Article publié le 9 octobre 2007
Le
poisson c’est bon pour la santé, nous répète-t-on sans arrêt. Certes,
mais si on veut pouvoir continuer à en consommer, encore faut-il que
les stocks dont nous disposons soient suffisants. Et le problème est
bien là car de nombreuses études montrent que la biodiversité marine
est sérieusement menacée par la pêche intensive.
Actuellement, 76% des stocks de poissons commercialisés de la planète sont surexploités ou exploités à leur maximum
(source FAO / WWF / Greenpeace). Un article dans la très sérieuse revue
Science, laisse même entendre qu’il y a de sérieux risques pour que,
d’ici 2050 , la grande majorité des stocks de poissons et d’invertébrés
soient tout bonnement épuisée ! (cf. article du Monde à
ce sujet)
Certains
proposent de développer l’aquaculture comme alternative à la pêche en
mer, mais il semble que cette idée soit une fausse solution puisque
pour fabriquer 1kg de poisson d’élevage il faut plusieurs kg de farine
de poissons sauvages...
Il
est donc impératif, une fois de plus, d’agir en consommateur vigilant
et responsable, et de s’informer sur les produits que l’on achète pour
ne pas contribuer à l’épuisement de nos ressources naturelles.
Parmi
les espèces particulièrement menacées, on trouve beaucoup de poissons
que l’on consomme de façon très courante comme le thon, les crevettes
roses, le saumon, le cabillaud, le merlu... Veillez donc à ne pas
consommer ces espèces et à ne pas faire de gaspillage quand vous
consommer du poisson. Une fois de plus favorisez la qualité à la
quantité !
On
vous invite également à lire le guide de la campagne Greenpeace "Et ta
mer t’y pense" (ci-dessous) dans lequel vous trouverez de nombreuses
informations et conseils sur ce sujet.
Pour plus d’informations :
- Le guide de la campagne Greenpeace "Et ta mer t’y pense"
avec notamment la liste des espèces à ne pas consommer car les stocks sont très menacés.
-
Article de la FAO (Organisation des Nations-Unies pour l’alimentation
et l’agriculture) sur l’appauvrissement alarmant des stocks de poissons
:
http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2005/100095/index.html
- Sur un thème connexe, on vous invite à regarder le film "Le cauchemar de Darwin" qui traite de l’introduction et de l’exploitation de la perche du Nil dans le lac Victoria en Afrique, et des graves conséquences tant écologiques qu’humaines que cela entraine.
Thèmes
article interessant , tout comme le cauchemar de Darwin diffusé il y a quelques mois sur canal +
Sans compter que desormais les poissons sont chargés des substances toxiques que l’homme rejette dans les oceans. Les poissons de consommation sont des prédateurs (se nourrissant d’autres poissons) ils concentrent donc plus de toxines dans leur corps.
De toute façons il n’y en aura pas assez pour tout le monde alors le mieux c’est de laisser nager les petits poissons dans l’eau. Vous n’en avez pas besoin pour etre en bonne santé, c’est donc un luxe que vous vous offrez dont les generations suivantes paieront la facture
"Avant dans l’eau il y avait des poissons, maintenant il n’y en a plus parceque les humains d’avant "aimait bien" en manger"
Le poisson c’est bon pour la santé, nous répète-t-on sans arrêt.
Rien que ça, ça devrait mettre la puce à l’oreille des gens...
sisi il y a des poissons qui ne consomment que des végétaux les carpes par exemple mais elles ont complètement disparues de nos cuisines.
un kilo de saumon c’est 17 kilos de sardines. La sardine ne devrait pas être chère or... en grèce c’est autour des dix a quinze cents le kilo.
On ne sait plus cuisiner le poisson. Un gros poisson de nos rivières la brême herbivore est plein d’arrêtes fines et longues. Qu’en faire ? vous les poelez rapidement puis vous les marinez dans du vinaigre et de l’oseille au frais et en une semaine plus d’arrêtes du tout ! Trop simple. Ca marche aussi avec les sardines et les harengs....
Il y a un grand nombre d’espèces peu prisées des consommateurs qui sont rejetées à la mer ou transformées en produits dérivés ou farines. Or ces poissons seraient très bons eux aussi, mais ils sont rejetés par simple méconnaissance ou par paresse car ils demandent un peu plus de préparation avant cuisson.
Les consommateurs pressés et fainéants que nous sommes devenus préfèrent les filets de perche du Nil, filets de sabre et autres espèces "prêtes à cuire", de préférence sans arêtes. Et les marchands nous en donnent tiens pardi puisque nous sommes prêts à les payer au prix fort !
Bientôt il n’y aura plus sur les étals que du poisson d’élevage ! après le poulet aux hormones, après les vaches folles qui mangeaient du poisson, nous aurons droit au cabillaud qui nage de travers, nourri aux résidus de boeuf !
Qui a mangé à midi du poisson peché de la nuit sait bien qu’il n’y a qu’un seul critère qui vaille, la fraicheur. Toutes les espèces sont bonnes ! enfin étaient, car le poisson d’élevage fait vraiment pale figure sur nos papilles à coté de son ancetre sauvage !










