégés dans un mécanisme d’auto-destruction des écosystèmes agricoles, au nom du bénéfice et de la rentabilité maximale de leurs exploitations.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.31.158) le 21 février 2008 à 12H06

D’autre part, l’éthique, dans notre société, est reléguée à une considération d’ "avis". Autant dire qu’elle n’est pas réellement prise en compte. Tous les comités d’éthique ne donnent que des "avis", et ces avis sont connexes aux règles économiques qui prévalent sur le reste. Nos sociétés considèrent l’éthique comme un secteur interne à l’économie de marché : les insitutions éthiques dépendent aussi de financements institutionnels. Tant que l’on placera l’idéologie de la croissance, l’économie de marché au-dessus des considérations éthiques, il ne pourra y avoir que destruction perpétuelle du vivant.

Si tu regardes le Grenelle, aucun avancement majeur n’a été réalisé, l’utilisation de pesticides par exemple n’eu aucun calendrier fixe pour une éventuelle réduction. Ce sont les questions économiques, de profit à court terme, qui prévalent clairement chez les décideurs politiques, et aucun signe ne laisse actuellement entrevoir un quelconque changement à cela.

Pire, on avance la religion dans la société comme remède et espérance aux problèmes de la société. Autant dire, que l’éthique, qui n’est ni religieuse, ni laïque, ni communautaire, mais qui résulte d’une pensée débarassée des idéologies, des dogmes, des clanismes et des nationalismes, n’est pas encore d’actualité dans les fondements de nos sociétés.

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par quen_tin (IP:xxx.xx1.234.60) le 21 février 2008 à 13H10

Je partage ce point de vue. Mon idée c’est de dire que si on modifie nos critères, alors l’agriculture productiviste ne devrait plus paraitre intéressante. Si elle l’est c’est parce qu’on n’attache d’importance qu’à l’homme.

Vous avez raison de dire que l’éthique n’a que peu d’impact sur l’économie et la politique. Cet article se limitait à la définition d’une éthique mais il y aurait beaucoup plus à dire dans d’autres domaines.

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.137.247) le 21 février 2008 à 12H03

Votre article me fait très peur. D’abord classer tous les êtres vivants sur une échelle, c’est pas de l’éthique, c’est une hyper-hiérarchisation qui ne peut mener qu’aux pires dérives.

D’abord on classe par espèce, ensuite on classe au sein d’une espèce, et on finit dans "le meilleur des mondes". Je suis vraiment pas convaincu par le fait que l’ajout d’un potentiel nous éviterait le totalitarisme.

Et d’un point de vue pratique, vous nous voyez parvenir à un consensus sur le classement des êtres vivants ? IMPOSSIBLE !

Et pourquoi refuser le caractère sacré de la vie ? Au-delà des religions, la vie EST sacrée car si nous ne la respectons pas, comment nous respecter nous-mêmes ? Elle est sacrée car nous en dépendons, en faisons partie, et n’en connaissons pas d’autres. Elle est sacrée car à nos yeux il n’y a rien de plus beau.

Et comme vous le faites bien remarquer, cette désacralisation de la vie ouvre la porte à tous les délires, en particulier aux OGM (initialement chimères génétiques, qui n’ont rien de naturel).

S’il y a un potentiel qu’il faudrait changer, vers le bas, c’est notre potentiel de nuisance.

Personnellement je suis très satisfait des principes éthiques, non religieux, mis en avant par la permaculture : prendre soin de la terre, prendre soin des gens, partager équitablement. C’est bien plus simple à comprendre et à appliquer que vos calculs dénués d’âme.

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par aurelien (IP:xxx.xx3.31.158) le 21 février 2008 à 12H10

J’aquiesce à cette idée de "sacré", si elle ne réfère à aucune religion ou organisation particulière. Une fois que l’on a écarté toutes les organisations, tous les systèmes, et tous les dogmes de pensée, alors on peut, éthiquement et philosophiquement, questionner la notion de sacré par rapport à la vie elle-même.

