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Un nouveau concept : la forêt jetable !

Les pollueurs se cachent pour agir

Article publié le 9 novembre 2007

Alors que chacun pensait que l’ordinateur allait freiner la production du papier : c’est l’inverse qui se produit.

Des milliers d’hectares de forêts sont détruits dans le monde pour fabriquer de la pate à papier : les papetiers sont en train de mettre en coupe réglée les forêts de la planète : ici, les eucalpytus, là-bas les sapins… et contrairement à une idée reçu, la production de papier est en nette augmentation : 20 % ces dernières années.

Bien sur , en Europe, le reboisement est mis en place, et la forêt reprend du « poil de la bête », mais dans le monde, globalement le bilan reste négatif.

Les incendies récents qui ont frappé la Grèce ou la Californie n’arrangent rien.

Internet en ouvrant l’information au plus grand nombre participe aussi à cet accroissement de production de papier : en effet, comme chacun sait, pour bien lire un papier, rien ne vaut une impression sur papier, bien plus lisible que l’écran de l’ordinateur, quelle que soit sa qualité numérique. Il suffit d’appuyer sur le bouton impression. Pourquoi s’en priver ?

Quand au papier recyclé, son prix élevé empèche son développement.

Il y a même aujourd’hui des peupliers, des eucalyptus et autres « arbres à papier », transgéniques.

Allons nous un jour nous promener dans des « forêts molles » ?

Même l’enseignement est montré du doigt : nos chères têtes blondes ne prennent presque plus de notes, maintenant que les photocopieurs permettent la duplication des cours, des montagnes de papiers sont utilisées chaque jour, lues et jetées aussitôt.

Chaque année, on coupe à blanc la forêt ancienne Canadienne afin d’approvisionner l’entreprise Kimberly-Clark en pâte à papier. Celle ci entre dans la fabrication des papiers à usage jetable, tel les papiers-mouchoirs ou le papier hygiénique.

Greenpeace essaye tant bien que mal d’enrayer le mal en s’enchainant aux camions de l’entreprise Kimberly-Clark, montrée du doigt par l’association écologiste.Greenpeace a réussi à convaincre 684 entreprises qui dorénavant se refusent à utiliser les papiers jetables fabriqués par cette entreprise, tant que celle-ci ne se décidera pas a arreter le massacre de la foret ancienne canadienne.

Mais 684 entreprises, c’est une goutte d’eau sur les milliers d’entreprises qui continuent allègrement d’utiliser ces papiers.

Un nouveau concept arrive en même temps : en Colombie Britannique, pour cacher les ravages commis dans les forêts, les papetiers ont trouvé la stratégie cynique parfaite : une bande de quelques centaines de mètres de forêt est gardée de part et d’autre de la route. Ainsi, le touriste ne se rend compte de rien, et s’imagine rouler au milieu d’une foret préservée.

Cette stratégie de « se cacher pour mieux polluer » est aussi utilisée pour camoufler les antennes relais destinées aux téléphones portables. Ainsi, la dernière trouvaille est d’installer au cœur d’un arbre factice une antenne relais, de façon à éviter la contestation.

A quand des marées noires invisibles ?

Plus sérieusement, cette disparition de nos forêts anciennes alerte les écologistes du monde entier, car le CO2 est en augmentation brutale, suite au développement des pays émergeants, et la forêt qui « digérait » cette pollution, va bientôt nous manquer cruellement.

Une voiture produit en moyenne 3 tonnes de gaz carbonique par an, pour 15000 km effectués : imaginez la situation lorsque tous les pays du monde auront le meme nombre de véhicules, sachant que dès aujourd’hui, il n’y a pas assez d’arbres pour absorber toute cette pollution.

