Article publié le 21 mars 2007
Alors qu’en Ariège, les scientifiques se réjouissent de la santé de l’ours d’origine slovène Balou, qui vient juste de sortir de sa période d’hibernation, le procès du chasseur qui a abattu il y a plus de deux ans l’ours cannelle, dernier de souche pyrénéenne, vient d’être requit le 10 mars dernier par le procureur général de la cour d’appel de Pau. Une décision de justice qui pourrait bien décider de l’avenir des quinze derniers ours dans nos montagnes.
Cannelle était le dernier ours des Pyrénées, une espèce qui comptait plus de 200 représentants au début du siècle. Aujourd’hui, c’est une quinzaine d’ours qui subsistent dans nos montagnes, parmi lesquels cinq ours d’origine slovène, introduits dans les Pyrénées orientales l’été dernier. Cette mesure visant à rétablir une population stable, qui a pourtant divisé les éleveurs et les élus locaux, semble se passer correctement, et les scientifiques sont optimistes quand à l’avenir de l’ours en france. Mais des lettres anonymes menaçant de mort les nouveaux plantigrades font craindre le pire aux associations écologistes, qui ont déjà déploré la mort de trois ours tués par des chasseurs lors des dix dernières années. Un éventuel procès du tueur de cannelle, et une condamnation, agirait comme un exemple auprès des opposants à l’ours, et pourrait faire renoncer certains chasseurs à des solutions extrêmes.
C’est en novembre 2004 que René Marquèze, chasseur et retraité de 64 ans, est mis en examen pour avoir abattu l’ours lors d’une partie de chasse. Mère d’un petit ourson, cannelle aurait attaqué les chiens puis se serait dirigé sur le chasseur, le contraignant à faire feu. Ce scénario ne fait pourtant pas l’unanimité, et c’est pourquoi les six associations de protection de la nature, parties civiles dans l’instruction, ont fait appel au non lieu prononcé à Pau le 19 janvier dernier.
Pour François Ruffié, « Cannelle vaut bien un procès ». En effet, l’avocat de la Sepanso, l’association de protection de la nature du Sud_ouest, pense que les chasseurs n’auraient jamais dû se trouver là. Un élément clé défendu par de nombreuses associations de protection de la nature pour qui défendre l’état ‘d’absolue nécessité’ va à l’encontre de tout le dispositif de défense des espèces protégées. Car dans quel cas peut-on savoir si le chasseur s’est mis en situation de ‘nécessité’ ? En demandant un renvoi du chasseur en correctionnel, le procureur général de la cour d’appel de Pau semble donc rejeter ici l’argument de la ‘légitime défense’. La chambre d’instruction qui rendra sa décision le 6 avril prochain, décidera si le procès de Merquèze aura bien lieu.
Mais cet affrontement cache une lutte plus profonde entre les associations et les opposants à l’ours. En effet, c’est dans un climat tendu que le procureur vient de faire sa requête. Les ours sont sur le point de sortir de leur période d’hibernation, période où leur appétit est au plus haut, et où ils consomment le plus de brebis. Mais les éleveurs, qui craignent pour leurs troupeaux, ont des détracteurs parmi les scientifiques.
Selon guillaume Chapron, chercheur au Cnrs, « les dégâts dus aux grands prédateurs sur les troupeaux sont minimes ». Une étude espagnole dans une zone ou les ours sont plus nombreux qu’en France a d’ailleurs démontré que plus de 95 % des pertes étaient dues à des Chiens errants ou des promeneurs, alors que seuls 1 % sont imputables aux Ours. Il a même été démontré que les Ours slovènes consomment pour une part importante de leur régime des fourmis, pour seulement 15% de viande. De plus, l’Ours, principalement charognard lorsqu’il consomme de la viande, limiterait l’expansion de certaines maladies en consommant les animaux malades et les cadavres porteurs. Enfin, son expansion serait limitée par la concurrence des renards et des Loups, qu’il limiterait réciproquement.
Des arguments en faveur d’une population stable dans les Pyrénées, qui justifient la réintroduction des ours l’année dernière. Mais la stabilité de la population est loin d’être acquise, et nombreux sont ceux qui craignent que certains ours ne passent pas l’été. Si rené Marquèze venait à être déclaré innocent, certains anti-ours pourraient être tentés de suivre l’exemple du chasseur. Et avec les élections présidentielles qui se rapprochent, l’enjeu pourrait ne plus être seulement écologique. En effet, les chasseurs et les éleveurs votent, mais pas les ours.