Ce questionnement peut effectivement empêcher la main-mise de ce domaine de pensée par des groupes religieux, et par des courants de pensée exclusivement utilitaristes ou scientistes.

Cependant, que l’on soit athée ou catholique, ou bouddhiste ou autre, la notion de sacré ne recouvrira sans doute pas la même signification. C’est pourquoi il faut faire attention aux mots que l’on emploie et à l’arrière-plan qui les constituent.

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par quen_tin (IP:xxx.xx1.234.60) le 21 février 2008 à 13H35

On peut affirmer que la vie est sacré, admettons... Mais alors qui va-t-on empêcher d’écraser les moustiques ? Va-t-on empêcher le chat de manger des oiseaux ?

Alors si ce n’est pas la vie qui est sacré mais la vie humaine uniquement, on revient à un système ou l’homme est supposé hors de la nature. Dans ce cas aucune limite à l’exploitation de celle-ci ? Elevons les poulets en batterie ? Dans ce cas aussi, pas de droit à l’avortement (mais il se fera dans l’illegalité de toute façon) ? Dans ce cas on pratique l’acharnement thérapeutique ? Et quand nos progrès nous permettrons de maintenir les gens en vie ad vitam eternam, mais inconscients, on construira les structures appropriées pour stocker des millions de morts-vivants ?

Bon très bien alors plaçons le sacré dans l’intégrité de la vie : les gènes, la limite à ne pas franchir... Mais pourtant, la transgénèse, c’est bien ce que font les virus pour se reproduire, non ? Va-t-on les en empêcher ? N’a-t-on pas le droit, nous, de faire ce que font des virus ? Si on en est capable, pourquoi pas ?

Ou est la limite ?

Voilà tous les problèmes que pose le sacré de la vie. C’est à ces problèmes que j’ai essayé de répondre.

Pour les OGM par exemple je ne vois pas de raison de mettre une limite éthique à modifier les gènes d’une cellule. Mais c’est la pratique qui est mauvaise : effectivement, on modifie des êtres vivants dans un but de production, c’est la que le bât blesse.

D’où l’idée de définir une éthique qui soit rationnelle (pas de limite arbitraire, pas de sacré) et qui puisse (idéalement) orienter nos décisions.

Pour ce qui est de la hiérarchisation du vivant : l’idée n’est pas d’établir une hiérarchisation absolue mais plutôt de faire une évaluation au cas par cas, du type coût / bénéfice (par exemple quand on s’apprête à détruire un écosystème pour construire du bâti). par exemple, un insecte de la même espèce a un potentiel pollenisateur plus important s’il y a un champs de fleur à côté. Je me rend bien compte que ce critère n’est pas effectif pour l’instant, mais c’est une idée à creuser.

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.137.247) le 21 février 2008 à 14H03

En écrasant un moustique, je n’écrase pas tous les moustiques. Le chat qui mange l’oiseau ne mange pas tous les oiseaux. L’Homo sapiens qui écrase le moustique sur son front, cueille des fruits et tue le cerf pour le manger ne s’en prend pas à la vie, il ne porte pas atteinte au sacré car il ne fait que ce qui est naturel pour son espèce.

La sagesse devrait nous suffire, pas besoin de faire des calculs. Cette sagesse a permis à plusieurs peuples de vivre des centaines de milliers d’années en symbiose avec leur environnement. Nous n’en sommes plus capables, alors nous essayons d’inventer des systèmes pour nous dire ce qui est bon ou pas, alors qu’au fond de nous (vraiment tout au fond pour certains) nous savons.

Certains rétorqueront que déforester, empoisonner l’environnement, détruire des espèces vivantes "inutiles" ou "nuisibles" ou disséminer des ogm sont des comportements "naturels" de l’Homo sapiens qui ne fait qu’exploiter son intelligence. Je conteste tout à fait ce point de vue : ce n’est pas le comportement de l’Homo sapiens en général, c’est le comportement de quelques uns, assoiffés de pouvoir. Si l’on faisait un sondage planétaire et global, on verrait très vite qui est pour la justification de ces délires technoscientistes : une minorité, et généralement celle qui oppresse les autres.