Mais pourquoi s’inquiéter, la taxe carbone du Grenelle va résoudre tous ces problèmes.

http://olivier-cabanel.fr

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Forêt

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73 votes

commentaires
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par shadok71 (IP:xxx.xx1.6.10) le 9 novembre 2007 à 13H07

On pourrait egalement parler des prospectus publicitaires de nos boites aux lettres, qui en plus du gaspillage de papier est une veritable plaie qui nous oblige à faire le tri.

a ce sujet une journée d’action est proposée le 8 décembre. cf : http://www.demosphere.eu/node/3880

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(IP:xxx.xx3.220.222) le 9 novembre 2007 à 15H10

Pour avoir déjà fait de la distrib de pospectus, 2 petites précision à ce sujet :

- Les distributeurs sont obligés de distribuer l’intégralité de ce qui leur a été remis. Des contrôles sont d’ailleurs effectués et les propectus non distribués pourront être débités du salaire. Voilà pourquoi les distributeurs tiennent rarement compte de ce qui est écrit sur les boites à lettres. Détruire les prospectus non distribués équivaut du reste à une faute grave et même suceptible de poursuites.

- Ce bizzness se nourrit clairement de la misère sociale. Le salaire est misérable et les inconvéniants nombreux ( intempéries, véhicule personel, etc ...). Certains de mes collègues le faisait même uniquement pour s’ouvrir des droits. J’ai fait ça il y’a 15 ans mais je ne pense pas que ça ait changé depuis ...

Bref, c’est pas aux distributeurs qu’il faut s’en prendre mais aux sociétés qui les emploient et aux grandes surfaces elles mêmes qui passent commande.

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(IP:xxx.xx9.143.31) le 9 novembre 2007 à 13H12

Qu’on le veuille ou non, le CO2 et le réchauffement climatique font encore débat. Et on n’a pas besoin de ça pour s’alarmer des folies que l’on fait subir à l’environnement. En l’occurence, cette gestion des forrêts est désastreuse pour l’équilibre des écosystèmes et nuit à la biodiversité. De plus ce mode de gestion des forêts n’est pas durable et prépare les déserts de demain. On pourrait également s’inquiéter des conséquences socio-économiques de ce mode de fonctionnement.

Donc voilà, le réchauffement climatique, c’est à la mode, mais beaucoup de gens y sont imperméables, pour des raisons argumentaires, par manque de confiance, ou par saturation médiatique. A côté de ça, des arguments tels que ceux que j’ai énoncés sont peut-être un peu démodés, mais bien moins discutables/discutés, plus tangibles, et donc plus à même de toucher l’opinion.

Tout ça pour dire que cet article est très intéressant, hormis les trois derniers paragraphes. Merci, donc !

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(IP:xxx.xx3.220.222) le 9 novembre 2007 à 14H24

Qu’on le veuille ou non, le CO2 et le réchauffement climatique font encore débat

— >

Sauf chez les " septiques " qui eux sont persuadés du contraire ou plutot se persuadent du contraire. Ce qui du reste, ne les empêchent effectivement pas pour certains de surfer sur cette " mode " pour nous vendre du DéDé ...

Voilà par exemple ; comment on en arrive aujourd’hui à raser des forêts entières en Indonésie - exterminant au passage toute la faune qui y vivait dont certaines espèces pas encore répertoriées - pour fabriquer de l’huile de palme et nous vendre à nous occidentaux un peu crédules du carburant labélysé " vert ". Ou quand le remède se révèle être parfois pire que le mal ...

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par miniTAX (IP:xxx.xx3.186.151) le 9 novembre 2007 à 18H30

- 

Les forêts en Indonésie, c’est 64% de leur territoire. Encore un gros effort et ils vont sûrement atteindre un jour notre niveau, en France, à savoir 25%.

Il est bien connu qu’avec aussi peu de forêt, la vie d’un Français est bien misérable par rapport à celle d’un Indonésien. On se demande pourquoi tout ces gens du tiers monde cherche à nous imiter au lieu d’écouter Nicolas Hulot :-o :-o

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par Atlantis (IP:xxx.xx3.70.22) le 9 novembre 2007 à 19H45

parce qu’il y a des escrocs qui leur disent que c’est le bonheur : "faut pour cela pécher tout ce qu’il y a dans les océans, abattre tous les arbres, stériliser les champs et polluer l’air, l’eau, le sol, la nourriture. Mais il faut le faire franchement hein, les occidentaux si prospères y sont arrivés uniquement parce qu’ils y sont pas allé avec le dos de la cuillère !" (sans rigoler ça doit être ça le discours)

Et comme ils sont pas plus fufutes que nous ils font les même erreurs. Comme quoi l’expérience des autres est une lanterne dans le dos.