Quoi qu’il en soit, selon Alain Reynes, Directeur de l’Association Pays de l’Ours-ADET , « les risques restent faibles et il y a peu de chances que de nouveaux actes irresponsables aient lieu à l’encontre des ours ». De plus, les scientifiques promettent une nouvelle menace aux éleveurs, et pas des moindres. En effet, des loups d’origine italienne ont été observés dans les Pyrénées, et leur population devrait aller en grandissant dans les prochaines années. Quand on sait que les loups font dix fois plus de victimes, qu’ils se reproduisent beaucoup plus vite et qu’ils n’hibernent pas ...
Au loup ! Au loup !
Conclusion débile pour un article qui avait pourtant bien commencé.
Seul l’homme est un loup pour l’homme.
:-p
Y a des choses plus importantes à faire en France (y compris dans le domaine de l’ecologie) que la reintroduction des ours ...
si deja on n’est pas capable de conserver nos ours, ya pas grand chose a esperer des "autres choses"
lorsque j’emmainerai mon petit fils decouvrir la flore et le cepe,je prefererais croiser un troupeau de brebis et non un loup ou un ours en colere.l’homme a mis 2000 ans a eradiquer ces charmantes creatures.eh,messieurs les defenseurs:pensez-vous a nos bergers ? au fait:vous habitez ou vous ?
Je vois que tous n’ont pas bien compris le sens de cet article interessant. Dommage.
En tous cas, j’ai beaucoup apprécié cet article qui resitue (entre autre) le loup et l’ours dans un véritable contexte d’équilibre écologique, et qui pour ma part, laisse de l’espoir à l’avenir. Un avenir avec des loups et des ours, mais pas trop, afin que les locaux ne craquent pas et ne sortent pas avec les fusils.
Il ne me parait pas du tout raisonnable de remettre des dynausaures,ni dans la plaine d’Alsace , ni à la place du stade de foot de Lille. Tout évolue et il va commencer à être temps de remarquer que notre monde évolue aussi. La déraison amène certaines personnes à " se monter" contre les écologistes-rétrogrades et ceci va encore aller à l’encontre de la pauvre écologie qui a beaucoup de choses à faire : accompagner l’évolution de notre société et non aller contre son évolution.
Les dinausores doivent leur disparitions aux fusils des hommes ?
Voilà une grande nouvelle, je vous conseil de publier votre fantastique découverte dans Nature ou Science, vous feriez un tabac... ou alors on vous dirait d’aller vous faire soigner.
Sortir des âneries pareil c’est démontrer de manière magistrale une totale incompétence en matière de biologie, d’histoire et d’évolution (mais ça ne m’étonnerai guère que vous soyez en plus créationiste :-P )
Pourquoi voulez vous réintroduire des ours dans les pyrénnées ?
Déjà, ce n’est pas une réintroduction, mais un renforcement de population.
Ensuite, tout animal a un rôle à jouer dans son écosystème.
Et pour finir, je poserais la bonne question : Pourquoi voulez vous éliminer toute espèce qui ne vous est pas directement utile de la surface de la Terre ?
Je ne crois pas que nous ayons à justifier notre désaccord avec les massacres en cours plus que cela.
bonjour,
quelqu’un peut me dire ce qu’il est advenu de l’ourson de Canelle ?
Cet article est un monument de stupidités et un concentré d’ignorance.
Il y a d’ailleurs une excellente réponse à l’article avec des arguments un peu plus sérieux sur chacun des points qui se trouve ici : http://www.pyrenees-pireneus.com/OU...
Et puis une analyse juridique qui sort des banalités pour ou contre et condamné / pas condamné qui est ici http://www.pyrenees-pireneus.com/OU... et établi sur la base du communiqué de l’ADET.
Dans cette affaire, les associations de protection de la nature pourraient bien y perdre beaucoup.
Le site cité dans le commentaire est celui d’une anti ours notoire, roi de la desinformation !!! Son nom ? : Mr Louis Dollo
Les Ours Pyrénéens ont disparu par accident ou assassinés le plus souvent, pourquoi s’obstiner à remettre des ours pour voir des brebis massacres et des pauvres ours qui ne demandent qu’à vivre ou survivre chez eux en Slovénie .Ces massacres doivent cesser, un peu de bon sens,merci.
Etant enfant dans les années 70 j’ai eu l’occasion de camper en forêt en vallée d’Aspe , quelle impression fantastique que de savoir que l’ours est dans le coin tout proche et inofenssif . C’est une impression unique . Les pyrenées sans les ours ça ne sera plus les pyrenées . Puisque les chasseurs se disent des gestionnaires de la faune ils devraient pouvoir gérer le problème de l’ours pour que toutes les parties y trouvent leur compte : les écolos , les bergers , les chasseurs... et ça remontera leur crédibilité aux yeux du grand public car jusqu’à présent ils passent plus pour des ivrognes qui ne respectent pas le permis de chasser ni la faune protégée .