Vous demandez : "N’a-t-on pas le droit, nous, de faire ce que font des virus ? Si on en est capable, pourquoi pas ?" Tout d’abord les virus ne procèdent pas à des échanges de gènes entre des espèces. Mais c’est un détail. Le plus important est que ce n’est pas parce qu’on est capables de faire une chose qu’on doit le faire. C’est ce qui différencie un virus, ou un enfant, d’un humain adulte et responsable. En d’autres termes, les gens qui disséminent des gènes dans la nature (voir ce qui se passe au Mexique avec le maïs) sont des irresponsables, avec autant de jugeote que des enfants (et encore), mais malheureusement personne n’est capable de leur taper sur les doigts et leur retirer leur jouet.

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx3.137.247) le 21 février 2008 à 14H10

Je rajoute qu’en plus ils sont "légalement" irresponsables : les dirigeants de Monsanto, Syngenta & Co, cachés derrière une "personne morale" ne pourront pas être personnellement poursuivis, dans l’état actuel des lois, pour tous les dégats qu’ils causent. (voir le documentaire "Le monde selon Monsanto")

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par La mouche du coche (IP:xxx.xx6.246.104) le 21 février 2008 à 20H50

Dominique Kuster "L’Homo sapiens qui ... tue le cerf pour le manger ne s’en prend pas à la vie, il ne porte pas atteinte au sacré car il ne fait que ce qui est naturel pour son espèce."

Dominique Kuster dit n’importe quoi parce qu’il confond "naturel" "et "habituel". Il pense que quelque chose est "naturel" parce que la société où il vit le lui permet. :-O

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(IP:xxx.xx8.135.51) le 22 février 2008 à 09H47

Et toi es tu responsable des bêtises que tu écris.Relis toi et réalise les absurdités que tu viens de proférer.

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par Dominique Kuster (IP:xxx.xx4.211.20) le 21 février 2008 à 15H14

en quelque sorte, vous voulez confier notre destin à un ordinateur qui calculerait en temps réel l’importance de chaque chose.

Je vous souhaite bien du plaisir le jour où vous recevrez un ordre de l’ordinateur central vous indiquant que votre potentiel est tombé si bas qu’il ne vous reste plus qu’à vous rendre au centre de recyclage le plus proche.

J’espère que le grain de sable viendra enrayer cette machine !

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par quen_tin (IP:xxx.xx1.234.60) le 21 février 2008 à 16H39

C’est un peu caricatural.

L’idée n’est pas de détruire ce qui n’a pas de potentiel mais au contraire de promouvoir le potentiel de chaque chose.

Je pars aussi du principe que toute décision politique nécessite de faire une évaluation objective. Alors je comprends bien que mesurer un potentiel c’est assez réducteur mais je pense que c’est mieux que rien.

J’ai l’impression que c’est la démarche à la base qui vous gène... Pour ma part je considère qu’en refusant toute démarche rationnelle on ne va pas loin non plus, il ne faut pas "jeter le bébé avec l’eau du bain".

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par mouton sauvage (IP:xxx.xx0.230.230) le 21 février 2008 à 16H52

Oui, le but de la caricature est de grossir certains traits. Mais vous avez raison, c’est la démarche à la base qui ne me plait pas. Vous pensez qu’une démarche rationnelle améliorerait les choses, je pense qu’on a peut-être justement un peu trop rationalisé. C’est sûr qu’on va pas tomber d’accords de si tôt :-))

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par quen_tin (IP:xxx.xx1.234.60) le 21 février 2008 à 17H08

Effectivement dans ce cas... On n’a pas fini de polémiquer ;-)