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(IP:xxx.xx9.143.31) le 9 novembre 2007 à 22H00

En France et en Europe, il existe quelques subventions destinées à soutenir l’installation des jeunes agriculteurs. mais pour pouvoir en bénéficier, ils doivent respecter certaines contraintes de gestion et de moyens. Je ne saurais pas les décrire avec précision, mais en gros, ce sont des conditions qui poussent les agriculteurs à bétonner et à "rationnaliser" (je vous laisse deviner au sens de qui...) leur exploitation. C’est ce genre de dispositifs qui favorisent de mauvaises habitudes agricoles. Et pourtant, avec un peu de bonne volonté, on peut imaginer que cela parte d’un bon sentiment.

Parallèlement, la compétition favorise également les mauvaises habitudes : les petites exploitations, qui ont plus de mal à tenir la concurrence, se font racheter par les grands producteurs, qui ne sont intéressés que par le profit.

"Le monde n’est pas une marchandise", de José Bové et François Dufour, raconte tout cela avec plus de détails.

La bonne nouvelle, dans l’histoire, c’est que le pétrole cher fait moins de mal aux producteurs locaux qu’aux commerçants, et donc qu’aux grands producteurs et exportateurs.

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(IP:xxx.xx9.199.228) le 9 novembre 2007 à 21H16

Je ne voudrais pas dire de conneries, mais je ne pense pas que ce soient les forêts les plus anciennes (primaires) qui absorbent le plus de CO2. En gros, plus les arbres vieillissent, moins ils consomment de Co2.

Cela dit, je partage totalement vos inquiétudes

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par perlin (IP:xxx.xx0.43.53) le 10 novembre 2007 à 07H40

Ouh la la, on s’emballe, on s’emballe...

Moi, l’idée qu’un secteur économique aussi important que le papier soit assez con pour détruire sa matière première, ça me gratouille. Alors comme je n’y connais pas grand’chose, je suis allé me renseigner et j’ai trouvé ça dans Wikipédia :

"À noter que la production de papier représente 14 % de l’exploitation forestière. Les industries papetières sont généralement propriétaires des forêts qu’elles exploitent de manière cyclique. Ainsi, au Brésil, il est possible de couper des eucalyptus de culture tous les 4 ans et cela suffit à une usine qui produit autant de papier que la France. La déforestation est le plus souvent due à la coupe de bois exotiques pour l’ameublement et à l’expansion des cultures. En effet, le bois utilisé par l’industrie papetière provient soit des sciures de bois (déchets de scierie) soit de jeunes arbres qu’il faut couper pour laisser s’épanouir les autres et que l’on appelle "bois d’éclaircie"."

... mais c’est sûrement de l’intox pondue par le lobby papetier...

 :-))

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(IP:xxx.xx8.162.15) le 10 novembre 2007 à 09H17

"Internet en ouvrant l’information au plus grand nombre participe aussi à cet accroissement de production de papier"

Je ne suis pas d’accord. Un exemple : le Quid ne sera pas imprimé cette année. Je pense que globalement Internet est neutre, avec plutôt une tendance à diminuer la consommation de papier.

Am.

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par stephanemot (IP:xxx.xx7.230.20) le 10 novembre 2007 à 10H15

La forêt progresse en France, et régresse à la fois :

* le bois d’élevage couvre une superficie énorme et des essences à pousses rapides peuvent constituer des pièges à carbone intéressants, mais il s’agit là d’écosystèmes aseptisés où la faune ne fait que passer - des espaces silencieux et finalement aussi morts que de ces interminables champs de céréales en monoculture

* de plus en plus de forêts sont laissées à l’abandon suite à la désertification de certains endroits - excellent pour la diversité (y compris le retour de prédateurs, un bon signe) mais souvent suivi d’incendies incontrôlables faute d’entretien

