Article publié le 20 février 2007
A peine je viens de faire mon déstockage botanique, que la nouvelle collection printemps-été 2007 fait déjà son entrée.
Bien
sûr, l’une des premières fleurs à apparaître est la primevère. C’est
plutôt normal si on considère son nom, primevère venant de primo vere, qui signifie au début du printemps. On connait le coucou ou primevère officinale (Primula veris), ainsi que la primevère élévée (Primula eliator). Ces deux-là ont un long prédoncule avec un bouquet de fleurs au sommet. Et bin, y a pas de ça chez moi. Ce serait plutôt la primevère acaule (Primula vulgaris ou P. acaulis). Acaule signifie que la tige est réduite et que les fleurs semble surgir du sol.
Cette
primevère s’est croisée avec des variétés ornementales. Il y a donc des
jaunes, des violettes et tous les intermédiaires possibles.
Ses
feuilles peuvent être ajoutées crues à une salade quand elles sont
jeunes. Plus vieilles, mieux vaut qu’elles soient cuites au sein d’une
soupe par exemple, en complément à cause de leur goût fort.
Puis je remarque la pâquerette vivace ou petite marguerite (Bellis perennis).
Elle n’est pas là depuis peu mais depuis plus longtemps. La fleur de la
pâquerette supporte des températures qui vont jusqu’à -15 °C. Cette
année, le thermomètre n’est même pas tombé aussi bas !
Elle a donc
passé l’hiver discrètement sans être trop inquiétée, et apparemment
quelques pétales ont tout de même un peu souffert. Je crois que j’ai
certainement dû marcher dessus ...
Dans la haie d’arbustes ornementaux, le cognassier du Japon (Chaenomeles japonica)
ouvre timidement quelques fleurs. Elles ont du mérite de s’épanouir
ainsi avec deux mois d’avance. Ce cognassier est peut-être ornemental,
mais il me semble avoir entendu quelque part que ses fruits,
ressemblant à de petites pommes vertes, pouvaient être cuisiner comme
les coings classiques.
Mon préféré en cette fin d’hiver, c’est le noisetier (Corylus avellana). Fleurs mâles et femelles sont sur le même arbre.
Les fleurs mâles sont
facilement repérables. Ce sont ces gros châtons jaunâtres qui
pendouillent et qui finissent par libérer à un moment ou à un autre des
nuages de pollen.
Une fleur femelle de noisetier est visible, le plus souvent, uniquement par celui qui sait, primo qu’elle existe (sinon comment y aurait-il des noisettes ?), et secundo où il faut regarder. Donc la fleur femelle est cette petite languette rouge de quelques millimètres, et qui à plusieurs, forme un minuscule bouquet à la pointe d’un bourgeon.