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(IP:xxx.xx6.237.204) le 23 février 2008 à 17H28

j’ai coutume de dire que la seule regle a laquelle est assugetit la creation est le respect, respect de la creation, de la nature, de la faune et de la flore ,pour les humains respect de l’autre et de ses differences, confusius fut l’un des premiers je pense a enoncer cette regle," ne fait pas a autrui ce que tu ne voudrait pas qu’on te fasses" en un mot respecte l’autre si cette regle etait appliquee il n’y aurait plus d’agressivite, plus de meurtres plus de guerre, en un mot vivre aujourd’hui reviendrait à vivre idylliquement comme certaines peuplades d’autrefois dans une nature propice aux flaneries, ca voudrait dire qu’on a abolit toutes les guerres, les massacres et que le temps deviendrait un temps propice au travail certes mais aussi a la detente, mais qu’il n’y aurait plus de manuel d’histoire inutiles puisque il n’y aurait plus de guerre(avez vous remarquer que les manuels d’histoire sont des repertoires des guerres de religion depuis que le monde existe, le bonheur regnerait pour l’eternite, on peut toujours rever, mais ce reve n’est pas innaccessible, il suffit seulement de desarmorcer les bombes que sont les religions, de remettre en etat de marche la nature de neutraliser les dictateurs qui s’arrogent des pouvoirs exhorbitants,de faire face à l’agressivite qui si on y reflechit bien est toujours lie a un sentiment de frustation , c’est tout simple mais c’est la seule loi universelle qui permette a la creation de continuer son oeuvre creatrice et a la creature (que nous sommes) de vivre en harmonie avec ses congeneres

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(IP:xxx.xx6.237.204) le 23 février 2008 à 17H33

a encore une petite chose tres importante permettre a tous les peuples qui le souhaitent d’avoir acces au droit du sol, important pour se fixer durablement

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(IP:xxx.xx0.216.100) le 24 février 2008 à 11H55

mais tout cela est il envisageable, lorsque un seul de ces rouages est grippe, lorsque la loi du talion loi de moise qui fut abolit par jesus Christ s’applique encore dans certaines religions, loi qui met un frein a l’aspiration de chaque individu qui est je suppose de pouvoir disposer librement de son propre corps ,et etre libre de ses pensees voila le schisme est trouve, le net est la pour nous donner toutes les informations que nous souhaitons decouvrir, bravo le net

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par Archimédron (IP:xxx.xx6.141.52) le 25 février 2008 à 10H50

La morale des autres est-elle bonne pour moi ?

Je tiens à remercier Dominique Kuster qui a su recentrer le débat et relever les erreurs et les dangers de l’article de Quentin.

J’en ai moi-même relevé une qui est, selon mon point de vue de philosophe, criarde : quelle place pour le ressentir de chaque individu ? Quelle place pour l’émotion ? Quelle place pour le sentiment ?

Le sympathie, l’antipathie et l’empathie sont des pulsion naturelle qui font aussi partie de la vie. Partiellement innées, partiellement culturelles, ces fonctions sont indispensables pour codifier nos rapports au vivant.

Aucune hiérarchisation arbitraire du vivant ne saurait remplacer la part d’émotivité qui règle une partie de nos rapports à l’autre.

Or, le sentiment qu’on éprouve envers un animal de compagnie, qu’il s’agisse d’un chien, d’un chat, d’un canari ou d’une petite souris, n’est ni inutile, ni négligeable, ni innocent.

Nous, les humains, ne sommes pas faits uniquement de chair et d’os, nous avons des sentiments et ces sentiments guident une grande part de nos comportements.

Pour reprendre une réflexion parfaitement pertinente de Dominique Kuster, si nous faisions un sondage à l’échelle planétaire pour savoir quelle est la part de sentiments, ou l’importance du sentiment dans la vie quotidienne, à l’exclusion de quelques technocrates névrosés, je suis sûr que c’est notre sentiment, par exemple l’amour, l’amitié, l’envie de faire plaisir à quelqu’un qu’on aime, qui domine ce monde.