Le garde forestier me semble un métier d’avenir en France. Motif d’espoir : on redécouvre les vertus des talus, le rôle des bosquets, la nécessité de réintroduire des prédateurs dans les montagnes pour éviter que l’élevage ne les transforment en déserts

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.23.108) le 10 novembre 2007 à 22H45

Excellent développé, mais qu’est-ce qu’on y peut à part se dépècher d’imprimer mille prospectus pour les coller immédiatement sur les murs de la ville, comme faisaient les communistes au siècle dernier...Puis écrire un roman sur la disparition de Bernard Henry Levu, perdu dans la forêt amazonienne alors qu’il était parti à la recherche d’Ingrid Bétancourt pour la ramener avant le vingt sept décembre pour la remise de décoration de l’"honneur de la franconnerie"...en pleine période de remise des PRIX DES "placards de la meilleure bibliothèque", cela devrait bien se vendre à plus d’uN million de lecteurs ! Un mec aussi médiatique...

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par lisa SION (IP:xxx.xx1.148.225) le 11 novembre 2007 à 01H32

Puis après, avec cette formidable histoire vraie et les cent dix millions de dollars offerts par la production de Georges Lucas pour mettre à l’écran ce scénario magistral, faire se déranger quatre millios d’usaméricains sur dix kilomètres pour acheter 6 Dollars l’entrée...avec ce film, où l’on suivrait l’armée et des millions de fans raser la forêt amazonienne jusqu’au fin fond de la Bolivie retrouver nos héros au sommet du dernier palétuvier, celui auprés duquel prend sa source ce fleuve mythique...le Parag way ! Cela ferait : ( 2,5L eXXon à 3,20 Dollars...16.000.000 ) ( humm et 24.000.000 de tickets ) ( plus 12.000.000 pour le roman, ) à investir dans la replantation de cette plante magique dont les fruits de douze kilos pourraient nourrir le monde entier et dont les feuilles et résidus constitueraient la plus formidable réserve naturelle d’éthasoeur...heu pardon, d’éthanol indispensable à subvenir aux besoins des douze millions de clients du retour 2...Le prochain film...

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par Jolafh (IP:xxx.xx9.134.20) le 25 novembre 2007 à 18H18

Pour une gestion durable de la forêt il est indispensable d’avoir un débouché pour les petits bois d’éclaircies et les bois de mauvaise qualité. Actuellement l’industrie papetière est le principal débouché de ce type de produit. Le bois énergie, en circuit court, commence aussi à permettre l’utilisation des petits bois. Il faut se garder de croire que la préservation de nos forêts serait de les mettre sous cloche. Il s’agit d’une ne nos rares matières premières renouvelables. La bonne gestion c’est de prélever l’accroissement, ça s’appelle la sylviculture. Actuellement en France on prélève tout juste 60% de d’accroissement de nos forêts, il y a donc une capitalisation sauf que pour une forêt la capitalisation équivaut à du gaspillage de nos ressources. Ceci dit dans d’autres lieux il y a des excès qu’il faut condamner mais il faut dans le même temps encourager la bonne sylviculture. A noter que toutes les industries papetières en France sont certifiées pour la gestion durable des forêts.

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par Devulder (IP:xxx.xx1.236.79) le 25 novembre 2007 à 22H01

et s’il y avait que le papier certains disent que le bois est une énergie renouvelable, dans l’absolu oui, si la forêt regénere le prélevement, je pense que tous le monde est d’accord que la forêt disparait plus vite que son renouvellement, il faudrait donc se contenter que du bois mort pour le chauffage encore pire : j’ai vu récemment une nouveauté extraordinaire : le poêle à bois à pellets dont la promotion consiste à dire "participer à la lutte contre l’effet de serre" le pellet est une transformation du bois par broyage afin de fabriquer des nouilles aggloméré de bois c’est pratique mais si on compte l’énergie pour couper le bois, l’energie pour le transformer en pellet et sachant que la conbustion du pellet génere forcément du Co2 on peut être septique A votre avis


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