Article publié le 24 mai 2007

Le Capitaine Paul Watson est un pirate du XXIe siècle. Comme toujours face à des actions violentes, justifiées par une certaine idée du Juste, ceux qui partagent cette idée le considèrent comme un résistant ou un héros, ceux qui ne la partagent pas comme un terroriste.
Les « terroristes » de la France de 40 sont aujourd’hui appelés « résistants » et ceux qui se pensent « résistants » de la cause islamiste sont nos « terroristes » d’aujourd’hui. L’Histoire est écrite par les vainqueurs mais si l’Histoire a un sens, une direction, vers l’inclusion dans la morale d’exigences de plus en plus larges, comprenant la cause animale, alors il n’y a plus de doute sur la future légende qui contera les exploits de Paul Watson.
Canadien né en 1950, il a signé l’acte de fondation de Greenpeace mais
il a quitté l’association en 1977 pour s’engager dans une action
militante plus musclée. Pour cela, il a créé la Sea Shepherd
Conservation Society.
Pour arraisonner les vaisseaux ennemis, Watson a fait installer 18
tonnes de béton dans la proue de ses navires et quelques piques qui
permettent de déchirer la coque des baleiniers ou d’endommager les
mécanismes qui font dériver les filets. Planté sur cette même proue, un
drapeau pirate qui est l’emblème de son association.
En 1993, il fut arrêté au Canada suite à des actions contre des bateaux
de pêche espagnols et cubains au large de Terre-Neuve. En 1997, la
justice norvégienne condamna Watson, par contumace, pour avoir coulé le
navire norvégien de pêche au requin Nybrænna en 1992. Les Pays-Bas
refusèrent de l’extrader en Norvège, même si il venait de passer 60
jours dans les prisons hollandaises…
Lors de la chasse aux bébés phoques, il peignait la fourrure des
animaux en rose pour la rendre inutile aux yeux des braconniers. C’est
également lui qui prête ses bateaux aux autorités des Galápagos pour
qu’elles puissent patrouiller sur les côtes…
Des pays comme la Norvège, le Japon, l’Islande ou la Russie,
poursuivent les massacres de baleines…. L’engagement de Paul Watson
continue.
héros bien sur.