Si ce n’était pas le cas, il y a belle lurette que nous nous serions peut-être tous entre-tués !

Tiens, à ce sujet, je vous conseille un excellent livre : "l’humanité disparaîtra, bon débarras !" de Yves Paccalet, chez Artaud éditeur.

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par quen_tin (IP:xxx.xx1.234.60) le 25 février 2008 à 14H19

D’abord : une hiérarchisation arbitraire, c’est justement ce que je cherche à ne pas faire. Peut-être n’est-ce pas suffisamment bien expliqué...

Sinon pour ma part je rejette totalement cette opinion. Je trouve que les sentiments sont de biens mauvais conseillers, sinon dans la vie courante, en tout cas en politique (où je trouve qu’ils prennent justement une importance démesurée ces derniers temps au détriment de la raison...)

On ne devrait pas favoriser la survie d’espèces parce qu’on les trouve "mignons", au détriment d’autres qui peuvent avoir une importance primordiale dans l’écosystème. Ce qu’il faut sauvegarder c’est l’ensemble de l’écosystème dans sa diversité.

Et que dire des sentiments négatifs ? Si on se fie aveuglément à ses sentiments, on finira par décimer les araignées parce qu’elles sont repoussantes. D’ailleurs le fait que le loup ait presque disparu dans nos contrée est certainement le fait de nos sentiments de peur envers lui. Ce n’est pas une bonne chose pour l’environnement.

La prise en compte des sentiments de compassion pour prendre des décisions est certainement une bonne idée à titre individuel, c’est sans doute même quelque chose qu’il faut encourager chez les gens. C’est à coup sûr une très mauvaise idée au niveau collectif, pour les raisons suivante : c’est irrationnel, parfois excessif, subjectif, variable d’un individu à l’autre (et au cours du temps), et pour finir c’est centré uniquement sur le point de vue de l’homme.

Voilà pourquoi je prône l’usage de la raison en la matière.

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par Nicholas (IP:xxx.xx3.141.80) le 17 mars 2008 à 03H35

Etant transhumaniste, je suis pour une réflexion basée sur la raison afin d’éviter la perte d’objectivité qu’entraîne inéxorablement le mystique (traduit ici par l’aspect religieux) dans le débat. L’Homme doit changer sa manière de concevoir la Nature, et cela passe par une modification de son système social, car ce dernier vise le court terme entraînant des catastrophes qui dans le pire des cas peuvent se retourner contre lui, et c’est par ce système que viendra la faille si un jour se devait arriver.

Je suis d’accord sur le fait que la religion appose un frein quant à la réflexion du tout-à-chacun ainsi que sur les choix sociétales sur de nombreux sujets tels, l’euthanasie (intéressant car nous en entendons un exemple flagrant dans les médias actuellement avec l’appel louable mais vain de Chantal Sebire, atteinte d’un cancer incurable pour qu’elle ai un droit juridique de mettre fin à sa vie) ; environnemental (l’Homme et son droit divin d’utiliser à sa guise les espèces vivantes de la Terre, causant un problème moral que chacun se pose sur l’utilité de tuer que ce soit pour se nourrir ou le plaisir en sachant que rien nous y oblige par exemple) ; les sciences (dessein intelligent, rapport à la machine et prochainement à la conscience artificielle, objections devant les avançées des NBIC, etc...).

Bref oui la religion est à proscrire du champ d’analyse et d’action sur ces sujets, par contre classifier les espèces vivantes me paraît un peu réducteur de ce que nous sommes ; nous sommes tous égaux, l’on pourrait se baser sur la souffrances (anti-spécisme) mais même si je relativisais, pourquoi aurais-je un droit particulier en tant qu’Homme dans ce monde, car même si j’ai des possibilités que mon chien n’a pas, ais-je autant un droit particulier quelconque sur son existence ?


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